Comment l’Algérie a évité la flambée des prix des céréales

L’Office algérien interprofessionnel des céréales (OAIC) a importé, entre juin et août 2012, 1,1 million de tonnes de blé : 600 000 tonnes de blé tendre et 500 000 autres de blé dur. Ces importations lui ont valu des critiques acerbes. Certains sont allés jusqu’à douter de la fiabilité des chiffres donnés sur la production nationale présentée comme largement suffisante pour couvrir les besoins du pays durant l’année 2012. Mais personne n’a cru à l’anticipation de cet organisme de la flambée des prix des céréales sur le marché international. Aujourd’hui, tout le monde l’aura compris. L’Algérie, qui disposait de suffisamment de réserves, a décidé de renforcer ses stocks pour éviter la flambée des prix durant les tout prochains mois, surtout que les récoltes en Russie et aux Etats-Unis ont été largement en deçà des prévisions. «Cette anticipation a été rendue possible grâce à une équipe de traders qui surveille et analyse continuellement les fluctuations des prix sur le marché international. La Bourse la plus surveillée est celle de Chicago», souligne une source proche de l’Office. «L’Algérie pouvait attendre jusqu’à l’automne pour effectuer ses achats. Mais l’évolution du marché était telle qu’il fallait agir rapidement», explique notre source. Parmi les facteurs qui ont convaincu l’Algérie à travers son Office d’importer ces quantités de blé en cette période, il y a la sévère sécheresse qui frappe les Etats-Unis et les conditions défavorables à une bonne récolte en mer Noire et en Russie. «Les prévisions de récolte qui sont en baisse aux Etats-Unis et en Russie suffisent pour anticiper sur la flambée des prix, car il s’git là de deux grands exportateurs de blé dans le monde», souligne notre source, selon laquelle les prix des céréales vont flamber et le blé se fera «particulièrement rare» sur les marchés mondiaux dans les prochains mois. Déjà, les cours du blé et du maïs connaissent une hausse substantielle de 30 et 50% sur le marché américain. Pourtant, on est en pleine période de récolte. Cette hausse des prix des céréales va se répercuter sur les produits alimentaires. Pour l’Algérie, la facture aurait été plus lourde, sachant que l’Etat continue de subventionner le pain pour le maintenir à un prix abordable pour tout le monde. Les prévisions du secteur tablent sur une production de 56 à 58 millions de quintaux lors de cette campagne 2011-2012 contre 45 millions de quintaux la saison précédente. Mais cela reste insuffisant pour un pays grand consommateur de céréales. Si l’Algérie, troisième importateur de céréales, n’avait pas effectué ces achats maintenant, au moment où les récoltes mondiales ont lieu, la facture aurait été inéluctablement deux fois plus salée en automne prochain et les délais de livraison plus longs.
Sonia B.
 

Commentaires

    wechnou
    21 août 2012 - 19 h 43 min

    Si on se mettait au travail
    Si on se mettait au travail ,ce ne serait pas mieux ???? un pays vaste comme l’algerie qui importe du blé et tout le reste pour l’agriculture, c’est une veritable honte.Un ancien grenier de l’Europe condamné à importer pour manger ??? Un pays qui dispose de toutes les commodités climatiques ????Sauf peut etre que notre peuple n’est pas éduqué pour travailler!!!!bien sur, on l’a habitué à s’approcher des banques et de contracter des prets qui ne seront jamais remboursés !!!!hchouma !




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