Un homme de terrain

Mêlé de longue date, à divers niveaux, à la gestion des affaires de l’Etat et, plus directement, dans le gouvernement depuis treize ans, Abdelmalek Sellal maîtrise sans doute toutes les dimensions du contexte dans lequel il prend ses fonctions de Premier ministre. Il connaît, en particulier, l’étendue des attentes légitimes de la population, plutôt négligées par ses prédécesseurs. Pour avoir dirigé pendant plus de huit ans un secteur sensible – l’eau – dans lequel on lui reconnaît une certaine réussite, Abdelmalek Sellal n’ignore pas l’acuité des difficultés créées par les problèmes quotidiens, terre à terre, qui empoisonnent la vie des citoyens. Ces problèmes, faciles à sérier, ont trait, pour l’essentiel, à la qualité du service public : l’eau d’abord, qu’il faut distribuer partout et en continu, l’électricité également, trop souvent coupée, les médicaments qui manquent dans les pharmacies, le phénomène du manque de liquidités dans les bureaux de poste, la saleté et le tapage dans les espaces publics… Il arrive au moment précis où se déroule une énième bataille pour l’éradication du commerce informel contre lequel seules les forces de police semblent mobilisées, alors que la solution sociale et économique à ce fléau dépend principalement des élus locaux. Le lien est vite fait avec la relance économique dont les premiers éléments ont commencé à se dessiner mais qui restent encore insuffisants. On sait que, chez nous, tout dépend des ressources tirées des exportations d’hydrocarbures et, sur ce point, la conjoncture internationale n’a rien de rassurant. Le poids du facteur externe se ressent également à nos frontières, au nord du Mali, et dans toute la région avec les retombées du «printemps arabe» et la crise syrienne qui perdure… Ce n’est un secret pour personne que notre pays est l’objet de tentatives de déstabilisation qui prennent généralement appui sur les nombreux motifs de mécontentement de la population. C’est sur ce front qu’agira le nouveau Premier ministre dont le parcours professionnel montre qu’il est un homme de terrain capable de coordonner l’action concrète et quotidienne du gouvernement. Quant aux choix stratégiques, la Constitution les a dévolus au président de la république, Abdelmalek Sellal le sait.
Lazhar Houari

Comment (2)

    MOHAND
    5 septembre 2012 - 10 h 57 min

    souvent le premier ministre
    souvent le premier ministre n’est d’aucun rôle dans la réussite ou l’échec du gouvernement dont déjà au départ la composante est arrêtée par le président ? CERTAINS MINITRES Dits proches du cercle présidentiel semble ne devoir rendre compte a personne ,pas même L’APN OU le chef du gouvernement. ON S’en souvient que pour ces raison, un ancien chef du gouvernement a claqué la porte pour dénoncer un gouvernement parallèle .




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    Chadly
    4 septembre 2012 - 14 h 11 min

    Bon courage au nouveau
    Bon courage au nouveau gouvernement. Il est certain que les ennemis de l’Algérie libre et maîtresse de son destin suscite la jalousie et même l’hostilité de beaucoup de pays et qui ont leurs agents à l’intérieur. Vive l’Algérie/.




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