Ce journal qui voit des fantômes

Un journal arabophone, connu pour parler de lui plus que de l’actualité, tente par tous les moyens possibles et imaginables de rééditer le coup de la chamaillerie algéro-égyptienne de novembre 2009. Mais, cette fois-ci, les Algériens n’ont pas mordu à l’hameçon. Premier journal à diffuser tambour battant les images d’une poignée de Libyens surexcités, brûlant le drapeau algérien et gigotant devant notre ambassade à Tripoli tels des singes à la vue d’une banane, ce quotidien, qui jubile à chaque fois qu’un bar est incendié ou une prostituée lynchée dans une région touristique du pays, hallucine carrément dans son édition d’aujourd’hui. Il voit des miliciens libyens par centaines dans notre pays, traquant des dizaines de milliers de partisans de Kadhafi tout aussi imaginaires sur le sol algérien. Cet organe, qui défend des idées extrémistes d’une manière subreptice, avait «tué» dix-sept supporters algériens au Caire pour à la fois vendre sa marchandise, sans scrupule aucun, et attiser la tension entre les peuples algérien et égyptien – ce qu’il a largement réussi en parfaite symbiose avec des chaînes de télévision égyptiennes tout aussi lamentables –,  et s’acharne, aujourd’hui, à allumer la mèche d’une nouvelle guerre fratricide qu’il exulterait à voir se déclencher entre les peuples algérien et libyen. Manque de pot, les autorités et les joueurs libyens se sont empressés de demander pardon à l’Algérie pour cet écart et disent qu’ils soutiendront notre équipe nationale qui les a pourtant éliminés. Et l’Algérie a, en toute logique, vite accepté ces excuses. Si contre l’Egypte, les Algériens ont répondu en masse aux attaques dont le pays avait fait l’objet, c’est que des Algériens, partis au Caire représenter les couleurs nationales, avaient été lâchement agressés. Dans le cas libyen, ce journal agitateur aura beau inventer des histoires rocambolesques, nos compatriotes ne tomberont pas dans le piège de cette manipulation, parce qu’ils savent qu’elle obéit à un objectif mercantiliste, ne s’en prennent jamais à plus faible qu’eux et, surtout, ont conscience qu’ils ne peuvent indéfiniment chercher des ennemis à écharper.
M. Aït Amara
 

Comment (2)

    Patriotique
    20 octobre 2012 - 4 h 24 min

    @Salim, merci pour vos

    @Salim, merci pour vos remarques. En fait, il ne s'agit pas d'un journal égyptien, mais algérien qui se reconnaîtra. Il y a assez d'indices dans l'article qui montrent de quel quotidien il s'agit. La déontologie nous interdit de citer nommément un confrère.




    0



    0
    salim
    19 octobre 2012 - 23 h 29 min

    Le chic que vous avez c’est
    Le chic que vous avez c’est de parler de certains faits d’une façon évasive. « Un journal arabophone Egyptien », pour dire qu’il y a de la précision, ou vous y êtes messieurs.
    Qu’est ce qui vous gêne, à mettre le nom en toutes lettres, eux ne se sont pas gênés de créer des problèmes au point que vous avez pondu un article pour mettre les pendules à l’heure.
    Et ceci est remarqué même quand il s’agit d’individus, peu scrupuleux qui commettent des méfaits, les noms et autres infos, aux oubliettes.
    Ce journal et d’autres et d’autres TV continuerons à vous tarabuster tant que vous ne mettez pas le holà.
    Mettez leurs noms et quand ils verront qu’ils sont cités nommément, et qu’ils seront à l’index, on verra leur comportement, qu’un journal « untel » citée par son nom est à l’origine des magouilles contre tel pays.
    Ils ne seront plus prêt à recommencer, car c’est leur public et lecteurs qui vont finir par réagir à ces infos mensongères.




    0



    0

Les commentaires sont fermés.