Pourquoi l’Algérie a interdit 1 260 produits arabes

Les discussions sur la liste négative de 1 260 produits dont l’Algérie veut limiter l’importation auprès des pays membres de la Grande Zone arabe de libre-échange (Gzale) se poursuivent toujours, a affirmé, vendredi à Alger, le directeur du suivi des accords de libre-échange, Saïd Djellab. «Les négociations sur cette liste de 1 260 produits sous positions tarifaires sont en cours», a-t-il indiqué au cours d’une conférence de presse organisée dans le cadre de la célébration du cinquantenaire de l’Indépendance. Introduite auprès du comité d’exécution et du suivi du Conseil économique et social (CES) de la Ligue arabe, il y a près de trois ans, cette liste «a été établie conformément aux dispositions de l’article 15 de l’accord d’adhésion de l’Algérie à la Gzale», a-t-il indiqué.
La 86e session du CES, tenue en septembre 2011 au Caire, avait reporté à décembre 2011 puis à juin 2012 l’examen de cette liste élaborée d’une façon unilatérale par l’Algérie. «Le CES a demandé le bien-fondé de la liste. Actuellement, nous sommes en train d’apporter les arguments nécessaires pour chaque produit figurant sur cette liste», a-t-il souligné. La Chambre algérienne de commerce et d’industrie (CACI) avait arrêté, en concertation avec des opérateurs économiques, une liste de produits fabriqués localement à protéger et qui a été avalisée par le Premier ministre. L’élaboration d’une liste négative ne signifie pas une interdiction d’importation des produits concernés, mais leur exclusion des avantages douaniers prévus par l’accord de la Gzale, a expliqué M. Djellab.
Elle comprend plusieurs catégories de produits que l’Algérie veut exclure des avantages à l’importation de cette zone pour une durée limitée afin de protéger certaines filières de production nationale menacées directement par ces importations, a-t-il ajouté.
Par ailleurs, une responsable à l’Agence nationale de promotion du commerce extérieur (Algex), Mme Malika Lanad, a fait remarquer que l’Algérie «a très peu d’échanges avec ses voisins». Selon Mme Lanad, les importations globales de l’Algérie de cette région ne dépassent pas les 5%, alors que les exportations atteignent à peine les 3%.
R. E.
 

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