Une seconde nature

La bataille pour la présidence des APC (Assemblées populaires communales), qui se déroule actuellement sur fond d’indifférence générale, a pris, dans certains cas, une tournure bouffonne qui aurait prêté à rire si l’opération n’avait pas un lien direct avec notre vie quotidienne. Certes, elle n’atteint pas le point culminant dans le genre si on prend en compte la scène, qui, elle, relève du surréalisme, montrant dans un bureau de vote, quelque part dans la wilaya de Tébessa, la fraude en direct. La vidéo «incroyable mais vraie» a agi comme un indicateur des mauvaises habitudes qui sont devenues, à force de scrutins préfabriqués, une seconde nature. Le secret des bonds faits en fin de journée, en Algérie, par les taux de participation électorale, a été étalé sur internet. Tout le monde devinait un peu le manège, maintenant on est sûr que ça se passe comme ça. Loin des électeurs qui les ont boudés le 29 novembre, mais subissant tout de même la pression de la toute petite «clientèle» qui les entoure, les élus ont eu moins de mal à combiner les duels dans la course à la présidence des APC, comme dans un match de foot vendu d’avance, pour battre l’adversaire du jour. Il y a des communes où les alliances qui ont été nouées ont de quoi donner le vertige au plus averti des observateurs de la politique locale. Des sigles de partis que l’on ne pensait jamais voir alignés côte à côte ont servi à créer des ligues temporaires pour écarter le rival donné favori. La question qui reste à élucider au grand jour et en toute transparence est de savoir par quels moyens ont été réalisées les transactions qui ont permis d’offrir une présidence d’APC imméritée à une personne élue péniblement avec un taux de participation qui n’atteint pas le quart des inscrits sur les listes électorales, pour prendre l’exemple d’Alger, la capitale. De quelle représentativité pourra se prévaloir ce «P/APC» ?
Lazhar Houari 

Commentaires

    Raselkhit
    12 décembre 2012 - 11 h 32 min

    L’Algérie est au stade
    L’Algérie est au stade d’apprentissage de la démocratie .On a fait croire au peuple que les élections n’étaient que « Mettre un bulletin dans l’urne « et tout le mone estcommence à comprendre que les jeuxc sont beaucoup plus subtiles.Pourquoi que les partis politique n’ont pas suffisamment mobiliser les masses ?Pourquoi est-ce que les strayégies électorales n’ont pas été établies avant le 29 Novembre ?Pourquoi aucun parti politique n’a envisagé ses alliances avant?Pourquoi les paertis politiques sont comp^lètement absebnt de la vie et on ne les voit que éou  » jours avant les élections .Aprenons et pour apprendre il faut payer .Alors payons;

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