Immunodéficience morale

Par M. Aït Amara – Dans l’art de se foutre des Algériens, la technique est bien rodée. Quand des émeutes à grande échelle menacent le pays, le Président avoue la vieillesse d’un pouvoir à la limite de la sénilité et promet de s’en aller à la prochaine présidentielle. En parallèle, il s’engage à réformer le système politique parce qu’il le faut, mais il reste collé à sa chaise. Quand des citoyens sidérés par les listes des bénéficiaires de logements sociaux affichées à travers le pays, comprenant des «affairistes véreux», des «non-résidents», des «nouveaux arrivants», des «jeunes filles célibataires à peine sorties de l’adolescence», des «citoyens à l’abri», «des bénéficiaires récidivistes», les autorités locales invitent les forces de l’ordre à la clémence envers ces «oubliés», les reçoivent, les écoutent, acceptent de se faire traiter de tous les noms et, une fois la colère passée – parce qu’elle passe toujours, forcément –, promettent aux non-bénéficiaires du programme actuel d’être inscrits d’office dans le prochain. Quand l’Etat est obligé de retarder le lancement de la 3G parce que, à côté du discours politique plein de dithyrambe, d’enthousiasme excessif, la réalité technique est, elle, vide de sens, il (l’Etat) glisse une phrase apposée entre la nouvelle du report et les raisons de celle-ci, pour dire quoi ? Que la 4G sera lancée incessamment sous peu ! Incapable, donc, de joindre l’acte à la parole s’agissant d’une technologie inférieure, il se lance d’ores et déjà dans une autre promesse pour faire oublier que la précédente n’a même pas été tenue. Quand un nouveau ministre, un nouveau wali, un nouveau maire, occupe son nouveau bureau – après avoir, au préalable, remplacé meubles et conseillers –, il jure par tous les saints qu’il fera mieux que l’ancien locataire des lieux. Puis, il se rend compte, dès le lendemain, que le problème n’était ni dans le fauteuil ni dans les collaborateurs laissés par l’ex-, mais dans l’escalier hélicoïdal grâce auquel lui et celui d'avant sont parvenus jusqu’au dernier étage de cette maison politique close où se propage le virus de l’immunodéficience morale.
M. A.-A.
 

Comment (11)

    Anonyme
    9 décembre 2013 - 9 h 56 min

    mandela est resté 4ans au
    mandela est resté 4ans au pouvoir,il avait toute la legitimité pour le garder plus lontemps, alors que d’autres conservent le pouvoir jusqu’a leur mort!ils devraient suivre son exemple!mais n’est pas mandela qui veut!!!!

    X man
    1 décembre 2013 - 23 h 19 min

    @ SEDDIKI
    Salem 5/5.
    «Depuis

    @ SEDDIKI
    Salem 5/5.

    «Depuis peu il y en a un qui parle, comment dire? :
    il parle de ce qu’il sait, mais ne sais pas de quoi il parle.»

    Il finira par s user.
    Et encore !!!!! entre un aller / retour à la citadelle pour se ressourcer , le Temps ,ennemi de toutes espèces ,joue et jouera en sa défaveur par défaut de synchronisation.

    Il ne pourrait et ne saurait être de la trempe du Président.

    Au suivant !

    «Oh , mon Dieu !montre moi les choses telles qu elles sont et non telle qu elles paraissent.»- Mohamed PSSL

    Très amicalement.

    SEDDIKI
    1 décembre 2013 - 11 h 25 min

    Salem,
    Par x-man, là je ne

    Salem,

    Par x-man, là je ne jure pas par toi,
    je ne sais d’où tu es natif ?
    seulement tu sais dans la matrice il y a l’art du
    « conatif » (type de formation verbale propre à exprimer l’effort),
    selon Jackobson, la fonction conative c’est tout ce qui sert à faire réagir le destinataire dans un certain sens, à déterminer son comportement.
    Donc en toute modestie tu étais pré-vu dans la matrice 😉
    On a beaucoup apprendre du monde qui nous entoure, et surtout de sourate telle que »la caverne » derrière un mal se cache un bien.
    Bouteflika ne parle plus depuis un moment, mais depuis peu il y en a un qui parle, comment dire? :
    il parle de ce qu’il sait, mais ne sais pas de quoi il parle. Qui vivra verra.
    Votre serviteur.
    SEDDIKI
    AS

    X man
    30 novembre 2013 - 22 h 41 min

    Par SEDDIKI (non
    Par SEDDIKI (non vérifié)

    Sont rares les évadés de la matrice munis de leur jumelle en ces temps où devra être récité á l’autre extrémité de chaque semaine: la caverne .

    Mes respects.

    Anonyme
    30 novembre 2013 - 17 h 05 min

    le premier pas est celui qui
    le premier pas est celui qui consiste à voir nos faiblesses ;
    en nous comparons à nos ainés ,on se rend compte qu’on mérite notre malheureuse condition;
    ensuite pour changer les choses on doit réfléchir au moyen efficace d ‘imposer nos vues à ceux qui s’imposent à nous depuis plus d’un demi siècle ;
    *ne faire confiance qu’ à celui qui nous fait confiance : plus de chèque à blanc;
    *optons pour le changement de tout et comparons;
    *soyons à l’écoute de ceux que nous ne connaissons pas et apprécions en notre âme et conscience ;

    LA YOUGHAYIROU MA BI QUAOUMINE HATTA YOUGHYIROU MA BI ANEFOUSSIHIME

    qu'importe
    30 novembre 2013 - 16 h 27 min

    je ne pleure pas,je ris parce
    je ne pleure pas,je ris parce que persuadé qu’il ne se représentera pas ,un beau naufrage pour ceux qui veulent un 4e mandat et un enterrement de 1e classe pour les partis de salon qui se prétendent opposants .

    Mohamed el Maadi
    30 novembre 2013 - 16 h 22 min

    Triste et lamentable constat
    Triste et lamentable constat d’un pays qui se meurt et est livré a l’abandon et à l’immoralité qui comme un virus se repand dans toute la société algérienne et qui ne peut être ne stoppé que par un élan patriotique sincère et desinterrésé.On se moquait des Égyptiens mais eux ont les hommes qu’il faut quand certain dérivait et livrait le pays à l’anarchie et voulait le livrer pied et poing lié a l’étranger.

    zarzor
    30 novembre 2013 - 15 h 04 min

    les aïeuls disent
    -celui qui

    les aïeuls disent
    -celui qui provient de loin dit ce qu il veut!
    en effet c est ce qui s est produit juste apres l indépendance ..

    zarzor
    30 novembre 2013 - 12 h 10 min

    je pese mes mots par pudeur
    je pese mes mots par pudeur et respect
    « ila mazbalat attarrikh »
    á la poubelle de l’histoire …c est un microbe , c est une malediction!!
    mes respects au president Houari qui l a ramené au pouvoir pour en terminer dans un trou ..
    ils disent que le bon prêtre c est celui qui apprend jusqu á sa mort ..

    SEDDIKI
    30 novembre 2013 - 11 h 22 min

    Salem,
    je voulais rendre

    Salem,
    je voulais rendre d’abord hommage à Boualem Ousseddik,
    quand d’autres s’occuperont de certains pans de sa vie,
    moi je dirai juste, en ces temps de prédation, quelle
    opportunité de l’évoquer lui! certains s’en rappelleront,
    il répètait à l’envie que le temps tout entier qu’on accorde
    à la chasse au poste le plus rentable, est autant d’entraves qui empêchent
    la réalisation du but,(but? cherchez j’ai pas le temps) en somme
    il aurait du, facile à dire, créer une université où il y aurait enseigné
    ses thèses. Allah yarahmou. Je crois finalement que le destin nous l’écrivons aussi. Voilà l’exemple d’un moudjahid
    qui est mort loin du champ, avec des regrets après coup.. il y avait une sorte de pacte en 54,
    mourir au champ ou prendre la tangente.
    Votre article, si je résume, c’est le bordel quoi! c’est amara qui dit: on essaie
    de faire du ‘amar de partout, pour démentir le « lem tou’amar » en perspective.
    En 2014, malheureusement, on parlera de « firaq », prolongement de cet inaudible pagaille.
    Un jour j’ai écrit un mot non moins
    sincère à un premier ministre ad-honorès non moins secrètaire, il s’est mis à dire
    sous forme d’admonitions : jinayate, jinayate. Moi l’anachorête qu’avais-je dit de si coupable?
    Le chemin devenant angustié, j’ai cessé. Je pense, aujourd’hui, avoir été apodictique, le mieux.
    Mais je ne voulais plus déranger l’autrou, celui en qui je crois, j’aurai du pouvoir y arriver sans qu’il n’intervienne.
    Alors lui le premier en chef, (naguère l’azamoglan) qui prend mes auvoires si inoffensives (parfois) en avilances, peut
    foutre le désordre. J’attends impatiemment la fin de sa tournée des popotes(il le vaut bien), pour lui écrire.
    Combien de wilayas reste-t-il?. En revanche j’ai apprécié le compliment qui me va droit au coeur, non pas en soi,
    mais cela prouve juste que la personne qui en est l’auteur, vous est finalement si proche tout en étant si loin, bref une
    histoire de technique. La réélection de Bouteflika n’est pas gagné, il a besoin de quelqu’un, t’inquiètes ce n’est pas Ouyahia,
    dont l’Algérie a besoin, t’inquiètes ce n’est pas Toufik dont certains hommes ont besoin, car parfois il
    ne faut pas aussi négligé le besoin en soi, c’est l’art de gérer.T’inquiètes ce n’est pas Saïd dont certains
    cercles ont besoin. Je crois cependant que Bouteflika si il m’entend, peut compter sur l’aide,
    mais on est toujours seul quand on réfléchi, alors puisse dieu nous guider.
    Salem
    AS
    Ps: pensez-vous qu’un juge comprendra tous les mots de ce texte, j’ai essayé de vous imiter ;).

    Mouloudeen
    30 novembre 2013 - 10 h 30 min

    Merci a vous M. Aït Amara.
    Merci a vous M. Aït Amara. Vous avez tout dit et il ne nous reste que les yeux pour pleurer tellement on est indigne de nos parents qui ont libéré ce beau pays en 1962

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