Des enseignants stagiaires dénoncent la situation choquante dans laquelle ils se trouvent

Le secteur de l’éducation n'a pas cessé de faire parler de lui cette année. Cette fois, ce sont les enseignants stagiaires du cycle secondaire, ayant réussi le concours national de l’enseignement en août 2012, appartenant à l’académie d’Alger-Centre, qui dénoncent la situation «choquante» dans laquelle ils se retrouvent aujourd’hui après une année de travail : «enseigner sans être rémunéré». En effet, ces enseignants ont rejoint leurs postes de travail quelques semaines après l’obtention du concours. Le 17 décembre 2012, ils reçoivent des convocations pour une formation complémentaire durant les premières vacances scolaires. Cette formation, d’après l’académie d’Alger-Centre, était exigée par la fonction publique, pour compléter leurs formations de base. Durant cette période, ils ont perçu un salaire mensuel de 21 000 DA. L’administration leur a expliqué qu’ils sont rémunérés en tant que «contractuels», au lieu de stagiaires qui perçoivent 35 000 DA. Le directeur de la formation et le directeur de l’académie d’Alger-Centre expliquent cette baisse de salaire comme suit : «Nous ne voulions pas vous laisser sans rémunération jusqu’à la régularisation de vos dossiers, une opération qui peut prendre plusieurs mois. Alors, nous avons décidé de vous payer en tant qu’enseignants contractuels et la différence entre 35 000 DA et 21 000 DA, vous la percevrez en tant que rappel de paie à la fin de la formation». La formation a pris fin le 30 avril 2013, avec une évaluation des modules enseignés, et l’audition des mémoires de fin de formation. A l’issue de cela, le directeur de la formation a assuré à ces enseignants qu’au mois de juin, ils auraient le rappel de paie promis (de septembre 2012 à juin 2013) et le diplôme certifiant la formation effectuée. Cependant, aucune de ces promesses n’a été tenue. De plus, jusqu’à présent, ces enseignants «stagiaires» n’ont pas perçu de salaire depuis juillet 2013, et leur situation n’est toujours pas régularisée, c'est-à-dire leurs dossiers ne sont pas visés par le contrôleur financier, ce qui les prive des arrêtés de «stagiairenisation» qui leur permettent de faire l’examen de titularisation, le CAPE. A la rentrée scolaire 2013/2014, ils se sont rapprochés de l’académie d’Alger-Centre pour avoir des explications. Leur surprise fut grande quant aux propos d’un responsable du bureau n°30 : «Il n’y a pas de rappel de paie, la formation n’est pas gratuite», rapportent ces enseignants. Ce même responsable a ajouté que ce ne sont pas tous les enseignants contractuels qui verront leurs situations régularisées, car il n’y a que 57 postes libres ouverts, alors que le nombre d’enseignants contractuels est
de 87. Un fait que dénoncent ces enseignants stagiaires indignés. De ce fait, on se demandait sur quelle base se fera la sélection de ces 57 enseignants sur les 87 admis après le concours et la formation ? Mais depuis environ un mois la réponse à cette question est claire, 27 dossiers d’enseignants stagiaires ont été régularisés, en suivant la liste des admis de la formation. Et selon l’ensemble des enseignants stagiaires, cette liste n’a pas été affichée ni dans les lycées ni à l’académie d’Alger-Centre. Ce qui pourrait nous laisser penser qu’elle aurait pu être changée sans que les concernés (les enseignants stagiaires ayant suivi la formation) soient au courant. Ainsi, on favorise certains en leur donnant les premières places, et on défavorise d’autres en leur attribuant les dernières qu’ils ne méritent pas réellement. Cette situation est devenue insoutenable pour ces enseignants stagiaires, indignés par l’attitude injuste de leur académie. Ils demandent le rétablissement de leurs droits.
Samir L.
 

Comment (2)

    selecto
    5 janvier 2014 - 17 h 58 min

    A l’école algérienne
    A l’école algérienne internationale de Paris et l’ELCO,( Enseignement des Langues et Cultures d’Origines) ayant comme siège le centre culturel algérien, c’est encore pire, des dizaines de femmes (travaillent) comme « enseignantes » ou « animatrices » avec des salaires de connivences, il faut être « recommandée » d’en haut.
    La femme de l’ex régisseur de l’ambassade des années 2000 touchait un salaire sans bouger de chez elle, c’est le cas de certaines épouses et filles de certains fonctionnaires.




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    Anonyme
    5 janvier 2014 - 14 h 51 min

    Cette situation est
    Cette situation est alarmante, des enseignants « stagiaires » mais en même temps « contractuels »,?? Sans salaire, et dans des conditions difficiles, comment ces enseignants seront ils motivés pour travailler?? Sachant que les enseignants stagiaires de la wilaya de boumerdes, leur situation a été régularisée au début de l’année scolaire, et ils perçoivent leurs salaires mensuellement, et ils auront le rappel de paie de la différence « 35000 da et 21000 da » prochainement. Alors, on se pose des questions: l’administration Boumerdes ne fait pas partie de l’Algérie? où alors les autres administrations des autres wilaya sont toutes d’accord pour « magouiller »??




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