Livrés à eux-mêmes

Par Meriem Sassi – Près de deux millions de candidats se présenteront aux examens de fin d'année scolaire, dont plus de 650 000 au baccalauréat. Une épreuve décisive du cursus scolaire qui a toujours été stressante pour les élèves et leurs parents, mais qui dans les conditions actuelles prend les allures d’un véritable «drame». Livrés à eux-mêmes pendant l’année scolaire, mal préparés par des enseignants qui ont passé la moitié de l’année à faire grève, stressés par l’éventualité de fuite de sujets, de tricheries et d’erreurs dans les sujets, devenus malheureusement légion, les candidats se préparent à vive un véritable «calvaire». L’incertitude quant à leur avenir, notamment en l’absence de perspectives en dehors du cursus universitaire, plombe le moral des candidats, mais aussi de leurs parents, qui se saignent pendant l’année en payant d’innombrables cours particuliers pour tenter de pallier les manques flagrants de l’enseignement officiel, et qui n’en finissent pas d’angoisser à l’idée de voir leurs enfants échouer aux examens. Vingt ans de gestion confiée à un seul et unique ministre ont eu raison des bonnes pratiques, des règles pédagogiques et des performances de l’éducation nationale. Celle-ci, au lieu d’opérer une transition vers une approche moderne tout en gardant les solides bases bâties depuis l’indépendance, a été complètement disloquée au détriment de vagues successives d’apprenants dont beaucoup ne maîtrisent même pas les bases de l’écriture et de la lecture à la fin de leur cursus. C’est le cas de certains candidats qui se présentent aux examens de fin d’année et qui ont appris, malheureusement, comme le prouve l’épisode de tricheries au bac vécu l’année dernière, à recourir au système «D» pour se sortir d’affaire en l’absence de règles de discipline et de pédagogie claires. Pour les élèves, actuellement en phase d’examen, il ne reste qu’à croiser les doigts.
M. S.
 

Comment (3)

    Laetizia
    25 mai 2014 - 14 h 58 min

    « Vingt ans de gestion
    « Vingt ans de gestion confiée à un seul et unique ministre ont eu raison des bonnes pratiques, des règles pédagogiques et des performances de l’éducation nationale ».
    Ce sinistre qui a « tâalam lahfafa fi rissan lytama » devrait être jugé avec tous ses comparses pour crime contre la jeunesse algérienne et le peuple en général puisque de relève nous n’avons point ! et je le dis le plus sérieusement du monde !
    ,
    « Celle-ci, au lieu d’opérer une transition vers une approche moderne tout en gardant les solides bases bâties depuis l’indépendance … »
    Bases bâties partiellement grâce à la contribution de professeurs coopérants européens, à eux un grand merci !
    ,
    « …a été complètement disloquée au détriment de vagues successives d’apprenants dont beaucoup ne maîtrisent même pas les bases de l’écriture et de la lecture à la fin de leur cursus ».
    Mais aussi de l’expression orale, etc.
    ,
    « C’est le cas de certains candidats qui se présentent aux examens de fin d’année et qui ont appris, malheureusement, comme le prouve l’épisode de tricheries au bac vécu l’année dernière, à recourir au système «D» pour se sortir d’affaire en l’absence de règles de discipline et de pédagogie claires ».
    Il y a un gros travail d’éducation à faire dans le sens de l’acquisition des valeurs, des valeurs pourtant présentes dans notre religion mais que les jeunes semblent interpréter avec beaucoup de fantaisie.
    ,
    « Pour les élèves, actuellement en phase d’examen, il ne reste qu’à croiser les doigts ».
    M. Sassi, ça c’est une technique qui n’a pas fait ses preuves !




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    00213
    25 mai 2014 - 12 h 19 min

    Le baccalauréat algérien ne
    Le baccalauréat algérien ne vaut rien dans le monde et pas même en Algérie.
    De toute façon un « fils de » sans même un BEM a plus d’avenir qu’un doctorant chez nous.
    Donc qu’ils l’aient ou pas la seule chose dont devraient se soucier nos pauvres chérubins c’est de savoir si papa a fait ses classes à l’armée…
    Si c’est pas le cas : Europa !




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    ugustin n 'taghast
    25 mai 2014 - 11 h 44 min

    Bouteflika a toujours
    Bouteflika a toujours souffert du complexe de celui qui n’a pas fait d études ,de son éviction pour mettre chadli comme successeur de boukharouba,et surtout d avoir été condamné par la cour criminelle d alger pour vol des sommes reliquats des AE
    Pour se venger,comme disait dilem, il a machiavéliquement
    -détruit l ‘école algerie algerienne,lui qui souffrait de s ‘entendre dire qu il est illettré ,ainsi il mettrait tout le monde à son niveau!
    -Propager la corruption tout azimuth,ainsi tous les algériens seront tous comme lui ,des voleurs !
    Quant au bac ,il sera encore une fois « bazardé »,comme ce clan prédateur de marocains et de tunisiens ont bazardé l’algérie!




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