L’école en retard

Par Kamel Moulfi – Cette année encore, beaucoup de parents d’élèves doutent de l’efficacité du système éducatif dans notre pays et ne s’attendent à aucune performance de sa part. Ce qui le prouve, c’est la ruée dès les premières semaines vers les cours de soutien qui s’avèrent un créneau des plus florissants et qui se développent indépendamment, et même dans l’indifférence, du débat autour de la question inutile : faut-il ou ne faut-il pas les autoriser ? La demande pour des cours d’excellence dans certaines matières peu pourvues en enseignants de qualité est très forte. Les parents sont contraints, eux aussi, à des «heures supplémentaires» jusqu’à tard le soir, pour accompagner puis raccompagner leurs enfants sur de longues distances parfois. Certes, cet investissement constitue un bon signe, puisqu’il consiste à placer tout en haut de l’échelle des valeurs le savoir, car il ne s’agit pas seulement d’avoir un diplôme dans la forte concurrence qui se déroule sur le marché du travail. Seulement, l’école algérienne publique, dans ses trois paliers – le secteur privé dans l’éducation étant très marginal –, est en retard sur ce besoin social qui s’exprime de façon évidente et à chaque occasion. En retard, d’abord, visiblement, du point de vue des infrastructures dont l’insuffisance se traduit par la surcharge des classes qui créé un climat peu propice à un bon enseignement. On entend beaucoup parler de constructions et de livraisons d’établissements scolaires, mais en même temps, les gens continuent de se plaindre des très longs trajets que doivent faire leurs enfants pour aller au collège ou au lycée. Dans le chapitre des conditions matérielles, les cantines ne sont pas généralisées partout, ce qui, combiné à l’éloignement du domicile, entraîne une contrainte lourde à supporter pour les élèves. Enfin, le plus important dans ce système : l’enseignant, dont la situation sociale semble avoir connu une amélioration qui en fait à nouveau une profession respectable, mais qui peine à dispenser une formation de qualité. Le secteur de l’éducation ne souffre pas d’un problème de budget. Où est alors le problème ?
K. M.
 

Comment (9)

    Ahmed/Anonyme
    28 septembre 2014 - 18 h 34 min

    Dans un article sur Algérie
    Dans un article sur Algérie patriotique daté du 21/06/2014 Abdelmadjid Menasra s’était attaqué au principe de l’égalité et de la parité entre homme et femme en disant « Je refuse toute égalité entre l’homme et la femme au sein de la famille. C’est un principe sur lequel nous serons intransigeants. Car, la famille n’a rien à voir avec la politique du pays». Il est sûr que son « coup » de propagande est rentable politiquement
    M. Abdelmadjid Menasra avait exprimé parfaitement l’état d’esprit nomade et la mentalité rétrograde d’une catégorie importante de la population. L’école a beaucoup contribué à maintenir, voire à encourager, ces mœurs farouches.
    Menasra est de cette catégorie qui encourage le sinistre de l’école algérienne où il trouve ses militants et ses adeptes. Il n’a pas intérêts que cela change. C’est une armée de lobotomisés, d’ignares, d’incultes ou d’incompétents dont beaucoup sont des responsables dans les rouges de l’Etats. Ils peuvent être mobilisés, pour faire pression, pour des objectifs précis ou ponctuels ou éventuellement servir de chair à canon si nécessaire. Du primaire au secondaire M. Menassra dispose d’un stock inépuisable. L’école lui forme exactement ce qu’il souhaite !




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    Ahmed/Anonyme
    28 septembre 2014 - 13 h 20 min

    VOUS vous souvenez des « 05
    VOUS vous souvenez des « 05 lycées « d’excellence »» que l’on voulait créer ?
    C’est comme cela que réfléchissent nos incompétents !!
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    Le souci de nos politiques incompétents d’alors, n’a jamais été « l’excellence ».
    A chaque échec de leur part, ils nous inventent des formules, dont ces 05 lycées « d’excellence ». Ils avaient donné comme argument, ce sournois: «On ne peut pas laisser les meilleurs élèves dans un endroit où leurs compétences seront gaspillées».Il s’agissait, en fait, d’une éducation à « 02 collèges » suite à l’échec de l’école algérienne qu’ils avaient programmé avec leurs sales idées. C’était pour leurs enfants ! Pour les fils de riches et des dirigeants qui n’auront aucun souci à s’inscrire contrairement aux autres. Cela est connu ! Que ce soit dans les recrutements, les postes de responsabilité, et partout afin de reproduire les mêmes classes sociales que dirigeront leurs progénitures. Des canailles ! Même dans les systèmes démocratiques, expérimentés et de contrôle rigoureux, cela suscite débats et contestations tout en reconnaissant les dérives. Ils voulaient créer un « élitisme bourgeois » financé par l’argent public qui allait nourrir les haines et précipiter la rupture irréversible et le désordre ! L’incompétence génère les idées absurdes qui produisent les injustices qui engendrent les révoltes. Sommes-nous dans la logique d’un système en finition ?




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    kouider
    28 septembre 2014 - 5 h 56 min

    Ne demandez pas au Mme
    Ne demandez pas au Mme Benghrite de reparer en six mois ce que benbouzid a détruit en vongt ans.




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    Mohamed el Maadi
    27 septembre 2014 - 18 h 10 min

    L’école algérienne ne produit
    L’école algérienne ne produit que du terroriste, c’est malheureux, mais c’est comme cela. Une fabrique de citoyens violents et intolérants. Je me souviens des profs algériens des années 80 que l’Amicale des Algériens en Europe avait demandés pour de cours d’Arabe et de patriotisme.Les professeurs parlaient au moins trois langues il y avait également de la philo et du sport mais c’est fini cette époque .
    Grace a cela et a la qualité de la formation j’ai monté une équipe de foot Algerienne a l’age de 13 ans (organisateur) et a 15 ANS je faisait une expo photo sur les crevettes de Bigeard (refusé par la mairie c’était en 1985)
    Bigeard était un Colonel de l’armée Française qui après avoir torturé des Algériens les jetait au port d’Alger que tout le monde pouvait voir au petit matin car les corps flottaient a la surface.




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    Argaz
    27 septembre 2014 - 17 h 56 min

    Madame la ministre a encore
    Madame la ministre a encore enfoncé l’éducation nationale . On n’a guère oublié ses effets d’annonce ! Les anciens directeurs centraux nababs, corrompus, à l’exemple de l’actuel DRH, doivent etre écartés, les nouvelles figures qu’elle a ramenées dans ses bagages ont vite montré leurs limites !NE CONSULTEZ PLUS VOTRE PREMIER CERCLE, élargissez votre horizon et vous serez surprise par certains du MEN dont vous ignorez leur existence !




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    New kid
    27 septembre 2014 - 15 h 10 min

    Ce que l’état peut décréter
    Ce que l’état peut décréter toutefois, c’est de demander aux enseignants d’assurer des classes d’études payantes pour tous et pour une petite élévation de salaire. Et j’en suis sûr que tous les parents trouveront cette charge additionnelle acceptable. Les enfants ne traineront plus dans les rues, les parents pourront vaquer à leurs occupations sachant que leurs enfants sont a l’abri. Dans ce cas même les enfants de familles défavorisées y trouveront un bénéfice.
    Le contribuable (l’état) trouvera son compte et les enseignants auront ce plus à gagner. Ce n’est qu’une façon de négocier.
    Je pense sincèrement que l’annulation des cours privés est une action qui ira à l’encontre des vœux des parents qui veulent encourager et pousser leurs enfants.

    Une heure à 1.30 de classe par jour surtout dans le primaire pour préparer ces élèves à hisser leurs niveaux dans les langues, les maths et les sciences serait plus que bénéfique a relever le succès aux examens donc rehausser le niveau de tous pour des résultat meilleur au bac.
    Quant au coût de ces cours supplémentaire, le prix d’une bière ! Tous pourront se les payer.
    Si l’état se souciait de l’éducation des algériens, les enfants ne sortiraient pas à 14.30 des écoles. 17 heures ou même 18.00 serait mieux pour éradiquer la formation de gangs et la filière de l’informel qui entraine cette jeunesse vers la corruption./
    Si les profs et instituteurs veulent plus d’argent, qu’ils augmentent le rendement en travaillant plus d’heures par mois.
    Les familles aujourd’hui en jetant le pain dans les poubelles, jettent l’éducation de leurs enfants. Le cout n’a rien à voir dans cette conjoncture.




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    Abou Stroff
    27 septembre 2014 - 15 h 09 min

    « L’école en retard » titre K.
    « L’école en retard » titre K. M.. erreur d’appréciation monumentale de la part de K. M.! en effet, si l’on accepte l’hypothèse que l’école est un appareil idéologique au service du système dont elle est une partie intégrante (voir L. Althusser), l’école algérienne n’est pas du tout en retard, bien au contraire. le système basé sur la distribution de la rente et sur la prédation n’a besoin ni de travailleurs performants maitrisant les sciences, ni de citoyens conscients de leurs droits et de leurs devoirs. le système rentier a surtout besoin de zombies, d’abrutis confirmés et de tubes digestifs ambulants, entre autres. étant donné que l’école algérienne produit en grande quantité les types d’énergumènes sus-cités, l’école algérienne est tout à fait performante et elle l’est tellement que peu d’algériens s’offusquent d’avoir un grabataire plus mort que vivant comme président de la ripou-blik qui décide de tout et de rien. moralité de l’histoire: ce n’est pas l’école qu’il faut remettre en cause car elle n’est qu’un appendice d’un système. c’est le système qu’il faut détruire en neutralisant la marabunta qui jouit des bienfaits de la rente tout en infantilisant les algériens lambda par la distribution de miettes de rente.




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    MACIZEL
    27 septembre 2014 - 14 h 03 min

    Monsieur Moulfi:
    Il ne faut

    Monsieur Moulfi:

    Il ne faut plus parler d’école mais de MADRASSAS, parce que l’école est républicaine et elle n’est pas arrimée à la mosquée. C’est là, et c’est qu’il faut avoir le courage de le dire, certains par peur ou par je ne sais quoi n’arrivent pas à situer la problématique de l’école, l’école est malade d’abord de nos politiciens et après de son PROGRAMME.

    D’abord en finir avec 12 matières, et revenir aux basiques de la formation, en supprimant des matières en plus, la séparer du religieux, qui l’a rendu intégriste.
    Et surtout, ne pas rester sur l’arabisation à outrance, c’est là le problème, il faut commencer par délaisser le français, la décolonisation par la langue,
    Faire apprendre aux Algériens leurs deux langues maternelles, et surtout introduire l’Anglais comme le pivot pour les sciences modernes, technologies, médecine et informatique.

    tous le reste n’est que perte de temps, Ni l’arabe, ni tamazight, Ni le Français ne sont à la hauteur des sciences modernes, en Allemagne il n y a pas de langue nationale officielle, et pourtant on a pas rien à être jaloux de ce pays.

    Chaque Allemand parle Anglais et Allemand depuis la maternelle. Il faudrait faciliter la vie à nos enfants, il ne faut leurs faire ce que on a vécut, il était temps. Merci




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    Anonyme
    27 septembre 2014 - 13 h 02 min

    Louisa Hanoune n’a jamais

    Louisa Hanoune n’a jamais critiqué cette politique de la clochardisation du peuple. Elle aboie juste pour défendre la famille mafieuse




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