Facteurs de confusion

Par Kamel Moulfi – Le pouvoir bénéficie de deux facteurs qui lui permettent de tenir le coup malgré l’état de santé du Président et l’inefficacité de l’action du gouvernement : les divisions qui minent l’opposition, d’une part, et la démobilisation politique de la population, d’autre part. Dans cette situation de confusion, certaines catégories trouvent, toutefois, leur compte et confortent leurs positions dans l’économie, qu’elle soit formelle ou informelle, occupent des postes dans les sphères de décision pour exercer leur influence sur la société et infléchir les actions dans le sens de leurs intérêts et, en définitive, bloquent toutes les chances de changer de politique et d’aller vers une issue à la crise. Les activités de ces prédateurs qui ne perdent pas leur temps se manifestent de plusieurs façons. Et personne ne les dérange. L’opposition, quant à elle, lance des initiatives sans échos, le peuple étant occupé par ses propres revendications exprimées dans des formes qui ont tendance à se fondre dans une seule : la fermeture des routes à la circulation automobile. Le fait est récurrent et n’épargne aucun coin du pays. Des routes nationales sont coupées par les jeunes en colère, les autorités locales concernées, visiblement fatiguées et impuissantes face à ces mouvements, lancent des promesses qui ne convainquent personne et n’arrangent rien. C’est la population qui est directement pénalisée par de telles situations, mais les gens reconnaissent que les revendications à la base des grèves surprises, comme celle des cheminots hier, ou des fermetures de routes, comme à Béjaïa, sont légitimes. De leur côté, les protestataires ont beau affirmer que leurs revendications sont «purement sociales», pour montrer leur déconnexion de l’agitation menée par l’opposition, il n’en reste pas moins que leurs actions se déroulent dans un contexte politique qui leur donne une autre dimension. L’action de rue est assimilée à une contestation du pouvoir, certes en termes subtils, car il s’agit de ne pas compromettre les possibilités de satisfaction de leurs demandes. Curieusement, l’opposition ne prend pas position par rapport aux protestations sociales de la population. Pourquoi ?
K. M.

Comment (11)

    mellah hocine
    21 novembre 2014 - 23 h 29 min

    L’anonyme de 00.26, restera
    L’anonyme de 00.26, restera toujours cet égaré du système qui n’arrive pas à se prendre en charge, il est comme cette vierge effarouchée qui panique au reflet de son visage dans le miroir.
    Les Européens sont des Hommes civilisés, de grande maturité politique et intellectuelle, ils nous devancent dans tous les domaines et c’est grâce à eux que tu t’exprimes devant ton micro. Ces Hommes là, recherchent des HOMMES pour envisager un avenir en commun, l’avenir de tes rejetons. Car ils savent qu’en Algérie, il existe des HOMMES politiques, ils existent des cadres en économie qui peuvent négocier en tête à tête sur tous les aspect de l’avenir entre les deux entités, et ces HOMMES existent au FFS.




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    Anonyme
    20 novembre 2014 - 23 h 26 min

    RÉACTION LUE
    _______
    Le

    RÉACTION LUE
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    Le nouveau BHL en Algérie, ambassadeur de l’Union européenne à Alger, Ambassadeur Chef de Délégation de l’UE en Algérie, Marek Skolil

    Attention ! Les « jordanes » sont parmi nous nous; les rats du CNLTD : s’emparer du pouvoir grâce aux blindés de l’Union Européenne qui a détruit les nations arabes d’Irak, de Syrie, de Libye, du Yemen et l’Égypte. Les croisés de la peste de « Saint » Louis sont à nos portes car leur Richard « cœur de lion » incarné par l’ambassadeur de l’Union européenne à Alger a adressé des invitations aux leaders de la dite Coordination nationale pour les libertés et la transition démocratique (CNLTD) pour activer ces taupes. Ce coup de genou sous la table de la taverne de l’UE n’est nullement salutaire pour l’Algérien du syndrome de Libye. Ce nouveau BHL incarné par l’ambassadeur de l’Union européenne à Alger est un signe pour déstabiliser l’Algérie au moment de la querelle de chiffonniers au sein du FLN … Sur le plan sécuritaire, la présence des forces de l’ANP partout est rassurante contre ces croisés et leurs « jordanes » ayant pignon sur rue à Paris à Montréal et Washington.
    L’UE n’a jamais des intentions saines envers les pays musulmans et encore moins l’Algérie ! Nous ne voulons pas de son venin déguisé en aide ; nous sommes murs. Le CNLTD tout comme l’ALS, Ennosra, veut servir de pont pour une autre opération « Mermaid » en Algérie. Nous ne voulons pas de cette ‘dite’ démocratie occidentale qui entrainera une guerre fratricide comme en Libye et en Syrie !!




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    mellah hocine
    20 novembre 2014 - 22 h 55 min

    Le pouvoir, le système,
    Le pouvoir, le système, l’Etat et la nation sont en fait des notions qui veulent dire la même chose pour l’Algérien lambda.
    Cette confusion est due au fait que le pouvoir crée son système qui prend en otage l’Etat et la nation.
    Cette confusion atterrit, donc, au niveau de la rue pour amplifier dans le comportement du citoyen vis à vis de son Etat, de son pouvoir, du système et enfin de sa nation.
    L’autre confusion , c’est en fait cette opposition qui attend un agrément du Ministère de l’Intérieur qui est du pouvoir mais sensé représenté l’ETAT.
    En terme d’institution , l’institution judiciaire foisonne avec l’institution exécutive qui elle même contrôle l’institution législative (confusion des pouvoirs).
    L’autre confusion prêtée à notre pays c’est cette appartenance l’Union Africaine, à l’Union Arabe et à l’Union des pays Méditerranéens.
    La confusion, donc, s’est de se dire ALGERIE pays Arabe et pays Africain.




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    00213
    20 novembre 2014 - 18 h 56 min

    Le problème de l’opposition
    Le problème de l’opposition est qu’elle se limite à s’opposer.
    Alors que s’opposer ne caractérise pas nécessairement un groupe politique en opposition.
    De plus les membres de l’opposition se débattent (avec beaucoup de courage pour certains) dans un champ politique considéré comme malsain par le peuple.
    Ce qui fait d’eux de facto une excroissance malsaine mais opposée.
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    La confusion est née de l’attitude déplorable des acteurs gouvernementaux au contact quotidien de la population (Wilaya, daïra, consulat, police) qui à force d’être confronter à des comportements condamnable mais impunis, considère dorénavant tout ce qui vient, va ou veut aller vers l’état comme étant pourri.
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    Cela fait des années que certains observateurs de la société civile alerte sur la perte des valeurs qui ont forgé notre nation.
    C’est pourquoi l’algérien suivra celui qui a le pognon et pour l’instant c’est la bande à Saïd qui tient la comptabilité.
    J’ai déjà vu tout un village bloqué une route et résisté violemment à l’intervention des forces de l’ordre afin de revendiquer l’arrêt des coupures d’électricité.
    Et j’ai vu cette même protestation disparaitre en un clin d’œil lorsque les 3 représentants nommés par tous les villageois pour négocier, se sont fait achetés par le wali avec la garantie de faire passer leur dossier personnel AADL en priorité.
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    D’ailleurs ce qui est le plus dangereux ce n’est pas cette course au koursi ni l’impact du terrorisme international sur notre pays, mais tous les dommages collatéraux qui peuvent découler de cette mutation nauséabonde de la société algérienne et en particulier la possibilité de voire émerger de nombreuses brebis galeuses avides de dollars.
    Ils ont laissé tomber Amirouche pour Booba.
    Elles ont oublié Zoulikha Oudai pour Amel Bouchoucha.




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    ghislane_assia
    20 novembre 2014 - 14 h 53 min

    Un dicton arabe dit: « Okiltou
    Un dicton arabe dit: « Okiltou lama okila thawrou El Abiyad » traduction : « J’était dévoré le jour ou le taureau blanc a était dévoré »
    Le peuple a perdu confiance dans le changement vue ce qui s’est passé dans les années 1990.
    en plus notre système a fait en sorte de changer les mentalités des gens par des tapages médiatiques, éducation insuffisante et vices, ce qui a produit des jeunes algériens plus agressifs, violent, moins portés sur l’idéalisme et la politique. plus enclin sur le matériel immédiat.




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    Anonyme
    20 novembre 2014 - 13 h 39 min

    Le problème de cette
    Le problème de cette opposition c’est qu’elle agit à huit clos, elle ne s’implique pas sur le terrain et est loin du peuple, cela les bouteflikas le savent, mais ces derniers ne perdent rien pour attendre, quand le peuple se soulèvera il balaiera tout le régime du clan (…) et ses éléments seront jugés, trop c’est trop, ce clan (…) pousse le peuple au pire, je me demande si ce 4e mandat soutenu par la France n’a pas pour but de créer un soulèvement populaire, un souhait que caresse la France surtout les marocains. Oui pour le départ du régime et le plus tôt possible, mais de manière structuré et l’armée doit s’impliquer pour remettre le pouvoir au peuple. Ce qui se passe dans le voisinage n’incite pas le peuple à se soulever violemment, la prudence est de mise, les charognards sont à toutes nos frontières, d’où l’intérêt de l’armée à faire appliquer l’article 88 de la constitution, c’est urgent!




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    Anonyme
    20 novembre 2014 - 13 h 21 min

    Par Reski (non vérifié) | 20.
    Par Reski (non vérifié) | 20. novembre 2014 – 10:52
    Un (…) marocain qui exprime sa haine des algériens, mais le fait sous une fausse identité algérienne. Pov soumis marocains humiliés et détestés à travers le monde, il n’y a pas plus vile et plus compléxé qu’un marocain surtout vis à vis des algériens. Quant un soumis (…) marocain s’infiltre sur nos site la puanteur de ses écrits haineux le trahit tout de suite. Le Maroc est rejeté par toute l’Afrique, cette entité ne fait pas partie de l’Union Africaine, la seule à semé la barbarie contre un autre pays africain : le Sahara Occidental, maintenant que le Maroc a perdu la CAN de 2015, il est de plus en plus isolé de toute l’Afrique.




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    Algérien pur et dur, Kabyle quoi
    20 novembre 2014 - 12 h 21 min

    @Reski,
    Si tu as la haine de

    @Reski,
    Si tu as la haine de l’Algérie, tant pis pour toi. Mais ne pense pas que tous les algériens souffrent de cette maladie appelée « haine-de-soi ». Nous te souhaitons un prompt rétablissement. Par ailleurs, si tu es un de ces marocains qui passent leur temps à se faire passer pour des algériens, alors, là, je crains bien que ton cas ne soit totalement désespéré. Dans tous les cas, bon vent.




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    Anonyme
    20 novembre 2014 - 10 h 35 min

    En 54 l’élite a créé un
    En 54 l’élite a créé un mouvement qui a abouti à l’indépendance du pays ;le peuple a pris de gré ou de force le train en marche ;
    de cela le clan est conscient ;
    changer la situation actuelle imposée par la force ,la fraude et la corruption est aussi l’affaire de l’élite qui devra se sacrifier ,comme par le passé, en espérant que cette fois ci la liberté ne sera pas confisquée;




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    Reski
    20 novembre 2014 - 9 h 52 min

    EXCLUSIF : OL : Nabil Fekir
    EXCLUSIF : OL : Nabil Fekir dit non à l’Algérie pour la CAN.merite une UNE d AP et un debat pourquoi personne n aime l Algerie meme ses enfants.




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    Abou Stroff
    20 novembre 2014 - 9 h 21 min

    « L’action de rue est
    « L’action de rue est assimilée à une contestation du pouvoir, certes en termes subtils, car il s’agit de ne pas compromettre les possibilités de satisfaction de leurs demandes. » dixit K. M.. non, monsieur! l’action de rue n’a strictement rien à voir avec une contestation du pouvoir, bien au contraire. ceux qui barrent les routes et les rues reconnaissent et saisissent, contrairement aux « analystes » qui plaquent des schéma trompeurs (grâce à du « copier-coller »), parfaitement les données de la problématique. en effet, dans un système basé sur la distribution de la rente et non sur le travail, celui qui contrôle la distribution de la rente contrôle aussi bien l’Etat (l’Etat-rentier) que la société (composée principalement de clients de ceux qui contrôlent la distribution de la rente). dans ce contexte particulier, plaquer des modèles propres (différentiation sociales, existence de couches sociales -bourgeoisie et prolétariat, entre autres- ayant des intérêts divergents et souvent contradictoires et défendues par des partis politiques proposant des projets différenciés)aux formations sociales développées où le système capitaliste domine et où la bourgeoisie impose ses valeurs (démocratie, liberté, égalité, liberté de conscience, etc.) à des formations sociales archaïques comme l’algérie, relève d’une niaiserie ridicule. en effet, dans le contexte algérien, l’activité dite politique de tous les « partis politiques », quelle que soit leur couleur, se résume à se rapprocher au plus près des centres de distribution de la rente. moralité de l’histoire: dans le contexte algérien, il n’y a pas de partis politiques au sens classique du terme, il n’y a pas non plus de militants au sens classique du terme et encore moins de citoyens au sens classiques du terme. dans les faits, il y une marabunta qui contrôle la distribution de la rente. cette marabunta domine économiquement et idéologiquement la formation sociale algérienne qui peut être décomposée (en caricaturant, un petit chwiya) en deux groupes sociaux principaux: d’un côté il y a ceux (la marabunta) qui, au nom d’une quelconque légitimité, contrôlent la distribution de la rente, s’enrichissent et assurent l’avenir de leur progéniture. d’un autre côté il y a un ensemble de tubes digestifs ambulants qui reçoivent des miettes de rente et qui se complaisent dans leur état végétatif (quand ils estiment que la part de rente qu’ils reçoivent n’est pas à la hauteur de leurs « aspirations », ils bloquent la route ou ferment les portes de la daïra). ceux qui contrôlent la distribution de la rente vont ainsi s’entendre sur le parrain apparent de la marabunta, le désigneront comme le fakhamatouhou national et les tubes digestifs ambulants qui reçoivent des miettes de rente éliront celui qui leur aura été désigné comme le messie sans lequel l’algérie et les algériens ne seront plus rien. le reste, tout le reste n’est que de la littérature pour niais confirmés.




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