L’Etat privatisé ?

Par Kamel Moulfi – Invités, jeudi dernier, à dîner à l’hôtel El-Aurassi par Ali Haddad, candidat unique à la présidence du Forum des chefs d’entreprises, plusieurs ministres, une douzaine, dit-on, et le secrétaire général de l’UGTA, Abdelmadjid Sidi-Saïd, n’ont pas décliné l’invitation à cette mondanité d’un genre particulier et se sont déplacés pour applaudir son discours électoral destiné aux patrons, avant d’attaquer le méchoui dans la plus pure tradition. On ne peut pas penser que les membres du gouvernement étaient présents à la conférence d’Ali Haddad à titre personnel, ce qui pousse à se demander si l'on ne s'achemine pas tout simplement vers la privatisation de l'Etat, une sorte de seconde phase après l'utilisation ostentatoire de l'«argent privé» dans la campagne électorale d'avril dernier. Tous les observateurs ont noté qu’il s’agit, pour le FCE, d’une première et elle a dû rendre jaloux ses deux anciens présidents, Omar Ramdane et Réda Hamiani, qui n’ont jamais eu ces honneurs bien qu’ils aient eux aussi mis l’organisation patronale au service du pouvoir. Toutefois, cette connexion, plus ou moins maladroite, «pouvoirs publics-patronat» n’est pas nouvelle, avec cette différence que celle qui l’a précédée, il y a une quinzaine d’années, n’avait pas dépassé les limites du domaine privé même si elle a été par moment tapageuse, ce qui l’a peut-être fait échouer. Mais personne n’a oublié cette expérience. D’ailleurs, les mémoires ont été rafraîchies par la référence à l’ouverture du secteur bancaire et du secteur aérien, dans le discours électoral du candidat à la présidence du FCE. Quoi qu’il en soit, la couleur avait été annoncée par l’alignement forcé du FCE en faveur du 4e mandat de Bouteflika suivi par le départ du Forum de Slim Othmani et Issad Rebrab, opposés à l’instrumentalisation politique de l’organisation patronale, voire hostiles au 4e mandat. Pris dans l’ambiance festive, quelques médias ont brossé dans le sens du poil pour saluer cette nouvelle connexion dans un élan d’unanimisme factice qui n’est pas sans précédent lui aussi.
K. M.
 

Comment (22)

    mellah hocine
    24 novembre 2014 - 17 h 50 min

    Par Anonyme (non vérifié) |
    Par Anonyme (non vérifié) | 22. novembre 2014 – 23:29

     » DRS ,Haddad,FFS ,Saadani …. Les choses s’installent doucement »

    Mr l’Anonyme, vous avez donné une très grande importance au FFS en le plaçant parmi ce gotha.
    Le FFS n ‘a ni la taille du DRS, ni l’activité de HADDAD, ni le strapontin qu’occupe SAIDANI.
    Le FFS a eu de tout temps des étiquettes maudites, des étiquettes de simple parti régionaliste, mais voilà qu’il dérange avec son approche politique qui va faire de la lumière sur toutes les ombres chinoises qui se sucrent sur le dos de ce peuple.
    Le FFS a tracé son plan, qu’il soumet à toute la composante politique Algérienne y compris aux citoyens. Sa démarche se fait en toute transparence: aucune rencontre ne s’est faite sans l’avoir médiatiser.
    Il reste que toute démarche politique fait des partisans et des opposants, le débat reste ouvert.




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    The Slave
    23 novembre 2014 - 7 h 46 min

    tout cela n’est que la partie
    tout cela n’est que la partie visible de l’iceberg, il faut voir ce qui se cache derrière. les lobbies américains, français…qui placent déjà leurs vassaux et protecteurs de leurs intérêts.




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    Anonyme
    23 novembre 2014 - 6 h 41 min

    Il n’y a que la manière qui
    Il n’y a que la manière qui diffère car je ne bois pas la différence entre moumene Khalifa et hadad alibi wallah cette fois-ci said la besace nous mène directement dans le mur son grand frère mourant avec un cerveau en compote ( dirige le pays de Abane ) fait la la fixité chez Degaule !!!! Quelle honte suivre son médecin traitant des invalides à travers la France pour une consultation …d’ailleurs du moment qu’on y est pourquoi pas le faire venir ici à Ain Nadjah et laissez boutesrika mourir en paix ..pourquoi traîner à chaque fois ce grand malade vers l’hexagone ! Non ces gens là n’ont aucune dignité oui ils ont peur de la mort …ils ont peur de mourir …la mort ( chez béni Israël )seul peuple qui a défié Allah et qui ont peur ! Pourquoi ne pas arrêter le temps avec tout le trésor amasse sur le dos du peuple ! Commandez des machines à remonter le temps faites vos commandes …yek ye louh louiza zamar et autres 3ayat que du compost a3oudhoubillah !




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    selecto
    22 novembre 2014 - 23 h 16 min

    C’est le Trésor public qui
    C’est le Trésor public qui est privatisé au point même le repris de justice et protégé des escrocs Mohamed Khalifati dit Cheb Mami avaient payé sa caution de 300.000 € de nos poches, caution saisie par la justice française après sa fuite en Algérie.

    Il vit depuis sa libération au Maroc auprès d’une Marocaine qu’il avait connu dans une boite sordide à Bruxelles avant ses démêlés avec la justice et avec qui il a eu une fille.




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    Anonyme
    22 novembre 2014 - 22 h 29 min

    DRS ,Haddad,FFS ,Saadani ….
    DRS ,Haddad,FFS ,Saadani …. Les choses s’installent doucement




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    Anonyme
    22 novembre 2014 - 22 h 11 min

    Pourquoi louiza Hanoun ne dit
    Pourquoi louiza Hanoun ne dit rien ,elle qui s’est élevée contre le dégommage du PDG de Sonatrach par le fait de ce quidam comme elle l’a dit?




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    mellah hocine
    22 novembre 2014 - 21 h 07 min
    Anonymedentiste
    22 novembre 2014 - 20 h 33 min

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    regaler vous

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    regaler vous manger sur notre dos. pauvre Algérie qui na plus d’homme pour la protéger.que allah nous protege




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    Anonyme
    22 novembre 2014 - 20 h 29 min

    Odeur nauséabonde. ça sent
    Odeur nauséabonde. ça sent les égouts.




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    Anonyme
    22 novembre 2014 - 18 h 46 min

    Le mélange de la politique et
    Le mélange de la politique et le monde des affaires mêne directement le pouvoir à la corruption, ce mélange est malsain et préjudiciable à la bonne marche vers l’ouverture démocratique. On ne mélange pas mafia et politique c’est un cocktail explosive malsain qui met en danger le pays. Ce (…) de Haddad et l’homme du petit Saïd. Tous des criminels qui ont fait leur beurre et leur richesse sur la rente pétrolière, la corruption, la connection avec la mafia locale et internationale. L’état nation algérien est en danger par ces arrivistes installés et choyer par le clan Bouteflika lui même (…) On ne mélange jamais politique et affaires de mafieux, c’est un danger pour le pays. C’est du terrorisme économique pur un terrorisme polito corruption affaires scabreuses qui risque d’emporter le pays.




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    Anonyme
    22 novembre 2014 - 18 h 18 min

    même méthode que pour khalifa
    même méthode que pour khalifa ;
    il fallait imposer le patron des patrons qui bénéficie de tous les privilèges (exonération d’impôts et de cotisations sociales ,non respect de la législation du travail ,facilités à tous les niveaux administratif ,douanier ,bancaire et autres )
    en contre partie d’arrangements secrets avec le clan(association ,transferts de devises à des comptes ,,,prise en charge financières des différentes élections et de menus besoins de liquidités par ch’kara )
    pour les initiateurs d’une telle pratique largement utilisée dans le golfe ,il s’agit d’une gestion moderne des pays sous développés et des populations arabes ;




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    Zerrouk
    22 novembre 2014 - 17 h 35 min

    Ces personnalités mangeront
    Ces personnalités mangeront et continueront de bouffer du MECHOUI de Djelfa et Oue Djellal, tant que le peuple dorme d’un sommeil profond, son frére le (…) nommé chef (…) a eu un coup de pouce de Ali, on ,mange notre gâteau entre nous.




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    Le Naif
    22 novembre 2014 - 17 h 33 min

    Et Oui Un Certain Khalifa est
    Et Oui Un Certain Khalifa est passé par Ce même Chemin……




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    Anonyme
    22 novembre 2014 - 17 h 32 min

    Cette soirée était indécente.
    Cette soirée était indécente. Que des Ministres assistent à des rencontres d’organisations patronales, c’est bien et normal. Mais ils ne sont jamais venus à 10 dans un évènement du FCE. Pour les voir à 10, il fallait aller à des réunions du MEDEF ou d’étrangers.
    Mais l’indécence c’est de venir pour soutenir un candidat à la présidence du patronat. C’est totalement déplacé. Ca veut tout simplement dire au patrons: c’est lui notre homme (ou l’homme de celui ou ceux qui nous donnent des ordres), votez pour lui. Les patrons ne votent ainsi pas pour quelqu’un qui va les représenter, mais pour celui qui leur a été imposé.
    Pour finir, il faut écouter Ali Haddad annoncer péniblement un discours écrit, qu’il a pourtant lu déjà 6 fois avant dans les zerdas régionales, pour se convaincre que le gars a « réussi » malgré lui car on l’a choisi comme homme de paille.




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    mejnoune
    22 novembre 2014 - 13 h 21 min

    @lamia benturki
    en vous

    @lamia benturki
    en vous lisant on a l’impression d’assister à l’émérgence d’un homme dans un état de droit qui a travaillé dur à l’image de bill gates , bernard arnaut ou xavier niel qui ont du génie , du savoir faire et un plus qui les distingue des autres hommes, vous ne pouvez pas considérer ce ali haddad hotelier de tigzirt ancien garde du corps qui a bénéficié de ses amitiés avec said bouflika si ce n’est pas son associé et son prête nom pour rafler toutes ces affaires faites pour lui et uniquement pour lui( appui garatie des banques et de l’administration )l’algérie est le pays des miracles c normal que des hommes sulfureux de ce genre deviennent d’éminents entrepreneurs( comme khalifa d’ailleurs ) sauf que dans la réalité le peuple à un problème avec les pommes de terre.cette réunion ou se cotoient syndicaliste de la 25 ème heure et des ministres bons à rien est l’acte fondateur de la préparation de SAID à un destin à la bouteflika.




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    Abou Stroff
    22 novembre 2014 - 13 h 00 min

    si nous acceptons l’hypothèse
    si nous acceptons l’hypothèse (vérifiable par n’importe quel quidam n’ayant aucune notion d’économie) que l’économie algérienne se reproduit grâce à la distribution de la rente pétrolière et non grâce au travail qui génère la plus-value et que la prédation, sous toutes ses formes, est la conséquence directe de la monopolisation de la distribution de la rente pétrolière par une ou des couches sociales qui considèrent que l’algérie, dans son ensemble, est leur propriété, alors, on peut conclure, sans risque d’être démenti, que l’Etat algérien est, de fait, un bien privé. qui dit bien privé dit jouissance sans contrainte pour ceux qui se considèrent comme les propriétaires de ce bien (fakhamatouhou et sa cour qui lui sert de serpillère, par exemple). dans ce cadre d’analyse, le diner qui a eu lieu à l’hôtel el-aurassi n’est que le résultat d’un « coming out » des véritables détenteurs du pouvoir en algérie. et ces détenteurs, si on admet que ali el goudrone n’est que la vitrine de la puissance incontestable de $aïd, le frangin chéri, émergent sur la scène médiatique pour assoir, d’une manière ou d’une autre leur domination sans partage sur l’Algérie en tant qu’Etat et Nation. moralité de l’histoire: les patriotes, tous les patriotes doivent avoir, pour le moment présent, un seul mot d’ordre: neutralisation de la marabunta qui nous gouverne par l’étouffement de ses éléments grâce à une GESTION DEMOCRATIQUE DE LA RENTE. la matérialisation de ce slogan permettra, dans un premier temps, d’émasculer le pouvoir en place en éliminant ses capacités de nuisance (par l’achat de clients, par exemple). dans un deuxième temps, la rente sera orientée vers la mise en place d’activité productives (industrielles, agricoles, de services) qui généreront des surplus en mesure de remplacer définitivement la rente pétrolière en tant que moteur de la société dans son ensemble. ce processus s’appelle la révolution et sans la révolution, l’algérie continuera à tourner en rond malgré toutes les bonnes volontés.
    PS: la dégénérescence du pouvoir apparent transparait dans le fait que le sieur ali el goudrone a fait poiroter les ministes de la ripou-blik pendant près d’une heure avant qu’il ne daigne apparaitre dans une salle archicomble sous des applaudissements nourris.
    PS; moralité de l’histoire: j’ai envie de vomir!




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    Anonyme
    22 novembre 2014 - 12 h 33 min

    ce n’est pas l’Intérêt de
    ce n’est pas l’Intérêt de l’audience qui les intéresse c’est l’odeur pétillante du méchoui qui lesa attiré une meute de d’hyène.




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    mellah hocine
    22 novembre 2014 - 12 h 15 min

    L’Etat privatisé ?
    C’est là

    L’Etat privatisé ?
    C’est là une question qui apporte de l’eau à mon moulin.
    Tant de fois, j’ai eu l’occasion, de développer cette équation qui semble gêner les dobermans de ce pouvoir.
    L’Etat privatisé ?
    C’est quoi, en fait l’Etat en ALGERIE ?
    C’est cet amalgame crée entre les différents pouvoirs (exécutif, législatif et judiciaire) qui englobe l’ensemble des institutions dans un SEUL POUVOIR. Ce pouvoir qui détient les rênes du système qui a englouti l’Etat
    Pour l’Algérien lambda, le gouvernement c’est le pouvoir, l’APN c’est le pouvoir, la justice c’est le pouvoir, le wali c’est le pouvoir, le chef de daira c’est le pouvoir, alors que tout ce beau monde est commis de l’ETAT.
    Alors l’Etat privatisé ? Sans aucun doute y compris par ces requins économiques qui s’accaparent le FCE.




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    ammmar
    22 novembre 2014 - 11 h 43 min

    ALI HADDAD,un personnage
    ALI HADDAD,un personnage emergeant du neant pourfaire parler de l’argent en masse,des milliards qui n’ont pas d’odeur ni de trace,nous assistons a une connexion de l’a finance illicite et du pouvoir dans le bled une veritable innovation scientifique,une formule de destruction massive si cette fusion durera dans le temps et l’espace,oubien elle reussira a stabiliser le pays sur une trajectoire rectiligne et uniforme avec tout se qu’on pourra imaginer comme drames et souffrances surtout,oubien avec un tel peuple indomptable elle detruire dans son sillage l’ensemble de l’etat nation ,et dans les deux cas nous sommes de veritables perdants,pourquoi donc,osent ils a un tel procedes a hauts risques et a doubles tranchants,la demeure la question,ETRANGE DILEMME




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    citoyen karim
    22 novembre 2014 - 11 h 42 min

    Le clan est pris dans la
    Le clan est pris dans la mécanique des sables mouvants. Il tente vainement de flotter pour se tirer d’affaire mais il est trop alourdi par tous ses agissements contraires aux lois morales qui ont été révélés sur la scène internationale ces dernières années.
    Il essaye de faire comme si tant de souffrances passées, présentes et à venir, ne sont pas la conséquence d’une gestion criminelle des affaires de l’Etat.
    Comme si cela ne relève pas de crimes contre un peuple.
    J’ai envoyé récemment un papier dans ce sens à MM, Abdelmalek Sellal, Abdelkader Bensaleh et Mohamed Larbi Ould khelifa –il n’y a que ce dernier qui m’a retourné l’accusé, ce qui m’a fait comprendre le pourquoi (non pas le sens) de sa dernière contribution au Soir d’Algérie.
    De la situation globale trop erratique qui prévaut chez nous, je ne vois, à mon humble avis, que deux suites :
    Un soudain soulèvement populaire tout aussi imprévisible que destructeur –trop de haine semées dans les cœurs- ou, peu probable malheureusement, une entente entre tous les acteurs sociaux quelque soit leur appartenance pourvu qu’ils soient de bonne foi. C’est cette qualité, en de telles situations, qui pourra nous faire sortir de la dangereuse impasse où nous sommes.
    Dire ce qui lui semble vrai, même si c’est amer, est du devoir de tout citoyen.




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    Patrouille á l'Est
    22 novembre 2014 - 11 h 29 min

    voici les manoeuvres de said
    voici les manoeuvres de said boutesrika qui devalise le pays oui ye elghachi et devant Allah wa3ibadihi ..la parade est trouvee comme cela haddad est entrain d investir c’est un bon patriote je l’ai dit a mai tes reprises que ces predateurs ne laisseront que les Os dans ce pays deja exangu povre chaab mesquine ceux qui souffrent en silence quant a cette generatoon qui se retrouve comme ca patron sans trop le vouloir
    qui avec des renault master turbo qui avec des milliards de Da non remboursable….voila la veritable catastrophe pour cette generation qii force les marches a une inflation galopante…veritable derive pourvu que la paix s installe …mais ca sent le roussi hein?




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    Lamia Benturki
    22 novembre 2014 - 11 h 17 min

    ALI HADDAD EST UN GRAND
    ALI HADDAD EST UN GRAND ENTREPRENEUR QUI ABOSSE TRES DUR POUR EN ARRIVER LA OU IL EST ET IL CRÉE DE LA RICHESSE ET INVESTIT DES MILLIARDS DE DOLLARS EN ALGÉRIE ET EN PLUS C’EST UN ALGÉRIEN ALORS LAISSONS LUI LA CHANCE DE VOIR CE QU’IL VA FAIRE…
    MAIS SI ON LE CRITIQUE PARCE QUE SON AMI DE LONGUE DATE C’EST SAID BOUTEFLIKA C’EST TROP COURT D’ARGUMENT ET UNE CRITIQUE STÉRILE ET MALVEILLANTE.




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