Où est passé l’argent ?

Par Kamel Moulfi – Quand on voit l’état de dégradation de la voirie dans la plupart des agglomérations urbaines ou rurales, y compris dans beaucoup de quartiers de la capitale, on en arrive à se demander où sont passées les enveloppes financières bien pleines remises aux localités visitées par le Premier ministre, Abdelmalek Sellal, qui n’est jamais allé dans une wilaya les mains vides. Tout l’argent généreusement distribué, pour «acheter la paix sociale», comme on dit, n’a pas eu la contrepartie attendue. La poussée de mécontentement des populations, pas seulement pour le relogement ou l’emploi, se fait de plus en plus forte, pour des raisons diverses, mais dont la plus importante est certainement le refus de continuer à vivre dans des conditions sociales indécentes. Les gens protestent contre la mauvaise qualité du service public, ou, pis, son absence, dans beaucoup de domaines et en premier lieu, pour ce qui se rapporte aux besoins de base, comme l’alimentation en eau potable, l'assainissement, l’électricité, le gaz, les soins, la gestion des déchets ménagers… Des budgets faramineux sont injectés dans la gestion de ces secteurs, mais le résultat est loin des attentes des populations. C'est à croire que le contrôle n'existe pas. Et il y a des voix qui s’élèvent appelant à la réduction des dépenses destinées au service public. Evidemment, cette demande n’est pas formulée en termes bruts, mais drapée dans des considérations «économistes» qui comprennent également la remise en question des subventions destinées à soutenir les prix et tarifs de certains produits et services. Ainsi, selon cette orientation «alternative», c’est la politique sociale qui devrait payer les frais de l’impréparation face à l’impact de la chute du prix du pétrole sur le budget de l’Etat. Il suffirait alors seulement de copier sur des pays qui pratiquent les vérités des prix et ignorent la justice sociale. C’est facile à dire. Mais essayez de le faire en Algérie !
K. M.
 

Comment (8)

    New kid
    20 décembre 2014 - 19 h 21 min

    Ah ! Si on pouvait retourner
    Ah ! Si on pouvait retourner au temps de jadis ou les arbres, les plantes et les animaux parlaient !
    Le dinar aurai la parole et nous raconterait tout sur ceux qui l’amasse, le mettent dans des sacs en plastique et l’entrepose dans des hangars d’avions !
    Les dieux de la poêle deviendraient transparents comme l’eau de roche.
    Les voleurs seront démasqués devant tous et se cacheront. Le jour du jugement dernier sera facilité à l’autorité divine et aura sa tache allégée.

    Heureux seront ceux qui assisterons à cet youm al qayama !




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    Zerrouk
    20 décembre 2014 - 17 h 46 min

    Le journaliste pose une
    Le journaliste pose une intéressante question, ou est passé l’argent distribué par le pére Noel « Fakakir » Sellal aux collectivités locales visitées par ce dernier, mais Mr c’est dans la poche du Wali, du maire du chef Daira, du commissaire officier, et aux proches de ceux là, les les sous-traitants, sans oublier les enfants des dirigeants actuels, pour leurs besoins d’acheter des voitures de luxe, de l’immobilier, les voyages aux frais de PAPA, et TATA, voilà c’est clair tout le monde est au courant.




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    kahina
    20 décembre 2014 - 17 h 29 min

    L’argent distribué par

    L’argent distribué par Sellal au cours de sa célèbre tournée nationale était destinée à acheter des sandwichs pour soutenir le 4eme mandat.

    La question que je me pose: Quand on donne de l’argent aux Walis, pourquoi il n’ya pas de suivi sur l’utilisation de cet argent. Pourquoi on demande pas des bilans annuels pour le contrôle. Tout simplement car cette argent pas n’était pas destiné pour des projets locaux, mais c’était un cadeau pour le maintien du statu quo.

    Mais qui va contrôler qui?




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    Rabah
    20 décembre 2014 - 16 h 58 min

    Ali Benouari : »200 milliards
    Ali Benouari : »200 milliards de dollars ont été détournés par les dirigeants autoproclamés de notre pays ».
    On est très loin des 26 milliards de dollars d’Abdelhamid Brahimi, qui ont ébranlé l’Etat algérien à la fin des années 1980.
    http://www.youtube.com/watch?v=Zvb-4ee-m7o&feature=share




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    selecto
    20 décembre 2014 - 15 h 33 min

    Si vous déposerez plainte
    Si vous déposerez plainte contre un responsable même avec des preuves vous serez condamné, alors faites attention à vous en attendant l’état de droit un jour a moins que vous ferez justice vous même et finir derrière des barreaux pour de longues années, c’est déjà arrivé à de citoyens excédés par l’injustice et l’arbitraire.

    N’est pas Chakib kheli, n’est pas le fils de Missoum Sbih, n’est pas le fils de Tayeb Belaiz qui veut.




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    Anonyme
    20 décembre 2014 - 14 h 22 min

    L’absence de responsabilité
    L’absence de responsabilité des autorités locales devant l’Etat est la principale cause de mauvaise gestion dans notre pays. Une fois qu’une décision sort d’Alger aucun organisme ne vérifie son répercutement au niveau local.

    Aucun responsable local n’est sanctionné pour incompétence. Chacun dicte sa loi: c’est l’anarchie.




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    Anonyme
    20 décembre 2014 - 13 h 19 min

    C’est du Khorti tout
    C’est du Khorti tout simplement pas d’argent sinon c’est le wali qui fait ce qu’il veut avec petits entrepreneurs bricoleurs qui ont pris les sous à l’avance sans rien foutre …




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    citoyen karim
    20 décembre 2014 - 12 h 36 min

    – Bonjour, je viens pour voir
    – Bonjour, je viens pour voir monsieur Berradja
    Le réceptionniste :
    – Vous avez un rendez-vous ? (en tenant d’une main le combiné du téléphone)
    – Non…
    Etonné, il repose le combiné:
    – Pourquoi voulez-vous le voir ? Qui êtes-vous ?

    Je tire de mon gros classeur un quotidien à la page ou on peut lire :
    Crédibilité de la magistrature, Berradja répond à Ksentini. Le premier président de la Cour suprême défie les personnes doutant de la justice d’apporter des preuves.
    Je montre le papier au réceptionniste en lui disant :
    – Je suis un citoyen, j’apporte avec moi, dans ce classeur que vous voyez, des preuves formelles et tangibles, au premier président de la Cour suprême, attestant que la justice algérienne est une justice aux ordres, que celle-ci n’est rien d’autre qu’illusion…
    Le visage du réceptionniste deviens brusquement pâle et me dis :
    – Ce que vous dites est grave, je suis désoler je ne peux pas vous signaler…
    Avec un air faussement surpris, j’insiste en lui disant que c’est au concerné de décider de me recevoir ou non, et là il me dit :
    – Si j’appelle pour seulement vous annoncer, je vais avoir des problèmes par la suite, c’est certain. Comprenez-moi. Je suis désolé…
    Juste un fait ordinaire dans une conjoncture extraordinaire…
    Alger, Cour suprême, 19 décembre 2012




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