Or bleu contre or noir

Par Kamel Moulfi – Moins de deux semaines après sa virée médiatique à In Salah en compagnie de deux autres ministres pour constater le «succès» du forage du puits pilote de gaz de schiste dans le bassin d’Ahnet, le ministre de l‘Energie, Youcef Yousfi, a été contraint de revenir sur les lieux pour s’expliquer devant la population hostile à l’exploitation dans son voisinage de ce gaz non conventionnel. Car contrairement aux déclarations officielles, cette zone est habitée et les gens qui y vivent ne sont pas dupes. Ils sont conscients que le recours à cette énergie non conventionnelle non seulement ne leur rapporte rien sur le plan du développement local, mais elle menace leur or bleu, l'eau, source de vie rare. Il n’y a pas d’autre explication à leur soulèvement contre l'exploitation du gaz de schiste. Seul fait positif : les pouvoirs publics ont compris que la répression n’est pas la réponse à opposer à ce mouvement de protestation. Ils ont opté pour le «dialogue». Mais le déplacement du ministre n’a rien changé à la position de la population dont les représentants exigent la fermeture pure et simple du puits-pilote. Youcef Yousfi a tenté de convaincre en affirmant que l’exploitation du gaz de schiste ne comportait pas de danger. Il a fait l’offre alléchante d’envoyer à l’étranger un groupe de protestataires avec des experts pour s’en rendre compte par eux-mêmes. Il s’agit certainement d’un voyage aux Etats-Unis qui sont cités à chaque fois comme exemple pour montrer que l’aventure du gaz de schiste est sans conséquence, ce qui est faux. Tardivement, Youcef Yousfi a également promis en vrac l’ouverture localement d’instituts de formation de techniciens supérieurs, l’implantation de dépôts de bonbonnes de gaz, etc. Le ministre est allé jusqu’à laisser entendre qu’il se pourrait que l’exploitation du gaz de schiste dans la région soit arrêtée si les risques étaient avérés ou si son coût était excessif. C’est justement ce dont sont convaincus les protestataires qui estiment qu’il faut parier sur les ressources en eau qui permettent un développement local et non pas sur le gaz de schiste appelé à être exporté après avoir asséché la nappe de l’albien, dont on dit qu’elle est la plus grande réserve d’eau douce au monde.
K. M.

Comment (5)

    ammmar
    9 janvier 2015 - 20 h 06 min

    quelques soient les
    quelques soient les circonstances,les risques dans l’exploitation du gaz de chiste et les differents processus qu’exigent l’operation de fragmentation hydrauliques des roches avec le concours des produits chimiques tres toxiques,certains parlent meme de produits radio_actifs,necessitent de veritables connaissances et moyens pour contourner les risquent de contamination de la nappe phréatique ultra_precieuse qui peuvent en decouler,donc ce projet de facto,devient ultra_sensible exigeant la plus haute concideration et une prise en charge des plus serieuses et du moment que cette nouvelle énergie non conventionnelle est a ses debuts meme chez les plus developpés du monde,quoi dire a notre sujet les tiers_mondistes,pour ne pas dire sous_développés,ce projet tres sensibles,en cas de force majeure,doit etre pris en charge par les algeriens eux meme pour limiter ses degats,car leur algerianité les poussera a tenir compte de la securité de leur pays et de leurs concitoyens mais pour un cooperant technique dans ce domaine,ce qui compte a ces yeux c’est le gaz qu’il soutira en quantité pour l’acheminer dans son pays ou le vendre et que le cholera et la peste exterminent l’ensemble des algeriens,c’est une evidence, aujourd’hui les services etrangers operent partout,defendent que leurs interets et souvent ne laissent que la poussiere et le feu derriere eux et sont capables de polluer meme l’oxygene qu’on respire,EL QAIDA ET DAECH sont les epouvantails de tailles et le tifus qui nous colle a la peau et le monde entier nous en veut,ne serai ce que pour ça,le shiste devient shite qu’il faut interdire l’exploitation et le haramiser sur son sol,en attendant que le loup castrer,hurlera sa virilité a partir de la nappe phreatique




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    New kid
    9 janvier 2015 - 17 h 46 min

    Ce gouvernement invite la
    Ce gouvernement invite la main de l’étranger pour nous dépouiller d’avantage de nos ressources destinées aux générations futures. Pourquoi ne pas attendre les cadres algériens et leurs formations dans ce domaine dans les universités algériennes ! Rien ne presse tant que les petro dollars tombent avec l’or noir et tant que les avoir algériens dorment dans les banques de l’occident.
    Pourquoi suivre l’exemple des amerloques dans ce domaine ? Si eux le font c’est parce qu’ils sont au bord de la faillite et leur régime capitaliste leur permet (l’exploitation est libre pour les propriétaires terriens). Nous, c’est pour satisfaire « sahab shkara ».
    Les décideurs ignorent totalement l’environnement comme les amas d’ordures dans chaque coin de rue aux quatre points cardinaux de l’Algérie !
    Le gouvernement va commettre un harakiri en optant pour l’exploitation du gaz de schiste. Le problème c’est que c’est le peuple algérien qui en souffrira pendant que les gouverneurs s’en mettront plein les poches avec les contrats juteux.
    Au lieu de préserver cette ressource naturelle jusqu’au jours ou des sociétés purement algériennes pourront extraire ce pétrole et ce gaz a un coup plus bas, pourquoi ne pas utiliser cette ressource hydrique a développer l’agriculture et du coup réduire les importations qui grève le budget national ?.
    Une indication que ce gouvernement ne prend pas les intérêts du peuple au sérieux : si les quantités de gaz s’élèvent, le prix s’affaissera ! Comme aux USA.
    C’est ce que l’on appelle « to shoot oneself on the foot ».
    La France du vieux « dubious » père François est en faillite et son gouvernement n’autorise pas l’exploitation du gaz de schiste.
    L’environnement du pays à l’heure actuelle ne permet pas l’aventure au hasard.
    Pourquoi donc les gouverneurs d’Algérie veulent ils à tout prix risquer notre sol et la goutte d’eau que nous avons ?
    Ce sera la goutte d’eau qui fera déborder le vase ou bien se sera la brindille de paille qui fera courber le dos du chameau !/

    Non et non sera la réponse massive du peuple algérien. Les finances de l’Algérie ne sont pas au bord de la faillite, même si c’était le cas un referendum sera souhaitable.
    Assez de ces vieux dinosaures qui veulent faire de notre beau pays un enfer ou tout ne sera que désolation !
    Pourquoi l’Algérie servira-t-elle de « guinea-pig » à l’UE ?
    NON et NON et NON
    Montrer vos dents et ouvrez vos yeux !/
    Il n’y a aucun doute ce gouvernement qui détient SONATRACH travaille sur cette feuille de route qui descend comme par Hazard directement de Dallas ; quartier général des Bush et Khellil & Co.
    On pourra même savoir que North American Oil & Gas sont par enchantement devenu North African Oil & Gas !




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    Le Naïf-Hebdo.
    9 janvier 2015 - 16 h 05 min

    Si M. le Ministre de
    Si M. le Ministre de l’Energie est sûr et certain que l’exploitation du gaz de schiste ne comporterait pas de danger qu’il ouvre un débat médiatique contradictoire où des experts algériens des deux bords se disputeront la vérité. Ensuite jouant aux démocrates en jetant la balle aux « élus » du peuple pour décider et endosser la responsabilité du sort de cette énergie tant chère à priori à un gouvernement jugé trop paternaliste.
    Un ministre de la république algérienne qui porte une double casquette d’experts. L’un gentil, et l’autre méchant. Le gentil promet le développement subit et occasionnel de la région aride des habitants du sud de In Salah, et le méchant prend le risque de les charmer en leur proposant – incroyable mais vrai – un voyage aux Usa pour qu’ils renoncent à leurs revendications.
    C’est inouï ! Du jamais vu ! Un membre du gouvernement algérien propose un arbitrage étranger pour remporter la confiance de ces compatriotes. Peut-être Monsieur MOULFI que vous vous êtes trompé en rapportant : « Il a fait l’offre alléchante d’envoyer à l’étranger un groupe de protestataires avec des experts pour s’en rendre compte par eux-mêmes ».
    Si c’est vrai ! Se rende-t-il compte, M. le ministre de l’Energie, de la gravité de cette réflexion. On aura tout vu en l’an 2014. Et l’année 2015 s’annonce-t-elle aussi enceinte d’autres libertés d’expressions et de pensées libres, publiques cette fois-ci, plus fantastiques encore.
    Ces propositions ministérielles ne tendent-elles pas dans la réalité à faire accepter – ce que d’autres pays ont refusés – par les habitants de cette région du sud : tout simplement la pollution de leur environnement. La France par exemple n’a-t-elle pas refusé l’exploitation du gaz schiste sur son territoire pour les mêmes raisons écologiques.




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    Antisioniste
    9 janvier 2015 - 12 h 17 min

    Salamou 3alikoum
    Tout d’abord

    Salamou 3alikoum

    Tout d’abord je vous remercie Monsieur Kamel.Moulfi, d’avoir fait cet édito qui va nous permettre (les intervenants et intervenantes) d’apporter chacun/chacune son grain de sable à la compréhension de se problème. Qu’ils veulent nous imposé comme irréversible, et qu’ils essaye de nous vendre comme étant une solution vital pour nous et les générations futur. Générations qui n’ont rien demandé, et dont nous somme plus responsable envers elles que l’ensemble de ses irresponsables véreux et cupide, qui respire et transpire le mensonge le plus nocif qui soit, dont le sieur yousfi est à la fois le fer de lance ainsi que le représentant.
    Etant donné que le gaz est un gaz, j’aurai écrit à votre place le titre comme cela -Or Bleu contre pet Noir Juteux- Car j’estime que si c’était du pétrole conventionnel il n’y aurai aucune contestation de la part de nos frères et compatriotes du sud, ni de nous d’ailleurs.
    Ce qui apparaît de toute évidence dans le blabla de se sinistre, n’est pas une volonté de dialogue comme vous dite, mais une prise de pouls enrobé de propositions douteuses et de promesses oiseuses pour gagner du temps.
    Et c’est pour cette raison que je préconise que nous sortions tous toutes dans les rues de l’Algérie pour dire
    NON ET STOP A L’EXPLOITATION DU GAZ DE SCHISTE!
    OUI POUR L’EXPLOITATION DE NOTRE PRÉCIEUSE EAU!
    C’EST NOTRE VOLONTÉ!
    C’EST NOTRE CHOIX !
    ACCEPTEZ LES OU DÉGAGER!




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    Abou Stroff
    9 janvier 2015 - 11 h 17 min

    « Or bleu contre or noir ».
    « Or bleu contre or noir ». pour des individus sensés, le choix est vite et bien fait. alors que l’or bleu verdit et enrichit l’environnement, l’or noir ne peut que l’assombrir tout en y déversant près de 4000 produits chimiques (dont certains sont également radioactifs). malheureusement, pour nous, les abrutis qui nous gouvernent et qui n’aiment pas notre pays font fi des préoccupations des algériens en général et des algériens du sud en particulier. les abrutis qui nous gouvernent croient que l’Algérie leur appartient (un leg de leurs papa-houms?) et qu’ils peuvent chier là où ils veulent. par conséquent, tous les algériens qui aiment leur pays doivent crier basta et clairement expliqué aux abrutis qui nous gouvernent et qui agissent comme s’ils répondaient à un agenda dicté par une puissance étrangère (fafa?) que l’Algérie n’appartient pas aux abrutis qui les gouvernent et que personne (y compris le fakhamatouhoum qui se prend pour le Bon Dieu himself) n’a le droit de prendre des décisions qui engagent l’avenir sans qu’il y ait une large consultation débouchant sur un consensus.
    PS: je salue les actions exemplaires des algériens du sud qui sont en train de montrer la voie à suivre pour neutraliser la marabunta qui nous gouverne et qui semble travailler pour des intérêts autres que les intérêts de l’Algérie et des algériens.




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