Louisa Hanoune charge à nouveau Haddad et réclame la tête de Ghoul

La secrétaire générale du Parti des Travailleurs (PT), Louisa Hanoune, s’attaque à nouveau au président du FCE, Ali Haddad, qu’elle accuse de vouloir forcer la main au gouvernement pour ouvrir l’espace aérien au privé. Avec des mots acérés, Louisa Hanoune, opposée au système capitaliste et donc aux grands groupes privés, qualifie ainsi la demande du président du FCE d’une «attaque féroce contre la souveraineté nationale». Elle estime qu’ouvrir au privé l’espace aérien est «dangereux même pour la sécurité algérienne de notre pays». Cette mesure permettra à des «compagnies privées d'exploiter le marché aérien du transport dans un cadre non réglementé», a-t-elle soutenu, avertissant contre de «mauvaises prestations et des catastrophes aériennes». Farouchement opposée à cette option, que le ministre des Transports, Amar Ghoul, n’écarte pas dans un avenir proche, Louisa Hanoune interpelle le président Bouteflika en lui demandant d’opérer un remaniement ministériel en «urgence» afin d’écarter les ministres qu’elle soupçonne proches du patron du FCE et P-DG du groupe ETRHB. S’exprimant aujourd’hui à l’ouverture de la réunion du bureau politique de son parti, Mme Hanoune a clairement réclamé la tête d’Amar Ghoul mais aussi celles d’autres ministres dont la proximité avec Ali Haddad est jugée par cette ancienne candidate à la présidentielle d’«incompatible avec la fonction occupée». Ce n’est pas la première fois que Mme Hanoune s’attaque frontalement à cet homme d’affaires très proche du pouvoir. Elle l’a déjà accusé l’année dernière d’être derrière le limogeage du P-DG de Sonatrach, Abdelhamid Zerguine. Sur un autre sujet, à savoir le gaz de schiste, Mme Hanoune a réitéré la position du PT qui souligne l'«importance» d'exploiter le gaz de schiste. La responsable a fustigé certaines parties qui tentent de faire «détourner les protestations d'In Salah vers des objectifs politiciens qui n'ont rien à voir ni avec l'environnement ni avec la santé». Rappelant que le débat sur le gaz de schiste à travers les médias publics et le Parlement remontait à 2012, Mme Hanoune estimant déjà que l'Algérie enregistre un «retard considérable» en la matière par rapport à d'autres pays. Elle a évoqué une «campagne ciblant Sonatrach et visant à soumettre le secteur au pillage et au monopole du secteur privé».
Rafik Meddour
 

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