Une année blanche

Par Kamel Moulfi – La grosse part budgétaire réservée chaque année par la loi de finances au secteur de l’éducation nationale, confirmée en 2015, ne lui garantit pas la paix sociale ni ne le met à l’abri des tempêtes syndicales. A quelques semaines des examens de fin d'année scolaire, le Cnapeste a décidé de maintenir son mot d’ordre de grève, rejetant les appels à la «patience» lancés par la ministre de l'Education nationale, Mme Nouria Benghebrit. Dans les termes avec lesquels il est posé, le conflit ne laisse entrevoir aucune solution : le Cnapeste est décidé à continuer la grève «jusqu’à satisfaction de ses revendications» et la ministre considère qu’il s’agit d’une forme de chantage et refuse de s’y soumettre. Heureusement pour elle et pour les élèves, les autres syndicats ont accepté de poursuivre le dialogue et donc renoncé à s’associer à la grève. Mais, en même temps, Mme Benghebrit paraît seule dans cette bataille, comme abandonnée par le gouvernement dont plusieurs membres ont déjà fort à faire avec des mouvements qui touchent leurs secteurs, en premier lieu celui de l’énergie frappé par une contestation inédite contre l’exploration du gaz de schiste dans la région d’In Salah. Entre le risque de fermer les puits de gaz de schiste et celui de l’année blanche dans l’éducation, la priorité du gouvernement est visible à travers sa campagne d’experts en faveur des hydrocarbures non conventionnels. La ministre de l’Education est contrainte de faire avec des solutions de bord pour contourner l’obstacle de la grève. Le recours à l’enseignement à distance se présente de plus en plus comme une alternative à l’école classique à la faveur de l’introduction de l’internet dans les foyers et la généralisation de l’emploi des micro-ordinateurs et des CD et DVD. Le retard dans les programmes provoqué par les grèves à répétition sera-t-il résorbé par ce palliatif ? Les parents d'élèves qui ne cherchent, et c’est légitime, que les intérêts de leurs enfants, n’y croient pas tellement. D’où la ruée vers les cours privés.
K. M.
 

Comment (21)

    Anonyme
    18 mars 2015 - 19 h 08 min

    cette année blanche est un
    cette année blanche est un des résultats du quatrieme mandat ;de toute façon ,l’école ne fait que produire des diplomés chomeurs et des élèves occupés pendant leur cussus ;




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    Patrouille à l'est
    17 mars 2015 - 6 h 51 min

    Ca fait exactement 53 années
    Ca fait exactement 53 années blanches ( ou bien noires allez savoir ) aucun pays au monde avec autant de richesses ne peut égaler avec ces inventeurs de desert …des nullards vr us d’ailleurs dirigent à la levrette notre si riche pays …qui dit mieux ?




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    Laetizia
    16 mars 2015 - 19 h 18 min

    Merci à Ahmed pour cet
    Merci à Ahmed pour cet article du professeur Chitour qui décrit et analyse parfaitement la situation catastrophique d’un secteur stratégique, stratégique parce que déterminant pour l’avenir de notre nation. La qualité de l’éducation, en termes de comportement et de savoir, aurait dû monter en puissance au lieu de dégringoler comme nous le voyons de façon patente autour de nous. Je pense que l’expérience de notre pays est unique au monde : un gâchis, un génocide intellectuel contre des millions de citoyens ! Ce chantage des enseignants est d’autant plus ignoble qu’il s’attache à revendiquer des avantages sidérants mais en même temps conformes au mode de penser des petits esprits dont il émane. Cette grève doit bien affecter quelques centaines de milliers d’élèves sur tout le territoire national, c’est une honte et c’est inadmissible ! Les plus hautes instances de l’État doivent intervenir et faire cesser cette mascarade ! Il faut épauler mme Benghobrit et remplacer sur le champ les récalcitrants comme le proposent certains!
    _
    d’accord avec toi aboustroff sur le fait que de façon catastrophique la stratégie sociétale est remisée aux calendes grecques depuis les années 1990. Il semble que la préoccupation de ceux qui se sont emparés depuis quelques décennies du secteur de l’éducation soit ailleurs : freiner l’éducation pour éviter une présupposée acculturation islamique des jeunes par une éducation « trop occidentale », doser monstrueusement la langue arabe (pour obéir à leurs mentors des pays arabes qui leur ont pour ainsi dire intimé l’ordre d’arabiser/arabétiser tous ces berbères) et supprimer toute possibilité d’ouverture sur le monde à travers l’enseignement qualitatif des langues vivantes, des sciences humaines, etc. C’est diabolique ! On comprend mieux pourquoi feu Djilali Liabès a été assassiné, il avait échafaudé un travail important sur l’avenir de la société algérienne.




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    Quenelle
    16 mars 2015 - 18 h 52 min

    Vous voulez savoir l’état de
    Vous voulez savoir l’état de notre république couscoussière ?! Observez son système éducatif et sa santé !




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    New kid
    16 mars 2015 - 18 h 45 min

    Je suis « Dolce & Gabana »
    Je suis « Dolce & Gabana »




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    anonyme
    16 mars 2015 - 16 h 09 min

    Par zorba (non vérifié) | 16.
    Par zorba (non vérifié) | 16. mars 2015 – 14:11
    on t’a pas appris que reprendre autrui c’est prétentieux et mal élevé?




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    Lyes Oukane
    16 mars 2015 - 16 h 07 min

    juste pour compléter mon
    juste pour compléter mon précédent commentaire

    USA 5.4%
    Mexique 5.2
    Allemagne 5.1%
    Espagne 5%
    Italie 4.5 %

    Ensuite ,on tombe dans les profondeurs abyssales . Sauf pour quelques pays Africains ,la Chine ,le Japon ,la Corée du Sud ,Le Kirghizstan .

    Ps / à Cuba ,le taux d’alphabétisation et de 99,8% avec une très forte proportion de bacheliers . D’ailleurs ,leurs Bacs sont considérés comme les plus complets et les plus difficiles dans les Caraïbes comme dans toute l’Amérique du Sud .Pourtant ,pour tout repas ,ils sucent des bâtons de canne à sucre depuis plus de 70 ans . 70ans ! tiens ça me fait penser à un pays riche en pétrole avec un président qui aurait combattu au Mali ( cieux ) . Pas Vous ?




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    anonyme
    16 mars 2015 - 15 h 40 min

    Par Ahmed/rais/anonyme (non
    Par Ahmed/rais/anonyme (non vérifié) | 16. mars 2015 – 14:23

    Un extrait c’est 5 à 10 lignes, mais recopier tout l’article n’est plus un extrait. Il était plus judicieux de donner le lien Http.
    http://chemseddine.over-blog.com/




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    Lyes Oukane
    16 mars 2015 - 15 h 40 min

    Voici un aperçu du dernier
    Voici un aperçu du dernier rapport de la Banque Mondiale concernant les dépenses pour l’éducation par rapport au PIB de chaque pays .Années 2009-2013

    1 ) Cuba – 12;8% de son PIB
    2 ) Timor Oriental 11.3%
    3 ) Iles Salomon 9.9%
    4) Danemark 8.7%
    5 )Bolivie 7.6%
    6 ) Suède 7%
    7 ) Royaume Unis et TUNISIE 6.2%
    8 )France 5.9%
    9)Brésil et Argentine 5.8%
    10)Canada 5.5%

    Ne figure dans ce tableau aucun des pays  » Zarabes  » ni l’Algérie ni les cocos de l’Ouest . Comme vous pouvez le voir seule la Tunisie est présente et dans les bons élèves . Quant à Cuba ,bla ma lgoulkoum ( moins ils ont d’argent plus ils investissent dans l’éducation de leurs enfants .Ils sont au top niveau depuis des années . Ce n’est pas pour rien qu’ils viennent nous soigner ).




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    New kid
    16 mars 2015 - 15 h 21 min

    Avec tous les cerveaux à la
    Avec tous les cerveaux à la disposition d’un ministère de l’éducation, ce dernier est incapable de trouver une solution à des millions d’élèves pris en otages par son intransigeance et celle des autres.
    Comme pour le gaz de schiste, les autorités continue leur activité criminelle sans se soucier du peuple et des conséquences environnementales pour le pays.
    Quand L’éthique traine derrière le cérémonial, quand la révolution est subjective à la subversion, la moralité devient gangrénée par la corruption « trans-mutante ».
    La seule politique que connait cette gouvernance ; c’est la politique du rouleau compresseur contre tous ces opposants.




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    Anonyme
    16 mars 2015 - 14 h 00 min

    Saisies sur salaires des
    Saisies sur salaires des journées de grève et interdiction de donner des cours pour le corps enseignant en dehors de l’enceinte des écoles ,collèges et lycées .Ailleurs ,ce sont les étudiants pour vivre et payer leurs études qui occupent ces postes de travail .
    Ce syndicat(Cnapeste) est un acteur actionné par les islamistes pour déstabiliser Mme la ministre ;il est inconcevable pour eux qu’une femme leur tienne tête .




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    New kid
    16 mars 2015 - 13 h 58 min

    @Zorba
    juste ! Bien vu !

    @Zorba
    juste ! Bien vu ! mais compréhensible!




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    Kahina
    16 mars 2015 - 13 h 51 min

    Nous avons déjà 15 années

    Nous avons déjà 15 années blanches, une de moins ou de plus.

    Ce sont les stratégies , les visions, les programmes et concepts bien étudiés qui font une réussite d’un projet de société. Surtout le suivi adéquat en temps réel du projet!!! et ne pas laisser la situation pourrir juste pour ne pas avouer l’échec.

    L’argent seul ne suffit pas. Il faut une compétence honnête pour gérer le projet et l’argent.




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    Ahmed/rais/anonyme
    16 mars 2015 - 13 h 23 min

    EXTRAIT D’ARTICLE (Par le
    EXTRAIT D’ARTICLE (Par le Professeur Chems Eddine Chitour ; Ecole Polytechnique enp-edu.dz)
    ….
    La lente descente aux enfers du système éducatif
    Le système éducatif algérien ne s’est pas écroulé d’un coup, c’est un long délitement qui a commencé avec l’école fondamentale, mais qui s’est accéléré pendant la décennie noire pour arriver à l’état lamentable où nous sommes: à peine 30% d’une classe d’âge arrivent à décrocher le baccalauréat qui lui-même a été démonétisé. De plus, cette descente aux enfers a été accélérée par la disparition progressive des baccalauréats mathématiques et mathématiques techniques, qui fait que nous avons un «ventre mou» qui ne correspond à pas grand-chose en termes de compétence et une hypertrophie des baccalauréats de lettres et sciences «douces» -pour ne pas dire sans que cela ne soit un gros mot ; sciences molles- qui ne mènent pas loin.
    Ajouter à cela le recul de l’Etat pendant près de vingt ans devant des revendications abscons telles que la ‘atba, le seuil minimal c’est-à-dire que l’épreuve du baccalauréat est indexée non pas sur le programme mais sur la performance la plus faible des lycées. Résultat des courses: nous recevons à l’université des étudiants «non structurés» qui ne maîtrisent rien et qui ont été formatés à ânonner plutôt qu’à réfléchir. Pour couronner l’état de déliquescence actuel, les jurys du baccalauréat sont indépendants du supérieur il fut une époque où c’était l’enseignement supérieur qui désignait les présidents de jurys parmi les enseignants du supérieur qui avaient de l’expérience ou on parlait d’agrégation; où en sommes-nous maintenant?
    L’éducation se porte mal et les grèves n’arrangent rien. Il est d’ailleurs incompréhensible que les syndicats ne s’intéressent pas de façon assidue à l’acte pédagogique, le dernier rapport sévère de l’Unesco est un avertissement et devrait nous interpeller. De ce fait, être contre une charte des droits et devoirs des acteurs de la communauté de l’éducation est incompréhensible. La compétence est individuelle et l’avancement devrait avoir lieu principalement au mérite. Les syndicats qui segmentent les trois paliers – chacun ayant ses ouailles – sont d’accord sur une chose entre eux. Ils demandent des promotions de douf’a, ( mot voulant dire contingent, fournée, cohorte) bref pas d’individualité à évaluer c’est l’ancienneté qui prime , avec le bon et le mauvais. C’est très porteur comme électorat mais cela ne règle pas le problème de l’éducation
    De mon point de vue cette posture militante un scandale! Car au lieu d’élever le niveau on lamine par le bas Au lieu d’aller vers l’agrégation, on lamine les compétences. A tort les enseignants syndicalistes pensent que c’est la loi du nombre qui amènera des acquis.
    Supposons que la tutelle lâche, la grève s’arrête; des milliers d’enseignants passeront à travers les mailles du filet sans qu’ils n’aient été évalués sur leur savoir. Le résultat nous le verrons dans quelques années avec un niveau de plus en plus bas et une fois de plus, l’Unesco nous admonestera… Il est nécessaire que les syndicats sachent qu’il ne faut pas brader le niveau. On s’étonne ensuite qu’elle soit désertée pour des horizons meilleurs. L’école, cela devrait être ce que nous avons de plus précieux. Quelles que soient les chapelles politiques.

    Les dérives les plus criardes
    L’un des points d’achoppement est une retraite après 25 ans d’enseignement. Outre le fat qu’à ma connaissance aucun pays du monde ne verse dans cette gabegie, il n’y a aucun argument en faveur de cette utopie. Sont ce des mineurs ? sont ce des besogneux où la pénibilité se voit chaque jour dans l’acte de travail ? Non ! Pourquoi une retraite après 25 ans ? On peut comprendre que ce n’est pas la fatigue mais un autre métier plus lucratif Certains enseignants demandent une retraite anticipée. . Ainsi, 45 ans, au moment où l’enseignant est dans la force de l’âge avec un capital de savoir et de savoir faire, il s’en va. Tout simplement parce qu’il a un autre centre d’intérêt qui est de monnayer son savoir. Les cours supplémentaires sont plus lucratifs. Il semble que les grévistes sont en majorité des professeurs de mathématiques, physique, philosophie, français; il est plus que jamais nécessaire que l’éthique s’installe.

    L’école informelle et le chantage au baccalauréat
    La plaie constituée par l’informel des cours nous interpelle tous. Certains enseignants du secondaire font dans l’informel, ils activent sans scrupules (parce que dispenser des cours chez soi, dans des conditions pédagogiques souvent déplorables, et ne pas payer l’impôt y afférent, relève de l’informel et leur confère une image exécrable). Les chasseurs de prime immoraux qui ne savent pas ce que c’est que l’éthique d’une vie au service de la société sont à l’image de ce couple cité par monsieur Tessa qui n’est pas le seul. En effet ils sont nombreux dans le secondaire qui profitent de la détresse des parents et en plus qui trichent en se donnant un vernis d’excellence en n’acceptant dans leurs cours que ceux qui ont des moyennes 14+ qui, naturellement, réussiront au bac dans tous les cas.
    D’une façon pertinente Ahmed Farrah décortique la mécanique du chantage à la grève et le corollaire du soi-disant rattrapage reprenant les dires d’un inspecteur général de l’éducation il écrit: «Le mobile de toutes ces grèves paraît opaque (…) L’école publique est, aujourd’hui malmenée, en dépit du règlement des revendications salariales des enseignants; le retour de la contestation est un prétexte pour la déstabiliser davantage. Entre-temps, des dizaines de milliers d’heures de cours sont perdues et impossibles à rattraper. En démocratie, les jours de grève ne sont pas payés, en Algérie on les rattrape mais virtuellement, et tout le monde est content, sauf les dindons de la farce que sont les élèves qui préparent le baccalauréat. Cette situation a créé une attitude dangereuse dans le comportement des élèves candidats au baccalauréat qui désertent les classes et vident les lycées, pour se consacrer à leur examen hors des établissements scolaires. Ces conditions favorisent la sélection des élèves par l’argent, les parents qui le peuvent, faisant de plus en plus appel à des cours privés fort onéreux. Cet état de fait s’est manifesté il y a une dizaine d’années déjà, par la généralisation des cours privés dans des locaux bondés, souvent des garages pour voitures, insalubres, pas chauffés, situés dans des quartiers populeux, dangereux la nuit, quant aux cours particuliers à domicile, ils ne sont accessibles qu’aux plus aisés.» (1)
    Pour Rachid Brahimi faisant le même constat de dérive de l’éthique: «Non, nous ne pouvons pas éradiquer ces cours, car ils obéissent à la loi de l’offre et de la demande, celle-ci émanant de l’élève ou (et) de ses parents. Et si des enseignants sont mercantiles, il ne faut pas oublier que les avides d’un gain plus important, plus rapide et moins fatigant, sont légion au niveau d’autres secteurs d’activité. Cependant, il est tout à fait scandaleux que des élèves soient soumis au chantage de leurs enseignants qui les obligent insidieusement à prendre des cours payants et gratifiés par un gonflement de notes. Dans ce cas de figure, puisque l’élève et l’enseignant fréquentent le même établissement, une forte implication des associations parentales pourrait remédier à ce racolage.»
    …….

    MÊME CES GRÈVES FORCENÉES, ILLEGALES et de CHANTAGE dans le secteur de l’éducation à l’approche des examens s’inscrivent dans l’objectif de déstabilisation de l’Algérie !
    Il s’agit bien d’objectifs politiques visant le désordre ! Même les enseignants « en grève’ n’y croient pas comme l’explique ce membre de l’association des parents d’élèves :
    .
    Ali AICHOUNE, qui précise parler en son nom, compte proposer aussi des rassemblements des parents d’élèves devant les lycées. « Chaque année, c’est la même chose, c’est des centaines d’heures de cours qui sont ratées, observe-t-il. Les syndicats n’ont qu’à trouver d’autres moyens pour faire valoir leurs revendications, y’en a marre de prendre en otages nos enfants ».
    .
    Ali AICHOUNE ne mâche pas également ses mots pour dénoncer une certaine engeance d’enseignants qui profite de la situation pour se faire de l’argent. « Ils se déclarent en grève au lycée et après ils font du rabattage des élèves pour leur proposer des cours particuliers chez eux dans des caves, des hangars qui ne répondent à aucune norme pédagogique et encore moins de sécurité».
    .
    Selon lui, « un enseignant en grève est tenu de rester sur son lieu de travail pendant ses heures, il n’a pas légalement ni moralement le droit de fuir, je dis bien fuir, le lycée pour donner des cours à ses élèves à 1000 dinars l’heure ». Pour notre interlocuteur, la situation a atteint « un degré de pourrissement qui peut dégénérer ».




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    Anonyme
    16 mars 2015 - 13 h 22 min

    Des retraités et des DVD pour
    Des retraités et des DVD pour rattraper les retards ( Le Quotidien de Constantine)
    ______

    La ministre de l’éducation nationale, Mme Nouria Benghebrit a assuré, hier, que les examens de fin d’année auront lieu comme prévu et se dérouleront dans de bonnes conditions et ce en dépit du retard enregistré dans les cours conséquence de la grève du CNAPESTE qui se poursuit depuis le 16 février dernier. Intervenant au cours d’une conférence de presse au siège de son ministère, elle a soutenu avoir répondu à toutes les revendications posées par les syndicalistes tout en exprimant son incompréhension pourquoi le CNAPESTE a décidé de maintenir sa grève après les négociations entreprises par les deux parties. Benghebrit a qualifié certaines des revendications d’illégales et d’illégitimes sans préciser lesquelles de ces revendications. A propos de la poursuite du mouvement de grève, la ministre a considéré l’échec des négociations de conjoncturel tout en refusant de parler d’impasse dans laquelle se trouve ce mouvement de protestation.
    En guise de solutions pour rattraper le retard qu’accusent les élèves suite au mouvement de grève, la ministre a indiqué que l’appel sera fait aux enseignants retraités, aux parents des élèves et autres employés des établissements scolaires. Comme elle a annoncé que des cours seront remis aux élèves sur des supports numériques (CD et DVD).
    R.N.




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    Ahmed/rais/anonyme
    16 mars 2015 - 13 h 20 min

    N’est-ce pas de l’aliénation
    N’est-ce pas de l’aliénation !
    Donc en comptant les 2 ans du Service national celui qui a fait:
    – 4 années d’université sort en retraite après 19 ans de service!
    – 5 années ………18 ans
    – 7 années ………17 ans
    – 10 années ……..13 ans
    —-
    C’est intelligent ça !
    Ils auraient dû compter aussi les « 3 années de lycée » !
    Il faudra aussi inclure les enseignants du primaire et ceux des Universités !
    Ce serait PARFAIT !!




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    zorba
    16 mars 2015 - 13 h 11 min

    New kid,un détail,le mot
    New kid,un détail,le mot ressuscitation n’existe pas en Français,c’est résurrection le terme adéquat.




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    New kid
    16 mars 2015 - 11 h 56 min

    Ou passe le budget phénoménal
    Ou passe le budget phénoménal de l’éducation ? Comme si Chakib Khalil était ministre de l’éducation !
    Depuis 62 le peuple algérien passe des nuits blanches pendant que les shakib passent des milles et une nuit dans la soie. On choisit l’arabisation d’al Azhar, la nomination des wali par décrets comme chez fafa, L’Algérie est infiltrée par des gens du 19 mars dont la plaque vient de disparaitre à cause des laissés en rade. L’identité algérienne noyée, la ressuscitation viendra trop tard car le cerveau est déjà atteint. Les grosses légumes qui règnent sur nous sont un exemple !




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    ghazel Dilmi
    16 mars 2015 - 11 h 33 min

    Y a t-il pas d’autres issues
    Y a t-il pas d’autres issues à part ces grèves répétitives qui sauvent les élèves assujettis par la force d’entêtement des uns (syndicats) et aux caprices infernales des autres (ministère) qui par malheurs tous deux réclament incessamment leurs tutoraux d’une année blanche certaine ?
    Je dirai par le dialogue.
    Et si ce dialogue bute sur un mur ?
    Dialoguer ! Ça veut dire trouver des sorties qui ne compromettent pas l’avenir des élèves surtout que le temps s’empresse et les examens de la fin d’année s’approchent
    (…)




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    fatigué
    16 mars 2015 - 10 h 01 min

    dans les années 70 il y avait
    dans les années 70 il y avait un service civil pour les médecins et les profs, ils étaient mutés dans des hôpitaux ou des lycées et collèges au lieu de casernes.
    il suffirait de refaire la même chose et mettre tous les universitaires diplômés « bons pour le service » en remplaçement des profs qui détruisent l’avenir de nos enfants et qui leur disent  » si tu veux comprendre la leçon passe donc au garage » ! sous entendu : viens assister à mes cours particuliers.
    honte à ces profs.
    quelle différence avec les profs des années 60 et 70 qui, eux, étaient mal payés mais qui donnaient des vrais cours dans la classe et non dans un garage.j3r8a
    maintenant la justice doit s’auto-saisir car ces  » syndicalistes » demandent certaines choses « illégales » .
    cette ministre dérange beaucoup et certains milieux font tout pour la descendre.
    lr fln et le rnd ne font rien pour l’épauler, suivez alors mon regard.




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    Abou Stroff
    16 mars 2015 - 9 h 52 min

    « Une année blanche »! dixit K.
    « Une année blanche »! dixit K. M. allons au fond des choses et interrogeons nous sur notre parcours en tant qu’Etat,Nation et peuple. tout analyste sérieux n’est il pas en droit de considérer que cette année blanche ne fait que suivre d’autres années blanches et ceci depuis 1962? en effet, si cette année est d’un blanc criard, les années précédentes ne l’ont pas moins été. car, le système éducatif algérien n’est il pas en progression constante vers la médiocrité la plus crasse? ne sommes nous pas classés derniers de la classe dans la plupart des domaines à part la corruption, la prédation sous toutes ses formes et last but not least dans le paraitre qui cache le vide sidéral et la petitesse imperceptible de l’être?
    au fait, si nous reconnaissons que l’école (avec tous ses paliers), en général, n’est qu’un appareil idéologique au service des couches qui dominent, à un instant t, une formation sociale donnée, alors l’école algérienne remplit convenablement son rôle d’appareil idéologique au service des couches rentières. d’ailleurs, c’est parce que le système rentiers n’a pas besoin de produire du savoir et du savoir faire que l’école algérienne (avec tous ses paliers) produit des bras cassés, des abrutis et last but not least des zombies pour se préparent à mourir avant d’avoir vécu.
    moralité de l’histoire: le mal ne situe pas au sein du système éducatif mais prend sa source dans l’absence manifeste de projet de société, lequel projet définirait des objectifs à réaliser, lesquels objectifs requerraient l’utilisation d’outils appropriés en vue d’optimiser les dépenses nécessaires à la réalisation de l’objectif prédéfini. en termes crus, quand l’objectif premier de la marabunta qui nous gouverne se résume à s’assoir sur le KOURSI et à tout faire pour y rester scotché, il n’y a guère lieu de jaboter sur la couleur de l’année.




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