Autorisation de dépenses

Par Kamel Moulfi – En plaçant un intervalle d’une petite semaine entre la rentrée scolaire et la célébration de l’Aïd El-Adha, à la fin des vacances d’été, le calendrier a créé les conditions d’une mise à rude épreuve – pour reprendre la formule consacrée – du pouvoir d’achat des citoyens aux revenus modestes et même moyens, avec, heureusement, un bémol, puisque les dépenses occasionnées par ces deux grands moments de la vie sociale en Algérie, se font, cette année, pratiquement, en début de mois.

Mais, il faut aussi compter avec les caprices implacables des enfants qui exigent toujours les produits à la mode, s’agissant des fournitures scolaires, et le plus beau mouton, pour l’Aïd, d’où, généralement, un alourdissement de la facture.

Les observations faites sur le marché des articles scolaires sont les mêmes à chaque rentrée, faisant ressortir la tendance à la hausse des prix, avec cette fois une nouveauté qui concerne les vendeurs informels dont les produits sont habituellement plus abordables avec une qualité moindre, mais qui semblent maintenant chercher eux aussi à tirer le plus grand profit de cette opportunité, en affichant des prix forts.

On peut deviner que l’esprit des parents est également déjà aux cours de soutien très coûteux. Quel sera le comportement face à la pression sociale qui pousse à l’achat du mouton, très souvent pour faire comme les autres et ne pas avoir l’air d’être démuni au point de ne pouvoir faire le sacrifice rituel ? Le gouvernement a fait savoir que des mesures ont été prises pour rapprocher l’éleveur de l’acheteur et empêcher les spéculateurs de saigner encore plus le consommateur, mais les prix qui sont annoncés restent tout de même élevés pour les salariés moyens.

Mercredi, à Saïda, où il était en visite de travail, le Premier ministre, Abdelmalek Sellal, a décrit le contexte en deux mots, solidarité et rigueur, indispensables pour passer à la croissance sans toucher aux «acquis sociaux». Rien d’alarmant dans ses propos, au contraire, il a affirmé, chiffres à l’appui, que l’Algérie se porte bien et a été rassurant quant à l’avenir sur les trois prochaines années.

De quoi autoriser les dépenses de la rentrée.

K. M.

Commentaires

    Anonymous
    8 septembre 2016 - 20 h 05 min

    je croit profondément que l
    je croit profondément que l Algérie vit de la grâce du TOUT PUISSANT que de la gérance de nos dirigeants




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