Discours deux en un

R. Mahmoudi – Au-delà de sa portée politique et de ses répercussions immédiates sur la vie nationale, largement commentée par la presse et les partis politiques, le dernier discours de Bouteflika – dont certains vont jusqu’à douter qu’il ait été dicté ou validé par le Président lui-même – porte dans sa structuration syntaxique les germes d’une très grave dérive. La contradiction flagrante relevée dans les deux versions du texte – le rajout ou l’amputation, c’est selon, d’une petite phrase («soutenue par une presse…») qui en déforme totalement le sens) – trahit, en effet, l’état de déliquescence dans lequel se trouvent les plus hautes institutions du pays. Si, à ce niveau de la hiérarchie du pouvoir, des fautes aussi graves peuvent se glisser aussi facilement, par omission, par incompétence ou par volonté de manipuler, il y a bien le feu en la demeure. Car c’est toute l’image du chef de l’Etat et celle de l’Etat tout entier qui en prennent un coup. Qui a rédigé les deux versions arabe et française du discours lu au nom du président de la République ? Qui était chargé de la révision des deux textes ? Qui, parmi les scribes du Président, a intérêt à ce qu’un message aussi important soit trituré de cette façon gauche et provocatrice ? Qui, en dehors du petit cercle des conseillers attitrés du chef de l’Etat, peut s’immiscer dans l’élaboration des discours officiels ? On ne sait pas si une enquête a été diligentée pour en déterminer les responsabilités, mais le silence radio qui règne depuis la diffusion de ce message sur cette affaire ne fait qu’aggraver la situation. Ni le très «moralisateur» ministre de la Communication ni aucun porte-voix officiel ou officieux du pouvoir n’ont jugé utile de reconnaître cette bévue. A moins qu’ils n’en mesurent pas la portée. Ce qui est encore plus grave.
R. M.

Comment (9)

    Anonyme
    22 mars 2015 - 1 h 13 min

    @ New kid (non vérifié) | 21.
    @ New kid (non vérifié) | 21. mars 2015 – 19:27
    En fait, il n’a jamais été qualifié pour quoi que ce soit.




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    Ahmed/rais/anonyme
    21 mars 2015 - 22 h 32 min

    …le dernier discours de
    …le dernier discours de Bouteflika – dont certains vont jusqu’à douter qu’il ait été dicté ou validé par le Président lui-même – porte dans sa structuration syntaxique les germes d’une très grave dérive…
    ____

    Toc toc toc… »dont certains » donc!
    Le Président à parfaitement raison! Ils y a des partis sans aura et des personnalités cupides, soutenus en permanence par une certaine presse qui incitent bien à la violence pour instaurer le chaos et se présenter comme les sauveurs de l’Algérie.
    L’affirmation du Président ne peut être lancée sans des données précises des services de sécurité dont le DRS!
    La dérive vient de ces énergumènes-là et de cette presse-là!




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    New kid
    21 mars 2015 - 18 h 27 min

    @anonyme 16.05
    Merci d’avoir

    @anonyme 16.05
    Merci d’avoir complété le tableau.
    Donc d’après ton tableau il est disqualifié a plusieurs reprises!

    New kid




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    Anonyme
    21 mars 2015 - 15 h 05 min

    @ New kid (non vérifié) | 21.
    @ New kid (non vérifié) | 21. mars 2015 – 13:02
    Mais qu’il soit aussi :
    – natif du territoire algérien, dans les limites de la carte politique héritée depuis l’accession de l’Algérie à l’indépendance en 1962,
    – de nationalité algérienne d’origine depuis le grand-père et la grand-mère,
    – marié et père d’au moins un enfant au moment de la prise de ses fonctions,
    – n’ayant aucun antécédent juridique ni aucune dette vis-à-vis du trésors public
    – détenteur d’un diplôme universitaire dûment attesté,
    – jouir d’une bonne santé et être en possession de toutes ses capacités physiques et facultés mentales,
    – etc…




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    ghazel Dilmi
    21 mars 2015 - 13 h 10 min

    Je pense que tout est tramé
    Je pense que tout est tramé et ficelé pour vous faire oublier l’essentielle du discours et vous ramener indirectement à parler des ces contradictions en vous laissant déduire vous-même cet état de déliquescence auquel l’Etat est arrivé.
    N’oublier pas que les magouilles et les tractations font parties de son éthique pour garantir sa survie au dépend de tout autre considération.
    A méditer




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    sentinel
    21 mars 2015 - 12 h 21 min

    cher anonyme du 12.08 .je
    cher anonyme du 12.08 .je suis tres loin de ces toujours meme que vous avez l air de connaitre .et je serai toujours un novice et un debutant je l espere pour pour ppouvoir garder une certaine fraicheure dans l honnetette intelectuele.je vous demande juste. relater l ensemble du passage.qui concerne la construction du front interieure.sous condition prealable.confondre le pouvoir avec l etat et une faute grave de la part de celui qui a rediger cette lettre car c en est une et non pas un discours.

    fraternellement une sentinelle




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    New kid
    21 mars 2015 - 12 h 02 min

    Et demain lorsque toute
    Et demain lorsque toute traduction de discours se fera en triplicata, arabe français, et amazigh, les amalgames se multiplieront !
    Nous devons donc exiger qu’un futur président digne de représenter le peuple Algérien soit compétant dans les trois langues ! Ou du moins en amazigh et en arabe.




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    Anonyme
    21 mars 2015 - 11 h 08 min

    le lecteur de ce message est
    le lecteur de ce message est nouveau dans la lecture ;
    les conseillers en charge des discours sont toujours les mêmes;
    il semble qu’il y ait eu une volonté de laisser faire par ceux d’habitude missionnés pour corriger l’insuffisance permanente de ceux qui s’accrochent malgré tout ;
    d’aucuns doutent de la paternité de ce texte :qui fait dire quoi au responsable en titre ?
    il faut mettre de l’ordre et « renforcer le front intérieur » par des concessions de toutes les parties ;
    l’ère pouvoir absolu est naturellement révolue!




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    sentinel
    21 mars 2015 - 9 h 28 min

    sachant comment sont recrutes
    sachant comment sont recrutes ces conseilles en communication et par qui.ce n est pas etonnant de lire ce genre d idiotie digne d un eleve de prepa en publicite .en politique ne menace pas son peuple . on ne fait pas peur a son peuple.comme si on vendait des voitures .
    le peuple algerien et le symbole meme de la lutte depuis des siecles.donc fautes graves en communication (mr rougab fils et cie)vous joues avec la credibilite d un etat et de son peuple

    fraternellement une sentinelle




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