Fraude lors des épreuves du baccalauréat : des candidats utilisent la 3G pour obtenir les réponses

Les nouvelles technologies de l’information et de la communication sont utilisées par des candidats au baccalauréat pour obtenir les réponses. Nous avons appris, en effet, selon de nombreux témoignages, que des smartphones ont été introduits dans les salles d’examen pour servir de moyen de communication avec l’extérieur via les réseaux sociaux, grâce à la 3G. Le sujet est alors filmé et transmis par Facebook, en attendant de recevoir les réponses de façon frauduleuse. D’autres témoignages indiquent que les enveloppes contenant les questions étaient ouvertes avant même que les candidats ne pénètrent dans les salles d’examen. Une pratique illégale, les enveloppes devant être ouvertes en présence des candidats par souci de transparence. De plus en discrédité, l’examen du baccalauréat, qui s’est transformé au fil des années en une simple formalité, a perdu son prestige d’antan jusqu’à devenir inutile. Le niveau des programmes a baissé et les conflits qui caractérisent le secteur de l’éducation depuis plusieurs années ont contribué à la clochardisation de l’école algérienne, celle-ci ne formant plus les élites. Une situation qui s’est répercutée naturellement sur l’université, devenue un réceptacle pour des centaines de milliers de bacheliers dont le niveau de connaissances est de moins en moins performant. Nonobstant les classements déshonorants de nos universités dans le monde – elles sont tout simplement inexistantes –, les pouvoirs publics tentent à chaque fois d’avancer des explications saugrenues, détournant ainsi l’attention de l’opinion publique d’une réalité amère : notre enseignement ne répond plus aux normes internationales, d’où le recours de plus en plus manifeste aux compétences étrangères. Ce nouveau scandale confirme, en tout cas, que le baccalauréat, cette institution séculaire héritée du système éducatif français, n’a plus aucune valeur. Il est temps de revoir cet examen qui ne sert à rien, sinon à retarder de quelques années supplémentaires un chômage endémique qui concerne chaque année des milliers de nouveaux venus sur un marché du travail aux exigences de plus en plus difficiles et face auxquelles les diplômes obtenus sont obsolètes. On ne sait pas, à l’heure où nous rédigeons ces lignes, comment va réagir le ministère : minimiser l’ampleur de cette fraude «moderne» ou réagir de sorte à garantir l’équité entre tous les candidats et sauver cet examen pendant qu’il est encore temps. Nous y reviendrons.
Karim B.
 

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