Ça n’a pas de «prix»

Par Meriem Sassi – Sur les quinze distinctions prévues dans le cadre du prix du président de la République du journaliste professionnel, huit seulement ont été attribuées. Le palmarès tronqué est motivé, selon le communiqué rendu public par le jury, par «l’absence de critère de qualité». Un aveu d’échec qui renseigne, à juste titre, sur le manque de formation et d’encadrement au sein de la corporation, mais surtout sur le manque d’engouement des candidats professionnels, au talent avéré, dont regorge la presse, à postuler pour un prix loin de consacrer la liberté de la presse et la libre parole au sein de la corporation. La majorité des confrères ne pouvaient que bouder un tel concours servant clairement de faire valoir au pouvoir et devant véhiculer par le biais de productions journalistiques, censées être spontanées et libres, un message de reconnaissance et de satisfaction face aux «réalisations» des différents mandats du Président. La non-attribution de sept prix, malgré tous les moyens de publicité mis en branle, est un sérieux revers pour le ministre de la Communication qui se démène depuis sa nomination pour replacer la presse dans une posture d’asservissement au pouvoir, sans possibilité de discordance ou de critique quelles qu’elles soient. Hamid Grine, investi de cette mission surréaliste, semble oublier que les professionnels de la presse sont passés par tant d’épreuves et de souffrances pour acquérir et garder leur liberté de ton menacée chaque jour, qu’ils ne sont pas prêts, quels que soient les conditions et les marchandages, à se laisser détourner de leurs principes. Si «le prix du président de la République» est présenté comme étant celui du «professionnalisme et l'éthique», les règles du jeu que tente d’imposer le pouvoir sont loin d’entrer dans ce cadre. Seules une réelle ouverture et la levée de la mainmise sur la presse publique, et la fin des chantages en tous genres subis par la presse privée consacreront une liberté réelle de la corporation. Celle-ci pourra alors choisir, en toute liberté, de vanter ou non les réalisations du président de la République, ce qui ouvrira la voie à un débat constructif et riche qui permettra de sortir la presse de sa torpeur et de l’extirper de la médiocrité et du manque de professionnalisme qui gangrène ses rangs.
M. S.
 

Comment (6)

    TheBraiN
    27 octobre 2015 - 13 h 45 min

    Lorsqu’on lit les journaux à
    Lorsqu’on lit les journaux à plus fort tirage , on ne peut que se demander ou ont-ils pu trouver ces 8 « lumières » primées !




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    Anonyme
    25 octobre 2015 - 18 h 20 min

    Les prix de la soumission et
    Les prix de la soumission et de la médiocrité! Pourquoi imposer comme thème de faire l’éloge du système? Dire que nous avons un modèle économique fait rire!! En 2015 on importe du ciment et des carburants entre autres …alors que ça fait 40 ans que des hommes comme boumediene ont construit 10 cimenteries…les raffineries et complexes pétrochimiques,El hadjar sonacome qui fabriquait des camions,bus,oui fabriquait!! Boîtes de vitesse,fondrie,moteurs à Constantine..etc..etc..! Si tayeb hafsi et ghozali pouvait écrire sur cette épopée où de jeunes cadres sans expérience ont relevé le défi: sonatrach,sonelgaz,l’administration. tout a été remis en marche après le départ des pieds noirs!! Ça fait 40 ans!




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    anonyme
    25 octobre 2015 - 13 h 36 min

    un patriote qui défend son
    un patriote qui défend son pays par rapport aux rats journaleux, veut dire quoi: j’ai ecris au chef de gouvernement lui demander de sigler les voitures publics est ce que je suis un traite de la nation .toutes les vehicules des privés sont siglé et GPS aidant ,ils maitrisent la consommation de l’essence .




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    Anonyme
    25 octobre 2015 - 11 h 00 min

    Mr Zouhir Mebarki mérite
    Mr Zouhir Mebarki mérite largement son prix et j’ai un grand plaisir à lire un patriote qui défend son pays par rapport aux rats journaleux qui reprennent les élucubrations d’un journal anti-algérien (mondafrique) que la justice française vient de condamner .De toute façon les absents ont toujours tort .




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    je poste ce commentaire et j'ai peur
    25 octobre 2015 - 10 h 06 min

    le tirage du quotidien el
    le tirage du quotidien el djemhouria qui est un journal regional ne depassant pas les 2000 exemplaires,les 80 % vendus au kilo ainsi que le quotidien expression.sur quel base ces prix ont été descernés .des infos sont destillées que l’internet sera sous surveillance meme pour donner un petit avis qui ne changera rien a la realité,cet etat fait peur et nous pousse a se desabonner de l’internet pour eviter des problemes ,la cherté de la vie est deja a fardeau a supporter.




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    Anonyme
    24 octobre 2015 - 18 h 46 min

    Quand on donne un prix à

    Quand on donne un prix à quelqu’un parce-qu’il a fait un entretient ( interview) avec l’importateur Bouchouareb, je me demande c’est quoi ce carnaval.




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