Gaïd-Salah «flingue» Saïdani

Par R. Mahmoudi – Après ce cinglant désaveu du ministère de la Défense nationale sur la question du Sahara Occidental, l’incorrigible secrétaire général du FLN n’a plus à se prévaloir désormais d’être le porte-voix de l’institution militaire, comme il a toujours essayé de se présenter depuis son intronisation à la tête de l’ex-parti unique – en tout cas, c’est ce qu’il laisse entendre dans les coulisses. Il croyait peut-être qu’en disant des hérésies, il allait être reconnu comme un iconoclaste, un «briseur» de tabous que la classe politique n’aurait jamais enfanté. Le pire est qu’il a songé à arrimer la position de l’Etat, qui se confond fondamentalement avec celle de l’armée, sur des questions stratégiques à ses propres lubies. Et ce n’est pas, à vrai dire, la première fois que l’homme est désavoué, directement ou indirectement, par les plus hautes institutions de l’Etat. Cela lui aurait pourtant servi de leçon pour revenir à la raison et cesser de camper des rôles que nul ne lui reconnaît. Car si on ne lui fait pas connaître ses limites, Amar Saïdani risque, demain, de glisser sur des sujets encore plus sensibles qui peuvent nuire sérieusement, voire irrémédiablement à l’image et à la place de l’Algérie dans la région et dans le monde. Avec son zèle qui frise l’indécence, l’homme est capable du pire. D’ailleurs, il l’a prouvé et commence à faire des émules en la matière – son dauphin Baha-Eddine Tliba, devenu «courageusement» prolixe depuis le départ du général Toufik à la retraite, peut demain lui disputer son poste. Il faut dire que depuis cette fameuse lettre de félicitations du vice-ministre de la Défense, à l’occasion de sa «réélection», cousue de fil blanc, comme secrétaire général du FLN, Amar Saïdani s’est vu pousser des ailes et redoublait de férocité, à telle enseigne qu’il se permettait même d’évoquer l’avenir de l’institution militaire, avec une audace rare, et de s’attaquer impunément à des responsables au sein de cette institution. On ne sait pas si, en lançant cette pique sur le Sahara Occidental, il pensait naïvement que la position traditionnelle de l’Algérie sur cette question était liée à un homme, en l’occurrence l’ex-chef du DRS, ou alors, plus malin, il voulait sonder la réaction de l’Etat par rapport à cette question avant de suggérer, probablement dans une prochaine étape, sa reddition.
R. M.

Comment (28)

    Anonyme
    18 décembre 2015 - 6 h 18 min

    A Anonyme 1:43 du
    A Anonyme 1:43 du 18/12/2015
    Anonyme 21:24 du 17/12/2015 a parfaitement raison ;
    Après le viol de la constitution de 2008 pour assurer la présidence à vie et l’acharnement à réaliser une transmission dynastique et familiale du pouvoir quitte à changer tout le personnel politique et militaire du pays sous le contrôle diligent de fafa et du soutien discret et efficace du Maroc appuyé par ses amis du Moyen Orient ,aucune force crédible n’est en mesure de s’opposer au projet destabilisateur de la fratrie au pouvoir ;
    ce que dit saidani l »envoyé spécial » est une décision déjà prise qui ne s’accommode pas des grands principes d’émancipation des peuples du siècle dernier ;
    la volonté populaire ,elle ne sert plus qu’ à occuper la galerie le moment venu;
    le pays des Chouhadas devient une monarchie moins d’un siècle après celle des saouds.
    QUI NE DIT RIEN CONSENT dit l’adage !

    M. Bekaddour
    18 décembre 2015 - 4 h 37 min

    « Il était une fois dans
    « Il était une fois dans l’ouest »… Harmonica… Puis : « Il sera une fois dans l’ouest » en Afrique du Nord le cimetière d’une monarchie qui avait créé tant d’anarchies, Sidi Sahraoui ne pardonne pas les affronts à La Vie, à… Dieu !
    Les « Rois » n’ont plus rien à faire sur cette Terre en péril, il y a plus urgent qu’un baise main !

    Anonyme
    18 décembre 2015 - 0 h 43 min

    Par Anonyme (non vérifié) |
    Par Anonyme (non vérifié) | 17. décembre 2015 – 21:24
    Ne prends pas tes rêves sur le Sahara Occidental et le Maroc pour des réalités, Saïdani a trahi l’Algérie sur plusieurs choses, nous savons aussi ses accointances avec le Maroc, il parait qu’il a une femme au Maroc. Cependant nous savons que Saïdani n’est qu’un ballon de sonde pour jauger l’opinion publique algérienne, mais l’opinion générale des algériens s’est manifestées, elle est sans appel, sur cette question et la ligne rouge ne doit pas être dépassée. Saïdani n’est pas algérien ni le clan Bouteflika, nous savons très bien qu’ils sont capables de trahir l’Algérie, parce qu’ils ne sont pas algériens, ils n’ont pas les valeurs algériennes ni ils font parti de ce pays, ni de son histoire ni de son peuple, ils savent très bien que tout changement de position sur la question sahraouie leur sera fatale, ils n’oseront jamais dépasser la ligne rouge.

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