Export : la Banque d’Algérie introduit une nouvelle mesure

Mohamed Loukal, gouverneur de la Banque d'Algérie. New Press

La Banque d’Algérie a introduit récemment une mesure de facilitation pour les exportateurs hors hydrocarbures en supprimant son accord préalable pour le paiement en devises des factures d’importation des matières premières par ces opérateurs, a indiqué à l’APS un responsable de cette institution. C’est dans ce sens que les banques ont été instruites par la Banque d’Algérie d’autoriser, désormais, le règlement financier des opérations d’importation de matières premières, sous le régime d’admission temporaire pour perfectionnement actif, sans l’accord préalable de la Banque d’Algérie, et ce, lorsque l’opérateur règle sa facture avec ses propres devises. Le régime d’admission temporaire pour perfectionnement actif signifie l’importation de matières premières pour réexportation après leur transformation en produit fini. Ainsi, une entreprise qui importe des matières premières pour fabriquer des produits destinés à l’exportation et qui détient des avoirs suffisants en devises dans son compte «personne morale» peut régler sa facture en devises sans passer par la Banque d’Algérie, explique la même source. «Auparavant, un exportateur, même quand il détenait suffisamment de devises et qu’il préférait régler son fournisseur de matières premières avec ses propres devises, il devait avoir l’accord préalable de la Banque d’Algérie. Désormais, il peut le faire directement sans passer par cette dernière. Ce qui lui fait gagner du temps», affirme la même source. La suppression de cet accord préalable concerne uniquement les opérateurs détenant des avoirs suffisants en devises pour le règlement de ce type d’importations de matières premières pour transformation et réexportation en l’état fini. Pour rappel, lorsqu’une opération d’exportation est réalisée, l’exportateur a droit de percevoir en devises la moitié de ses recettes d’exportation alors que l’autre moitié lui est convertie en dinars par la Banque d’Algérie. Pour les exportateurs qui ne détiennent pas de devises (primo-exportateurs) ou qui ne disposent pas de suffisamment de devises pour importer les matières premières, ils restent soumis à un accord de la Banque d’Algérie autorisant la banque domiciliataire à transférer les devises vers le fournisseur étranger, contre paiement de l’équivalent en dinars par l’opérateur algérien. «La Banque d’Algérie continuera à examiner les dossiers de ces opérateurs (primo-exportateurs ou n’ayant pas suffisamment de devises) et leur donnera son accord pour le règlement de leurs factures d’importation des matières premières», assure la même source qui ajoute que, jusqu’à maintenant, la Banque d’Algérie n’a refusé aucune demande de ce type. «Il suffit que l’opérateur présente le dossier requis (accord de la Douane et la facture notamment) pour que la Banque d’Algérie lui donne son accord», explicite le même responsable.

R. E.

Comment (7)

    Anonymous
    2 juillet 2016 - 17 h 28 min

    Tout le système bancaire, et
    Tout le système bancaire, et financier algérien est archaique administratif, bureaucratique dépassé, et obsolète, en retard de plusieurs générations,…..?!
    c’est maintenant qu’on se réveille , et qu’on ressent les dangers qui menacent gravement lourdement le pays

    « gestion au jour le jour, à courte vision, sans stratégie, et sans imagination de sortie de crise »




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    sammari
    1 juillet 2016 - 7 h 10 min

    L’article m’intéresse a titre
    L’article m’intéresse a titre d’information simplement comme d’habitude. Je souhaite que ce journaliste qui signe avec des initiales (discrétion) ,accompagne de A a Z un petit importateur, afin qu’il constate de lui-même, toutes les difficultés rencontrées tout au long de ce parcours de combattant unique en son genre, je peux dire que tout est mis en œuvre pour vous écœuré, en fin de parcours après quelques mois et des amendes infligées injustement, quand vous obtenez l’autorisation de récupérer votre marchandise, vous avez une poignée de douaniers algériens qui se serve devant vous sans gêne, je parle d’un cas que je connais personnellement, cela c’est passé entre janvier et juin 2016, je pense que ce n’est pas le seul a se faire racketté, alors messieurs les journalistes algériens qui exercent en ALGERIENS,je sais qu’ il est très difficile de faire des investigations dans ce pays, je comprends aussi pourquoi les initiales.




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    Anonymous
    30 juin 2016 - 11 h 53 min

    Nous allons exporter le vide,
    Nous allons exporter le vide, les bureaux de Haddad ainsi que les clubs de la corruption et de la réflexion stérile

    Yakhi Moussiba Yakhi




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    Kahina
    30 juin 2016 - 11 h 50 min

    Comme si l’Algérie possédait
    Comme si l’Algérie possédait un système bancaire moderne et parfait,et, que la qualité de nos produits est irréprochable répondant aux normes internationales…Il nous manquait que cette loi pour l’exportation hors-hydrocarbure.
    Ce qui me choque est le fait qu’ils n’ont aucune honte et aucune gêne pour déclarer des sottises pareilles. C’est pour cette raison qu’il faut briller par son incompétence pour devenir ministre.




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    Anonymous
    30 juin 2016 - 11 h 45 min

    Une nouvelle mesure pour des

    Une nouvelle mesure pour des corrompus sur mesure.
    L’arnaque a de l’avenir au pays de la TCHIPPA.




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    elmanefi
    30 juin 2016 - 8 h 17 min

    Avant d’exporter il faudra
    Avant d’exporter il faudra déjà savoir produire or ce n’est pas la cas dans tous les domaines !!!

    PAR CONTRE VOUS POUVEZ EXPORTER LA CORRUPTION ET LA BUREAUCRATIE MR LE MINISTRE !!!




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    Anonymous
    29 juin 2016 - 15 h 40 min

    Bonjour les fausses factures
    Bonjour les fausses factures et transfert de devises à l’étranger. Bled mickey




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