Le Burundi se retire du sommet de l’Union africaine

Le président burundais, Pierre Nkurunziza. D. R.

La délégation burundaise a «écourté» sa participation au 27e Sommet de l’Union africaine (UA) à Kigali et a quitté la capitale rwandaise, ont annoncé des sources diplomatiques. La délégation burundaise a décidé de quitter le sommet de l’UA. Elle n’a fait aucune déclaration pour expliquer ce «retrait précipité», ont indiqué ces sources diplomatiques proches du Conseil de paix et de sécurité de l’Union africaine, citées par les médias. Selon d’autres sources concordantes, il y aurait également des «doutes» sur la participation du président burundais, Pierre Nkurunziza, à la réunion des chefs d’Etat dimanche à Kigali. «Les Burundais n’ont pas expliqué les raisons pour lesquelles ils ont été rappelés dans leur pays qui entretient des relations très difficiles avec le pays organisateur du sommet, le Rwanda», a indiqué un diplomate en poste à Addis-Abeba, cité par des agences. Mais d’après des experts, la raison de ce départ précipité est la présence éventuelle à la frontière entre le Rwanda et le Burundi de groupes armés hostiles au 3e mandat contesté du président burundais Pierre Nkurunziza.

Le Burundi accuse le Rwanda de soutenir des groupes rebelles sur son territoire. Le Rwanda rejette catégoriquement ces accusations. La situation au Burundi figure parmi les questions phares qui seront abordées lors du sommet. Le facilitateur dans la crise burundaise, Benjamin Mkapa (ancien président tanzanien) est d’ailleurs présent à Kigali où il doit présenter aux chefs d’Etat et de gouvernements africains les résultats de sa médiation. Le second round des pourparlers inter-burundais s’est achevé le 14 juillet à Arusha, capitale de la Tanzanie, après l’assassinat la veille à Bujumbura d’une ancienne ministre, Hafsa Mossi, et le refus du gouvernement de dialoguer avec l’opposition farouchement opposée 3e mandat de M. Nkurunziza. Le 27e sommet des chefs d’Etat de l’Union africaine s’est ouvert dimanche à Kigali, avec la participation de l’Algérie, qui sera représentée par le Premier ministre, Abdelmalek Sellal. La cérémonie d’ouverture officielle de la Conférence de l’UA, prévue à 14h, verra le lancement du passeport panafricain et du rapport de la décennie de la femme africaine.

Pour la première fois, la cérémonie d’ouverture a été précédée d’un huis clos. Les chefs d’Etat se réunissaient pour évoquer notamment la succession de la présidente de la Commission de l’Union africaine (UA), Dlamini-Zuma, en poste depuis 2012 et qui ne briguera pas un second mandat à la tête de l’instance africaine. Inscrit cette année sous le thème de «2016 : année de protection des droits de l’homme, avec un accent particulier sur les droits des femmes», le sommet planchera également sur la protection des femmes et le droit des minorités, ainsi que sur les droits et bien-être de l’enfant. Plusieurs autres sujets figurent à l’ordre du jour de cette rencontre continentale comme les questions de sécurité et le financement de l’UA.

R. I.

Comment (2)

    glagli said
    19 juillet 2016 - 15 h 15 min

    c’est l’afrique elle a ses
    c’est l’afrique elle a ses raisons et personne ne peut la comprendre




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    glagli said
    19 juillet 2016 - 15 h 15 min

    c’est l’afrique elle a ses
    c’est l’afrique elle a ses raisons et personne ne peut la comprendre




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