Une contribution du Dr Arab Kennouche – Les dits et les non-dits de l’islamisme politique d’Erdogan

Le couple Erdogan à Alger en 2013. New Press

L’histoire universelle nous a amplement montré maintenant qu’en politique, ce sont plus les intentions et les dispositions d’esprit cachées que les théories, les idéologies ou les traités, qui sont décisifs dans le jeu du pouvoir. Or, depuis l’émergence de l’islamisme radical sur la scène internationale, tout n’a pas été forcément dit sur les intentions des uns et des autres et, aujourd’hui, nous en payons le prix fort. Les récents événements de Turquie et la vague d’attentats en Europe sont symptomatiques de l’imbroglio idéologique dans lequel se sont fourvoyés nombre de partis islamistes qui semblent désormais soucieux de s’adapter à un contexte politique fondamentalement hostile à leurs égards. Si l’on regarde de plus près l’expérience du marxisme révolutionnaire et de son alter ego, le socialisme utopique français qui le précéda, on retrouve dans l’idéologie islamiste, sur le même tempo, les mêmes problématiques : faut-il faire la révolution armée pour s’imposer ou bien réformer le système de l’intérieur selon une voie parlementaire et dans le cadre de la démocratie ? Utiliser la force ou la démocratie pour fonder un totalitarisme ?

C’est la question que se posaient les socialistes français et même les communistes après la révolution bolchévique de 1917 qui employa des moyens violents pour imposer le marxisme-léninisme en Russie. Mais le socialisme français s’est finalement dissous dans la démocratie parlementaire et libérale au point qu’aujourd’hui, il s’apparente davantage à la social-démocratie qu’à la révolution prolétarienne chère à Marx et Lénine.

En Algérie, l’aliéné Ali Belhadj avait choisi la voie révolutionnaire, mais ne put réussir le coup de Lénine en s’en prenant à tout ce qui bouge : les premiers éradicateurs furent bien les islamistes du FIS jusqu’à ce que leur défaite militaire obligeât l’islamisme à composer avec la démocratie, dans une voie de la réforme qui a conquis de nombreux pays arabes et même la Turquie. On a abandonné le glaive et la kalachnikov pour venir s’asseoir au parlement afin de pouvoir goûter aux joies du parlementarisme démocratique. Mais que se cache-t-il véritablement derrière cette posture de la nouvelle raison islamique ?

Le réformisme islamiste : un loup dans la bergerie ?

Le récent coup d’Etat avorté en Turquie révéla en profondeur les véritables intentions des uns et des autres. Alors que l’AKP d’Erdogan s’est toujours présenté comme une force politique respectant la démocratie, les militaires n’ont jamais cru au réformisme islamique de ce parti qui, d’élection en élection et par petites touches, rogne sur les principes démocratiques inscrits dans la constitution. L’objectif non avoué d’Erdogan est de conduire à une transformation globale de la société, une sorte de révolution islamique en gants de velours, indolore, mais qui remettrait en cause tout l’édifice de la Turquie kémaliste. Comme en Algérie, en Tunisie et ailleurs, les islamistes semblent attendre leur heure dans cette espèce de déguisement démocratique dont ils tirent toute la force de leur nouvelle légitimité.

Or, on peut ne pas aimer le kémalisme ou la république laïque et ses dépassements de la moralité musulmane, mais croire que la cité de Dieu est sous les pieds d’Erdogan est encore une autre paire de manches. Une grande partie de l’establishment militaire turc en est consciente et prend la mesure de la distance qui reste avant que la Turquie ne sombre dans une forme de théocratie acceptable, du type réformiste ouvert sur l’Occident, à l’iranienne. Il ne faut pas oublier qu’une bonne partie de la population turque ne se retrouve plus dans la mégalomanie islamo-capitaliste d’un tsar qui emprunte une voie pour pouvoir un jour mieux l’infléchir, dit-il. Erdogan peut toujours se justifier devant le peuple des croyants afin de profiter des avantages du pouvoir qui, eux, sont bien capitalistes. Tout de même, et si Erdogan, avec autant de moyens financiers, autant de forces de police et autant de moyens militaires, se mettait un jour à utiliser les structures du capitalisme pour mieux le détruire et le ramener aux oubliettes de l’Histoire ? Utiliser les moyens du capitalisme, ses infrastructures internationales, le pénétrer dans ses méandres les plus profondes, utiliser ses circuits financiers, ses armes létales pour le paralyser définitivement, ou au moins tenter de le faire ? La révolution par la réforme, une strangulation par à-coups… C’est, en tout cas, de cette façon qu’il faut interpréter cette nouvelle forme d’islamisme bien pensant, calfeutré dans les habits de la démocratie parlementaire, mais dont l’internationalisation doit donner à réfléchir.

Lorsqu’un Erdogan rencontre un Mokri en Algérie, on ne peut s’empêcher de penser à une entente stratégique aux relents révolutionnaires réprimés pour la circonstance. Comme si les Américains ne pouvaient pas savoir ou connaître toutes les facettes de l’islamisme depuis sa forme la plus tendre jusque dans ses formes les plus radicales.

Les islamistes modérés et le califat 

L’une des questions fondamentales concernant l’islamisme modéré consistera, à l’avenir, à mesurer la distance qui le sépare du califat de Daech, ou bien de toute autre forme violente, nihiliste, takfiriste. Cette problématique de la violence nihiliste concerne également des régimes politiques en place depuis fort longtemps, comme les monarchies fondamentalistes du Golfe, Arabie Saoudite en tête. Mais il ne faut pas s’y méprendre, dans cette taqya de l’islamiste modéré se croyant à l’abri de sa ruse, on peut de l’extérieur également observer le regard inquisiteur de l’Oncle Sam qui verrait d’un mauvais œil un glissement progressif de l’islam politique vers un califat complètement indépendant et doté d’armes de destruction massive, donc forcément pas comme celui de Daech.

Le danger pour le camp occidental, c’est que l’accumulation d’expériences de régimes islamistes même modérés en divers endroits se transforme en révolution sociétale, sans recours à la violence armée, dans tout le monde islamique, emportant de la sorte tous les personnels politiques dont ils ont déjà le contrôle. Imaginez un instant un gouvernement PJD au Maroc, MSP en Algérie, Ennahda en Tunisie et ainsi de suite simultanément jusqu’en Syrie, dans le Golfe et même jusqu’en Indonésie : les transformations profondes dans les sociétés par une réislamisation des mœurs amplifieraient les extrêmes, les élites modérées en seraient vite débordées.

L’islamisme modéré à forte dose (dans plusieurs pays simultanément) conduirait à la perte du leadership américain dans le monde arabe : d’où ces nombreuses contre-révolutions, tunisienne, égyptienne et maintenant turque pour ramener à la case départ les loups (qui s’ignorent ou feignent de s’ignorer) de la modération. Le faux califat de Daech ne serait rien comparé à des millions de musulmans «modérés», forts de leurs soutiens politiques, qui réclameraient désormais, au nom de la civilisation et d’une tradition historique incontestable, un califat en propre et due forme, déconnecté de l’Occident. Encore que, pour que ce califat fasse de l’ombre à l’Occident, il faille le doter d’un armement conséquent et dissuasif.

Les Etats-Unis ont donc tout intérêt à essayer de laminer les derniers gouvernements progressistes arabes, comme ceux qui avaient tenté de développer une arme nucléaire, en y semant le poison de Daech. Comme ils ont tout intérêt à endiguer l’islamisme dit modéré à la Erdogan, Mokri, Ghannouchi en leur jetant aux pieds le feu de Daech, afin qu’il ne se transforme pas en une internationale du califat rebelle un jour. Pris entre deux feux, il ne reste au monde musulman dans la formule américaine guère que la solution de l’émasculation à la Brunei, Qatar, Jordanie, à la Tunisie de Ghannouchi (qui vend la suprématie de l’islam au peuple, mais se couche à la moindre injonction occidentale) ou encore, enfin, à l’Algérie de Bouteflika après 2019.

Dr Arab Kennouche

Comment (72)

    Prolétaire
    27 juillet 2016 - 12 h 02 min

    Je tiens encore une fois à
    Je tiens encore une fois à remercier la contribution d’Abou Stroff à l’esprit perspicace et à la plume corrosive.
    Je tiens surtout à saluer, pour son ouverture d’esprit et sa tolérance, Algérie Patriotique. En permettant la publication de contributeurs algériens aux idées aussi variées que radicalement opposées, il prouve qu’il existe encore des Algériens ouverts aux débats d’idées, aux confrontations politiques, aux controverses philosophiques, bien évidemment dans le respect de chacun. Seul ce genre de discussions permettra à chacun de sortir de la solitude intellectuelle pour se frotter à d’autres façons de penser, d’appréhender la réalité avec un regard différent, d’élargir ses connaissances, de susciter la curiosité pour des sujets souvent ignorés, et surtout de développer le doute, d’inciter à des remises en cause.
    PS : pour Abou Stroff. Comme tu es curieux, tu peux aussi lire ma contribution dans l’article « Lettre à mes amis compatriotes… », et « Profanation du Saint Coran… », ainsi que « Le livre d’Hite…




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    Prolétaire
    27 juillet 2016 - 12 h 02 min

    Je tiens encore une fois à
    Je tiens encore une fois à remercier la contribution d’Abou Stroff à l’esprit perspicace et à la plume corrosive.
    Je tiens surtout à saluer, pour son ouverture d’esprit et sa tolérance, Algérie Patriotique. En permettant la publication de contributeurs algériens aux idées aussi variées que radicalement opposées, il prouve qu’il existe encore des Algériens ouverts aux débats d’idées, aux confrontations politiques, aux controverses philosophiques, bien évidemment dans le respect de chacun. Seul ce genre de discussions permettra à chacun de sortir de la solitude intellectuelle pour se frotter à d’autres façons de penser, d’appréhender la réalité avec un regard différent, d’élargir ses connaissances, de susciter la curiosité pour des sujets souvent ignorés, et surtout de développer le doute, d’inciter à des remises en cause.
    PS : pour Abou Stroff. Comme tu es curieux, tu peux aussi lire ma contribution dans l’article « Lettre à mes amis compatriotes… », et « Profanation du Saint Coran… », ainsi que « Le livre d’Hite…




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    Prolétaire
    26 juillet 2016 - 15 h 03 min

    Droit de réponse à anonymous
    Droit de réponse à anonymous : « voilà un tas d’inepties…
    Que le capitalisme soit venu à bout du marxisme – léninisme, je te le concède. Et je suis le premier à applaudir cette disparition. Le marxisme – léninisme, comme tous les ismes, le maoïsme, le Guevarisme, le trotskysme, ces abominables doctrines anti – ouvrières, sont totalement étrangers à l’oeuvre de Marx. En revanche, et cela ne m’étonne guère de ta part, car tous les adeptes de l’islam commettent cette confusion, cette falsification, tu confonds deux registres dans l’analyse d’une société, un pays. La particularité du capitalisme est d’être un rapport social, un système de production, un mode d’échanges (et non de distribution car il produit pour vendre, réaliser la plus – value). L’islam est une doctrine, une théorie religieuse qui relève de la seule croyance, abstraction faite du mode de production. D’ailleurs il est né à une période de l’histoire à la charnière de la fin du mode de production antique fondée sur l’esclavage et le début du Moyen Âge basé sur le servage. Il n’a jamais constitué un mode de production, ni une civilisation. Au même titre que le christianisme. Jusqu’à la période flomboyante du capitalisme, c’est-à-dire le 20ème siècle, tous les pays dits « musulmans » vivaient encore dans une économie de subsistances. Ils ne connaissaient ni la production massive à l’échelle manufacturielle ou industrielle, ni le salariat ni l’Etat, ni les échanges ou rapports marchands, ni patrons ni classe ouvrière. La seule activité économique se limitait à l’artisanat.
    De grâce, ne fais donc pas de l’ignorance une vertu. Évite de mélanger les registres d’analyse, de discussions. La rigueur intellectuelle exige un minimum d’honnêteté et d’objectivité dans l’appréhension des phénomènes. Le capitalisme est un rapport social concret qui a soumis toute la planète à ses normes, exigences. Et aucun n’y échappe. Il existe réellement : c’est grâce à lui que tu peux me répondre avec ton Ordinateur placé sur ta Table située dans ton Appartement Pourvu de milliers d’autres biens qui ont été produits par des millions de travailleurs à travers le monde, sans oublier ton Pyjama si tu en portes certainement en période hivernale !
    L’islam, ne produit rien, il ressortit de la simple croyance. Il réclame seulement l’observance de ses rites. Et il sert le capitalisme que dans un seul but : la force de l’islam, comme de toutes les religions, à apprendre la Soumission (d’ailleurs c’est la traduction littérale du mot islam), la résignation, l’acceptation du sort terrestre dans l’attente d’une vie meilleure dans l’au – delà. Et contrairement à l’opinion répandue, l’Occident est loin d’être « islamophobe ». Il suffit de relever les liens qu’il a su tisser avec tous pays musulmans, sans compter la bienveillance dont il fait preuve à l’égard des immigrés d’obédience musulmane pour les détacher de leurs autres frères de classe en les noyant dans un communautarisme étriqué, notamment par la construction de mosquées et autres institutions religieuses. Tout cela pour briser l’appartenance de classe par celle de race et religion. Car ils veulent transformer le Combat de Classe en batailles de races, en guerre de religions. Mais la France commence à se mordre les doigts, tout comme les autres pays occidentaux. Il lui arrive la même tragédie qu’avait vécue l’Algérie. La classe dirigeante dictatoriale algérienne, pour damer le pion aux forces progressistes, ainsi contrer leur ascension, n’a pas hésité à miser sur une politique d’arabisation forcenée, la construction effrénée de mosquées, et tout logiquement la favorisation de la montée des islamistes. Avec le résultat et tragiques conséquences qu’on connaît. Pour conclure, les deux mondes en effet sont à bout de souffle. Mais la disparition de ce monde Concret capitaliste ne se produira jamais d’elle – même. Seule la classe ouvrière peut l’abattre. Faute de quoi, il continuera à survivre dans une décadence sans nom. Nous en avons les prémisses, guerres généralisées, exode massifs, chômage endémique, misère profonde, terrorismes, un véritable pourrissement sur pied. Quant à l’islam, univers Virtuel qui relève de la simple croyance, il finira par refluer vers la seule sphère privée qui lui est sied : le cerveau, la conscience, l’enclos personnel. Le capitalisme à l’agonie ? OUI. L’islam à l’agonie de la sphère publique ? OUI.




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      Abou Stroff
      27 juillet 2016 - 9 h 29 min

      argumentation est magistrale
      argumentation est magistrale mais sera t elle comprise par les décérébrés et les déshumanisés auxquels elle s’adresse en premier. j’en doute fort. il ne faut, cependant, jamais s’abstenir de clouer le bec aux abrutis, n’est ce pas?




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    Prolétaire
    26 juillet 2016 - 15 h 03 min

    Droit de réponse à anonymous
    Droit de réponse à anonymous : « voilà un tas d’inepties…
    Que le capitalisme soit venu à bout du marxisme – léninisme, je te le concède. Et je suis le premier à applaudir cette disparition. Le marxisme – léninisme, comme tous les ismes, le maoïsme, le Guevarisme, le trotskysme, ces abominables doctrines anti – ouvrières, sont totalement étrangers à l’oeuvre de Marx. En revanche, et cela ne m’étonne guère de ta part, car tous les adeptes de l’islam commettent cette confusion, cette falsification, tu confonds deux registres dans l’analyse d’une société, un pays. La particularité du capitalisme est d’être un rapport social, un système de production, un mode d’échanges (et non de distribution car il produit pour vendre, réaliser la plus – value). L’islam est une doctrine, une théorie religieuse qui relève de la seule croyance, abstraction faite du mode de production. D’ailleurs il est né à une période de l’histoire à la charnière de la fin du mode de production antique fondée sur l’esclavage et le début du Moyen Âge basé sur le servage. Il n’a jamais constitué un mode de production, ni une civilisation. Au même titre que le christianisme. Jusqu’à la période flomboyante du capitalisme, c’est-à-dire le 20ème siècle, tous les pays dits « musulmans » vivaient encore dans une économie de subsistances. Ils ne connaissaient ni la production massive à l’échelle manufacturielle ou industrielle, ni le salariat ni l’Etat, ni les échanges ou rapports marchands, ni patrons ni classe ouvrière. La seule activité économique se limitait à l’artisanat.
    De grâce, ne fais donc pas de l’ignorance une vertu. Évite de mélanger les registres d’analyse, de discussions. La rigueur intellectuelle exige un minimum d’honnêteté et d’objectivité dans l’appréhension des phénomènes. Le capitalisme est un rapport social concret qui a soumis toute la planète à ses normes, exigences. Et aucun n’y échappe. Il existe réellement : c’est grâce à lui que tu peux me répondre avec ton Ordinateur placé sur ta Table située dans ton Appartement Pourvu de milliers d’autres biens qui ont été produits par des millions de travailleurs à travers le monde, sans oublier ton Pyjama si tu en portes certainement en période hivernale !
    L’islam, ne produit rien, il ressortit de la simple croyance. Il réclame seulement l’observance de ses rites. Et il sert le capitalisme que dans un seul but : la force de l’islam, comme de toutes les religions, à apprendre la Soumission (d’ailleurs c’est la traduction littérale du mot islam), la résignation, l’acceptation du sort terrestre dans l’attente d’une vie meilleure dans l’au – delà. Et contrairement à l’opinion répandue, l’Occident est loin d’être « islamophobe ». Il suffit de relever les liens qu’il a su tisser avec tous pays musulmans, sans compter la bienveillance dont il fait preuve à l’égard des immigrés d’obédience musulmane pour les détacher de leurs autres frères de classe en les noyant dans un communautarisme étriqué, notamment par la construction de mosquées et autres institutions religieuses. Tout cela pour briser l’appartenance de classe par celle de race et religion. Car ils veulent transformer le Combat de Classe en batailles de races, en guerre de religions. Mais la France commence à se mordre les doigts, tout comme les autres pays occidentaux. Il lui arrive la même tragédie qu’avait vécue l’Algérie. La classe dirigeante dictatoriale algérienne, pour damer le pion aux forces progressistes, ainsi contrer leur ascension, n’a pas hésité à miser sur une politique d’arabisation forcenée, la construction effrénée de mosquées, et tout logiquement la favorisation de la montée des islamistes. Avec le résultat et tragiques conséquences qu’on connaît. Pour conclure, les deux mondes en effet sont à bout de souffle. Mais la disparition de ce monde Concret capitaliste ne se produira jamais d’elle – même. Seule la classe ouvrière peut l’abattre. Faute de quoi, il continuera à survivre dans une décadence sans nom. Nous en avons les prémisses, guerres généralisées, exode massifs, chômage endémique, misère profonde, terrorismes, un véritable pourrissement sur pied. Quant à l’islam, univers Virtuel qui relève de la simple croyance, il finira par refluer vers la seule sphère privée qui lui est sied : le cerveau, la conscience, l’enclos personnel. Le capitalisme à l’agonie ? OUI. L’islam à l’agonie de la sphère publique ? OUI.




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      Abou Stroff
      27 juillet 2016 - 9 h 29 min

      argumentation est magistrale
      argumentation est magistrale mais sera t elle comprise par les décérébrés et les déshumanisés auxquels elle s’adresse en premier. j’en doute fort. il ne faut, cependant, jamais s’abstenir de clouer le bec aux abrutis, n’est ce pas?




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    Prolétaire
    26 juillet 2016 - 4 h 56 min

    AP5 D’abord, mes
    AP5 D’abord, mes salutations à Abou Stroff (que je lis souvent).
    N’en déplaise à son détracteur larbi dont les connaissances ne s’élèvent pas au-delà de la cime d’une mosquée, le marxisme, qu’il confond avec le stalinisme, produit de la société moderne capitaliste et fruit de la lutte des ouvriers, demeure l’arme indépassable de l’analyse et de l’anatomie du système économique dominant. Contrairement aux doctrines moyenâgeuses fondées sur la simple croyance, la théorie marxiste, basée sur l’étude des rapports sociaux de production, constitue l’instrument scientifique incontournable pour la compréhension des faits sociaux. Et surtout l’arme théorique des travailleurs. Et de la libération de l’humanité de cette décadente société mortifère capitaliste.
    Pour revenir à notre détracteur musulmaniaque, après avoir fustigé le marxisme avec toute sa haine religieusement macérée, notre illuminé larbi ne recule pas devant le ridicule quand il profère cette ineptie : « l’islam est en phase avec son temps ». Voulant signifier qu’il est en phase avec Notre temps. La construction de sa phrase se charge d’elle – même de lui apporter le démenti. Et il ne s’agit pas d’un lapsus involontaire. Tant la vraie vie du bon musulman, pour ce larbi, est celle du TEMPS de son éclosion, sa floraison. Avec tout l’enfermement intellectuel et psychologique que cela implique dans ce maintien à l’état primaire. Cette fixation obsessionnelle sur cette période réputée glorieuse interdit toute évolution mentale. Et tout progrès est perçu comme une menace pour l’équilibre de la communauté, perçue comme le refuge inaltérable pour tout musulman en proie à l’envahissement du modèle culturel occidental. Et la radicalisation de l’islam trouve son explication dans cet affrontement nouveau auquel il doit faire face. Devant l’extension du mode de vie occidental capitaliste tentaculaire se traduisant par l’éliminant de toutes les autres cultures, l’islam se sait menacé dans son existence, ses fondements. Et cette prise de conscience est devenue patente ces dernières décennies. D’où cette réaction violente face au rouleau compresseur de la Modernité. Comme le dit l’adage, il n’y a pas pire bête qu’une bête blessée. L’islam radical constitue donc le dernier souffle de l’islam tout court. Il a beau se débattre, tenter d’asséner des coups (de griffes) à l’adversaire qui cherche à l’éliminer du paysage civilisationnel, ses jours sont comptés. L’Histoire ne tolère pas les anachronismes. Surtout dans le capitalisme. Rien ne résiste à sa trajectoire unificatrice par un nivellement culturel (malheureusement souvent par le bas).
    Alors, larbi, tu peux gesticuler contre le marxisme, bomber le torse pour proférer tes rodomontades, mais n’oublie pas que tu es assis sur des « fondations » aux pieds d’argile.




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      Anonymous
      26 juillet 2016 - 12 h 33 min

      Voilà un tas d’inepties que
      Voilà un tas d’inepties que seul un communiste est capable de pondre. Si le capitalisme a eu raison de l’Islam, cela se saurait. Par contre, il est une évidence que même un communiste ne peut nier: c’est bien le capitalisme qui a eu raison du marxisme-léninisme. Aujourd’hui, peu dans le monde se réclament de cette doctrine de paumés. Il n’y a qu’en Corée du Nord où l’on pense encore pourvoir menacer le capitalisme en faisant péter quelques pétards ici ou là.
      Si vous aviez un peu de jugeote, vous vous apercevriez que c’est le capitalisme qui se meurt et non l’islam. Et avant de mourir, il cherche un dernier souffle dans le monde musulman. Ce n’est pas tant le principe de la libre entreprise et de la concurrence que l’Islam craint. Il y est pour.! Mais c’est le système financer qui le porte qui est fondamentalement incompatible avec la foi musulmane. Or l’économie aujourd’hui est secondaire, C’est la finance qui est prépondérante. Plus de 50% du PIB des pays développés sont le fait des services. Et les services financiers (banque et assurances) comptent pour beaucoup. C’est donc le Capitalisme qui essaie de défoncer les garde-fou imposés par l’Islam. D’où la friction , d’où le conflit.
      Mais je peux vous rassurer , le capitalisme a beau faire, il n’y arrivera pas. et dans un futur rapproché, on parlera encore de l’Islam mais pas du capitalisme, un peu comme aujourd’hui on ne parle plus de communisme. Je vous conseille de jeter aux orties cette langue de bois qui est d’un ridicule!




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        Abou Stroff
        27 juillet 2016 - 9 h 19 min

        sali missiou larbi! vous n
        sali missiou larbi! vous n’osez même pas signer de votre nom vos indigestes élucubrations! n’avez vous pas remarqué que toutes les sociétés musulmanes, sans exception, sont dans la merde jusqu’au cou alors que les sociétés capitalistes développées s’apprêtent à « ammarsir » sur la planète Mars pour la conquérir et augmenter la distance qui les sépare des fossiles vivants qui vous ressemblent? quant à la finance dite islamique, je vous informe qu’elle s’intègre parfaitement dans la finance mondiale grâce à des subterfuges appelés « hiyal fiqhia » produit par vos fouqahas. les banques des koffars l’ont compris, offrent des services appropriés et drainent déjà beaucoup de capitaux « musulmans ». comparez, par exemple, les pratiques de la CNEP et celles de la banque « el-baraka, et vous découvrirez qu’elles aboutissent EXACTEMENT aux mêmes résultats. quant à l’avenir, on parlera certainement de l’islam comme on parle catholicisme, c’est à dire en s’étonnant que des bipèdes dotés d’un cerveau relativement volumineux se soient accrochés à autant de dogmes aussi ridicules qu’ abracadabradantesques. moralité de l’histoire: votre cas est un cas désespéré. vous me faîtes pitié et pour cela, je vous conjure de vous réveiller.
        PS: arrêter de faire intervenir le « communisme » qui ne fut que l’échec de l’expérience soviétique. le débat concerne l’islamisme et son incompatibilité avec le progrès social auquel aspire tout être humain sensé.
        PS: prière de ne pas censurer, le débat devient de plus en plus intéressant.




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        brobro
        27 juillet 2016 - 13 h 38 min

        .(Et avant de mourir, il
        .(Et avant de mourir, il cherche un dernier souffle dans le monde musulman).  » le monde musulman » est une fiction qui n’existe que dans les cerveaux des islamistes. si vous voulez dire les monarchies du golf, je vous dirai que le capitalisme cherche plutôt du pétrole et de l’argent frais, sous la forme de bons de trésor américain. quant au souffle, il le cherche plutôt du coté de la chine.




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