Une contribution de Noureddine Bouderba – Retraite : vers une ère de régression sociale

Des travailleurs manifestent contre la précarité de leur emploi. Archives/New Press

L’avant-projet du Code du travail s’il venait à être adopté avec son contenu actuel inaugurerait une ère de régression sociale sans précédent. On passera du droit du travail protecteur des salariés au droit du travail protecteur du capital. Plus que la remise en cause des transferts sociaux ou de la retraite dans ses fondements actuels, cet avant-projet nous donne un avant-goût de ce que sera demain le nouveau statut des travailleurs concocté par les forces de l’argent : une marchandise et un levier d’ajustement pour maximiser le profit des nouveaux «capitalistes».

On assistera à la généralisation du CDD et à l’introduction du travail intérimaire et de sous-traitance exposant les titulaires à une vulnérabilité plus grande, ce qui aura pour conséquence d’aggraver la précarité qui caractérise déjà l’emploi en Algérie. Des facilités de licenciement à moindre coût, même sans raison, seront accordées à l’employeur qui aura, par ailleurs, les pouvoirs absolus et injustifiés d’aménager unilatéralement les horaires de travail, de prolonger leur durée, de reporter la journée de repos hebdomadaire et de la fixer par roulement. La définition du travail de nuit a été revue pour éviter des majorations de la rémunération horaire, et l’interdiction d’y affecter les femmes ou les apprentis a été levée. Le travail des mineurs ne sera plus interdit, comme ne sera pas interdite dans la pratique l’affectation des femmes et des mineurs à des travaux dangereux ou dont l’effort exigé dépasse leur capacité.

Rien, absolument rien, ni les considérations économiques et encore moins sociales ne justifient cette réforme excessive. En Algérie, la législation du travail a été complètement réformée durant la période allant de 1990 à 1997 par l’introduction du travail à durée déterminée (CDD) et le travail partiel sur la base de critères liés aux exigences économiques. Le licenciement pour raison économique a été institué à un coût très réduit (trois mois de salaire mensuel) avec la mise en place de deux amortisseurs sociaux : la création de la Caisse d’assurance chômage (Cnac) et l’institution, en 1994, de la retraite anticipée destinée pour les travailleurs compressés (à ne pas confondre avec la retraite sans condition d’âge et la retraite proportionnelle instaurées en 1997). Le verrou de l’interdiction du licenciement individuel a été levé avec même la possibilité donnée pour l’employeur de ne pas réintégrer un travailleur victime d’un licenciement abusif contre le paiement d’une compensation équivalente en général à six mois de salaire mensuel. Les interventions du gouvernement en matière salariale ont été limitées à la fonction publique et à la fixation du SNMG.

Dans le secteur économique, ces derniers sont soumis à la négociation collective (dans le secteur étatique) et fixés unilatéralement par les patrons dans le secteur privé. Enfin, le pluralisme syndical a été institué même si dans la pratique il a été étouffé à chaque fois que les syndicats «haussaient» un peu le ton ou échappaient au contrôle. De même, le droit de grève a été reconnu de jure même s’il est souvent réprimé de facto. Cette réforme des lois sociales, en introduisant ce que les libéraux appellent la flexibilité de l’emploi, a redéfini les rapports de travail au détriment des travailleurs et ouvert la voie à la précarité de l’emploi à laquelle s’est trouvé confronté le travailleur et qui s’est accentuée depuis 2010. A ce sujet, l’analyse de la précarité de l’emploi en Algérie faite aussi bien par l’ONS que par le Cnes ne permet pas de prendre la véritable mesure de son ampleur. Elle ne permet surtout pas d’identifier ses ressorts ni de cerner avec précision les facteurs sur lesquels il faut agir pour combattre cette précarité.

Affirmer, par exemple, que «la moitié des emplois créés depuis 1990, dans les pays de l’OCDE, étaient des emplois précaires» ne nous permet pas d’avoir une idée objective sur la structure réelle de l’emploi dans ces pays si on ne précise pas que la moitié de ces CDD est transformée en CDI au bout de deux années qui suivent le recrutement, alors qu’en Algérie, il n’est pas rare de voir un travailleur collectionner des CDD après 10 voire 15 années. Dans le monde en général, et dans les pays de l’OCDE en particulier, la précarité est mesurée dans le secteur concurrentiel (hors fonction publique), et s’il est vrai que ces dernières années jusqu’à 90% des nouveaux recrutements sont temporaires, il est important de préciser qu’en moyenne 30% de ces CDD sont transformés en CDI au bout d’une année et 40% le sont au bout de deux années. Ce qui fait qu’en 2015, dans les pays de l’OCDE et dans le secteur concurrentiel, la moyenne de la part de l’emploi temporaire dans l’emploi total ne dépasse pas les 15% alors qu’elle est de l’ordre de 71% en Algérie.

Chez nous, c’est dans le secteur privé que ce taux est astronomique puisque plus de huit travailleurs sur dix (84% exactement) sont temporaires contre 51% dans le secteur économique public. Comme on le voit, le niveau de la précarité est important dans le secteur économique public et astronomique dans le secteur privé. Peut-on avoir besoin de plus de précarité ? Même la Banque mondiale et le FMI, qui proposent ou imposent lorsqu’ils peuvent cette forme de précarité qu’ils appellent flexibilité, reconnaissent que «… la réglementation du marché du travail et la fiscalité du travail ne semblent pas poser de problèmes importants en Algérie comparativement à ce qu’on observe dans d’autres pays. Les estimations du coin fiscal pour une famille type, composée d’un couple marié avec deux enfants, donnent à penser que la fiscalité du travail tend à être moins lourde en Algérie que dans les anciens pays en transition, ce qui donne à conclure que le chômage ne serait pas un problème lié à la fiscalité en Algérie» (FMI, rapport n° 07/61, février 2007).

A côté de la généralisation de la précarité, ce projet de réforme vise à réduire la protection légale des travailleurs. Les pouvoirs de contrôle et de poursuite de l’inspecteur du travail seront revus à la baisse et la justice du travail ne sera plus du côté de la partie faible du contrat, c’est-à-dire le salarié, ce qui dans le monde a donné au droit du travail sa raison d’être. Enfin, les droits syndicaux et de grève connaîtront un autre tour de vis et le droit à la négociation collective et à la participation sera limité. Même l’acquis du financement des œuvres sociales (3% de la masse salariale) ne sera plus consacré par la loi et sera renvoyé à la réglementation

Noureddine Bouderba
(Suivra)

Comment (42)

    Anonymous
    7 août 2016 - 21 h 16 min

    Parlons de l’immobilier. Ce
    Parlons de l’immobilier. Ce marché n’existe pas ou s’il existe, il n’est pas régularisé. Un bien immobilier en France équivalent est moins cher qu’en Algérie.
    Comment évalue t-on un bien immobilier dans un pays.?
    Un bien immobilier non spéculatif est calculé en fonction du salaire d’un cadre moyen en moyenne pendant 5 ans et au plus pendant 7,5 ans pour les bien neuf et bien situés dans une grande ville économiquement prospère, pas loi du lieu de travail de l’acheteur.
    Faisons le calcul.
    Un cadre moyen informaticien par exemple car c’est le seul secteur qui embauche en ce moment, c’est 2500euro/mois en net.
    En 5 ans, le salarié aura gagné 150 000 euro. Donc il pourra prétendre à un appartement deux pièce cuisine dans le neuf en grande couronne parisienne(Seine Saint Denis tel que Bobigny, Aulnay(banlieue ancien lieu d’usine d’amiante et de produit cancérigènes) et autre banlieues ou vit la communauté d’origine maghrébine ou africaine) et pas loin de son travail.
    En 7,5 ans, l aura gagné 225 000euro/mois. A ce prix il peut prétendre à un 3 pièces cuisine dans le neuf dans une banlieue propre n’ayant pas été le lieu de traitement de produits cancérigène ni marécageux qui fait remonter des odeurs fétides dans les canalisation même après traitement biologique et autre.
    Pour les autres banlieues, le cadre moyens ne peut prétendre à un achats. Il devrait avoir hérité d’un parent ou avoir gagné autrement que par le salariat des dividendes tel que le créateur de startup qu’il peut revendre après avoir réussi ou d’entreprise rentable dont ils est l’un des associés.

    Bien sur le cadre ne peut acheter d’un coup. Il doit avoir recours à un crédit de 20 ans à 25 ans.
    A ce prix là, l’immobilier est excessivement élevé et grignote les part de marché car quand on paye un crédit, on ne dépense pas trop et donc les autres secteurs économiques sont enterrés par le prix de la pierre. Ce qui engendre la crise, les pertes d’emplois dans les autres secteurs et le reste.

    Parlons du cas algérien. Le prix d’un bien immobilier est en moyenne de 180 000 euro. Un vieil appartement pourri, dont les partie commune sont fétide se négocie dans les grandes ville, là ou le salarié travaille est de l’ordre de 100 000 euro (cent mille euro). Dans des HLM ancienne et mal entretenu, sans ordre ni syndic, ni ascenseur, le bien coute 80 000 euro.
    Les pavillon que l’on appelle villa c’est de l’ordre de 180 000 euro(cent quatre vingt mille euro) et parfois jusqu’à 500 000 euro (cinq cent mille euro).
    Parlons du cadre moyen algérien. Son salaire est en moyenne de 800 euro à 1000 euro.
    Pour payer son appartement, le cadre doit épargner entre 10ans et 12 ans.
    Pour acheter son pavillon, il doit prévoir un salaire de de 25 an à 50 an.
    Donc le revenu du cadre moyen est totalement décorrélé du marché de l’immobilier en Algérie. Personne ne peut s’offrir un logement décent en Algérie. Il doit attendre que l’état lui octroie un terrain qu’il mettra vingt ans à construire. Le terrain bien sûr, il attendra que l’état lui octroi. Hélas, es terrains sont octroyé à la mafia du foncier qui installe le matériel sans autorisation, proie dans des zones inondables qu’ils revendent en tranche et multiplient la mise par mille.
    Inutile de continuer à donner des exemples. En somme, le marché immobilier n’existe pas en Algérie.
    Qui achète donc? Pas le cadre moyen! Tout le monde attend que l’état lui octroi un appartement ou un terrain. Les gens attendent des années, au moins 10 ans.
    Qui achètent? Des hommes de paille. En résumé, l’immobilier sert à blanchir e l’argent, à vendre le pays à des personnes mal intentionné qui sont en train de mettre en péril la souveraineté du pays.
    Il n’y a pas de marché de l’immoilier.

      Moh
      8 août 2016 - 0 h 13 min

      Vous avez tout à fait raison.
      Vous avez tout à fait raison. E comme le pays est entre les mains des incompétents, alors il va être vendu grace à ces hommes de paye dont les commenditaires se feront connaitres au moment opportun. Il nous arrivera comme feu la Palestine vendue au plus offrant.

        Anonymous
        8 août 2016 - 4 h 58 min

        Les coopérative immobilières
        Les coopérative immobilières ont fait leur apparition pendant la décennie noire grâce à une mafia du foncier. Autrefois on appelait ce modèle le kiboutz. Le kiboutz a juste changé de nom. On l’appelle « Coopérative immobilière ». une partie de ces coopérative, l’illégale, celle que l’on a étendu illégalement est vendue aux crédules, l’autre est gardé par les hommes de paille qui fricotent avec une certaine entité. Eh oui, dans 20 an, on dira ici c’était l’Algérie tué par les fonctionnaires corrompus ennemi de leur pays. Comme nos responsables ne connaissent bien ni le droit, ni l’histoire, ni le bon sens, c’est ce qui risque de nous arriver malheureusement.
        Allah yerham elchouhada. Win rak ya Elhaouas, ya krim. Les harkis notoires qui torturaient vos membres de l’ALNdans les maisons forestiere avec les légionnaires se sont autoproclamés notables et sont en train de transformer l’Algérie en kiboutz pour l’offrir à leur vrais coreligionnaires.
        La corruption+incompétence+lacheté+immobilisme = Fin de la souveraineté de l’Algérie.
        Ah si nos chouhadas voyaient ça…

    ammimouh
    7 août 2016 - 18 h 14 min

    ou est cet avant-projet?

    ou est cet avant-projet?
    pourquoi ne pas le diffuser afin que nous puissions reflechir et prendre position.
    jusqu’à quand nous allons « avaler »les avis opposés d’experts ou de compétences de tendances diverses?
    ce qui nous preoccupe a present est :
    1/la perennite de la retraite
    2/son financement
    3/son harmonisation entre les retraites a 80% et les 100% car si les salaires different a juste titre entre les compétences ou les fonctions selon une nomenclature nationale;les retraités presentent le meme profil.
    Quand a l’age de depart a la retraite il doit obeir a ce qui precede d’une part et au droit au travail;a la formation et a la protection sociale d’autre part.
    reclamer un depart precoce a la retraite pour aller acquérir un second emploi a la place d’un chomeur ou d’un candidat potentiel est un acte contraire a la solidarite entre les travailleur qui au demeurant est le fondement des acquis sociaux

    Farid1
    7 août 2016 - 11 h 11 min

    Si des pays économiquement
    Si des pays économiquement avancés 5GB, Allemagne, France, Japan, etc…travaillent jusqu’à 65 ans, nous on devrait travailler jusqu’à 70 ans..

      Mustapha
      7 août 2016 - 19 h 08 min

      Si certains pays Européens
      Si certains pays Européens ont décider de retarder le départ à la retraite c’est parce qu’ ils ont de moins en moins de jeunes pour assurer la relève.

    Prolétaire
    6 août 2016 - 20 h 11 min

    Réponse à lhadi.

    Réponse à lhadi.
    Certes internet, et plus précisément Wikipedia, sont devenus de nos jours des outils indispensable et incontournables pour qui veut obtenir rapidement des informations sur un sujet précis. Mais de là à les réduire en uniques sources dans l’acquisition de ses connaissances, l’assurance de se croire enfin cultivé risque vite de se transformer en illusions en se confrontant au vrai savoir scientifique acquis, lui, au prix d’un laborieux travail intellectuel. Si, autrefois, pour la rédaction d’une étude, d’un mémoire ou d’une thèse il fallait écumer plusieurs bibliothèques et avaler des dizaines d’ouvrages, aujourd’hui en quelques cliques nous accédons à des milliers de liens susceptibles de nous apporter une quantité extraordinaire d’informations relatives à notre objet de recherche.
    D’après certaines études, les étudiants usent et abusent de ce procédé dans la rédaction de leur mémoire ou thèse. Nombreux sont les mémoires truffés de paragraphes, voire de pages entières, puisés directement sur internet et greffés ensuite sur leur mémoire au moyen du copier/coller (avec quelques modifications personnelles dans le style pour ne pas attirer les suspicions des professeurs). De même, les journalistes, par paresse intellectuelle, n’hésitent pas à recourir à ce stratagème pour la rédaction de leurs longs et touffus articles .
    Alors que dirions-nous des commentateurs réguliers d’AP. À les lire, l’usage récurrent de cet artifice apparaît nettement dans leurs commentaires. D’où cette accumulation d’incohérences et de confusions dans l’enchaînement de leurs textes, due à l’absence d’élaboration intellectuelle et rédactionnelle personnelle. La rigueur et surtout l’honnêteté intellectuelle exige une posture éthique et authentique du rédacteur. Le décalquage et pillage doivent être proscrits. L’objectivité et la sincérité, prescrites.
    Cela éviterait d’écrire des inepties sur des sujets pas du tout maîtrisés. Il ne suffit pas de fleurir son texte de phrases florissantes de style, encore faudrait – il que le texte soit empli d’une sève qui exhale le savoir puisé dans les profondeurs du jardin des Connaissances.
    « Le capitalisme n’est pas un rapport social, un rapport de production opposant ceux qui organisent le travail à ceux dont le travail est organisé. Le terme désigne la propriété privée des moyens de production… », écrit lhadi. Je préfère m’arrêter juste à ce passage. Voilà un exemple d’assertion qui ne repose sur aucun fondement, encore moins marxiste. C’est même une déformation de la définition du capitalisme.
    Par commodité, et manque de temps, je préfère reproduire un texte puisé dans mes fichiers. Bien évidemment, il n’est pas de moi. Il permet de comprendre ce qu’est le capitalisme selon Marx. « Le Capital.
    « La richesse des sociétés dans lesquelles règne le mode de production capitaliste s’annonce comme une immense accumulation de marchandises. »
    Karl Marx, Le Capital, Livre I

    « Le capital n’est pas une chose, c’est un système social de production bien déterminé, appartenant à un type historique particulier de la société, système qui se manifeste dans un objet auquel il imprime un caractère social spécifique. »
    Karl Marx, Le Capital, Livre III

    Définition, fonctionnement et contradictions du Capital
    Le Capital est un rapport social, plus précisément un rapport d’exploitation de la bourgeoisie sur le prolétariat, les deux principales classes qui composent la société moderne. Ces personnifications du Capital et du Travail salarié sont les produits des rapports sociaux de production.

    Dans le livre III du Capital, Karl Marx distingue en premier lieu deux traits caractéristiques fondamentaux pour décrire le capital :

    1) il produit des marchandises. Ce qui le distingue des autres modes de production. Le caractère dominant et décisif de cette production est d’être une production de marchandises. Cela implique en premier lieu que l’ouvrier lui-même apparaît uniquement comme vendeur de marchandises, et partant comme ouvrier salarié libre, donc que le travail apparaît essentiellement en tant que travail salarié.

    2) la production de la plus-value est son but direct et son mobile déterminant. Le capital produit essentiellement du capital, mais il ne le fait que dans la mesure où il produit de la plus-value. La production en vue de la valeur et de la plus-value implique la tendance toujours manifeste à réduire en toutes circonstances au-dessous de la moyenne sociale le temps de travail nécessaire à la production d’une marchandise, autrement dit sa valeur. La tendance à réduire le coût de production à son minimum devient le principal levier de l’accroissement de la productivité sociale du travail ; mais cet accroissement se manifeste ici uniquement comme accroissement constant de la productivité du capital.

    Lexique de concepts marxiens définissant le mode de production capitaliste :

    Le capital constant est la part du capital investie dans les moyens de production et les matières premières nécessaires à la production.
    Le capital variable (ou salaire) est la part du capital investie dans la force de travail. La seule marchandise qui créé de la plus-value est la force de travail.

    Les outils et moyens de travail forment le capital fixe, ils ne transmettent qu’une part de leurs valeurs aux marchandises finales en fonction de la durée moyenne de leurs usures. Ces objets ne quittent jamais la sphère de production. Les matières premières, la consommation d’énergie nécessaire à la production forment le capital circulant, leurs valeurs est intégralement transférés aux marchandises mises en vente.

    La composition organique du capital est le rapport entre le capital constant et le capital variable investi dans le circuit du capital (C/V).

    La valeurest le rapport renversé de la force de travail à elle-même. Est source de valeur ce qui contribue à la reproduction de la force de travail. En tant que processus de valorisation, la valeur dans son ensemble est déterminée quantitativement par le temps de reproduction nécessaire à l’échelle de l’ensemble des forces productives, et qualitativement par sa contribution à la reproduction élargie des forces productives.

    La reproduction est le renouvellement constant du processus de production. La reproduction simple est le renouvellement de la production sous un volume constant. La reproduction élargie signifie que la production se renouvelle dans un volume accru. C’est par l’exploitation du prolétariat que le capital grandit et, qu’en même temps, les rapports de production capitalistes se reproduisent sur une base élargie.

    L’accumulation du capital est la source de la reproduction élargie. L’accumulation est l’addition au capital d’une partie de la plus-value sous forme d’investissements, visant à l’accroissement de la production : achat de moyens de production et embauche de main-d’œuvre supplémentaires (augmentation des forces productives). L’accumulation capitaliste aboutit à une élévation de la composition organique du capital.

    Au centre des rapports sociaux de production se trouve la marchandise, laquelle possède une valeur d’usage et une valeur d’échange. La valeur d’usage correspond à l’utilité et à la satisfaction d’un besoin. La valeur d’échange est mesurée par le travail humain nécessaire à la production. Le coût de la force de travail est le dénominateur commun des échanges marchands. »

      lhadi
      6 août 2016 - 21 h 07 min

      Cher monsieur,

      Cher monsieur,

      considérez le débat comme clos !!!

      Fraternellement lhadi
      ([email protected])

    Prolétaire
    6 août 2016 - 20 h 11 min

    Réponse à lhadi.

    Réponse à lhadi.
    Certes internet, et plus précisément Wikipedia, sont devenus de nos jours des outils indispensable et incontournables pour qui veut obtenir rapidement des informations sur un sujet précis. Mais de là à les réduire en uniques sources dans l’acquisition de ses connaissances, l’assurance de se croire enfin cultivé risque vite de se transformer en illusions en se confrontant au vrai savoir scientifique acquis, lui, au prix d’un laborieux travail intellectuel. Si, autrefois, pour la rédaction d’une étude, d’un mémoire ou d’une thèse il fallait écumer plusieurs bibliothèques et avaler des dizaines d’ouvrages, aujourd’hui en quelques cliques nous accédons à des milliers de liens susceptibles de nous apporter une quantité extraordinaire d’informations relatives à notre objet de recherche.
    D’après certaines études, les étudiants usent et abusent de ce procédé dans la rédaction de leur mémoire ou thèse. Nombreux sont les mémoires truffés de paragraphes, voire de pages entières, puisés directement sur internet et greffés ensuite sur leur mémoire au moyen du copier/coller (avec quelques modifications personnelles dans le style pour ne pas attirer les suspicions des professeurs). De même, les journalistes, par paresse intellectuelle, n’hésitent pas à recourir à ce stratagème pour la rédaction de leurs longs et touffus articles .
    Alors que dirions-nous des commentateurs réguliers d’AP. À les lire, l’usage récurrent de cet artifice apparaît nettement dans leurs commentaires. D’où cette accumulation d’incohérences et de confusions dans l’enchaînement de leurs textes, due à l’absence d’élaboration intellectuelle et rédactionnelle personnelle. La rigueur et surtout l’honnêteté intellectuelle exige une posture éthique et authentique du rédacteur. Le décalquage et pillage doivent être proscrits. L’objectivité et la sincérité, prescrites.
    Cela éviterait d’écrire des inepties sur des sujets pas du tout maîtrisés. Il ne suffit pas de fleurir son texte de phrases florissantes de style, encore faudrait – il que le texte soit empli d’une sève qui exhale le savoir puisé dans les profondeurs du jardin des Connaissances.
    « Le capitalisme n’est pas un rapport social, un rapport de production opposant ceux qui organisent le travail à ceux dont le travail est organisé. Le terme désigne la propriété privée des moyens de production… », écrit lhadi. Je préfère m’arrêter juste à ce passage. Voilà un exemple d’assertion qui ne repose sur aucun fondement, encore moins marxiste. C’est même une déformation de la définition du capitalisme.
    Par commodité, et manque de temps, je préfère reproduire un texte puisé dans mes fichiers. Bien évidemment, il n’est pas de moi. Il permet de comprendre ce qu’est le capitalisme selon Marx. « Le Capital.
    « La richesse des sociétés dans lesquelles règne le mode de production capitaliste s’annonce comme une immense accumulation de marchandises. »
    Karl Marx, Le Capital, Livre I

    « Le capital n’est pas une chose, c’est un système social de production bien déterminé, appartenant à un type historique particulier de la société, système qui se manifeste dans un objet auquel il imprime un caractère social spécifique. »
    Karl Marx, Le Capital, Livre III

    Définition, fonctionnement et contradictions du Capital
    Le Capital est un rapport social, plus précisément un rapport d’exploitation de la bourgeoisie sur le prolétariat, les deux principales classes qui composent la société moderne. Ces personnifications du Capital et du Travail salarié sont les produits des rapports sociaux de production.

    Dans le livre III du Capital, Karl Marx distingue en premier lieu deux traits caractéristiques fondamentaux pour décrire le capital :

    1) il produit des marchandises. Ce qui le distingue des autres modes de production. Le caractère dominant et décisif de cette production est d’être une production de marchandises. Cela implique en premier lieu que l’ouvrier lui-même apparaît uniquement comme vendeur de marchandises, et partant comme ouvrier salarié libre, donc que le travail apparaît essentiellement en tant que travail salarié.

    2) la production de la plus-value est son but direct et son mobile déterminant. Le capital produit essentiellement du capital, mais il ne le fait que dans la mesure où il produit de la plus-value. La production en vue de la valeur et de la plus-value implique la tendance toujours manifeste à réduire en toutes circonstances au-dessous de la moyenne sociale le temps de travail nécessaire à la production d’une marchandise, autrement dit sa valeur. La tendance à réduire le coût de production à son minimum devient le principal levier de l’accroissement de la productivité sociale du travail ; mais cet accroissement se manifeste ici uniquement comme accroissement constant de la productivité du capital.

    Lexique de concepts marxiens définissant le mode de production capitaliste :

    Le capital constant est la part du capital investie dans les moyens de production et les matières premières nécessaires à la production.
    Le capital variable (ou salaire) est la part du capital investie dans la force de travail. La seule marchandise qui créé de la plus-value est la force de travail.

    Les outils et moyens de travail forment le capital fixe, ils ne transmettent qu’une part de leurs valeurs aux marchandises finales en fonction de la durée moyenne de leurs usures. Ces objets ne quittent jamais la sphère de production. Les matières premières, la consommation d’énergie nécessaire à la production forment le capital circulant, leurs valeurs est intégralement transférés aux marchandises mises en vente.

    La composition organique du capital est le rapport entre le capital constant et le capital variable investi dans le circuit du capital (C/V).

    La valeurest le rapport renversé de la force de travail à elle-même. Est source de valeur ce qui contribue à la reproduction de la force de travail. En tant que processus de valorisation, la valeur dans son ensemble est déterminée quantitativement par le temps de reproduction nécessaire à l’échelle de l’ensemble des forces productives, et qualitativement par sa contribution à la reproduction élargie des forces productives.

    La reproduction est le renouvellement constant du processus de production. La reproduction simple est le renouvellement de la production sous un volume constant. La reproduction élargie signifie que la production se renouvelle dans un volume accru. C’est par l’exploitation du prolétariat que le capital grandit et, qu’en même temps, les rapports de production capitalistes se reproduisent sur une base élargie.

    L’accumulation du capital est la source de la reproduction élargie. L’accumulation est l’addition au capital d’une partie de la plus-value sous forme d’investissements, visant à l’accroissement de la production : achat de moyens de production et embauche de main-d’œuvre supplémentaires (augmentation des forces productives). L’accumulation capitaliste aboutit à une élévation de la composition organique du capital.

    Au centre des rapports sociaux de production se trouve la marchandise, laquelle possède une valeur d’usage et une valeur d’échange. La valeur d’usage correspond à l’utilité et à la satisfaction d’un besoin. La valeur d’échange est mesurée par le travail humain nécessaire à la production. Le coût de la force de travail est le dénominateur commun des échanges marchands. »

      lhadi
      6 août 2016 - 21 h 07 min

      Cher monsieur,

      Cher monsieur,

      considérez le débat comme clos !!!

      Fraternellement lhadi
      ([email protected])

    momo
    6 août 2016 - 19 h 05 min

    la retraite es payer avec l
    la retraite es payer avec l argent du petrole un point c tout .a par sa aucune richesse n es cree ..soit on se bouge soit c la faillitte

      Amazighkan
      8 août 2016 - 9 h 38 min

      Exact !! Sinon, on peut
      Exact !! Sinon, on peut toujours faire une méga prière collective à la grande mosquée de boutef pour que le prix du baril remonte.

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