Interdiction du burkini et désignation d’un non-musulman à la tête d’un forum islamique en France : la colère gronde

Zekri, Cazeneuve et Kbibech. L'islam suscite un débat passionné en France. D. R.

Des réunions marathoniennes entre les responsables des représentations musulmanes françaises et le ministre de l’Intérieur se poursuivaient durant toute la journée de ce jeudi, a appris Algeriepatriotique de sources proches du dossier. Le ministre de l’Intérieur, Bernard Cazeneuve, a voulu surtout rassurer les représentants du culte musulman que les arrêtés anti-burkini pris dans certaines communes littorales ne devaient pas conduire à des «stigmatisations» ou à dresser les Français «les uns contre les autres». De leur côté, les représentants du culte musulman ont clairement exprimé leur crainte d’une généralisation de l’interdiction de ce vêtement controversé, dans l’attente de la décision du Conseil d’Etat qui se réunit pour trancher. Les représentants du culte musulman se sont également opposés à la désignation d’un Français, en l’occurrence Jean-Pierre Chevènement, à la tête de la Fondation de l’islam de France. Ce dernier devrait être officiellement installé dans les prochains jours.

Les représentants du culte musulman ont déjà dénoncé la multiplication des arrêtés municipaux contre le burkini et condamné notamment la diffusion d’images montrant une femme en foulard sommée de retirer sa tunique qui cachait son maillot de bain à la demande d’agents municipaux sur une plage de Nice. Ils craignent la multiplication des interdits à l’encontre des citoyens de confession musulmane. «Nous venons dire notre grande inquiétude au ministre et l’émotion des citoyens de confession musulmane. Aujourd’hui, c’est le burkini que des municipalités interdisent par arrêtés, mais qu’est-ce que ce sera demain», s’est interrogé le président du Conseil français du culte musulman (CFCM), Anouar Kbibech.

Au même moment, le Conseil d’Etat a commencé à examiner la légalité des arrêtés anti-burkini pris par certaines municipalités. Trois juges ont commencé à examiner la requête déposée par la Ligue des droits de l’Homme (LDH) et le Collectif contre l’islamophobie en France (CCIF). Sa décision devrait être annoncée dans les tout prochains jours également. Ces associations demandent la suspension en urgence d’une interdiction du burkini décidée par une commune du sud du pays, mais c’est en réalité la légalité de la trentaine d’arrêtés municipaux similaires pris en France cet été qui est en jeu.

«Nous vous appelons à vous abstraire de la polémique politique» et du contexte «extrêmement tendu» a demandé Me Patrice Spinosi, au nom de la LDH, pendant l’audience. Les textes, sans mentionner le terme de «burkini», exigent le port sur les plages de tenues respectueuses «des bonnes mœurs et de la laïcité», mais ce sont bien les tenues de bain couvrant le corps des cheveux aux chevilles qui sont visées.

R. Mahmoudi

Comment (82)

    Anonymous
    28 août 2016 - 12 h 27 min

    on doit s’adapter au pays
    on doit s’adapter au pays sinon on n’y va pas.
    Par exemple, je ne veux pas me voiler donc j’irai pas en Arabie Saoudite! Voila.




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      unefrançaise
      30 août 2016 - 16 h 46 min

      Bonjour l’Algérie

      Bonjour l’Algérie
      En réalité , les français ne supportent pas ce communautarisme provocateur (il n’y a pratiquement plus de femmes d’origine immigrée non voilées ,mieux que chez vous !) qui s’est accéléré depuis les attentats (comme c’est bizarre!)
      Ils ne supportent plus l’hypocrisie de ces demoiselles qui tiennent à marquer leur « différence » tout en étant protégées par les lois de la république laïque : elles ne risquent pas d’aller vivre en pays musulman !




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    arris
    28 août 2016 - 2 h 56 min

    chez nous pas de burkini: la
    chez nous pas de burkini: la plupart des femmes se baignent à la « française » en fesant faire admirer leur mollet galbé et aucune commune ne leur a imposé le burkini: c’est que nous sommes plus en avance sur « fafa » et consorts




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