Les harraga persistent et signent

Par Kamel Moulfi – Les informations sur les harraga continuent d’avoir leur place, en permanence, dans l’actualité, même si elles sont assimilées depuis quelque temps à des faits divers, comme une banalité. Ce sont de jeunes Algériens qui tentent de rejoindre l’Europe «sans papiers» en traversant la mer Méditerranée sur des embarcations de fortune dotées, dans le meilleur des cas, d’un moteur, mais le plus souvent surchargées.

Ils ne sont pas en très grand nombre à se lancer dans cette aventure, mais ce phénomène constitue un des indicateurs du malaise des jeunes qui aspirent à vivre mieux, pas forcément riches, mais dans des conditions «normales» telles qu’ils les constatent à l’occasion de séjours dans les pays européens ou en regardant les chaînes de télévision satellitaires ou sur Internet. Ils partent à partir d’Annaba ou de Mostaganem, profitant, comme en ce moment, d’une météo favorable et d’une mer calme qui permettent une navigation avec une faible probabilité de naufrage mais, par contre, plus de chances d’arriver à destination.

Si la volonté de quitter le pays de cette façon n’a pas disparu chez les jeunes, cela signifie que rien n’a encore changé substantiellement, du moins de leur point de vue. L’annonce de la fin prochaine de la crise du logement, qui les concerne en premier lieu, et les chiffres sur la baisse du chômage, descendu sous les 10%, une bonne nouvelle également, ne sont pas, pour eux, convaincants.

Les possibilités ouvertes par les facilités qui leur sont accordées pour créer leur entreprise ne suffisent pas également à les retenir. Quelles sont alors les raisons qui incitent les harraga au choix d’aller vivre ailleurs ? Parmi ces raisons, le facteur économique ne justifie pas une prise de risque – c’est-à-dire au péril de leur vie – qui correspond plutôt au désespoir. Le gouvernement ne devrait pas sous-estimer ce phénomène qui persiste et qui exprime, finalement, la revendication d’un mode de vie à l’européenne.

K. M.

Comment (14)

    TheBraiN
    7 septembre 2016 - 9 h 00 min

    Psycho-social
    C’est plus un problème psycho-social qu’autre chose !
    Chacun y va de son explication et chacun voit midi à sa porte !
    Ces harragas sont des cas , chacun à part et les mettre tous dans le même « sac » qu’il soit économique ou autre relève de la totale méconnaissance de la société Algérienne .




    0



    0
    le citoyen
    6 septembre 2016 - 22 h 15 min

    En dehors des difficultés
    En dehors des difficultés économiques et sociales qui sont un vrai problème pour la majorité des algériens . Il y a la mal vie , la sinistrose.
    Je note que meme les jeunes des classes sociale favorisées quittent le pays , cela ils le font en avion et avec un visa schengen sur leur passeport… Les autres , les laissés pour compte ils se contentent de quelques barques et chalutiers pour partir à l’abordage de ce mirage européen , à la recherche de ce fruit défendu : la liberté de vivre sa jeunesse.
    A force de  » la yazouj « par ci ,  » la yazouj » par là , l’algérie est devenue un pays lugubre et anxiogéne .
    L’hypocrisie des islamistes est sans limites , pendant que leur enfants s’encanaillent à benidorm et Palma ils pourrissent la vie des enfants des autres a coup d’interdits de toute sorte. L’algérie ressemble de plus en plus a cette prison a ciel ouvert appelée Arabie séoudite.




    0



    0
      Anonymous
      7 septembre 2016 - 9 h 03 min

      « yadjouz » et « layadjouz » ce
      « yadjouz » et « layadjouz » ce sont ces mêmes harragas qui te parleront de « yadjouz » et « la yadjouz » !
      Ces harragas interdisent eux-mêmes à leurs soeurs ce qu’ils s’autorisent eux-mêmes .
      Cette prison c’est le peuple lui-même qui se la serait construite et pas des « milices islamistes » ou autres .
      Prenons exemple des bars , c’est le peuple lui-même qui les interdit dans son « quartier » et c’est le peuple lui-même qui se plaint de l’absence de bars .
      Les exemples ne manquent pas !




      0



      0
        abdel
        11 septembre 2016 - 11 h 48 min

        il faut changer de peuple ou
        il faut changer de peuple ou analyser serieusement la situation pourquoi, on est arrivé là et pourquoi l’ecole a transformé ce peuple en zombis qui n’a a rien a voir avec celui d’avant l’indépendance, qui certes n’avait pas accès a l’enseignement et a la culture ,mais avait plus de dignité et de combativité si non comment expliquer les humiliations qu’il subit aujour’huit !!!!




        0



        0
    done
    6 septembre 2016 - 22 h 07 min

    liberté
    Sa na jamais ete un problem de misere ou une crise economique c est simplement un problem de HOGRA tout court ce ci dis la misere 9adrine aliha mais lHOUGRA quon vie au quotidien devien de plus en plus insuportable el HOGRA comment par le simple policier qui nois harcel et nous bouscule pour des delit quin commet pas jusqu au HOGRA d un haut responsable qui bloque toute une ville affin que son Caniche ou son animal domestique passe par cette ville burocratie indiferance sacage desespoire des promesse non tenu un pouvoir qui opte pour ces ambition personel plus que pour servire ce peuple, on reve de trouver un travaille qui nous permet de vivre dignement on reve de dormire tous seul dans une chambre a nous poir pas dire a 2 ou a 4 dans une chambre question mariage et stabiliter sa reste que songe quon rencontre dans notre long someil jeunesse perdu avenir brouiller et incertain voila ce qui pousse les jeunes algeriens a miser une mort sur deux de traverser la mediteranee ,je pleure mon peuble ,je pleure mon sort et je pleure mon pays si aimer par ses enfants




    0



    0
      TheBraiN
      7 septembre 2016 - 9 h 04 min

      HOGRA
      La Hogra était plus importante , beaucoup voire infiniment plus, dans les années 70 et 80 et pourtant il n y avait pas de harragas Algériens (je parle de harragas prenant la mer) à cette époque .




      0



      0
    selecto
    6 septembre 2016 - 21 h 05 min

    Pour prendre un tel risque il
    Pour prendre un tel risque il faut être sans espoir car ces jeunes sont conscients des risques qu’ils prennent, en réalité leurs nombre dépasse le nombre annoncé dans la presse car beaucoup arrivent au bon port et d’autres finissent noyés, ceux là personne ne les comptabilise.

    Il y a une autre filière d’émigration vers la France dont personne n’en parle à savoir des visas authentiques qui ont comme origine les consulats Français, j’ai appris cet été à Alger qu’il y a des intermédiaires qui prennent les dossiers dans les cafés et la somme de 700.000 DA quelque jours on vous rende votre passeport avec un authentique visa, les intermédiaires prennent une petit pourcentage sur cette somme et le reste est échangé au square en euros aux bénéfice des Français.




    0



    0
      raishamidu
      7 septembre 2016 - 7 h 26 min

      visa
      Vous avez totalement raison,il y a eu plusieurs scandales de corruption au niveau du consulat de France dans les annees 2000,je vois que le prix a augmenté.
      En 2004 c etait autour de 300000DA.Vu la valeur du dinar…
      En 2004 quand le pot aux roses a ete decouvert seul l inculpé Algerien a ete jugé a Bir mourad rais,puis relaxé apres un mois a El Harrach.
      les Francais ont ete mutés vers d autres consulats ou rapatries en France.
      En resumé ce trafic ne peut exister sans l aval d un responsable du consulat qui detient les cachets et tampons et cette fonction n est pas attribuée a un bi national..Cordialement




      0



      0
      TheBraiN
      7 septembre 2016 - 9 h 06 min

      700 000 Dinars
      700 000 Dinars c’est plus que suffisant pour faire un « projet commercial » à l’intérieur du pays donc la harga c’est tout sauf économique .
      Ou sont les « psy » pour expliquer ce phénomène ???




      0



      0
    tadou
    6 septembre 2016 - 20 h 47 min

    il faut se demander pourquoi
    il faut se demander pourquoi les européens ne cherchent pas el harga pour venir en algerie.




    0



    0
    الهوارية..في أمريكا
    6 septembre 2016 - 18 h 14 min

    Après, quand ils arrivent en
    Après, quand ils arrivent en France, ils s’entretuent avec des couteaux pour une centaine d’euros ou ils arrachent les colliers des cous des femmes dans les métros puis, ils font la Une des journaux régionaux et la plupart vont en Europe pour croupirent dans les prisons!
    Ceux qui réussissent sont ceux qui ont une famille à leurs arrivées en Europe qui peut les soutenir pour ne pas sombrer dans la délinquance, le banditisme et la drogue.
    C’est difficile pour avoir le droit de résider, il faut être « vraiment Canon » pour qu’une beurette ou une européenne qui succombe au charme pour lui faire les papiers de résidence…
    En France a supprimer les aides et les soins aux réfugiés, c’est eux qui doivent se débrouiller seuls en vendant des cigarettes espagnoles, algériennes ou tout autres objets de contrefaçons dans les coins des rues, et les français moyens, en achète!




    0



    0
    lhadi
    6 septembre 2016 - 16 h 19 min

    les nageurs de la liberté
    Qui peut croire, s’il regarde les choses avec un minimum d’humanité que les nageurs de la liberté laissent derrière eux leur pays, leurs proches, leur histoire pour aller chercher des chimères.. C’est le dénuement, la désespérance qui les poussent sur les routes angoissantes et incertaines de l’immigration. Pour inverser le flux migratoire, l’urgence sociale ne doit jamais cesser d’être au coeur des responsables politiques. C’est dans cet esprit qu’une démarche concrète et opérationnelle dans les différents champs des politiques publiques pour identifier à la fois les obstacles à surmonter et les solutions à mettre en oeuvre afin de remédier à l’exclusion silencieuse de tant de jeunes qui veulent vivre leur temps, bâtir leur avenir tout en bâtissant l’avenir de la nation. Fraternellement lhadi ([email protected])




    0



    0
      TheBraiN
      7 septembre 2016 - 9 h 08 min

      Dénuement ?
      Ou est le dénuement sachant que ces jeunes payent entre 50 et 100 millions de centimes la harga ?




      0



      0
        lhadi
        7 septembre 2016 - 12 h 35 min

        J’ai parlé des nageurs de la
        J’ai parlé des nageurs de la liberté. Et le travail est une liberté. A ce propos, Il y a un fort taux de chômage malgré les statistiques gouvernementales qui intègrent les vendeurs de cigarettes au détail ou vendeurs de cacahuètes à la sauvette, entre autres, comme ayant un emploi. La vérité des faits atteste que les jeunes s’indignent du fossé profond qui existe entre leurs besoins, leurs rêves justifiés et la dure réalité quotidienne. Alors comment s’étonner qu’ils se révoltent de l’injustice d’un système où l’absence de scrupules conduit beaucoup plus souvent à la réussite que le gout du travail bien fait ? comment s’étonner que dans ces conditions quelques-uns se laissent entrainer dans les chemins incertains de l’immigration, de la drogue, de la violence, parfois du crime ? Qui cherche à pousser les jeunes sur la voie du renoncement… et finalement de la soumission? Nous devons montrer aux jeunes que leur avenir est lié à l’avenir de la nation. En le faisant nous aurons conscience de remplir un devoir impérieux. Devoir envers les jeunes, que nous voulons et que nous devons arracher au scepticisme, à l’angoisse, au dégout que leur inspire un système qui n’a plus rien de beau, ni de grand à leur offrir, alors qu’ils ont un moyen de ne pas gâcher leur vie en luttant pour l’idéal le plus noble, l’idéal d’une société plus juste, plus fraternelle. Fraternellement lhadi ([email protected])




        0



        0

Les commentaires sont fermés.