Le FFS dénonce une «cabale» menée contre ses élus

Abdelmalek Bouchafa. New Press

Le Front des forces socialistes (FFS) a dénoncé, dans un communiqué, la «suspension arbitraire» du P/APC de Lakhdaria par le wali de Bouira. «Cette décision qui intervient après la suspension des P/APC de Telaghma et de Boumerdès confirme un acharnement de l’administration et une cabale menée contre les élus du FFS.» Une «cabale» qui «témoigne de la nature totalitaire du régime et sa volonté de ternir l’image des élus honnêtes et de soumettre toute voix discordante qui se dresse contre la mafia et toutes les formes de corruption». Pour le FFS, ce «énième dérapage confirme le mépris affiché par les autorités à l’égard des élus locaux dont les prérogatives sont déjà très réduites par un code communal et un code de wilaya injustes et scélérats», alors même que «des noms de hauts responsables de l’Etat sont souvent cités dans des affaires de corruption et de malversation, sans être inquiétés».

Le parti présidé par Abdelmalek Bouchafa estime que les élus suspendus sont «accusés à tort» et ont été «innocentés depuis plusieurs mois sans qu’ils soient réhabilités dans leurs postes» et «exige la réhabilitation de ses P/APC suspendus». Le FFS, qui s’interroge sur «les réelles motivations de cet acharnement», affirme qu’il reste «mobilisé» et qu’il «usera de tous les moyens pacifiques et légaux pour faire barrage à ces manœuvres et faire respecter les représentants du peuple».

Karim B.

Commentaires

    MELLO
    14 novembre 2016 - 14 h 26 min

    Depuis l’indépendance, les
    Depuis l’indépendance, les dirigeants sont choisis sur leur capacité à pérenniser le système et non sur leur aptitude à mener le pays sur la voie du développement. Bien que les meilleures occasions se multiplient à foison en 54 ans d’indépendance, force est de reconnaître qu’à chaque effondrement des prix du pétrole, le pays se retrouve fragilisé.
    Par ailleurs, si dans tous les pays réellement démocratiques, le pouvoir politique exécute le mandat octroyé par le peuple, en Algérie, le pouvoir s’appuie sur une clientèle –laquelle crie si fort pour qu’on la prenne pour le peuple –ne donnant son soutien qu’en contrepartie financière. Tous les peuples mènent des combats et les paient horriblement cher avant de les voir aboutir.

    Le rajeunissement nécessaire des élites, les nouvelles formes que prennent leurs luttes, l’extension du champ de leurs revendications, qui secoue le vieux fonds classique des combats de leurs aînés, ne doit pas servir à l’odieux dessein de couper les générations en tranches jetables. Le combat pour l’indépendance nationale et le combat pour la démocratie sont indissociables. Ceux qui ont cru que l’une pouvait faire l’économie de l’autre ont fait la preuve de leur échec. C’est la part confisquée de démocratie, de liberté, de souveraineté, de citoyenneté, de justice et d’égalité devant la loi dans la construction d’un véritable Etat de droit qui a troublé les lendemains des indépendances.
    Le malheur de l’Algérie n’aurait pas été si sanglant, ni son désarroi si profond, si le choix de l’exclusion et de la violence n’avait été le fait que du pouvoir.




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