Libye : Haftar reprend le contrôle du Croissant pétrolier

Les forces loyales à Khalifa Haftar mène une offensive. D. R.

L’Armée nationale libyenne (ANL), dirigée par le maréchal Khalifa Haftar, a annoncé, ce mardi soir, la reprise de deux sites pétroliers dont s’étaient emparés des éléments des Brigades de défense Benghazi (BDB). «Les forces armées (…) ont libéré la totalité du Croissant pétrolier», a déclaré Khalifa Al-Abidi, un porte-parole de l’ANL. Le chef des gardes des installations pétrolières a confirmé la reprise des sites de Ras Lanouf et d’Al-Sedra.

L’ANL avait lancé ce matin une contre-offensive pour reprendre les sites pétroliers. Les Brigades de défense de Benghazi (BDB) s’étaient emparées, le 3 mars dernier, du complexe pétrolier de Ras Lanouf – qui comprend surtout un aéroport et un port – ainsi que du port proche d’Al-Sedra. Depuis, l’Armée nationale libyenne s’était contentée de mener des raids aériens quotidiens sur des positions des BDB, sans parvenir à les chasser. 

Au moment où l’armée du maréchal Haftar effectuait sa contre-offensive, des affrontements opposaient des groupes armés dans l’ouest de la capitale libyenne, Tripoli. Les combats ont commencé lundi soir dans les quartiers résidentiels et commerciaux de Hay Al-Andalous et Gargaresh. Des tirs et des explosions ont  été entendus hier matin dans ces deux quartiers situés à 2 km à l’ouest du centre de Tripoli, des témoins faisant état de «combats de rues». 

Plusieurs axes routiers étaient bloqués et la plupart des habitants n’étaient pas en mesure de se rendre à leurs lieux de travail ou à leurs écoles en raison des violences, selon les mêmes sources. La direction de la police à Tripoli, dépendant du ministère de l’Intérieur du Gouvernement d’union nationale (GNA), a indiqué qu’elle était «en train», avec «la force qu’elle soutient», de «purger» la région des «hors la loi». 

De son côté, l’ONU a accusé les groupes armés libyens qui se disputent le contrôle des sites pétroliers du nord-est de s’être livrés à des exécutions sommaires, des tortures et d’autres violations. Les deux principaux groupes rivaux sont les Brigades de défense de Benghazi (BDB) et l’Armée nationale libyenne (ANL). Il existe de «sérieuses allégations» selon lesquelles les Brigades de Benghazi ont exécuté deux membres de l’ANL au cours des accrochages du 3 mars dans le centre médical de Ras Lanouf, a indiqué le Haut-Commissariat des droits de l’Homme de l’ONU dans un communiqué.     

L’ONU a également reçu des informations concernant des combattants de l’ANL qui auraient mené des raids au domicile de partisans présumés des islamistes dans la région, détenant des enfants et prenant des otages. «Nous avons reçu des informations selon lesquelles les personnes détenues avaient été torturées», a ajouté le communiqué. Lors d’un point de presse hier, la porte-parole du Haut-Commissariat, Ravina Shamdasani, a déclaré que l’ONU était «profondément inquiète» par la poursuite des combats dans la région qui vont donner lieu à «d’autres violations des droits de l’Homme contre les civils».

Khider Cherif

Commentaires

    liberté
    15 mars 2017 - 9 h 13 min

    toute la sauvagerie arabiste
    toute la sauvagerie arabiste et islamiste est là en Lybie , sur les terres berbères déclenchée par les frères musulmans , par les pays arabes du Golfe et par leurs amis et alliés israéliens BHL et Sarkozi !! Une calamité historique qui doit cesser quand les peuples se réveillent de leurs aliénations séculaires




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