Que faire ? (I)

Par Kadour Naïmi – Ce fut la question que posa un lecteur en commentant un texte que j’avais publié sur l’autogestion en Algérie.

La première fois que j’ai lu cette question, j’avais une vingtaine d’années. La demande était le titre d’un roman d’un homme de lettres, journaliste et philosophe russe : Nikolaï Tchernychevski.

Son livre fut publié alors qu’il était en prison pour ses idées émancipatrices, dans la sinistre forteresse Pierre-et-Paul de Saint-Pétersbourg.

Ce roman m’avait bouleversé. Par la suite, j’appris qu’il exerça une influence profonde sur la jeunesse russe éprise de liberté et de justice. Lénine aurait déclaré en 1904, à propos de cette œuvre : «Il m’a labouré de fond en comble.»

Il utilisa ce même titre dans un essai fameux que j’ai lu ensuite avec un grand intérêt. Le dirigeant bolchevik fournissait alors une méthode pour changer la société. Cette conception eut du succès au point que Lénine se trouva chef d’un nouvel Etat.

Hélas ! Et tant de fois hélas ! La méthode était viciée à la base. Elle manifesta un autoritarisme tel que ce qui commença comme révolution sociale authentique en Russie devint un Etat totalitaire conservateur, du temps même de Lénine et de Trotski, et non pas, comme beaucoup le croient, durant la dictature stalinienne.

Ce régime dura à peine soixante-dix ans, coûta des millions de morts et finit lamentablement par s’écrouler, victime de ses propres contradictions internes. Et laissant après lui un océan de désillusions, d’amertume, de désenchantement, de désorientation. Surtout et principalement auprès de ceux qui ignoraient les écrits et les actions d’autres révolutionnaires, qui eux n’ont jamais été au pouvoir parce qu’ils n’ont jamais cherché à le conquérir, et avaient prédit déjà en leur temps l’échec du marxisme autoritaire : les libertaires.

Ces derniers ont tenté de réaliser un changement social réellement radical en évitant tout autoritarisme. Malheureusement, ce dernier se révéla très fort. Mais s’il a massacré les femmes et les hommes qui le contestaient, il n’est pas parvenu à tuer leurs idées. Sous les cendres de la répression, elles ont continué à vivre parmi les cœurs les plus généreux et les esprits les plus fins. L’une de ces idées est celle de la solidarité populaire.

Cependant, la question demeure aujourd’hui comme auparavant ; elle est même actuellement plus embarrassante : Que faire ? Ou encore, comment faire ?

Le lecteur ayant réagi à mon article précédent sur l’autogestion la formula ainsi : «Dans un pays soumis à tellement de corruption, la fameuse ‘‘chkara’’, partout, du haut au bas de l’échelle, quoi faire pour s’en sortir ?»

L’interrogation est fondamentale. J’y ai réfléchi.

J’en offre ici le résultat, avec l’espoir de contribuer positivement à ce débat. Nous y sommes obligés, tant la confusion et le désarroi sont graves et paralysants.

Que faire ?…

Eh bien tout simplement ce qu’on fait toutes celles et ceux qui ont contribué à changer les sociétés humaines en mieux. Je n’ai pas en vue uniquement les «grands» révolutionnaires, les «chefs». Non, mais d’abord et surtout les personnes sans quoi il n’y a pas de «chefs» : tout un chacun, jusqu’au plus humble, plus anonyme, plus ordinaire.

C’est tout cet ensemble qui a permis les changements sociaux importants, réalisant un pas en avant vers plus de justice et de liberté.

Toutes ces personnes ont un point commun : savoir d’abord compter sur soi-même, sur ses propres forces, même quand elles apparaissaient minimes, et, aux yeux de la majorité, ridicules !… Et s’être solidarisés.

Et puis, pourquoi évoquer ces phénomènes sociaux macroscopiques ?

Pourquoi ne pas nous rappeler très simplement ce que sûrement nous a dit notre grand-père ou notre grand-mère quand nous étions enfants et que nous avons oublié ?

– Prends ce petit morceau de bois.

Je l’avais pris.

– Brise-le !

En un simple geste j’y étais parvenu.

– Maintenant, prends ces dix petits morceaux de bois et brise-les aussi !

Je m’y étais efforcé à plusieurs reprises. En vain.

– Tu vois !… Si tu es seul, n’importe qui te brisera facilement ; si au contraire tu es uni avec d’autres, personne ne pourra vous briser.

Dois-je ajouter que ce parent n’était pas un docteur universitaire ni même savait lire et écrire ?… Cependant, la vie pratique, cette université naturelle, lui avait enseigné cette précieuse leçon.

D’où la règle. Elle est élémentaire, banale, simple, mais absolument fondamentale : là où on nous divise, nous devons être solidaires. Car, divisés, nous sommes toujours perdants ; solidaires, nous créons la possibilité de vaincre ensemble.

Considérons quelques moments significatifs de l’histoire humaine.

Qu’est-ce qui a permis au peuple espagnol de résister au coup d’Etat de l’armée fasciste franquiste pendant trois ans (1936-1939), au lieu de succomber immédiatement ?… La solidarité populaire (lire Gaston Deval, Espagne libertaire, à télécharger ici : http://www.somnisllibertaris.com/libro/espagnelibertaire/index05.htm).

Quelle fut la cause principale de la transformation de la révolution russe en système totalitaire conservateur, et cela dès 1921, alors que Lénine était au pouvoir, avec Trotski ?… L’apparition d’une caste bureaucratique autoritaire bolchevique qui s’est emparée de privilèges, rompant ainsi la solidarité populaire (lire Voline, La révolution inconnue, à télécharger ici : http://www.vho.org/aaargh/fran/livres5/Voline.pdf).

Venons-en à l’Algérie.

Quel facteur fondamental a produit et assuré la lutte armée de libération algérienne ?… La solidarité populaire (une réelle histoire reste encore à faire).

Quand la plupart, non seulement le peuple illettré, mais les élites intellectuelles autochtones, s’était résigné à accepter l’Algérie comme partie de la France, un groupe de jeunes s’est levé et a cru à l’indépendance nationale.

Ce groupe s’est uni. Ainsi, il a pu affronter toutes les difficultés imaginables pour faire croire à son idée libératrice.

Deux furent les obstacles majeurs.

Le premier d’ordre politique. Il a fallu démythifier et démystifier l’idée de «zaïm» et celui qui l’incarnait alors, Messali Hadj. Toucher à l’«icône» nationale n’était pas du tout facile. Mais les jeunes, parce que dotés d’une vision claire, résolus et solidaires, y sont parvenus.

La seconde difficulté était peut-être encore plus difficile. Ces jeunes indépendantistes ont dû combattre contre la chose la plus compliquée et la plus délicate qui soit au monde : une foi religieuse erronée.

Elle consistait à croire que Dieu avait envoyé l’armée colonialiste française en Algérie ; il fallait donc se résigner à la volonté du Puissant. C’était «maktoub Allah» !… Le remettre en question, pire, se révolter contre cette situation, était impie ! Cela remettait en cause la volonté divine !… D’autres aggravaient cette vision fataliste par le proverbe «assâbar inâl !» (le patient trouvera sa récompense), sous-entendu dans l’au-delà. Sagesse apparente pour justifier une résignation et une aliénation serviles.

Bien entendu, toutes les personnes, colonialistes et autochtones complices, ont tout fait pour légitimer, maintenir et renforcer cette «croyance» religieuse et cette «sagesse» parmi le peuple.

Ajoutons l’élite autochtone, de formation francophone, pour laquelle la nation algérienne n’a jamais existé, et que la France, malgré les mauvaises actions, certes, accomplies, avait quand même apporté la «civilisation» (école, hôpitaux, chemin de fer, etc.).

Il n’est donc pas difficile d’imaginer ce que, à l’époque, les jeunes indépendantistes algériens subissaient comme situation désespérante. Elle paralysait les intellectuels indigènes et le peuple, notamment celui des paysans pauvres et des ouvriers. Les premiers constituaient la «tête pensante», et les autres le bras armé de tout changement social.

Cependant, à force de compter sur eux-mêmes, sur leur intelligence et leur courage ainsi que leur solidarité, ces jeunes indépendants, nos aînés, sont parvenus à créer les conditions de la lutte armée qui a mené à notre indépendance.

Oui, certes ! Les résultats ne sont pas à la hauteur de leur idéal et de leurs espérances. Cependant, ils ont fait ce qu’ils ont pu. Tout leur mérite est là. Ils méritent toute notre reconnaissance.

Alors, que voulons-nous aujourd’hui ?

Une société libre et solidaire. Parce que si je ne suis pas libre, comment puis-je choisir d’être solidaire ? Et si je veux être solidaire, puis-je l’être sans être libre ?

Eh bien, c’est difficile !… Plus ou moins aussi difficile que, dans les années 1920 à 1954, l’était le problème de l’indépendance nationale.

Par conséquent, imitons nos aînés. Efforçons-nous d’avoir leurs qualités : intelligence, courage et solidarité. Alors, nous finirons par trouver les solutions.

Pour y parvenir, la première condition est déjà trouvée, celle de nos aînés : compter sur nous-mêmes.

Cela suppose nous organiser de manière libre et solidaire. Partout où cela est possible. De manière pacifique !… car il ne s’agit pas de lutte armée, et autoritaire, mais de mouvement social pacifique et démocratique, au sens le plus authentique de ce mot.

Et, surtout, pas de «zaïm», source d’autorité aliénante et mystificatrice. Mais des frères et sœurs (oui ! reprenons ces splendides appellations de notre combat national libérateur) égaux en droits et en devoirs, et autogérons tout ce que nous pouvons de manière autonome, libre et solidaire.

Et commençons par ce qui est possible, près de nous, autour de nous.

Kadour Naïmi

(Suivra)

Comment (15)

    Dziri3
    19 mars 2017 - 19 h 47 min

    Sous le masque de « ALGERIE
    Sous le masque de « ALGERIE PROPRE » une pietre souris que j ai nommé « Eljerry le sale » s est permise dans un post du 19 mars a 12.26 de souiller une categorie de nos enseignantes. ce vil rongeur s est glissé entre les colonnes de Ap pour dire »
    OBLIGATION POUR LES FEMMES ENSEIGNANTES SURTOUT EN HIJAB DE SE LAVER D ETRE PROPRES ET DE SE PRESENTER DANS LA BONNE TENUE NON PAS COMME DES MENAGERES SORDIDES AVEC LEUR HIDJAB POUR CACHER LA PUANTEUR ET LEUR SALETE DE PEIGNOIRS ET LEURS BECHMECK EN NYLON ET PIEDS SALES .
    Que faire alors ? Puisque la question est posee ?????? Doit on se taire devant une telle bassesse d esprit qui se permet meme de donner des lecons? Doit on porter plainte contre X pour atteinte a l honneur de nos compatriotes. Insultes et propos segregationiste. Doit a s abaisser a son niveau et lui rendre la pareille ????Que faire ?.. vous voyez messieurs il sait lire et ecrire et en plus en Francais (langue des lumieres)mais il ne peut retenir sa haine contre tout ce qui lui est different . Que faire alors ?se plier a ses desirs et devetir nos femmes ? Que faire ? doit on se taire et devenir des dayoutes incapables de defendre leurs honneurs.Que faire ? Enfin .en ce qui me concerne j ai bien reflechi et j ai pris cette date du 19 mars celle du cessez le feu entre nous et notre ennemi comme reference et je propose a cet egaré et ses semblables de CESSEZ LEUR FEU nos us et nos coutumes ne sont pas leurs ennemis.
    L Algerie tolerante c est le plus qu on doit faire.




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    MELLO
    19 mars 2017 - 17 h 17 min

    Pour réprimer le combat
    Pour réprimer le combat libérateur du peuple algérien, la France a livré une guerre d’extermination, qui a fait dire à Jean-Paul Sartre : « Il faut dire que la joie n’est pas de mise : depuis sept ans, la France est un chien fou qui traîne une casserole à sa queue et s’épouvante chaque jour un peu plus de son propre tintamarre. Personne n’ignore aujourd’hui que nous avons ruiné, affamé, massacré un peuple de pauvres pour qu’il tombe à genoux. Il est resté debout. Mais à quel prix ! ». Le prix a été exorbitant. Ait-Ahmed le rappelle : « Ceux qui ont crié sebaa snin barakat ! en 1962 avaient raison d’exprimer leur lassitude, leur trop plein de souffrance et de sang, leur rejet des divisions, leur crainte des guerres de factions. Mais ils avaient politiquement tort. Tort de croire que les divergences politiques de fond se règlent par des embrassades. Tort de croire que les promesses d’unité et de fidélité aux principes de la révolution peuvent se suffire de discours. Tort de croire qu’une constitution n’est qu’une formalité sans conséquence. Tort de croire que l’indépendance d’une nation et la souveraineté d’un peuple peuvent se suffire d‘une page sanglante vite tournée. Mais ils avaient raison mille fois raison d’affirmer haut et fort que ce peuple a trop payé de son sang ! »Le monde dont est issu Ait-Ahmed et dont sont issus ses semblables est révolu. C’était le temps béni où l’éducation familiale, l’enseignement traditionnel et le mouvement national se sont ligués dans un processus de socialisation de nature à faire éclore les vocations. Le parcours de Hocine Ait-Ahmed prend sa source dans ce processus. Un parcours certes riche de hauts faits d’armes mais d’abord et surtout jalonné de symboles. Nous avons appris, dans la pratique des êtres, à identifier et choisir ceux qui nous agréent comme camarades, comme frères et comme amis et ceux qui ne nous agréent à aucun de ces titres mais que nous supportons car ils sont, malgré tout, des compatriotes. ». Les événements remettent au gout du jour les idées d’Ait-Ahmed. Coup sur coup, les lois de finances pour 2016-2017 et la révision de la constitution nous rappellent la perspicacité de son analyse : « …Une violence extrême a été infligée au peuple algérien pour imposer des choix et des options politiques et économiques désastreux. Des choix qui hypothèquent et compromettent notre avenir mais aussi celui des générations futures. Les actes aujourd’hui ont leur prolongement dans la société de demain. C’est pour cela que nous devons appréhender l’étape actuelle pour ce qu’elle représente. Un défi majeur, un enjeu vital…. »




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    mouatène
    19 mars 2017 - 15 h 50 min

    QUE FAIRE ? et pourquoi ne
    QUE FAIRE ? et pourquoi ne pas dire QU’ONT ILS FAIT. mis à part la publicité qu’ils se font à la fin de leurs parcours, RIEN. les débuts ont commencé par la fuite à l’étranger, pour vivre à l’européenne, parce que à l’algérienne c’était la vie dure. à l’époque certains parents avisés ont tracé le destin des enfants chéris. bon, j’arretes là revenons à qu’ont ils fait ? . oui, rien !!! leur bilan est honteux. la france coloniale a été occupée pendant quatre ( 4 ) ans, et ces quatres ans sont racontés heures par heures par des documentaires et des films. les criminels ont été tous jugés. notre pays a subit les pires atrocités pendant 132 ans et nos élites ont pondu 3 films qui nous donnent un apérçu sur la bravour de nos parents. « la nuit a peur du soleils » « la bataille d’alger » et  » l’opuom et la baton ». ce sont ces 3 films que tout le peuple algérien a appris le sénario par coeur. à l’indépendantce, des hommes ont réfléchi et ont établi un régime socialiste à l’algérienne parce que c’était la seule issue à l’époque, vu que le peuple venait d’etre libéré du joug du colon. mais une élite a vue autrement et a fait tout ce qu’il fallait faire pour contrecarrer ce régime et a provoque le début de la déstruction des labeurs des hommes de coeurs. le résultat est visible maintenant. à tous les NIVEAUX on voit mais on laisse passer et on accuse les autres. maintenant revenons à QUE FAIRE . et bien maintenant il faut qu’ils prient Dieu le Tout Puissant pour qu’il leur pardonne le mal qu’ils ont fait au peuple algérien. quant à la publicité du fin de parcours, elle est vraiment inutile. à moins que qu’ils voudront bien se repentir et commencer à reconnaitre les erreurs du passé. ce n’est pas trop tard à mon avis. ils y en a beaucoups qui ne dorment pas bien, c’est connu. il y a beaucoups à dire mais restons en là.
    -en ce jour mémorable du 19 Mars, jour de la victoire du peuple algérien sur le colonialisme, je m’incline devant la mémoire des MARTYRS de la révolution algérienne. vive le peuple algérien.




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    algerie propre
    19 mars 2017 - 14 h 54 min

    QUE FAIRE ??? de l’Economie
    QUE FAIRE ??? de l’Economie de la Propreté et de ses gains … les experts algériens ( s’il en existe) auront un jour a calculer les gains en matière de santé publique , en matière de santé mentale et psychologique , en matière de gains touristiques généraux qui sont à imputer au problème de la saleté et de la propreté dans le pays .. Sans parler des gains non mesurables comme la capacité esthétique d’une population à vivre dans une cadre de vie agreable et organisé , propre et beau , et ses leurs conséquences exponentielles sur la capacité à travailler et se reposer , se mouvoir dans un habitus sociologique propice au désir de vie , au bonheur urbain ,à la convivialité , etc… toute une économie qui a ses chiffres si on a la perspicacité de l’évaluer et de la canaliser dans le produit national en termes de coûts et de prospective … d’un autre côté , quelle autre économie peut générer une telle volonté de rendre l’Algérie propre et de lutter contre cette saleté qui devient une sorte de fatalité qui ronge la vie sociale et étend sa tristesse et son désespoir dans le corps de la nation …quels sont les nouveaux et anciens métiers qui se mettront en branle pour résoudre ce problème , les petites et moyennes entreprises qui seront sollicitées , les millions d’emplois divers qui seront suscités , dans le BTP , dans les dizaines de corps de métiers , dans le secteur des pépinières , les métiers du paysagisme et de la décoration urbaine , les métiers de l’assainissement et du drain , les économies du nettoyage et du transport d’ordures, l’industrie du recyclage, l’Art des jardins et des espace verts , l’Horticulture, les économies des parkings et des aires d’agrément , etc…(A suivre )




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    MELLO
    19 mars 2017 - 14 h 38 min

    Que faire ? La question , la
    Que faire ? La question , la vraie qu’il faudrait poser c’est : comment faire ?
    Que faire n’est en fait que ce leitmotiv populaire de dégager tout ce pouvoir, réviser ce système dictatorial en un système démocratique où le peuple saura émettre et concrétiser ses idéaux.
    Comment faire reste la problématique la plus profonde . On parle de solidarité, mais nous savons tous que le système mafieux a eu pour seul objectif d’effacer ce terme en prônant un individualisme racé où l’hypocrisie des religions a été institutionnalisée et la sécularisation de la société nous ont laissés à la dérive et sans conception collective du bien et du mal, ce dont pâtit la société. Le régionalisme est l’un des facteurs les plus dévastateurs de cette notion de solidarité. Si la fracture entre les régions de l’Algérie profonde n’a pas eu lieu , ce n’est pas faute pour le cabinet noir de n’avoir pas fait de la prédation politique une véritable stratégie destinée à pérenniser sa main mise sur le pays et sur le destin d’une nation au passé glorieux . La confiscation , l’instrumentalisation la falsification et la manipulation de la mémoire historique illustrent clairement le caractère délibéré , planifié et totalitaire d’une volonté éradicatrice de toute forme de lutte politique non violente et de toute avancée démocratique . Se référer à notre passé récent, est l’une idées à exploiter: le congrès de la Soummam appartiendrait-il, pour autant à l’histoire ancienne.? Bien au contraire, son défi exemplaire à la fatalité s’impose plus que jamais au présent puisqu’il peut constituer l’une des clefs pour un avenir de justice de liberté et de réconciliation. La seule manière de se réconcilier , sans lequel il n’y aurait pas eu de civilisation est de restituer aux Algériens individuellement et collectivement les libertés et les droits qui leur permettent d’élire en toute souveraineté une Assemblée Nationale Constituante. Aller vers une vraie réconciliation, c’est adopter cette voie de conférence de consensus national qui placera les vraies bases d’une ALGERIE ALGERIENNE.




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    lhadi
    19 mars 2017 - 14 h 08 min

    Afin que l’estime du bon sens
    Afin que l’estime du bon sens et la justesse de l’esprit dans le discernement du vrai et du faux n’offense plus les oreilles, il me semble qu’une dissertation sur « l’arbre de porphyre versus algérienne » s’impose.Fraternellement lhadi ([email protected])




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    Affairiste
    19 mars 2017 - 14 h 01 min

    Etes vous messieurs de ce
    Etes vous messieurs de ce monde ou de l au dela ???? Que faire.???? Que reste t il a faire : C est net et clair. ‘ ‘Se taire et se plaire dans la sphère des affaires » chuuuuut on nous entend.




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    Anonymous
    19 mars 2017 - 11 h 58 min

    Belle allusion au régime
    Belle allusion au régime dictatorial postrévolutionnaire russe évoquer à pas feutrés celui que nous subissons actuellement. Vous oubliez cependant d’ajouter que nos ainés avaient créé un nouveau parti dénommé FLN à la place du zaïm et retenant comme devise ; « Nul n’est indispensable ». Vous savez à quel point nos gouvernants ont gangréné cette institution. Vous savez également que nos ainés patriotes ne retiennent de ce parti que sa phase glorieuse de la pré-indépendance et rejettent en bloc le comportement des voyous qui s’y sont infiltrés. Au demeurant, beaucoup d’assoiffés d’argent facile et de revanche à l’égard de nos ainés indépendantistes n’aspirent qu’à y être intégrés moyennant une énorme chkara pour user d’une influence qui puise ses sources à la colonisation. Qu’attendez-vous pour barrer la route à ces individus et vous regrouper au seIn d’un autre parti complètement distinct du FLN? Faut-il croire que nos jeunes été tous anesthésiés par les subventions prélevées de la rente pétrolière et qui a servi à faire « la paix sociale »?




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    ALGERIE PROPRE
    19 mars 2017 - 11 h 26 min

    QUE FAIRE ?? Voici quelques
    QUE FAIRE ?? Voici quelques mesures du ministères de l’éducation nationale /
    1 -Retour à la mesure de la versification de l’hygiène des mains et des oreilles chaque matin dans les écoles avec présence du directeur de l’établissement ( cette mesure existait en Algérie , qui l’a supprimé ? il faut le mettre devant la Justice) ; cette mesure éducatives doit faire l’Objet d’un décrets exécutif et force de loi …

    2- réfection de tous les WC des écoles et autres établissements de l’éducation nationale et de la formation professionnelle et militaire sur tout le territoire .. rien ne sert de cacher la vérité , les WC scolaires sont dans un état honteux à 98% en Algérie , ce projet va générer des milliers d’emplois dans le bâtiment , plomberie etc et va concourir à l’Hygiène en Algérie et à la santé publique .. ce n’est plus possible que les écoliers et écolières algériens continuent de souffrir et ne trouvent plus des WC ou de WC propres et le minimum d’humanité dans leurs besoins les plus élémentaires .. le gouvernement n’ets pas au courant de la Situation des WC scolaires car on ne leur montre que des écoles neuves .. Rien ne sert de mettre le Drapeau dans des écoles et des Lycées avec des WC dignes des animaux …Même les pays en guerre ont des WC pour leurs enfants .. Assez !!!!!!!!!!!!!!! ces messieurs algériens en costume et cravates qui Croiset diriger ce pays comme des Beys , doivent avoir pitié de enfants algériens , ils n’ont pas où C… dans les écolés .. Assez Benghebrit !!

    3- Les gardiens paresseux , factotums absents et autres personnels pléthoriques des établissements doivent veiller à l’entretien aux espaces verts dans les écoles par un décret sur leurs taches de travail de 8h ( arrosage , désherbage etc.. ) les écoles sont devenus des poubelles avec un mauvais goût et de la laideur à tous les niveaux et sur tous les murs ..

    4- obligation pour les femmes enseignantes ( et hommes aussi) surtout en Hijab , de se laver et d’être propres et de se présenter dans les écoles et établissements dans la bonne tenue et le sérieux . et non pas comme des ménagères sordides avec leur Hijab pour cacher leurs puanteurs et leurs saletés de peignoirs et leur Bechmak en nylon et pieds sales .. les enfants et les élèves doivent être respectés dans les cours et dans l’Enceinte du savoir et de l’éducation !! A quoi ont servis les augmentations de salaires des enseignent si c’est pour ces avoir des enseignantes clochardes qui entassent leur bijoux et viennent donner leurs cours dans un état de délabrement et de saleté incroyables , et mentir aux élèves sur leur Bigoterie de souk ( A SUIVRE)




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      anonyme
      19 mars 2017 - 12 h 46 min

      Bravo, vous avez mis la main
      Bravo, vous avez mis la main sur un sujet crucial en Algérie.




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    Bekaddour Mohammed
    19 mars 2017 - 10 h 50 min

    Donc, les réactions
    Donc, les réactions constructives seront de Soeurs, Frères à Frère ! Ta contribution m’a ému jusqu’aux larmes, ouallahi ! Aimer sa patrie, aimer les siens sont d’une exigence absolue, aimer est un don de Dieu, il devient la source qui alimente les « idées » fécondes, qui excluent les vices dont nous sommes victimes, la cupidité, « l’individualisme » etc… Notre société comporte encore des poches sales, d’êtres asociaux, les tribunaux sont purulents, mais « Le Bien » est possible. Chacun de nous est ce que « La Vie » en a fait, tout est possible quand la porte s’ouvre au partage, tout ! C’est alors une addition des dons de Dieu, le meilleur sera accessible, hélas nous n’avons pas atteint à cette hauteur, l’obstacle des égoïstes, ces Si Petits grandiloquents barrent le chemin des alpinistes, voilà qui me remémorent un titre : « Les chemins qui montent »… Je te fais l’aveu d’avoir disposé de la collection complète des oeuvres de Lénine, jadis, je n’en ai lu aucun livre, mais son titre « Que Faire ? » avait retenu mon attention juste comme titre ! Face à tout ce qui nous arrive, collectivement, et parfois même à titre purement individuel, la question dévoile la vérité que « Une main seule ne peut applaudir », Yed ouahda ma etsafag… N’est-ce pas ! (Suivra !)




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    algerie propre
    19 mars 2017 - 9 h 15 min

    QUA FAIRE ?? C’est facile
    QUA FAIRE ?? C’est facile et même vital … il faut recommencer à la base …et aller vers le développement de l’Algérie sur des bases solides .. la base de tout c’est la Propreté , et sans la propreté rien ne peut se faire …il faut commencer donc par un PATRIOT ACT : lancé par le président et légiféré unanimement par tous les partis algériens sous forme d’une Loi Fondamentale sur l’Hygiène generale de l’Algérie , la Propreté et la Lutte contre la saleté à tous les niveaux sur le territoire national sans oublier le problème national des WC publics .. ca peut prendre 5 ans mais l’Algérie va démarrer sur des bases solides et saines .. on ne peut plus avancer comme ca dans cette voie et ce laisser aller .. le gouvernement ensuite mettra en place les structures locales et nationales pour réaliser et exécuter ce PATRIOT ACT de l’Hygiene et la propreté .. Nous le répétons : aucun développement , aucune civilisation , aucun avenir économique et social ne peut se faire dans la saleté et sans la propreté …réfléchissez !! Si le président lance ce projet et sera suivi par tous les partis et par l’état et si le peuple suivra par la force de la LOI , ca va réussir et en quelques mois l’Algérie va commencer à changer de visage et les algériens vont commencer a sourire et a bien se tenir et s’habiller proprement .. La propreté est la lute contre la saleté : C’est la plus grande économie locale nationale Hors Hydrocarbures ,sans importations et sans transfert de devises …Bouteflika en lançant un tel projet peut mettre au travail des millions d’Algériens




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      Bekaddour Mohammed
      19 mars 2017 - 11 h 18 min

      @algerie propre… OUI !!!
      @algerie propre… OUI !!! Nous avons dans notre peuple trop d’êtres asociaux, instinctivement sales, qui jettent tout n’importe où, malfaisants, mauvais, ça mérite des sanctions lourdes, après avertissement, des brigades à la limite militaires, la propreté physique ET morales, finalement c’est le coeur de La Question, mais Qui va animer « L’entreprise » ???




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        algerie propre
        19 mars 2017 - 13 h 19 min

        @Bekaddour : Mon Cher Mohamed
        @Bekaddour : Mon Cher Mohamed ; je vais vous répondre .. si Bouteflika comme président lance ce projet publiquement à la TV , ensuite par une Loi claire et écrite légiférée unanimement par tous les partis ( c’est déjà 50 % de solution , les responsables ont peur de Bouteflika et ils seront obligés de commencer a travailler , avec une menace de perdre leurs places sous leur tète °). ensuite le parlement va faire une Charte écrite pour tous et une Loi de l’Hygiène et la Propreté nationale , une sorte de PATRIOTIC ACT … Le peuple va soit adhérer ans quelques proportions ou soit alors l’erat va appliquer la loi et l’hygiène et la Propreté par la force de la Loi et des pouvoirs de polices et de gendarmerie .. il y aura une sotte de code pénale , des amendes, de la prison , des proces etc.. tous les peuples ne sont pas nés propres , les algériens sont comme les autres peuples ,ils ,e sont pas différents … mais ce sont les états qui éduquent leur peuple par l’éducation et par la loi , le bâton pour les récalcitrants et les hors la loi comme partout dans le monde !! Le premier problème reste Bouteflika , soit il n’est pas au courant de ce qui se passe de la situation qui devient alarmante … soit on ne comprend rien !!! pourtant c’est dans son intérêt et sa gloire de laisser derrière lui un pays propre , ce projet fera de lui un président qui aura régler quelque chose qui dépasse la politique et rentre dans la civilisation ..Si Bouteflika frappe sur la table , le lendemain les responsables commenceront le travail , et le peuple va être attiré par ce projet de propreté et se poser des questions , l’Etat est toujours la locomotive d’une société d’une nation.. l’Europe a commencé comme ca .. sinon rien ne se fait et les poubelles et la laideur vont encore s’entasser .. ( observez pourquoi dans l’armée c’est toujours propre : parce qu’ ‘il y a une volonté hiérarchique de discipline garantie par les chefs , il faut toujours les chefs qui ordonnent et qui guident et le peuple suit toujours … on construit les nations dans la discipline, le travail et le Bien et non dans l’anarchie , la paresse et le laisser -aller … la liberté du peuple et son respect c’est dans l’organisation, la civilisation et la discipline pas dans la saleté , la Zoubia et la Crasse ) …ON PEUT REGLER LE PROBLEME C’EST FACILE … ALLEZ BOUTEFLIKA LANCE L’AFFAIRE




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      lehbilla
      19 mars 2017 - 11 h 58 min

      L’utopie dans tout son
      L’utopie dans tout son réalisme. Le mirage palpable dans une atmosphère de vérité. Le fantôme aux mains vides qui promet et qui n’a rien.




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