Une contribution de Youcef Benzatat – Palabres et incohérences autour du takfir ?

Des extrémistes conduisant une manifestation interdite à Alger, en 2103. New Press

La proposition de loi de la part d’un groupe d’intellectuels de criminaliser le takfir n’aura un effet de changement sur notre perception et notre rapport à la religion que dans la mesure où le takfir, perçu en tant que culpabilisation de la négation du créationnisme et donc du Créateur, puisse être appréhendé à partir d’un examen critique de tout le système de croyance qui justifie cette sentence.

Il faudra surtout qu’il soit appréhendé sous le prisme des ambiguïtés et des contradictions inhérentes à la Constitution sur cette question de la croyance car la religion est un pilier fondamental de la Constitution, s’en est même une constante nationale, selon son article 2 : l’islam est la religion de l’Etat. Bien que plus loin, elle ouvre des perspectives, plutôt formelles, à la liberté de culte et à la liberté de conscience. Ce qui est en soi une contradiction intenable car on ne peut être en même temps dans l’obligation d’être soumis à l’islam, du fait qu’il soit la religion de l’Etat, et en même temps jouir de la liberté de culte et de conscience et donc pouvoir choisir d’être croyant ou non !

Demander à une Assemblée de faire une proposition de loi pour la criminalisation du takfir sur la base d’une Constitution qui renferme autant de contradictions intenables et sans examen critique du système de croyance qui le détermine ne contribue en rien à notre désir de changer notre perception et notre rapport à la religion.

Il conviendrait, pour ce faire, l’ouverture d’un débat national pour faire la part de ce qui relève proprement du mythe et ce qui fait partie de notre vécu, de nos désirs de liberté et de notre harmonie avec la contemporanéité du monde. Autrement, il conviendrait de définir cette notion, qui est d’essence théologique, avec des outils techniques et scientifiques, susceptibles de lui permettre de s’insérer dans un champ sémantique dont le plan d’immanence est prédéterminé par un environnement politique républicain. Telle que la méthode de l’archéologie des religions, qui a su différencier dans les rituels, les dogmes et les croyances religieuses, généralement, ce qui relève proprement du mythe et ce qui est de l’ordre du compromis sémantique, lexical, historique, idéologique et politique.

Proposer une loi criminalisant le takfir sous le régime de la Constitution actuelle, sans remettre en question le rapport de la religion au politique, donc, envisager en conséquence un amendement de la Constitution à cet effet, est a priori un contresens. A moins que les auteurs de cette proposition de loi visent un autre objectif que celui de changer notre perception et notre rapport à la religion.

En effet, la Constitution qui consacre l’islam en tant que religion d’Etat, acculant tout citoyen à se soumettre à cette religion, lui accorde en même temps la liberté de culte et la liberté de conscience, autrement elle lui accorde en même temps la possibilité de ne pas adhérer au système de croyance de cette religion. Cette double attribution contradictoire renferme en elle une vertu non négligeable. Car elle ne devrait poser aucune contrainte aux deux parties concernées par cette disposition. Puisque, adhérer ou non au système de croyance musulman sont deux postures tout à fait en accord avec la Constitution. Dans ce cas, le takfir ne peut s’appliquer qu’à des personnes qui s’identifient dans cette religion et croient en ses dogmes. Donc, cette proposition de loi paraît d’emblée incongrue. Les non-croyants ne sont pas concernés par cette sentence. Ils se situent en dehors de ce système de croyance. La loi que proposent ces intellectuels ne les concerne pas. Ils n’ont pas besoin d’une loi dans laquelle ils ne se sentent ni impliqués ni concernés.

Mais il ne faut pas s’y méprendre, cette curieuse disposition constitutionnelle n’est valide qu’en théorie uniquement. Car, dans les faits, toute transgression des préceptes de la religion en public sont sévèrement sanctionnés, aussi bien par les croyants, directement, en se substituant à la justice, que par les autorités publiques elles-mêmes. L’exemple des rafles des non-jeûneurs pendant le Ramadhan par les forces de l’ordre et leur brimade par les croyants est édifiant.

A ne pas en douter, si cette loi est apparue nécessaire et utile à ce groupe d’intellectuels, c’est surtout pour d’autres raisons, entièrement étrangères aux préoccupations de normalisation du rapport de la religion au politique et, au-delà, de la nécessité de vouloir changer notre perception et notre rapport à la religion. Car cette proposition de loi s’apparente beaucoup plus à une démarche de demande de protection physique ciblée contre des comportements fanatiques imprévisibles et incontrôlables. La crainte de se faire assassiner par des takfiristes, qui pourraient passer à l’action terroriste, est certainement fondée et justifiée au vu des signes avant-coureurs manifestes. En effet, il ne passe pas un jour sans que l’ANP mette la main sur des arsenaux de guerre et d’abattre des terroristes islamistes planqués et disséminés sur tout le territoire national.

L’examen de cette proposition de loi par le Parlement, prétendant à la criminalisation du takfir, dans ces conditions, ne pourra déboucher que sur d’interminables palabres et incohérences autour de cette absurde sentence ! Il ne pourra en sortir qu’une mise en garde destinée aux plus zélés parmi les plus conservateurs, sous forme d’une loi bricolée sur mesure. Comme à l’accoutumée, sur le dos du citoyen, par sa marginalisation et le mépris qui l’accompagne en pareilles circonstances.

En définitive, cette demande correspond au mieux à des croyants prônant un certain réformisme plutôt que la sortie de la religion avec conviction et détermination ou, du moins, la séparation sans ambiguïté de la religion de la politique.

Youcef Benzatat

Comment (32)

    anonyme117
    20 juin 2017 - 8 h 38 min

    Je rentre pour quatre
    Je rentre pour quatre semaines pour voir la famille et les amis je ne dis à personne que je vais au bled passer des vacances rien que les appels à la prière la nuit me montre dans quel état d’esprit ce trouve l’Algérie en 2017.




    0



    0
    SIDI MAKHLOUF
    19 juin 2017 - 13 h 52 min

    Toute cette sombre histoire
    Toute cette sombre histoire de takfirisme, c’est du khorti.Il faut pourchasser ces cocos qui défendent cette ânerie et
    les mettre hors d’état de nuire. Laissez les Algériens vivre en paix. Ils ont déjà fort a faire pour survivre. Que le diable emporte tous ces emm… en enfer.




    0



    0
    zineb
    19 juin 2017 - 13 h 20 min

    Tout acte ou parole mettant
    Tout acte ou parole mettant en danger l’intégrité physique et morale du citoyen doit être interdit. Le takfirisme étant un terrorisme intellectuel, joignant la parole aux actes; quand un takfiriste déclare apostat une personne qui ne partage pas ses valeurs, il le condamne à la peine de mort. Donc, en dehors de la philosophie et la religion, ce concept est très dangereux. Quand à la constitution,elle est ambivalente et je n’ai jamais compris l’association: islam religion de l’état et liberté de culte




    0



    0
    leputois
    19 juin 2017 - 7 h 15 min

    On voit bien la diversité des
    On voit bien la diversité des opinions et des idées rien que dans les commentaires sur ce seul sujet. En fait, la diversité est partout et elle est infinie. Tout ce que peut se représenter le cerveau humain en images et en allocutions ont une probabilité d’existence non nulle. Ainsi, on pourra donner autant de définitions que l’on veut au takfir (terme aussi inventé par l’homme) et à chaque définition correspondra quelque chose, un comportement , un événement, une histoire, une vision…etc et chacun aura raison jusqu’au moment du consensus comme au moment où El Khawarizmi a mis sur la table les 10 chiffres qui permettent de faire tous les calculs possibles et imaginables avec la virgule ou lorsque Gagarine a fait le tour de la planète pour constater effectivement que la terre est bel et bien ronde.




    0



    0
    Moskosdz.
    19 juin 2017 - 6 h 49 min

    Les takfiristes sont là juste
    Les takfiristes sont là juste pour préparer notre mort,quand à notre vie,c’est leur dernier souci.




    0



    0
    Yeoman
    18 juin 2017 - 22 h 06 min

    Il y a le TAKFIR des
    Il y a le TAKFIR des islamistes convaincus d’avoir la science (religieuse) infuse. Il y a le TAKFIR, toute aussi nuisible, des frustrés de tout bords qui se répandent en invective et en insulte dès qu’un algérien de talent sort du lot et met à nu leur affligeante médiocrité. Youcef Benzatat oscille entre les deux. Surtout quand il s’agit de s’en prendre à un algérien authentique dont les origines et la nationalité ne sont pas bizarroïdes.




    0



    0
    Simply me
    18 juin 2017 - 21 h 27 min

    Tous des docteurs ès takfir
    Tous des docteurs ès takfir formés et forgés à l’école des cerveaux usés et fermentés des frerrots! Le takfir c’est la facilité, une aversion à tout effort dont l’effort sur soi ( se remettre en cause), une pratique dans la quelle excelle les sans-sciences qui nourrissent leur estime de soi et ne voient à travers la négation de l’autre! tout le monde (veut voiler sa femme ou sa fille) et déteste le kafir mais aime sa femme (non-voilée pour la mater ), on aime ses inventions technologiques et ses avancées sociales, la qualité de ses villes, … sa qualité de vie! En résumé, on ne déteste et on ne condamne pas ps le kafir pour ce qu’il est envers Dieu (la finalité de takfir) mais pour mieux (légitimer, hallaliser, de) prendre sa place, ses biens ou sa femme! un minimum de sciences et de bon sens sont deux préalables pour la modération et donc à la cohabitation et le respect de l’autre même quand estime, souvent à tort d’ailleurs, qu’on a rien en commun (avec cet autre qu’on juge kafir)! il est plus facile de raisonner avec un illettré sourd et mué qu’avec un ignorant plusieurs fois haut diplômé et polyglotte!




    0



    0
    NO ALGERISTAN
    18 juin 2017 - 18 h 28 min

    y’a trop d’ambiguités dans
    y’a trop d’ambiguités dans cet article , une incompréhension … bref , le mieux c’est de voter d’abord une loi pour sortir tout ce qui a trait à la religion , de la politique : car en réalité , injecter de la religion dans la politique , c’est mettre le pays dans l’agonie à moyen terme .
    nous le sommes assez déja comme ça , nous avons dépassé le stade de l’agonie tous domaines confondus , il nous reste plus qu’à supplier ceux d’en haut de nous achever ….
    le takfirisme est l’arme fatale des écervelés qui n’ont que ça ( takfir ) pour descendre l’autre .
    OUI POUR LA DEMOCRATIE ET LA SÉPARATION DE LA RELIGION DE LA POLITIQUE , sinon on court tout droit vers un Alegristan




    0



    0
      amel
      19 juin 2017 - 15 h 42 min

      La plupart des algériens sont
      La plupart des algériens sont musulmans, y a rien à faire; même à l’époque coloniale c’était le cas quoique les responsables francais ont essayé de remplacer la population musulmane par des chrétiens. Oui, la france se disait laique, mais en même temps oeuvrait à remplacer les algériens parce que musulmans par n’importe quoi d’autre pourvu que ce soit chrétien. Donc, que faut-il faire à ton avis, forcer les algériens qui prennent des postes de commandement à laisser tomber leur religion? leur imposer l’omerta concernant leur identité? La laicité est une hypocrisie, ni plus ni moins. 130 années l’on prouvé et les dernières 50 années viennent renforcer cette conviction. Regarde les pays qui se disent laiques et qui fêtent noêl et pâques, leurs dimanches sont fériés, ect… Certains pays européens font payer aux travailleurs un impôt religieux, comme l’allemagne … l’algérie n’en est pas là, personne n’a sur son passeport sa religion que je sache, alors que voulez-vous de plus? les autres font ce qu’ils veulent dans leurs pays et aux algériens on dicte des choses que personne ne fait? y’en a marre!




      0



      0
    Dr Knock
    18 juin 2017 - 17 h 47 min

    Té j’m’en vas te raconter une
    Té j’m’en vas te raconter une histoire ! Ya Si le putois
    Un Curé,un imam et un rabbin discutent de l’argent des quêtes et de ce qu’ils en font. Le curé dit : c’est simple , à la fin de la quête , je trace un trait de gauche à droite et je jette l’argent en l’air tout ce qui tombe devant c’est pour Dieu, tout ce qui tombe derrière c’est pour moi. L’imam dit : moi aussi je trace un trait , mais d’avant vers l’arrière, ce qui tombe à gauche c’est pour Dieu ce qui tombe derrière c’est pour moi. Le rabbin dit : moi je me contente de jeter l’argent en l’air tout ce qui reste en l’air c’est pour Dieu et tout ce qui tombe par terre c’est pour moi. Et ceux-là, ya si le putois ils nous disent que c’est Dieu qui décide. C’est Dieu qui décide mais comme ils veulent eux !




    0



    0
      leputois
      18 juin 2017 - 21 h 53 min

      Oui, ils nous disent d’abord
      Oui, ils nous disent d’abord que Dieu existe. Et qu’il existe à cause d’eux. Ensuite que c’est Dieu qui décide, comme ils veulent eux. el qawa3id ici sont simples et elles semblent être les mêmes pour les trois hommes des trois religions. Vous faites comme on dit point barre et ne cherchez point à comprendre. De toutes les manières vous n’avez pas le choix. Le takfir ici est vraiment cadenassé vous ne trouvez pas?




      0



      0
    Abou Stroff
    18 juin 2017 - 15 h 42 min

    « Palabres et incohérences
    « Palabres et incohérences autour du takfir ? » titre Y. B.. je pense que la problématique est mal posée. en effet, le takfir signifie, avant toutes « palabres », que les algériens sont tous, sans exception, musulmans et que tout contrevenant au dogme prendrait le risque d’être « excommunié ». or, tout porte à croire que les algériens sont, dans leur grande majorité, de culture musulmane mais beaucoup (ils ne s’affichent simplement pas, pour le moment) ne sont point musulmans et rejettent la plupart des dogmes que véhiculent la pensée dominante. moralité de l’histoire: notre fixation maladive sur la religion et notre incapacité à dépasser la vision religieuse des choses et des phénomènes indiquent notre « désœuvrement » remarquable face aux enjeux et aux défis du moment. en effet, si nous acceptons l’hypothèse que c’est grâce au TRAVAIL que l’être de l’homme appréhende la tridimensionnalité du temps alors, il nous faut reconnaitre que les tubes digestifs oisifs que nous sommes ne peuvent vivre que le présent en ne comprenant pas le passé et encore moins le futur. en d’autres termes, au lieu d’analyser concrètement une situation concrète et de découvrir que les sociétés humaines sont, ESSENTIELLEMENT, composées de classes et couches sociales aux intérêts souvent antagoniques (rappelons, en passant, que la contradiction est le moteur de l’histoire), nous nous perdons dans des futilités (étiqueté, par exemple, un tel comme musulman et tel autre comme non-musulmans) qui ne sont ni palpables ni quantifiables (comment peut on mesurer la piété d’un quelconque hurluberlu?).
    PS1: je réitère ce que j’ai déjà avancé. un Etat (quel qu’il soit) ne peut point avoir de religion. seul l’être humain qui travaille est en mesure de saisir la tridimensionnalité du temps et sait donc qu’il va mourir. par conséquent, la religion ou plus globalement, la pensée religieuse est le propre de l’être humain (les animaux n’ont pas de religion, n’est ce pas ?) et ne peut, en aucun cas, caractériser un Etat qu’on le définisse comme un rapport ou comme un ensemble d’institutions.
    PS2 : ne maitrisant pas son destin puisqu’il ne travaille pas, le tube digestif ambulant ne garde de la pensée religieuse qui est tout à fait étrangère à son être, que les apparences, d’où sa propension à élever la bigoterie et les tartufferies au summum des « valeurs » qu’il défend bec et ongles.




    0



    0
      leputois
      18 juin 2017 - 17 h 26 min

      Je salue ton raisonnement
      Je salue ton raisonnement cher Abou stroff auquel j’adhère totalement….




      0



      0
      EXACT
      18 juin 2017 - 21 h 38 min

      L’artcile de Abou strof est
      L’artcile de Abou strof est beaucoup mieux détaillé et surtout raisonnable . merci




      0



      0
    Kassaman
    18 juin 2017 - 14 h 00 min

    M. Benzatat, vous partez d
    M. Benzatat, vous partez d’une mauvaise définition du takfirisme. En effet, cette diabolique notion pondu par les wahabistes est le fait de déclarer ennemi de Dieu toute personne n’adhérant pas de manière stricte à l’interprétation du message Islamique de ces derniers. Et donc de ce fait, toujours suivant leur interprétation, susceptible d’être exécuté. Le takfirisme n’est donc pas seulement comme vous l’écrivez : »culpabilisation de la négation du créationnisme et donc du Créateur ». La population Algérienne dans son écrasante majorité est très attachée a sa religion et surtout a sa vision du message Islamique, cet attachement est gravé dans la constitution en son article 2. Ce n’est pas à une petite poignée d’intellectuels, ayant pris pour modèle les civilisations génocidaire d’occident, de décider de supprimer cette mention.
    L’Islam que nous ont légué nos ancêtres nous incite à l’ouverture, à la tolérance et à la condamnation de la coercition en matière de religion or, le takfirisme est une idéologie coercitive on peut donc envisager sa pénalisation.




    0



    0
      rachid lali
      19 juin 2017 - 2 h 30 min

      Respectueusement: Il faut, je
      Respectueusement: Il faut, je pense; parler en son nom et éviter d’utiliser le « nous » ou les « Algériens ».




      0



      0
    Dr Knock
    18 juin 2017 - 13 h 43 min

    « Tout part de l’hypothèse
    « Tout part de l’hypothèse « le takfir est immanent à la religion ». Si celle-ci est fausse alors le reste des éventualités est possible.» Et pourquoi ? Si je te suis je pourrais décliner à loisir cette proposition. Si celle-ci est fausse alors le reste des éventualités est faux aussi. Ou à l’inverse, ma proposition est vraie parce que les autres sont fausses. Ou même le takfir ne saurait qu’être immanent parce que il ne saurait être extérieur à la religion. Ou encore si le takfir était extérieur il signifierait l’inverse de l’exclusion.
    Mais bon, d’accord, on peut se sentir exclu tout en étant exclu en même temps ou le sentir après coup, je ne disconviens pas. On peut même être exclu et se sentir inclus ou être inclus et se sentir exclu et être inclus et se sentir inclus!!!. Mais on ne peut pas, de fait, être inclus et exclu en même temps.
    Je ne suis pas un spécialiste de la religion, mais quand je dis que le takfir ou l’excommunication est immanent aux religions, je veux tout simplement dire que toutes les organisations ont des règles d’adhésion, ce qui implique logiquement des règles d’exclusion. Quant à l’affirmation : «Chacun est libre de croire ou de ne pas croire comme bon lui semble», ce n’est pas ce que dit mon imam ! On ne peut pas croire et ne pas croire en même temps aussi. Lui il pense que la religion n’est pas une boite à idée ou une auberge espagnole où on vient avec ses propres idées. La religion est un dogme qui a ses qawa3id et ses wadjibate.




    0



    0
      leputois
      18 juin 2017 - 16 h 09 min

      Bien. On a bien compris. L
      Bien. On a bien compris. L’aléa fait bien partie de la vie et de la nature. Cependant, on parle bien de religions, et si le takfir est immanent à la religion c’est justement par rapport aux règles établies d’adhésion ou d’exclusion. Ce qui nous ramène à « on croit ou on ne croit pas ». C’est en quelque sorte El Hadj Moussa et Moussa el hadj. Maintenant aussi on peut croire et ne pas croire aussi (les nôtres le démontrent tous les jours). Ils prêchent la bonne parole ainsi que celles de la religion tous en faisant les quatre cent coups à côté et c’est je dirai la majorité mais là c’est un autre problème. Mais au fait, du moment que la religion a ses qawa3id et ses wadjibates celles ci ont été établies à l’origine. Si on prend le cas de l’islam (le plus proche de nous…quoique) la diversité de ses qawa3id et de ses wadjibates est édifiante non? c’est selon l’époque et la région…pas d’accord?




      0



      0
    Dr Knock
    18 juin 2017 - 12 h 16 min

    « Ce qui est en soi une
    « Ce qui est en soi une contradiction intenable car on ne peut être en même temps dans l’obligation d’être soumis à l’islam, du fait qu’il soit la religion de l’Etat, et en même temps jouir de la liberté de culte et de conscience et donc pouvoir choisir d’être croyant ou non ! ». Ce qui se conçoit bien s’énonce clairement : Il faut dire : on ne peut pas se dire musulman et refuser le takfir. Le takfir est immanent à la religion. Car je ne vois effectivement pas comment on peut se sentir exclu si on s’est pas inclus. Ou alors il faut considérer que cette proposition est encore pire que le takfir lui-même. C’est la négation même de ceux qui ne se sentent pas musulmans. Car elle sous-entend que tout le monde adhère à cette croyance. Nous sommes tous musulmans, donc personne n’a le droit de nous en excommunier.




    0



    0
      leputois
      18 juin 2017 - 12 h 50 min

      Procédons par étape cher Dr.
      Procédons par étape cher Dr. Le takfir est immanent à la religion: est-ce une affirmation ou une supposition? Car on peut se sentir exclu tout en étant exclu, je ne vois pas ce qui l’en empêcherait. On ne peut pas être musulman et refuser le takfir, et pourquoi pas? Tout part de l’hypothèse « le takfir est immanent à la religion ». Si celle ci est fausse alors le reste des éventualités est possible. Alors pourquoi le takfir serait immanent à la religion? ou doit être immanent à la religion? Posée peut être autrement (dans ce contexte): est ce que le fait qu’une religion soit d’état implique que les citoyens sont tous croyants en cette religion? la réponse est évidemment non. Chacun est libre de croire ou de ne pas croire comme bon lui semble. Que la religion soit d’état ou pas, qu’il vive en Alaska, en Andalousie,en Sibérie ou au moyen orient, l’être humain est libre d’être croyant ou non. Dès que l’on complique ou que l’on cherche à compliquer cet aspect, alors il faut chercher un intérêt ailleurs… quelque part dans la nature.




      0



      0
    En attendant Godot
    18 juin 2017 - 12 h 05 min

    Supprimons l’article 2 de la
    Supprimons l’article 2 de la constitution (et ceux qui en découlent… ) et tous ces faux débats passerons aux oubliettes. La foi est une affaire personnelle et Dieu reconnaitra les siens.




    0



    0
    lhadi
    18 juin 2017 - 10 h 09 min

    En terme de réaction
    En terme de réaction politique, je considère cette proposition de loi comme pernicieuse. Pourquoi ? Parce qu’elle ouvrira sans aucun doute la boite de pandore. Le devoir de nos gouvernants est, de toujours, se référer aux leçons de l’Histoire. Les ignorer serait une coupable imprudence, d’autant que cette même histoire ne cesse de se répéter et semble inlassablement tirer parti de l’inconscience ou de l’amnésie des hommes. Et tout se passe, trop souvent ,comme si l’on n’avait rien appris du passé, alors que lui seul peut nous aider à prévenir ce qu’on pense inéluctable et à conjurer ce qu’on croit irréversible. On ne gouverne pas une Algérie contre une autre mais une Algérie qui veut se donner les moyens d’entrer forte et unie dans le troisième millénaire. Cette déclaration se fonde sur la conviction qu’une des missions premières du Président de la République est bien de privilégier en toute circonstance la cohésion nationale, et non les facteurs d’affrontement et de division. Un Etat fort, c’est aussi une nation rassemblée. C’est dans cet esprit que ma préoccupation immédiate est de tenir compte de la nécessité de ressouder une nation ébranlée par les conflits et les divisions. Mais elle doit plus encore illustrer la volonté de changement et de rénovation. lhadi ([email protected])




    0



    0
      leputois
      18 juin 2017 - 10 h 48 min

      Totalement d’accord. On doit
      Totalement d’accord. On doit commencer par éduquer nos gouvernants et nos dirigeants; leur apprendre qu’ils doivent être des élus du peuple, qu’ils doivent rendre des comptes au peuple et qu’ils ne doivent pas être éternels à leurs postes. On doit aussi les éduquer à ne pas être hypocrites, à ne pas s’enrichir sur le dos du peuple, à ne pas hérisser un mini état au club des pins, club des privilégiés… etc. Finalement, on doit leur apprendre beaucoup de choses à ces énergumènes qui sont supposés déjà éduqués … y a tellement de boulot qu’on ne sent plus capable de l’accomplir. Et puis, il y a un préalable à tout cela: ils doivent d’abord rendre toutes les richesses du pays qui ont été dérobées… n’est ce pas?




      0



      0
      Anonymous
      19 juin 2017 - 10 h 21 min

      Chapeau bas Monsieur El hadi
      Chapeau bas Monsieur El hadi !!!




      0



      0
    YASSINE
    18 juin 2017 - 9 h 57 min

    Toujours des palabres de la « 
    Toujours des palabres de la jahiliya!!!!!!!! En Tunisie, cette loi existe dans la nouvelle constitution et plus personne n’ose traite l’autre de « kafer » ! Sinon, direction la prison !
    Ah oui, j’ai oublie ; nous les algeriens sommes des musulmans speciaux . Nous comparer aux Tunisiens??? « HACHEK »!
    La verite est que nous avons un pouvoir aux mains d’une caste à qui il ne faut surtout pas dire qu’il faut faire quelque chose et evoluer; et de l’autre cote un peuple inculte a qui on peut faire avaler n’importe quoi: il suffit de lui assurer la baguette et une bouteille de gazouz !




    0



    0
    leputois
    18 juin 2017 - 9 h 41 min

    Tout compte fait, et en
    Tout compte fait, en analysant l’évolution de l’humanité depuis maintenant près de deux millénaires, on se rend bien compte que l’effet de la religion sur l’humanité est totalement contraire à ce qui a été supposé être auparavant. On se retrouve dans des contrastes et des dilemmes insolubles, pire, on voit naître des comportements totalement « répréhensibles » et trompeurs vis à vis de la société car cachés sous l’égide de la religion (peu importe laquelle). On pourrait même avancer, toutes proportions gardées, que la religion a été beaucoup plus « dévastatrice » pour l’homme et la société que « réparatrice ». c’est mon avis.




    0



    0
    Nourine
    18 juin 2017 - 9 h 38 min

    Yaou nous sommes en 2017! L
    Yaou nous sommes en 2017! L’ère de la jahilia est finie. Arrêtez avec ces informations qui nous tirent vers le bas et l’archaïsme!!!




    0



    0
    Anonymous
    18 juin 2017 - 9 h 09 min

    il y a plus de 50 ans que les
    il y a plus de 50 ans que les occidentaux , menés par les sionistes ,ont compris qu’en utilisant l’islam il allaient pouvoir détruire les pays arabes, les fractionner, les tribaliser pour les asservir économiquement et dominer militairement .
    Chez nous la génération au pouvoir aujourd’hui n’a pas la clairvoyance nécessaire pour échapper à ce plan. Si nous ne sortons pas rapidement (culturellement et politiquement) de ce piège nous subirons le sort de la Syrie et de la Libye.




    0



    0
    Anonymous
    18 juin 2017 - 8 h 55 min

    L’Etat est laxiste et premier
    L’Etat est laxiste et premier responsable de la montée des extrêmes en Algérie. On doit séparer le politique du religieux et la République doit s’affirmer. La religion doit rester dans la sphère privée. (…) on a trop cédé par clientélisme aux religieux par manque de courage et de projet sérieux pour l’Algérie. Quand votre vie a pour objectif la mort pour une vie meilleure, de faire construire des mosquées alors qu’il y a des algériens qui n’ont pas de logement et pris en otage par des pressions psychologiques par une minorité afin de pratiquer, c’est que quelque chose ne tourne pas rond!!! On arrête des personnes qui ne jeûnent pas alors que la Constitution est censée les protéger… Pourquoi voter des lois pour ne pas les appliquer et céder à l’intégrisme, l’intolérance? Ce pays va mal, il est malade par la cause d’un manque de courage politique, de démagogie, d’hypocrisie et une mauvaise gouvernance. Appelons un chat un chat.




    0



    0
    Anonymous
    18 juin 2017 - 8 h 45 min

    Pendant que d’autre pays s
    Pendant que d’autres pays s’interrogent sur l’existence du boson de Higgs et son rôle dans la création de l’Univers, les Algériens en sont toujours à palabrer sur la religion et le sexe des anges. Pauvre pays, pauvre monde arabe!!! La lumière n’est pas prête de t’atteindre dans le trou dans lequel on t’a mis avec une constitution rétrograde proposée par des esprits obscurs d’un autre age.




    0



    0
      leputois
      18 juin 2017 - 9 h 46 min

      On en est plus loin que le
      On en est plus loin que le boson de higgs qui a été mis en évidence définitivement et pour lequel est définie le champ de Higgs attribuant les masses aux différentes particules et donnant un sens à la brisure de symétrie… bref. Maintenant deux astronomes britanniques viennent de mettre en évidence « l’ecchymose cosmique ». Autrement dit, le monde de la science ira à la recherche d’univers parallèles une fois que cette existence d’ecchymose cosmique sera confirmée. Le trou de verre ne sera alors pas loin de nous et on avancera sans coup férir la multitude d’univers comme le nôtre… et la création prendra tout un autre sens… le cerveau humain est vraiment formidable dans tous les sens du terme.




      0



      0
    Sid Ahmed
    18 juin 2017 - 8 h 29 min

    Je crois que vous n’avez rien
    Je crois que vous n’avez rien compris au takfir, M. Benzetat. Le takfir tel que développé par le mufti des Ahl Assoud, le cheikh Mohamed Abdelwahad, renvoie à la notion de takfir qui en fait est érigé en dogme de jugement humain aux pratiques religieuses inhérentes à l’époque et même considéré comme le sixième pilier de l’Islam à côté des cinq préceptes énoncés par le Saint Coran. Le takfir n’a rien à voir avec la non-croyance sur lequel vous vous êtes étalé sur ce texte. Faites de recherche sur cette notion.




    0



    0

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée.