Le RCD explique sa demande d’une commission d’enquête sur le Club des Pins

Chalet de la résidence d'Etat Sahel. D. R.

Sujet à polémique depuis son annonce, la demande d’une commission d’enquête parlementaire sur la résidence d’Etat du Club des Pins est expliquée par le RCD, auteur de cette démarche. Dans une déclaration rendue publique aujourd’hui, qui sonne comme une réaction à la sortie des députés indépendants, le RCD motive son projet.

Ainsi, les députés du RCD, qui ont pris contact avec des parlementaires de plusieurs formations politiques représentées à l’Assemblée populaire nationale, ont lié leur demande d’enquête à la crise financière que traverse le pays, exigeant une rationalisation des dépenses publiques. Ils ont également relevé la nécessité que les pouvoirs publics donnent l’exemple en matière de rationalisation des dépenses publiques relatives aux structures de l’Etat. Cette formation a rappelé, dans ce sillage, le caractère de la résidence de Club des Pins, créée en 1997 sous la forme d’établissement public à caractère industriel et commercial (Epic) pour «assurer, dans les meilleurs conditions, l’hébergement des personnalités de l’Etat et leur fournir les prestations induites par cet hébergement».

Le RCD estime que cette résidence coûte cher à l’Etat mais ne fournit nullement d’estimations des dépenses consacrées à la prise en charge des résidents. Pour les députés du RCD, il est nécessaire de constituer une commission d’enquête parlementaire pour éclairer l’APN afin d’aller vers la suppression des subventions accordées à Club des Pins en modifiant son statut d’Epic.

Le parti de Mohcine Belabbès a souligné que l’objectif de cette commission est de faire un état des lieux des occupants de chacune des infrastructures de l’Epic résidence d’Etat du Sahel ; de préciser les conditions et les modalités d’accès à une résidence permanente ; de préciser les conditions d’accès aux infrastructures et lieux de plaisance comme les plages et de porter à la connaissance de la représentation nationale le montant du budget annuel affecté à chacune des infrastructures du Club des Pins.

Le RCD réagit ainsi indirectement aux critiques du groupe parlementaire des députés indépendants qui reprochent aux cadres et dirigeants de ce parti d’avoir eux-mêmes bénéficié des «largesses et autres privilèges» jusqu’en 2003, «en leur qualité de résidents à la résidence d’Etat pour de longues années». «Nous ne parlerons pas ici des traitements de faveur dont avait bénéficié l’ex-président du RCD, lui-même résident au Club des Pins, pour ses réservations à l’hôtel Sheraton pour son compte et ceux de ses amis et proches», a souligné le groupe parlementaire des Indépendants, pour qui «le courage et l’honnêteté imposent aux députés du RCD de rendre public et d’assumer cet état de fait en préambule de leur soi-disant commission d’enquête parlementaire destinée en réalité à faire de l’agitation politique».

Hani Abdi

 

Comment (3)

    Si-Ahmed El Wahrani
    6 juillet 2017 - 16 h 33 min

    Ce n’est pas la résidence d’état du club des pins, mais L’ÉMIRAT AUTONOME du CLUB DES PINS qui n’a de rapport ni de prés, ni de loin avec l’Algérie




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    HAMMACHE HASSINA INGÉNIEUR EXPERTE EN CONSTRUCTION
    6 juillet 2017 - 16 h 15 min

    Et les terrains dont le droit d’acquisition été octroyé aux responsables RCD et j’ai tous les noms( d’ailleurs je connais même les coccinelles et les fourmis de cette commune) à EL BIAR ( APC RCD) et non pas aux résidents d’EL BIAR et aux enfants d’EL BIAR, quartier huppé une belle résidence, je pense qu’il faut une enquête




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    MELLO
    4 juillet 2017 - 16 h 08 min

    Hélas, ce déballage ne s’inscrit pas dans la logique de tirer les enseignements du passe, mais s’inscrit dans une démarche revancharde. En effet, les anciens du RCD devenus indépendants se situent en opposition factuelle face à leur ancien parti. Certes ,il est difficile de traiter et de parler de cette résidence Club des Pins qui ne doit pas avoir un statut spéciale, hormis celui d’accueillir les cadres de la Nation et leurs familles. Toutes les dépenses y afférentes doivent être à la charge des résidents, point final. L’Etat Algérien ne doit plus se permettre d’assurer toutes les charges de cette résidence.




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