Allô, plan Orsec ?

Incendie, plan Orsec
Les incendies ont ravagé des milliers d'hectares en quelques jours. New Press

Par Ramdane Yacine – Les incendies qui ont ravagé des dizaines de wilayas du nord du pays ces derniers jours, causant la perte de centaines d’hectares de couvert végétal, ont montré des défaillances pour ne pas dire les limites d’un plan d’organisation des secours (Orsec) mis en place par l’Algérie en 2003.

En effet, des départs de feu signalés dans des zones éloignées des habitations villageoises tardivement ne sont maîtrisés qu’une fois les flammes dans la maison, ce qui dénote d’un dysfonctionnement aussi bien dans l’organisation, les moyens mis en œuvre pour venir à bout des incendies d’été et aussi dans la mobilisation citoyenne.

Au village Ath Amar Ouzeggane, dans la commune d’Ighram, dans la wilaya de Béjaïa, plusieurs dizaines d’hectares de couvert végétal (essentiellement des chênes) – dont la légendaire forêt de Thassala, véritable écosystème et fierté du village – sont partis en fumée en quelques heures. Dans cette tragédie, la coordination entre les services communaux, les forêts, la Protection civile et la société civile (comités de sages et associations locales) s’est faite par à-coups, au gré des susceptibilités, souvent loin des normes professionnelles édictées pour la prise en charge de ce genre de catastrophe.

Outre le manque criant de moyens qui caractérise les services des forêts et de la Protection civile dans la région, il convient de souligner le recul inquiétant du sens civique et de la solidarité citoyenne.

Attiré par la vie facile citadine, des milliers de pères de famille, propriétaires de parcelles de terrain en montagne, laissent leurs biens en friche et ne se sentent guère interpellés lorsqu’un départ de feu est signalé dans leur village ni ne répondent aux appels des sages des villages, sauf en quelques rares exceptions.

Le plan Orsec gagnerait à être révisé en y associant toutes les parties concernées et prendre en compte ces défaillances et ces manquements afin d’éviter d’autres catastrophes à l’avenir, d’autant que le manque d’eau favorise un assèchement du couvert végétal et facilite la propagation des incendies.

R. Y.

 

Comment (2)

    Tahir
    1 août 2017 - 18 h 17 min

    On donne pas assez d importance pour la lutte contre les incendies de forets Moyens derisoire le couvert vegetal s amenuise d annee en annee la desertification guette pas de canadair ni d helicoptere pour la lutte alors que nos voisins en dispose la lutte doit etre regional avec nos voisins pour decupler les moyens et plus d efficacite




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    Amnesia
    1 août 2017 - 16 h 46 min

    LA region est bien arrosee en hiver il est temps de creer des retenues sur le parcour Des rivieres




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