Crise politique : Jil Jadid évoque un «coup d’Etat rampant»

Sofiane Djilali
Sofiane Djilali. New Press

Dans une longue déclaration intitulée «Coup d’Etat rampant» et rendue publique samedi, Jil Jadid estime que «depuis l’apparition au cimetière El-Alia de Saïd Bouteflika, pris en charge par le protocole présidentiel, et sa provocation publique contre le Premier ministre, les Algériens ont compris que les équilibres internes du régime étaient rompus». Le parti présidé par Sofiane Djilali explique que «la rocambolesque publication de pseudo-remontrances présidentielles à l’égard de M. Tebboune, par le biais d’une télévision privée dans le but de l’affaiblir et préparer sa destitution, a fini par convaincre les esprits les plus sceptiques que le pouvoir s’était scindé au moins en deux».

Dans le même sillage, Jil Jadid juge que «les parrains du quatrième mandat sont maintenant à découvert. Le transfert des prérogatives du président de la République à son entourage, avec sa bénédiction, du fait de son invalidité croissante, s’est réalisé avec de larges complicités», lit-on dans la déclaration. Plus tranché, Jil Jadid considère que «la crise ouverte à El-Alia ne se résorbera pas par le départ du Premier ministre. L’édifice du régime étant maintenant largement fissuré, apparaissent clairement, non seulement la vacance de la Présidence, mais aussi la tentative d’usurpation de fonction».

Pour ce parti, seule la mise en œuvre «rapide» de l’article 102 de la Constitution, à défaut d’une démission du président de la République, «pourra éviter à l’Algérie une aventure gravissime», a-t-il conclu.

R. Mahmoudi

Comment (19)

    Rayés Al Bahriya
    14 août 2017 - 9 h 59 min

    Rapporteur va !




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    Anonyme
    13 août 2017 - 19 h 09 min

    L’Algérie a besoin de gens de bonne envergure pour récupérer sa dignité et guider le pays, c’est avec vous autres que nous arriveront. Vous etes des bons exemples pour ce pays encrassé, anesthésié. Il vous mérite.




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    MELLO
    13 août 2017 - 17 h 51 min

    Il est plus que jamais temps de mettre à nu les pratiques de dépolitisation et de désarmement moral propagées par les tenants de la violence. Trop pressés de substituer leur agenda à celui de la société, ils ont voulu profiter de quelques confusions médiatiques soigneusement entretenues pour semer encore une fois le trouble. A chaque fois que cela sera nécessaire il faudra apporter les clarifications indispensables à une véritable construction politique nationale, démocratique, populaire et pacifique. Il serait grave d’oublier le lourd tribut payé par les algériens depuis des décennies. Grave de considérer ces années de terreur et de folie comme une « simple erreur de parcours » sur laquelle il faut pudiquement tourner la page. Croire cela possible c’est insulter autant l’humanité de ce peuple que son sens politique.
    A trop vite oublier que les peuples ont une mémoire, que cette mémoire structure leurs adhésions et leurs rejets, les régimes finissent par perdre tout lien avec leurs sociétés.
    Tous les peuples ont soif de liberté.
    Tous les peuples ont soif d’égalité, de justice et de dignité.
    Tous les peuples mènent des combats et les paient horriblement cher avant de les voir aboutir.




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    malik
    13 août 2017 - 17 h 01 min

    Djilali Sofiane candidat en 2014 sans réussir à récolter le nombre de signatures requises, avant d’appeler à leur boycott et à l’application de l’article 88 de l’ancienne constitution. Bouteflika élu, il a fait parti du fourre-tout de Mazaffran qui revendiquait un dialogue sérieux avec le pouvoir représenté par le même Bouteflika qu’on disait inapte à exercer ses fonctions. A la faveur des dernières législatives qui ont vu le fourre-tout de Mazaffran complètement disloqué parce que, en dehors de la haine qu’ils portent à Bouteflika, ses “animateurs” n’ont rien à partager. A la différence de ses partenaire de fortune, qui ont décidé de participer, Djilali Sofiane, avait boycotté le scrutin. Aujourd’hui il appelle “ les institutions illégitimes” à destituer le président. Drôle de manière de faire de la politique.




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    Zoro
    13 août 2017 - 16 h 55 min

    Si j etais le peuple ,ce n est pas au pouvoir et a ses boutefllika à la difference de leurs noms ,que j en voudrais,c est à ce ghachi qui sous couvert d opposition consitue le plus fidele gardien du temple des fakhamatouhoum et dynastie qu ils peuvent engendrer.SIGNE….ZORO ….




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    MELLO
    13 août 2017 - 16 h 41 min

    Soyons pragmatique et essayons de comprendre ce que dit CET ARTICLE 102 de la Constitution: L’article 102 stipule en son début: Lorsque le Président de la République, pour cause de maladie grave et durable, se trouve dans l’impossibilité totale d’exercer ses fonctions, le Conseil constitutionnel se réunit de plein droit, et après avoir vérifié la réalité de cet empêchement par tous moyens appropriés, propose,à l’unanimité, au Parlement de déclarer l’état d’empêchement. Donc selon  » Jil el Djadid’ , la cause qui déclenchera, éventuellement, cet article 102 est donc la maladie du Président. Et c’est là toute la difficulté car qui va attester de la maladie ? Évitons de penser au Conseil constitutionnel algérien sous peine d’apoplexie de fou-rire. Laissons également de côté les députés car l’humour a ses limites. Alors, un docteur suicidaire qui veut mettre fin à sa carrière ?. Non, Mr Sofiane el Djadid, ne soyez pas comme ce petit enfant qui criait  » « Le roi est nu », dans le célèbre conte d’Andersen, à l’attention des adultes qui n’avaient manifestement pas, ni par courage ni par intérêt, l’intention de s’en convaincre. Le petit garçon voit l’évidence, dit la réalité exposée et aucun filtre ne peut le détourner de son interprétation brute. Seul un innocent pouvait le signifier à la foule car il n’a pas encore la conscience du danger à dire la vérité.




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    lhadi
    13 août 2017 - 16 h 02 min

    Outre les tensions et les menaces qu’elle représente pour le développement d’une République solide, d’un Etat fort, d’une Algérie moderne et conquérante dans ce monde de globalisation politiquement et économiquement injuste, l’armée politique (au même titre que l’islamisme politique) impose un défi insidieux à la démocratie. Peut-on accepter, au nom du salut public, de voir les libertés menacées ?

    Le rôle des médias algériens ne doit pas se borner seulement à informer : ils doivent aussi sensibiliser l’opinion publique à ces problèmes et l’amener à dépasser l’égoïsme pour agir concrètement en faveur des grands idéaux.

    Fraternellement lhadi
    ([email protected])




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    LE NUMIDE
    13 août 2017 - 13 h 45 min

    Jil jadid ou jil kadim ou s’en fiche .. Les élections présidentielles avec l’argent du Qatar , la terreur religieuse wahabiste et les milices des frérots égyptiens en Algérie comme en 90 et pour la terreur et la guerre civile on n’en veut pas .. Califat ou République des millions d’algériens ont déjà choisi par leurs sacrifices depuis 1954 et on va pas revenir en 92 . ou il y a consensus nationaliste pour un homme national ( qu’importe le nom ) ou chacun rejoint sa montagne !! Comment les politiciens ou les militaires font ce consensus et préservent la nation algérienne ? En quoi ca nous regarde , nous les gens du peuple , c’est simple , ils ramènent un homme d’état ou même un général ( on s’en fiche ) algérien et pas qatarien ou un Sloughi d’Erdogan , intègre , qui connaît les affaires de l’Etat et l’économie , qui a de la classe algérienne devant les étrangères (ma ibahdelche bina) ( pas un Tliba tout de même ) et surtout nationaliste qui croit en la nation algérienne une et indivisible et pas au Utopies et autres Mousselssels .. et on vote pour lui .. Le consensus national , Siyassa el watania , c’est l’affaire des dirigeants , des responsables comme au temps de la Révolution pas celui des maquignons , l’Algérie n’est pas un Souk ou un gourbi : ASSEZ D’HUMILIER CETTE NATION ET CE PEUPLE et de confier son avenir à n’importe qui .. Les chefs , les grands officiers, les ministres , les hommes politiques , les responsables de la Révolutions , les sages , les intellectuels , les savants , où sont Rdjal Dzair ? etc.. ILS doivent prendre leur responsabilité et à leur tète le président actuel Bouteflika , personne ne doit se débiner et dire que ce n’est pas moi pour jeter le pays dans l’Aventure et le Malheur sans nom … c’est leurs affaires , lebhar aalihoum , ils sont déjà payés pour ca, pour trouver des solutions … quand aux rêveurs et aux adolescents on les laisse à leurs rêves luxembourgeois




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    Aidouni
    13 août 2017 - 13 h 20 min

    Les Algériens auraient certainement souhaité un autre développement de l’architecture et environnement structurels politiques, mais dans les circonstances actuelles, une très grande majorité (comme moi d’ailleurs et bien que je suis un adepte de la démocratie participative de base), un arrangement constitutionnel comme période transitoire, qui s’aspirerait des idéaux du 19 Juin 1965, serait le bienvenu pour:

    1. Arrêter la dislocation de l’état

    2. Assurer la pérennité et la stabilité du pays

    3. Nationaliser toutes les fortunes mal acquises

    4. Instaurer la justice sociale sans entraver l’initiative d’entreprendre

    5. Instaurer un climat d’affaires qui encouragent les PME nationales et étrangères

    6. Faire de l’économie numérique, le pivot et le socle de développement économique, social et environnemental durables.

    7. Protéger les libertés collectives et individuelles

    8. Remettre les Algériens au travail

    9. Valoriser le civisme, l’effort, l’intelligence et le savoir

    10. Encourager la compétition et la compétence

    En effet, malgré ses lacunes qu’elle doit remédier, la seule institution en Algérie qui est capable d’assurer aujourd’hui une transition salutaire reste bien l’ANP. Une autre solution qui s’articulerait autour du tandem qui tient la permanence de la présidence, serait une catastrophe pour l’Algérie, en raison de l’implication de ce tandem avec l’oligarchie.




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    Abou Stroff
    13 août 2017 - 12 h 49 min

    dans une formation sociale où le système capitaliste n’est pas dominant (le cas, par exemple, de l’algérie où le système basé sur la distribution de la rente et sur la prédation est le système qui imprime le « caractère » de la formation sociale), il n’y a ni citoyen, ni société civile dont l’Etat serait une émanation. par conséquent, le seule force en mesure de peser sur, et d’orienter notre trajectoire est la force armée et uniquement la force armée. comme, en dernière instance, le pouvoir est « au bout du fusil », seule l’armée et son commandement peuvent prendre la décision qui s’impose pour nous dégager de la m…. dans laquelle nous baignons.
    PS: il me parait tout à fait illusoire de compter sur les tubes digestifs ambulants qui composent la majorité du peuple algérien pour faire « bouger » les choses.




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      Anonyme
      13 août 2017 - 14 h 28 min

      « PS: il me parait tout à fait illusoire de compter sur les tubes digestifs ambulants qui composent la majorité du peuple algérien pour faire « bouger » les choses. »
      C’est à peu près ce disait la france . Mais prétentieux comme vous , tu meurs.




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    Tedjini
    13 août 2017 - 12 h 06 min

    Welcome Mister Président Te…2019 l’homme du consensus




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    Gavroche
    13 août 2017 - 9 h 13 min

    L’analyse de Sofiane Djilali est pertinente. Mobilisons nous et mettons en place un #articleconstitutionnelno102 et faisons le buzz sur les réseaux sociaux en mobilisant la jeunesse, les intellectuelles, les femmes, en bref tout le peuple y compris la diaspora Algérienne. Disons stop à la dérive, à la vacances du pouvoir, par une révolution pacifique mais puissante menée par la force du peuple. Ne soyons plus plus silencieux, soyons fière de nos martyrs, nos ancêtres, relevons la tête, la vrai puissance, la vrai force, la seule légitimité est celle du Peuple Algérien du Nord au Sud de l’Est à l’Ouest. L’Armée, celle de tout les Algériens sera le garant, le bouclier des dérives et notre bouclier car elle est issue du peuple. Allez sur les réseaux sociaux et exprimer vous sur l’article 102, pour une présidentielle anticipé et faisons émergencer de nouveaux talents.




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    Expression
    13 août 2017 - 8 h 03 min

    l’Algérie aux Algériens pour un véritable avenir pour nos enfants Algériens Algériennes réveillé vous on complote derrière vôtres dos !!!…




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    zaatar
    13 août 2017 - 6 h 26 min

    Le monopole de la rente fait durcir les combats à tous les niveaux. Et tous les coups sont permis. Sauf que, le système tissé comme une toile depuis l’indépendance à ce jour sera encore et toujours sauf. Le dindon de la farce ayant toujours été le peuple. Peu importe les traits de discorde que veut bien montrer le pouvoir au jour, peu importe les dires des un et des autres et des obscénités que l’on se lance au sein même du pouvoir, vous pensez sérieusement que ce dernier va instaurer une démocratie dans le pays? que les dirigeants seront des élus du peuple auquel ils devront rendre compte? qu’ils vont libérer la justice et la rendre indépendante pour qu’ainsi on puisse juger tous les traîtres et les corrompus qui ont ruiné le pays? Retombez sur terre…la suite vous la connaissez très certainement. Pour ma part un cinquième mandat n’est pas exclu…et qui va être contre au fait? qui va s’opposer en l’état actuel des choses à un cinquième mandat? vous aurez un Ould Abbes (ou quelqu’un d’autre) qui va discourir en faisant les éloges du nouveau président réélu pour la cinquième fois, ou de son équivalent peut être…ça sera du pareil au même. Et puis, cela fait près de soixante ans que ça dure…chab rassi ou rchett al 3adham.




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    Anonyme
    13 août 2017 - 0 h 49 min

    c est surement pour cela qu ils ont évincé le général major Mediene alias Toufik ; c est aussi pour cela que l ANP ne peut plus s ingéré ds la politique interne mais elle reste garante de la stabilité du pays et de ses intérêts nationaux donc c est au peuple algérien d en décider en 2019 et personnes d autres même le président sortant ou l Armée Nationale et Populaire ; elle doit toujours se ranger du coté de son peuple ; cet homme qd il est élu par le peuple et seulement par le peuple il devient leur commandant en chef pdt son mandat seulement ; l armée ne leur appartient pas ; elle sert l Algérie et son peuple en priorité comme son commandant en chef le président d ailleurs.




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    BOUMEDIENE
    13 août 2017 - 0 h 48 min

    Il est bien temps d’un coup d’état par de vrais Nationalistes !
    La récréation est fini !
    L’Algérie aux Algériens !!




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    mourad
    12 août 2017 - 22 h 57 min

    Toute les algeriens ont compris depuis longtemps que le pouvoir a été usurpé par son frère et le clan des baltaguias, du fait de l incapacité du président , mais qui doit réagir pour le reconquérir? ???
    Tout ceux qui ont essayé ont été arrêtés ou jetés à la vindicte populaire.
    Le peuple en a marre de mourir ou de se faire tabasser pour que d autres énergumènes ,sans foi ni loi, prennent le pouvoir.
    Ils n ont plus confiance,il faut vraiment tout remettre à plat même la constitution pour, peut être, voir naître un nouveau pays où chaque citoyen aura des droits mais aussi des devoirs,où chaque citoyen sera jugé en cas de delit qu il soit ministre ou presiden t de la republique,que l école soit le lieu de l enseignement et du combat contre l ignorance et non l annexe de la mosquée.
    Qu on arrête d avoir un parti créé pour liberer le pays et qui est devenu le parti du pouvoir qu on utilise comme épouvantail alors que cela fait plus de 50 ans qu on est independant.




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      SIDI-ZEKRI
      13 août 2017 - 1 h 14 min

      Je pense que vous avez bien raison Mrs Mourad c’est ça la réalité Algérienne Actuelle. Le peuple dit maintenant Fakkou parcequ’ il a compris que le parti FLN l’a trompé plusieurs fois.
      Par contre je ne partage pas tout ce que dit le docteur Sofiane que je respecte beaucoup pour son pragmatisme . Mais sur les derniers événements entre Le premier ministre et Ali heddad, il porte un jugement un peu trop cartésien sur une bouillabesse politique qui a cours actuellemenr dans notre pays.




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