Les milices de Misrata libèrent 100 soldats de l’armée de Kadhafi

soldats libyens
Les prisonniers libérés retrouvent des villes dévastées. D. R.

Les milices de Misrata ont libéré cette semaine une centaine de soldats de l’armée de l’ancienne Jamahiriya libyenne emprisonnés depuis plus de six ans. Selon la presse libyenne, la libération de ces détenus est le fruit des efforts menés par les dignitaires de la ville ainsi que par le conseil municipal de Misrata. Ces soldats avaient déjà passé plus des deux tiers de leurs peines dans la prison militaire d’Al Sikt, de très mauvaise réputation. Des organisations humanitaires avaient dénoncé à plusieurs reprises les sévices subis par les détenus. Cette prison est gardée par les milices de Misrata qui sont en général proches des islamistes en Libye.

Les militaires libérés sont originaires de 22 villes libyennes. Certaines familles se sont déplacées pour les accueillir à leur sortie de prison. Ils sont apparus vêtus de l’uniforme bleu des prisonniers. Bon nombre de militaires libérés sont originaires de Warshefana, une ville située à 30 kilomètres de Tripoli et qui est restée fidèle à la famille Kadhafi. D’autres militaires sont originaires de Tawergha, à proximité de Misrata. Tawargha avait également soutenu Kadhafi en 2011, et jusqu’à aujourd’hui ses habitants sont empêchés de revenir dans leurs maisons par les Misratis. Ils vivent sous des tentes dans un camp, près de Tripoli.

Ghassan Salamé, l’envoyé spécial de l’ONU pour la Libye, a tenté une médiation –toujours en cours – pour le retour de ces réfugiés libyens dans leur ville. Selon des sources à Misrata, la libération de 250 autres détenus est attendue jeudi. Quatre-vingt-sept personnes avaient déjà été libérées il y a quelques semaines.

S. S.

 

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