L’Algérie réagit aux massacres commis contre les musulmans en Birmanie

Rohingyas Birmanie
«Le drame des Rohingyas a atteint des cimes inqualifiables», s’indigne Abdelaziz Benali-Cherif. D. R.

«Les drames qui se déroulent quasi à huis clos en Birmanie dont sont victimes les citoyens birmans de confession musulmane ont atteint des cimes inqualifiables dans l’horreur, selon les informations rapportées par de nombreuses sources médiatiques et diplomatiques», s’indigne le ministère des Affaire étrangères dans un communiqué signé de son porte-parole, Abdelaziz Benali-Cherif. «Ces violences sont une source de grande préoccupation pour nous», s’inquiète-t-on à Alger.

L’Algérie appelle le gouvernement de Birmanie «à prendre toutes les mesures qui s’imposent pour faire la lumière sur ces violations et s’acquitter de son devoir de protection de ses citoyens rohingyas». Elle exhorte également la communauté internationale «à agir en urgence» dans le cadre du Conseil de sécurité des Nations unies et du Haut Commissariat des Nations unies pour les réfugiés «pour mettre un terme définitif à la violence exercée contre cette population vulnérable et prévenir le drame humanitaire dont les contours se dessinent chaque jour davantage».

K. B.

Comment (37)

    karimdz
    10 septembre 2017 - 9 h 48 min

    L Algérie intervient trop tard me semble t il, à l instar de nombreux pays dits musulmans, qui se soucient peu de ce que peuvent subir des minorités ou peuples musulmans, qu ils soient palestiniens ou rohyngias ou encore ouighours en chine.

    La Turquie qui bien que silencieuse dans le passé, a été la première à envoyer des aides humanitaires aux survivants. Mais tout ces pays musulmans, ne sont meme pas capables de se réunir d urgence et de saisir d une seule voie des instances internationales pour faire cesser ces crimes.

    L occident n en parlons meme pas, il intervient au quart de tour, quand il s agit d intervenir en irak en syrie ou en lybie pour semer le chaos et ses seuls intérêts, officiellement pour la liberté et la défense des peuples !

    Les minorités ou peuples musulmans occupés sont hélas abandonnés à leur triste sort à l image de ce rohingyas brulé par la horde de moines radicaux tibétains et de l armée criminelle birmane, qui crit aux derniers instant des sa vie, Allah Akbar.

    Anonyme
    9 septembre 2017 - 12 h 01 min

    Des pauvres gens meurent atrocement dans l’indifférence des instances internationales et des chefs d’état.
    raison: c’est parce qu’ils sont musulmans. C’est tout.
    Rien ne sert de palabrer avec des discours et des commentaires fleuves ou nous faire des cours d’histoire.
    Il y a urgence. URGENCE.
    Cela doit cesser IMMEDIATEMENT par n’importe quelle moyen.
    Faire cesser la force par la force si nécessaire après les options de dialogue.
    Si c’était vous à la place de ces pauvres gens.
    Si c’était vos enfants vos épouses, vos familles, ne demanderiez vous pas secours par des crie de détresse.
    Nous sommes humains l’avez vous oublié?
    À lire certains, la victime est coupable.
    Celui qui dit sur des gens qui hurlent de souffrance des choses accablantes sera interrogé sur sa dureté, son manque de compassion et d’humanisme.

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    Aboudesoufle
    9 septembre 2017 - 11 h 12 min

    Quand on veut noyer une affaire on créé une autre affaire dans l’affaire…………

    Riri
    9 septembre 2017 - 9 h 07 min

    Voici autre son de cloche sur ce sujet par expert en méthodes de déstabilisation des pays par l’occident : « La crise des « Rohingyas »: réalité, rumeurs et ramifications .Le monde entier, et tout particulièrement l’Oumma, est outré par ce qui est dépeint comme un génocide perpétré contre des Musulmans au Myanmar, mais la réalité des événements qui s’y déroulent est beaucoup plus complexe que n’en laissent penser les rumeurs simplistes tandis que les ramifications géopolitiques de cette crise pourraient devenir très étendues.

    D’emblée déclarons que tuer des gens innocents est inacceptable, et tous sont fondés à ressentir de l’outrage quand ils pensent que c’est en train de se passer comme c’est parfois clairement le cas dans l’État côtier d’Arakan, au Myanmar. Toutefois, il est question d’identifier ceux qui commettent réellement ces actes et pourquoi, et de déterminer si les victimes ont été volontairement ciblées ou constituent des « dommages collatéraux », que ce soit suite à une opération militaire « anti-terroriste » ou à une action « rebelle » dirigée contre le gouvernement. Il importe également de songer aux ramifications géopolitiques possibles de cette situation, en rapport aux dynamiques plus vastes actives dans la Nouvelle Guerre Froide.Revue de l’Arakan

    Afin de simplifier la situation par volonté de brièveté, les Rohingyas sont des Musulmans qui résident dans la partie septentrionale de l’État d’Arakan et se proclament natifs de la région, tandis que le gouvernement birman affirme qu’ils ne sont que des migrants bengalis et leurs descendants, ayant commencé à s’installer dans la région suite à l’imposition de la férule coloniale britannique à la fin du dix-neuvième siècle. L’autre groupe démographique majeur de ce territoire est celui du peuple d’Arakan, constitué de Bouddhistes héritiers de l’histoire du dynastique Royaume de Mrauk U.

    La période qui a immédiatement suivi l’indépendance du Myanmar, connu sous le nom de Birmanie jusqu’en 1989, a vu les nombreuses minorités ethno-religieuses peuplant sa périphérie riche en ressources se rebeller contre les autorités centrales en faveur de la fédéralisation ou, comme le voulaient les Rohingyas, de l’unification avec l’état voisin auquel ils s’identifiaient le plus (le Pakistan Oriental, Bangladesh depuis 1971), déclenchant ainsi la plus longue guerre civile encore en cours dans le monde.

    En ce qui concerne l’État d’Arakan, ce conflit a connu des périodes plus ou moins actives au fil des décennies, atteignant récemment des sommets en 2012, en 2015 et tout dernièrement cet été, les trois dernières escalades ayant débouché sur une reprise des violences commises par certains Bouddhistes hyper-nationalistes majoritaires contre la population musulmane minoritaire. En réaction, les Rohingyas paupérisés, qui ne possèdent pas de droits citoyenneté car la plupart d’entre eux n’y sont pas éligibles du fait des lois du pays qui s’y rapportent, n’ayant guère à laisser derrière eux dans l’État d’Arakan, allaient fuir en masse le pays vers la sécurité du Bangladesh.

    Il est pertinent ici de relever que l’armée birmane, connue sous le nom de Tatmadaw, affirme que ses opérations parmi les Rohingyas sont provoquées par les attaques mortelles que des rebelles rohingya – considérés comme des terroristes par Naypyidaw et accusés de liens avec al-Qaeda et d’autres groupes aussi notoires – ont lancé contre eux et contre des villageois bouddhistes. Le brouillard de guerre est tel que des civils en ont assurément perdu la vie, mais il n’est pas clair si cela constitue réellement un génocide, ou qui en est réellement responsable. » (…)

      Riri
      9 septembre 2017 - 10 h 42 min

      Suite de l’article : « Un Kosovo d’Asie du Sud

      À l’heure actuelle, il est impossible de dire exactement ce qui se passe dans l’État d’Arakan et c’est en partie dû à l’intense guerre de l’information menée présentement contre le Myanmar et au refus de Naypyidaw d’autoriser l’entrée de journalistes indépendants sur place pour cause de problèmes de sécurité, mais la dynamique générale actuellement en cours rappelle étrangement les prémices de la guerre de l’Otan contre la Yougoslavie de 1999 et le découpage du protectorat occidental du Kosovo, hors de ce qui est aujourd’hui la Serbie.

      À l’époque, le monde avait soudainement appris l’existence d’une nouvelle sous-identité de Musulmans nommés les « Kosovars », tout comme ils font aujourd’hui connaissance avec les « Rohingyas », et ceux-là clamaient eux aussi que leurs droits étaient bafoués et que cela justifiait par conséquence qu’ils commettent des actes de violence contre l’état et parfois même contre des civils.

      Un autre élément commun concerne des images et des récits largement diffusés par les médias mainstream, dont beaucoup furent ultérieurement démentis sur preuve ou complètement décontextualisés, qui ont servi à inspirer la communauté musulmane mondiale (Oumma) d’enrager d’indignation et d’envoyer des combattants volontaires secourir leurs coreligionnaires, comme l’exige le devoir traditionnel lorsqu’ils croient que l’un des leurs est persécuté.

      Cependant, le problème est que la situation n’est jamais aussi tranchée que la présentation des médias mainstream laisse accroire, comme quiconque suivant la guerre en Syrie au cours des derniers six ans et demi le sait désormais, surtout en considérant des accusations interminables portées contre le Président Assad, comme quoi il se livre lui aussi à un « génocide » contre des Musulmans comme Milošević avant lui, et apparemment maintenant, aussi le Tatmadaw. L’instinct humain naturel faisant que les gens s’insurgent contre ce qu’ils perçoivent être l’extermination insensée et délibérée de tout un groupe identitaire est parfois abusé par des « perception managers » [gestionnaires de la perception populaire, métier de relations publiques aux USA, NdT] pour susciter un soutien en faveur des guerres projetées par leurs commanditaires, et c’est particulièrement vrai quand des Musulmans sont impliqués.

      Malheureusement, de telles situations attirent notoirement des terroristes internationaux et mènent à l’émergence de terroristes domestiques, comme pour ce qui se produisit avec « l’Armée de Libération du Kosovo » et ses soutiens d’al-Qaeda en Yougolsavie; les « rebelles modérés », al-Qaeda puis éventuellement Da’esh en Syrie; et maintenant « l’Armée du Salut Rohingya d’Arakan » et ce qui semble de plus en plus être le prochain point chaud de Da’esh au Myanmar.

      Myanmar-Kunming, chaque conflit entendait soit la capture du pays entier soit la partition d’une région stratégique de son territoire, le Kosovo d’après le conflit abritant l’énorme base militaire US de Camp Bondsteel; toute la Syrie devant à une époque devenir le pivot de contrôle US sur tout le Levant; et un futur « Kosovo d’Asie du Sud » au « Rohingyaland », donnant à son mentor une puissante influence sur l’oléoduc et le gazoduc provenant de Kyaukphyu sur la côte [d’Arakan] vers Kunming en Chine et dominant ainsi ce nœud projeté pour la Nouvelle Route de la Soie.(…) »

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        Riri
        9 septembre 2017 - 10 h 48 min

        suite bis  » Yougoslavie 2.0

        Il ne s’agit pas ici de blanchir ce qui pourraient se révéler être des opérations excessives et disproportionnées de contre-insurrection contre des civils, mais d’attirer l’attention sur la façon dont l’inertie globale du conflit est guidée dans la direction d’une guerre hybride centrée sur l’identité, provoquée depuis l’extérieur à travers une campagne d’information biaisée et coordonnée. Cela vise à diaboliser presque immédiatement l’état birman tout en détournant l’attention des attaques commises par les « rebelles rohingya », qui ont contribué à cette situation militaire et humanitaire en rapide déliquescence.
        L’objectif à moyen terme derrière la provocation d’un tel outrage mondial ciblé est d’inspirer d’innombrables « volontaires » musulmans (dont certains deviendront sans aucun doute d’authentiques terroristes) à se répandre dans l’État d’Arakan pour ensuite y mettre en scène une « intervention humanitaire » multilatérale sur le modèle du Kosovo ou une campagne anti-terroriste telle celle expérimentée en Syrie par la coalition emmenée par les USA, afin de prendre à terme le contrôle d’un territoire indispensable à la connectivité de la Nouvelle Route de la Soie dans la vision chinoise globale d’Une Ceinture (…)
        De plus, considérant que rien de tout ceci ne se déroule dans le vide sidéral et que le pays est toujours aux prises avec une guerre civile avec plusieurs protagonistes le long de toute sa périphérie, il est possible que les discussions actuelles sur la fédéralisation puissent mener à une « balkanisation » totale de l’ancienne Birmanie sur des lignes similaires à celles subies par l’ancienne Yougoslavie. Le résultat final de cette tragédie serait la naissance d’une flopée de nouveaux états à travers leurs propres sanglants baptêmes de feu, qui permettraient à des puissances étrangères hostiles de contrôler plus facilement cet espace stratégique à l’intersection de l’Asie du Sud, du Sud-Est et de l’Est.
        En outre, une autre ligne de fracture apparaîtrait dans le soi-disant «Choc des Civilisations» (lui-même rien d’autre qu’un schéma pour diviser et conquérir l’Hémisphère Oriental par la Guerre Hybride centrée sur l’identité) entre non seulement les Musulmans et les Bouddhistes dans l’État d’Arakan, mais peut-être éventuellement les Bouddhistes et les Chrétiens dans la partie centrale du Myanmar et sa périphérie du nord-est. De plus, l’on pourrait s’attendre à ce que des « volontaires » bouddhistes et chrétiens venus de l’étranger inondent aussi le champ de bataille, catalysant potentiellement ce qui pourrait devenir un jour une forme de Daesh propre à leur religion.
        Outre la disparition géopolitique du Myanmar sur la carte du monde et la souffrance indicible de sa population supérieure à 50 millions de personnes, l’autre victime serait indubitablement la Chine, qui aurait à confronter une Guerre Hybride de type syrien le long de sa poreuse frontière du sud-ouest en sus des autres nombreux défis sécuritaires entourant sa périphérie (Corée du Nord, mer de Chine Orientale, Mer de Chine du Sud et Inde). Tout plan pour un Corridor du Myanmar complétant le CPEC vers l’Océan Indien serait également handicapé, et des fauteurs de troubles bouddhistes au Tibet pourraient se radicaliser et décider d’entamer un nouveau cycle de violences.
        La probabilité de ces scénarios anticipés pourrait naturellement pousser la Chine à prendre les devants en initiant des mesures d’urgence de résolution de conflit au Myanmar si la situation continue de s’y envenimer, ce qui pourrait aider à établir une fois pour toutes lequel des deux antagonistes a initié tout ce chaos, apporter la justice à tous les coupables sans les conséquences géopolitiques à grande échelle qui menacent autrement de se déchaîner. (…)

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    Riri
    9 septembre 2017 - 8 h 54 min

    Ce qui me sidère toujours, c’est la capacité qu’a la machine de guerre médiatique otano-golfique à dire aux gens qui sont les méchants et qui sont les gentils. C’est pourtant pas compliqué de repérer leurs manigances à partir du moment où vous avez la même unanimité et les mêmes procédés médiatico-politique qu’avec la Libye, la Syrie, l’Ukraine,… Deux trois clics sur internet permettent de comprendre pourquoi BFM TV se met à défendre les musulmans alors que seuls les intérêts otano-chamelières leur importe. Et BINGO !!! Effectivement il y a répression contre la minorité Rohingyas mais aussi, en vrac : groupes intégristes financés par l’Arabie saoudite, Chine et route de la soie oléoduc gazoduc goulet d’ étranglement du détroit de Malacca ,déstabilisation et création d’un abcès de fixation djihadistes en Asie du sud-est pour la réinsertion des djihadistes de Syrie. Bref encore et toujours le même scénario.En réalité pour l’occident la grande faute du Myanmar, n’est pas la répression de musulmans dont elle n’en a rien à faire mais les relations mutuellement fructueuses avec la Chine dans le cadre de la route de la soie qui permettent à cette dernière de mettre fin à sa dépendance au détroit de Malacca pour son commerce avec le monde.

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    Les Égarés.
    9 septembre 2017 - 0 h 36 min

    Depuis l’Attentat Du 11/9 wtc en 2001 ou furent assassiné plus de 3000 personnes en quelques heures , Attentat préparé , orchestré et commis par une partie du Pouvoir Américain , et ISRAËL , Saouds impliqué dans le but de lancer la guerre contre le terrorisme , car Alkaida via l’Irak de Sadam furent accusé d’être les auteurs de l’attentat 11/9…. Depuis 2001 par le mensonge guerre contre le terrorisme les USA envahirent l’Irak , Afghanistan…. Somalie , affaire Soudan..Libye.. Syrie..ect.
    Depuis 2001 des centaines de milliers de Musulmans morts par Usa , cinq cents Milles enfants Irakiens sont morts par Usa , Gb….Total depuis 2001..au moins 4 millions de Musulmans sont morts suite aux interventions Usa OTAN selon des experts que vous pourrez vérifier !!!…Les Saouds Wahabites continuent le « travail macabre » au Yémen ….il faut montrer du doigt le Régime Dictateur Terroriste US .Ce Régime est nuisible pire que les Cafards …Le Régime USA est bien plus dangereux pour les Musulmans que la Birmanie. .
    Les Saouds Wahabites et Frère Erdogan s’inquiètent pour les Musulmans Rohingas….Il n’y a pas si longtemps ces mêmes Saouds et Frère Erdogan armaient et soutenaient les Terroristes Wahabites Daesh Al nosra contre la Syrie et avant contre la Libye..des dizaines de milliers de Musulmans, Chrétiens , Yazidites, Chites…ont été massacré par les Terroristes des Saouds et Frère Erdogan Turquie ..! C’EST ÇA LA RÉALITÉ …et après on s’occupera aussi de Rohingas de Birmanie et étudier les raisons de ce problème , la vérité , qui fait quoi..et pourquoi…

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    Les Égarés.
    8 septembre 2017 - 23 h 59 min

    Les Chites Musulmans chez Saouds Wahabites sont considérés comme des sous Hommes , les Wahabites ont la haine des Musulmans Chites , avant d’arriver en Birmanie , Chers frères Musulmans jetez un oeil au Yémen , où les Musulmans , Femmes , ENFANTS , Hommes se font bombarder , par les Saouds Wahabites aidés par Usa , Gb , France , Daesh , Israël
    , Soudan , Maroc…Des pilotes d’avions de Chasse sont des Mercenaires… la Famine au Yémen et Épidémie de Choléra suite aux bombardement journalier par les Saouds Wahabites «  »Gardiens des lieux Saint de l’Islam » paraît -il … avant la Birmanie , commençons par intervenir contre les Criminels Terroristes Wahabites Saouds …

    Nasser
    8 septembre 2017 - 22 h 44 min

    Attention! Manipulation d’images!
    C’est comme en Syrie et ailleurs!
    ——-
    Des centaines de photos à la légende détournée ou carrément truquées sont diffusées sur le net par le gouvernement turc, des associations islamistes fondamentalistes saoudiennes ou autres et des particuliers.
    Cela jette un gros doute sur la véracité des informations qu’on nous donne sur ce qui se passe en Birmanie. ….
    http://reseauinternational.net/le-president-turc-erdogan-et-les-photos-truquees-dun-soi-disant-genocide-en-birmanie/

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    citoyen
    8 septembre 2017 - 22 h 02 min

    tiens c’est quand meme bizarre quele MAE algerien ne se reveille que maintenant alors que le calvaire de cette population dure depuis plusieurs années …est ce pour recuperer les voix des islamistes sachant que l’algerie en dehors de l’APS ( locale car la aussi personne n’y prette attention depuis plus de 20 ans ) donc personne n’ecoute sa voix dans le concert des Nations

    elkhayam
    8 septembre 2017 - 21 h 09 min

    Bizarre , partout ou il y a les musulmans il y a des . Comme si  » créer des problèmes  » ne se conjugue qu’islamiquement .

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    Anonyme
    8 septembre 2017 - 20 h 47 min

    Voilà ce que j’appelle des vrais musulmans.

    https://french.almanar.com.lb/559062

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    Anonyme
    8 septembre 2017 - 20 h 32 min

    L’Iran la Turquie ont commencé à intervenir en Birmanie en faveurs de nos frères et soeurs musulmans opprimés atrocement.
    D’autres pays se mobilisent de concert pour intervenir en urgence.
    Car la situation est très très grave.
    Une extermination est en application depuis longtemps dans l’indifférence la plus totale des instances internationales.
    Silence ont tues en Birmanie voilà ce que font les occidentaux et certains pays musulmans.

    https://www.i24news.tv/fr/actu/international/154753-170905-birmanie-la-turquie-va-envoyer-1-000-tonnes-d-aide-aux-rohingyas

    http://www.lejournalduforkane.com/index.php/liran-appelle-lonu-a-intervenir-en-birmanie-pour-sauver-les-musulmans-rohingyas/

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      Nasser
      9 septembre 2017 - 15 h 54 min

      C’EST BIEN de prendre comme référence de « bonne foi » (en lien) le site sioniste …. » i24news  » !!

    Nasser
    8 septembre 2017 - 19 h 34 min

    Extrait de lecture:
    ——
    La fille de Thakin Aung San, Aung San Suu Kyi, a reçu une éducation britannique et a été élevée en vue de jouer un rôle au Myanmar. Dans les années 1980 et 1990, elle s’est querellée avec le gouvernement militaire. Elle a reçu un prix Nobel de la paix et les intellectuels « occidentaux » la considèrent comme une progressiste qui défend les droits de l’homme. Ils sont maintenant déçus qu’elle ne se prononce pas en faveur des Rohingyas. Mais en le faisant, elle se mettrait dans le camp opposé à celui pour lequel son père a glorieusement combattu. Elle s’opposerait également à la majorité de la population du Myanmar qui ne porte pas dans son cœur les Rohingyas et leur combat djihadiste.

    En outre, les projets autour de la Nouvelle Route de la Soie chinoise (OBOR) sont un énorme bonus pour le Myanmar et contribueront à son développement économique. Les Saoudiens et les Pakistanais envoient des commandants de guérilla et de l’argent pour pousser les Rohingyas au djihad au Myanmar. Il s’agit d’une réédition historique de l’opération de la CIA contre l’influence soviétique en Afghanistan. Mais contrairement à l’Afghanistan, les habitants du Myanmar ne sont pas musulmans et, au lieu d’y participer, ils vont sûrement se battre contre un djihad dans leur pays. Les Rohingyas ne sont donc plus que des pions dans le grand jeu et ils en feront les frais.

    Nasser
    8 septembre 2017 - 19 h 20 min

    Ataullah est né dans la grande communauté rohingya de Karachi, au Pakistan. Il a grandi et a été éduqué en Arabie Saoudite. Il a reçu une formation militaire au Pakistan et c’était un Imam wahhabite en Arabie Saoudite avant son arrivée au Myanmar. Depuis, en lavant les cerveaux, il a recruté et formé une armée de guérilla locale d’environ 1000 Takfiris.

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    Samah
    8 septembre 2017 - 19 h 12 min

    L’une des raisons principales de ces violences tient à l’important potentiel de ressources en pétrole et en gaz naturel présent dans l’État Rakhine, où vivent les Rohingyas. »Les minorités sont des leviers géopolitiques qui permettent la déstabilisation des états, la création de boucs émissaires, la formation de relais d’influence. » Cela représente une vision dictée par les enjeux stratégiques de la diplomatie américaine »

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    Nasser
    8 septembre 2017 - 19 h 04 min

    A bien Lire pour comprendre ce qui se passe en Birmanie…..
    ——-
    « …Plus récemment, les médias occidentaux ont constaté l’émergence de militants Rohingya alignés qui auraient mené plusieurs attaques de grande échelle contre des unités militaires et des policiers dans l’État de Rakhine.
    Bien sûr, aucun groupe militant n’existe sans soutien politique, financier et matériel substantiel. Et tout comme d’autres conflits porteurs d’enjeux politiques ont éclaté en Libye, en Syrie, au Yémen et aux Philippines, le financement américano-saoudien est également évident dans les dernières manifestations de violence au Myanmar.
    C’est une combinaison d’essence et de feu – les outils d’un unique incendiaire volontairement mis en place pour créer une conflagration géopolitiquement utile….Le régime marionnette qui préside actuellement le Myanmar – créé et perpétué par l’argent et le soutien US – est intentionnellement opposé à un militantisme financé et organisé par l’allié le plus proche des Etats-Unis au Moyen-Orient, à savoir l’Arabie saoudite.

    C’est une combinaison d’essence et de feu – les outils d’un seul incendiaire volontairement mis en place pour créer une conflagration géopolitiquement pratique.

    Il convient de noter que l’État de Rakhine est le point de départ de l’un des projets de la Chine, One Belt One Road (nouvelle route de la soie). Il y relie le port de Sittwe à des infrastructures qui conduisent à travers le Myanmar à la ville méridionale de Kunming en Chine……..
    ——
    Résumé:

    * Il est important que les lecteurs et les analystes comprennent plusieurs points clés concernant la crise au Myanmar:

    * Aung San Suu Kyi et son parti politique sont des créations montées de toutes pièces par les intérêts US et européens;

    * Les Rohingya vivent au Myanmar depuis des générations;

    * Les «militants Rohingya» soutenus par l’Arabie saoudite ne représentent pas plus le peuple rohingya que l’État islamique représente les sunnites de Syrie et d’Irak;

    * Ces «militants» sont reconnus, soutenus et dirigés par l’Arabie saoudite, ils ne représentent pas une «réaction» légitime contre la violence anti-Rohingya et;

    * Les États-Unis ne cherchent pas après un «changement de régime» au Myanmar, ils cherchent à perturber les intérêts chinois, à détruire les liens entre la Chine et le Myanmar et, si possible, à placer des effectifs militaires US à la frontière chinoise.

    * Au plus les analystes partiront de ces faits, au plus ils se rapprocheront de la vérité alors que le conflit au Myanmar continue de se dérouler. Les lecteurs et les analystes devraient se méfier des récits suspects basés sur une rhétorique idéologique ou ceux basés sur des analogies géopolitiques plutôt que des preuves réelles concernant les finances, la logistique et les motivations socio-économiques.

    * Au Myanmar, le mouvement de Suu Kyi, la violence anti-Rohingya et la supposée « réaction » sont tous accompagnés d’empreintes étrangères très évidentes et importantes. C’est un témoignage de l’ampleur et de la complexité de la manipulation que l’Occident est encore capable d’entreprendre. Cette ingérence met en péril non seulement la majorité des personnes au Myanmar – bouddhistes et Rohingya – qui souhaitent vivre en paix, mais aussi toute la région, alors que les États-Unis tentent de poursuivre leur objectif d’hégémonie régionale.
    .
    http://www.investigaction.net/fr/myanmar-de-lessence-et-du-feu-mais-pas-le-bien-contre-le-mal/

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    Anonyme
    8 septembre 2017 - 19 h 04 min

    @@@ Je Ne Comprends Pas
    8 septembre 2017 – 18 h 41 min
    Tu es idiot ou tu le fais exprès de l’être.
    Le pétrole n’a rien à voir la dedans en Birmanie.
    C’est juste que cette minorité est musulmane.
    Et qu’ils ne prie pas des statuts.
    Est ce clair maintenant.
    Alors arrête de faire l’idiot.
    Le sujet est très très très grave pour prendre ça en dérision ou moqueries.
    J’espère ne pas t’avoir offensé mais éclairé.

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    Anonyme
    8 septembre 2017 - 18 h 58 min

    Quand j’ai lu cette article qui explique que l’Algérie s’insurge et veut intervenir dans les souffrances cruelles que subissent nos frères et soeurs juste parce qu’il sont musulmans.
    Merci aux hommes de mon pays qui ont décidés d’agir pour fzire cessé ces atrocités par ces bouddhistes qui dirigent la Birmanie avec démences contre une minorités religieuse.
    HAMDOULLAH.

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    je ne comprends pas
    8 septembre 2017 - 18 h 41 min

    je ne comprends pas car en général il y’a des guerres là où il y’a quelque chose à prendre ( du petrole , du gaz , des diamants …etc ) , mais y’a quoi en Birmanie à part des boudhistes en burqua orange ?

    Nasser
    8 septembre 2017 - 18 h 20 min

    L’Algérie doit dénoncer bien-sûr !!!
    Mais………….
    On ne croit plus à ces sornettes occidentalo-wahhabo-salafistes et takfiristes…qui défendent les musulmans tiens tiens!
    C’est une campagne pour faire oublier ce qu’ils font au Yémen, en Syrie, en Irak et en Libye où ils tuent, assassinent, égorgent des centaines de milliers de musulmans, en recrutant, armant et finançant à coup de milliards de dollars des abrutis, des paumés des ignares pour déstabiliser des républiques arabes qui leurs sont hostiles. Ceux sont eux les diables, les tueurs les fossoyeurs de l’Islam. Avec cette Birmanie, ils ne font qu’une diversion pour nous faire oublier leurs crimes! Comme quoi ils défendent les musulmans et l’Islam! Grosse tromperie !! Ils vont sans aucun doute , comme ils le font ailleurs par leurs presses morbides, faire appel à nous et à vos enfants pour aller faire le « djihad » en Birmanie pour aider les « frères Rohingyas » à lutter contre l’injustice et à l’occasion, à faire un État musulmans (bien-sûr dans la région musulmane de Rakhine) chère , comme par hasard, au chinois qui projettent de grands projets (dont la route de la soie) que les USA veulent faire échouer par tous les moyens (comme ils le font ailleurs)…..Que les plus zélés des islamo-wahhabo-salafo-takfiristes qui défendent cette politique américano-Wahhabite envoient d’abord leurs enfants mourir en Birmanie! Il reste de la place au Paradis…pour nous…pas pour eux et leurs rejetons!…….
    Remarquez que ce sont les mêmes pays et médias qui font toute cette publicité contre la Birmanie comme ils l’ont fait contre Bachar et Kadhafi « qui tuent leur peuple »!!!!!!
    Les «Rohingya armés» soutenus par Al-SAOUD ne représentent pas plus tous les Rohingya que Daesh représente tous les sunnites!

      Nasser
      8 septembre 2017 - 18 h 21 min

      Selon l’expert Egorchenkov, la « Burma Task Force », qui regroupe un nombre important d’organisations fondées par George Soros, cherche à attirer l’attention de la communauté internationale sur ce qu’elle qualifie de « génocide du groupe minoritaire musulman de Rohingya». George Soros intervient ainsi dans la crise birmane.

      «Quand George Soros arrive dans un pays… il cherche à évaluer le degré des confrontations religieuses, ethniques ou sociales et détermine la méthode pour appliquer au mieux l’option ou les options qui permettent de « souffler sur les braises »», a précisé M.Egorchenkov.
      «Premièrement, c’est un jeu contre la Chine, parce que ce pays a largement investi en Arakan. Deuxièmement, cela vise à attiser l’extrémisme musulman en Asie du sud. Troisièmement, c’est une tentative pour instiller un désaccord au sein de l’ASEAN [entre la Birmanie, d’une part, et l’Indonésie et la Malaisie, de l’autre, ]», a-t-il souligné.

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      Nasser
      8 septembre 2017 - 18 h 47 min

      Ata Ullah est née à Karachi, au Pakistan. Son père, un migrant, est natif de Rakhine qui déménagea ensuite en Arabie Saoudite,
      Le International Crisis Group (ICG) déclare que le leader du groupe avait des liens étroits avec l’Arabie saoudite qu’il a quitté l’Arabie saoudite en 2012, peu de temps après que des violences ont éclaté à Rakhine.
      Ata Ullah aurait passé six mois à s’entraîner dans la guérilla moderne sous les talibans au Pakistan. Plusieurs membres du groupe ont également déclaré qu’il aurait reçu une formation supplémentaire en Libye avant son retour dans l’État de Rakhine,
      Le 9 octobre 2016, Ata Ullah a mené des centaines d’insurgés dans la frontière entre le Bangladesh et le Myanmar, où ils ont attaqué des postes de police de la frontière birmanes. Une semaine plus tard, Ullah est apparu dans une vidéo en ligne, revendiquant la responsabilité des attaques.

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    elkhayam
    8 septembre 2017 - 16 h 53 min

    Cette l’hystérie collective avec des accusations délirantes, un déluge de désinformation où les fake news sont légion et ces émotions à sens unique, tranche cruellement avec la passivité et le silence des propagandistes islamiques devant le génocide des chrétiens d’Orient.
    Ces derniers subissent un génocide (Villages rasés, massacres collectifs, meurtres de religieux et de civils, viols, enlèvements, persécutions à grande échelle, conversions forcées, églises incendiées, monastères et écoles détruites…) qui les a fait passer de 20% à 3%. et n’a rien à envier en horreur et en ampleur, ce que subissent les Rohingyas. Bien que ces derniers furent, pendant des décennies, les supplétifs du colonisateur anglais contre les Birmans qui luttaient pour leur indépendance. En conséquence ils ont toujours été considérés comme des traîtres et traités comme tels.
    Le Calife Erdogan( I ) s’indigne mais semble oublier le génocide de plus d’un million d’Arméniens perpétré par les Turcs en 1915 et qu’il refuse de reconnaître !

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    TARZAN
    8 septembre 2017 - 16 h 49 min

    L’occident ne voit les droits de l’homme qu’au vénézuela, bolivie, syrie, algérie, libye, mais jamais dans les pays ou règne des dictatures et des massacres, birmanie, maroc, israel, pays africains de francafrique, etc. à un moment donné je demande si la corée du nord n’est pas un pays qui va rendre service aux pays en voie de développement écrasés par la dictature de l’otan qui veut placer des pantins qu’ils dirigent à la tête de ses pays!

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    HANNIBAL
    8 septembre 2017 - 15 h 11 min

    Ca sent le pétrole ou le gaz !!! yes la guerre est toujours engendrée par cette chose !

    http://reseauinternational.net/le-president-turc-erdogan-et-les-photos-truquees-dun-soi-disant-genocide-en-birmanie/

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    Mohamed El Maadi
    8 septembre 2017 - 14 h 44 min

    C’est la moindre chose que j’attendais de la part de mon pays .

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    freind of peace
    8 septembre 2017 - 13 h 45 min

    La cheffe du gouvernement et Prix Nobel de la paix suscite l’incompréhension par sa passivité et ses déclarations qui nient la réalité de la crise humanitaire, qui a déplacé au moins 146 000 personnes vers le Bangladesh.
    Rohingyas : Aung San Suu Kyi parle de «désinformation»
    Malala Yousafzai, la jeune Pakistanaise, Prix Nobel de la paix en 2014, attendait des mots d’Aung San Suu Kyi, son auguste homologue, pour condamner le traitement infligé aux musulmans rohingyas en Birmanie. Elle risque d’être déçue. Après être restée longuement silencieuse sur le sort de la minorité persécutée, la cheffe du gouvernement a publié mardi un communiqué pour fustiger l’«énorme iceberg de désinformation» qui entoure, selon elle, la situation de ces parias. Alors qu’au moins 146 000 Rohingyas ont fui l’ouest birman de l’Etat de Rakhine pour gagner le Bangladesh depuis le 25 août, la conseillère d’Etat et de facto Premier ministre de la Birmanie, répondait à un appel du président turc Recep Tayyip Erdogan, «profondément préoccupé par la multiplication des violations des droits de l’homme contre les musulmans de Rakhine».
    Dans le compte rendu de l’échange publié sur sa page Facebook, Aung San Suu Kyi revient à deux reprises sur la «désinformation créée pour générer des problèmes entre les différentes communautés et promouvoir les intérêts des terroristes». Et, c’est dans l’air du temps, critique les «fausses nouvelles et photographies» sur la situation humanitaire et sécuritaire dans l’Etat Rakhine.
    Les réseaux sociaux nourrissent le feu de la haine ethnique en Birmanie. Le pire circule sur Facebook et Twitter avec des photos et des vidéos de massacres supposés avoir lieu dans l’Etat de Rakhine ces derniers jours alors qu’ils se sont déroulés dans d’autres régions birmanes, voire à l’étranger et parfois il y a plusieurs années. Il n’empêche. D’autres images racontent aussi la réalité du nettoyage ethnique en cours contre les Rohingyas et, dans une moindre mesure, contre les bouddhistes rakhines, eux aussi victimes d’une «politique calculée de la terreur» selon le haut-commissariat des Nations unies aux droits de l’homme.
    Terreau pour l’islamisme
    Elles viennent corroborer des centaines de témoignages de survivants des crimes commis par l’armée et des milices, recueillis par des ONG et de très rares journalistes. Elles rappellent ce que les Nations unies en février ou le réseau birman des droits humains, mardi ont documenté. «La situation est catastrophique, juge le consultant et ancien prisonnier politique birman Khin Zaw Win. Une fois encore, les forces de sécurité sont pointées du doigt pour leurs exactions. Mais, ça fait soixante-dix ans qu’elles agissent ainsi.»
    Dans son communiqué, la conseillère d’Etat dit faire «en sorte que toutes les personnes de notre pays aient droit à la protection de leurs droits, pas seulement politique, mais également sociaux et humanitaires». Comment ne pas voir dans cette déclaration un déni de la réalité ? Depuis des années, et a fortiori depuis que le dernier exode a commencé, les Rohingyas sont privés de leurs droits les plus élémentaires : la liberté de circulation, d’accès aux soins, à l’éducation, au mariage sont quotidiennement refusés à ces musulmans apatrides.
    Là encore, les rapports d’enquête d’une multitude d’organisations sont éloquents et étayés. Si la «désinformation sert les intérêts des terroristes», pour reprendre l’expression d’Aung San Suu Kyi, la négation de cette réalité-là sert de terreau pour un extrémisme islamiste qui se manifeste depuis un an dans l’Est birman et auquel les autorités n’apportent qu’une réponse sécuritaire et punitive.
    «Nous savons bien mieux que d’autres ce que c’est que d’être privés de droits et de protection démocratique», poursuit Aung San Suu Kyi dans son communiqué. La Prix Nobel de la paix fait allusion à ses années de lutte contre la junte militaire et sa quinzaine d’années d’assignation à résidence. Le 16 juin 2012, alors qu’elle était à Oslo pour prononcer enfin son discours de réception du prix (en 1991, elle était en résidence surveillée et n’avait pu quitter Rangoun), elle déclarait : «Partout où la souffrance est ignorée, il y aura des germes de conflit.» En a-t-elle tiré des enseignements ?
    «Traitement honteux»
    La cheffe du gouvernement est en tout cas sous pression de toutes parts. Lundi, Malala Yousafzai, s’est adressée directement à elle. «Chaque fois que je regarde les informations, j’ai le cœur brisé face aux souffrances des musulmans Rohingyas de Birmanie, a écrit la jeune femme sur son compte Twitter. «Ces dernières années, je n’ai cessé de condamner le traitement honteux dont ils font l’objet. J’attends toujours de ma collègue Prix Nobel, Aung San Suu Kyi, qu’elle en fasse de même.»

    Outre le Turc Erdogan, des dirigeants indonésiens, malaisiens, tchétchènes ont fait part de leur préoccupation. Des pétitions ont été lancées pour demander que la «Dame de Rangoun» soit dépossédée de son prix. Mardi, le Bangladais Muhammad Yunus, Prix Nobel d’économie 2006, a écrit au conseil de sécurité des Nations unies pour demander une intervention de l’ONU pour mettre fin à la crise humanitaire. L’année dernière, alors que l’armée était déjà lancée dans des opérations de contre-insurrection contre une première offensive de l’armée arakanaise du salut Rohingya (Arsa), il faisait partie des Prix Nobel qui avaient rédigé une lettre ouverte reprochant à Aung San Suu Kyi son manque de «courage, d’humanité, de compassion». Ils regrettaient qu’elle «n’ait pris aucune initiative pour garantir les droits complets des Rohingyas». Comme le rappelle le consultant Khin Zaw Win : «Elle n’a jamais rien dit, ni fait pour cette minorité musulmane depuis qu’elle est revenue au pouvoir [en 2015, ndlr] et depuis les grandes violences de 2012.»
    Admiration et solitude
    Elle a accusé les organisations internationales, à commencer par le Programme alimentaire mondial, de soutenir les «terroristes» en leur distribuant des denrées de survie, allant jusqu’à reprendre mot pour mot la propagande de l’armée. Pourquoi se mettre ainsi au garde-à-vous ? La Lady, fille du général Aung San – le père de l’indépendance –, n’a jamais caché une admiration pour l’armée qui a toujours voulu apparaître comme la garante de l’unité nationale. Le clan militaire a certes permis la transition en procédant à une ouverture démocratique, mais il détient encore 25% des sièges au Parlement et contrôle trois ministères clés.
    La situation chaotique dans l’Etat de Rakhine résulte aussi du fait qu’entre l’armée et le gouvernement d’Aung San Suu Kyi, la communication est parfois mauvaise. «Le conseil de sécurité et de défense nationale [puissante structure qui réunit les ministres les plus importants, l’armée et le président, ndlr] ne s’est pas réuni depuis janvier car Aung San Suu Kyi ne le souhaite pas et redoute que l’armée instaure l’état d’urgence dans le Rakhine, la privant de toute décision, assure Khin Zaw Win. Mais vu la situation du moment, le conseil de sécurité devrait se tenir au minimum tous les mois.»
    Selon certains de ses soutiens et des diplomates, la cheffe du gouvernement devrait mettre en musique une délicate transition sans contredire la toute-puissance de l’armée. Privée d’Aung San Suu Kyi, la transition serait vouée à l’échec selon eux. «Il ne faut pas chercher des excuses et se réfugier derrière la présentation d’une Aung San Suu Kyi qui serait pieds et mains liés et risquerait d’être destituée à l’issue d’un coup militaire. Cela fait la part trop belle aux théories conspirationnistes», avance Khin Zaw Win. Il préfère camper une cheffe de gouvernement «solitaire, entourée de « yes men »» (personnes qui ne la contredisent jamais), qui souhaite «tout contrôler» et n’a jamais réfléchi à sa succession. Au risque d’ajouter de l’incompréhension à une profonde déception.
    Arnaud Vaulerin

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    BEKADDOUR Mohammed
    8 septembre 2017 - 12 h 40 min

    Il parait que l’état birman est composé de 90°/° de… Boudhistes, autrement dit d’un nombre pléthorique d’homosexuels, lesquels à l’heure actuelle ont le volant, les Rohingas refusant de se convertir à la sodomie, a donne ce résultat…

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    LE NUMIDE
    8 septembre 2017 - 12 h 31 min

    la dénonciation d’Alger et des Hypocrites islamistes algériens des crimes commis sur les musulmans bengalis en Birmanie n’a aucune valeur morale…. sans la dénonciation des crimes wahhabistes saoudiens contre l’humanité contre les musulmans au Yemen , les crimes wahabistes qatariens et turcs en Syrie contre les alaouites et les chretiens et les kurdes , les crimes wahabistes Daeshiesn en irak contre les musulmans chiistes , yazidis et chretiens , les crimes de le milice wahabiste de Boko Haram ,contre les noirs africains au nom de l’Islam , les crimes islamistes de l’Otan et du Qatar contre les musulmans de la Lybie ET SURTOUT les crimes wahabistes saoudiens et frères musulmans DU FIS NAHDA MIA ET GIA contre les algériens en 92 (200 000 morts que nous n’oublierons jamais et que l’état algérien sous la pression arabo-islamique des criminels Barbelene du FLN essaie de cacher à la conscience nationale et universelle sous la propagande du refoulement et du Zour … les algeriens ne sont pas des imbeciles !

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      Mohamed El Maadi
      8 septembre 2017 - 14 h 56 min

      [email protected]
      Sache que pour ta gouverne que nous luttons contre ces extrémisme depuis 30. L’Algérie a cessez de jouer de la flûte mais agit en coulisse.Une guerre de l’ombre
      Les gens doivent savoir que leur sommeille tranquille est fait au mon d’une lutte certes immoral dans les méthodes mais c’est le prix a payer .On n’est en guerre idéologique mais la sécurité de notre pays doit être payé et on ne le fera pas au nom des droits de l’homme .
      Une pensée pour nos services qui traque les tangos dans les faubourg de Dakar ,Tripoli, et d’autre lieux en risquant leur vie .

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    Richard DELORME
    8 septembre 2017 - 12 h 31 min

    L’Algérie réagit aux massacres commis contre les musulmans en Birmanie et c’est une très, très bonne chose ! Mais il faut que l’Algérie apprenne aussi à réagir contre les violences commises contre les chrétiens d’Orient ! C’est ainsi que l’Algérie (ou tout autre pays musulman) sera crédible et entendue !
    Moi je ne suis pas pratiquant, mais où je pense que les seules choses qu’il faut demander à Dieu, c’est que les guerres colonialistes et impérialistes cessent, que les guerres interreligieuses cessent, que les guerres entre sunnites et chiites cessent, qu’Israël et la Palestine s’entendent pour une paix juste et équitable. Que chacun pratique sa religion dans la tolérance et ne l’utilise pas comme un instrument de guerre, mais plutôt comme instrument de paix ! Nous sommes tous les descendants d’Adam et Eve, les fils d’Abraham car aussi bien la Bible que le coran, reconnaissent cette vérité dans leurs sourates ou chapitres !

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      Riad
      8 septembre 2017 - 16 h 08 min

      Il n’y a aucun état arabo-musulman qui persécute les chrétiens d’orient. Actuellement il n’y a que les populations musulmanes qui sont persécuté par des états reconnu par la CI, par ex israel ,Birmanie…

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