La conjoncture économique au cœur de la campagne pour les élections locales

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La première semaine de la campagne électorale s'achève. New Press

Par Hani Abdi – Les chefs des partis politiques intensifient leurs meetings pour boucler aujourd’hui la première semaine de la campagne électorale pour les élections locales. Tous les responsables des partis en lice sont sur le terrain pour tenter, par tous les moyens, de gagner la confiance des citoyens pour leur accorder leur voix le jour du vote. La question de la décentralisation et de la gestion participative de la commune revient souvent dans les discours et les interventions des chefs politiques. Comme d’ailleurs, la crise économique sur laquelle la majorité des partis sont «prêts» à engager le débat.

Les leaders des partis politiques, aussi bien des formations au pouvoir que celles de l’opposition, insistent sur ce point capital, chacun avec son regard et sa perception, bien entendu. Aujourd’hui à Constantine, Ahmed Ouyahia a beaucoup insisté sur le rôle du citoyen dans la gestion des affaires de la commune. Le secrétaire général du RND lie la réussite du processus de réforme dans les communes à l’implication du citoyen qui «se doit d’exercer pleinement sa citoyenneté et s’intéresser de près aux affaires de sa commune».

Ouyahia a considéré ces élections un peu particulières en ce sens qu’il ne s’agit pas d’élire un candidat connu, «mais de choisir celui qui a les capacités, le nationalisme et l’engagement nécessaire pour accompagner les importantes réformes que vont connaître les collectivités locales». Le président du Mouvement populaire algérien (MPA), Amara Benyounès, a, de son côté, appelé à Khenchela à l’ouverture d’un débat économique pour «relancer l’investissement». Le chef du MPA a défendu dans ce sillage le financement non conventionnel du budget public, estimant qu’il n’y a pas d’autres alternatives à la crise financière dans l’immédiat.

Le FFS est également en faveur d’un débat national, lui qui continue à plaider pour la reconstruction du consensus national afin de dépasser les difficultés financières actuelles. «L’avenir du pays ne peut être décidé par l’oligarchie mais ne peut se concevoir que par la participation sans exclusion de tous ses enfants», a souligné Ali Laskri, député et membre de l’Instance présidentielle du FFS. Le président du Front El-Moustakbal, Abdelaziz Belaid, a, pour sa part, appelé à Oran à l’ouverture d’un «véritable» dialogue impliquant toutes les parties nationales pour dégager des solutions aux problèmes rencontrés.

La secrétaire générale du Parti des travailleurs (PT), Louisa Hanoune, s’est, elle aussi, dite en faveur d’un dialogue constructif. Pour elle, rien ne doit se faire sans la consultation des représentants des Algériens. Elle dit regretter d’ailleurs, entre autres, la réduction de la Taxe sur la valeur ajoutée dans les deux précédentes lois de finances. Une décision prise sans débat qui a eu des conséquences néfastes sur la collectivité locale, a relevé Mme Hanoune.

Les partis islamistes, quant à eux, parlent de la «renaissance économique» et de la mobilisation citoyenne pour faire face à un avenir commun qui s’annonce des moins radieux.

H. A.

Commentaires

    Anonyme
    4 novembre 2017 - 19 h 04 min

    VIRER D ABORD LES WALIS ET CHEFS DE DAIRA ET ON IRA VOTE; SINON ,. LA PÊCHE AUX SARDINE C EST PLUS INTÉRESSANTE !




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