Le projet de loi de finances s’invite dans la campagne électorale

Ouyahia finances
Selon Ouyahia, ce projet de la loi de finances a été élaboré au profit du peuple. New Press

Par Hani Abdi – Le projet de loi de finances pour 2018 sera présenté ce dimanche devant les députés de l’Assemblée populaire nationale (APN). Ce projet de loi dont les grandes lignes ont été déjà largement traitées dans la presse nationale suscite beaucoup de commentaires critiques et de craintes quant à l’évolution de la situation économique l’année prochaine et son lot d’inflation et de dévaluation de la monnaie nationale. Ce projet de loi sera présenté en pleine campagne électorale pour les élections locales du 23 février.

Les débats vont assurément impacter la campagne qui risque d’être recentrée sur ce projet de loi qui prévoit une légère baisse du budget de fonctionnement et une hausse du budget d’équipement contrairement à l’année dernière où le budget d’équipement a été considérablement réduit. Ce projet de loi de finances prévoit également une augmentation du prix du carburant et des taxes sur certains produits comme le tabac. Les transferts sociaux ont été également augmentés.

Le Premier ministre, Ahmed Ouyahia, a assuré que ce projet de la loi a été élaboré par le gouvernement au profit du peuple algérien en prévoyant notamment la construction de 300 000 logements, la création de 300 000 emplois, le règlement des dettes des entrepreneurs et la levée du gel des projets. Le ministre des Finances, Abderrahmane Raouya, aura ainsi fort à faire pour convaincre les députés de l’opposition et répondre à leurs  préoccupations. Cela même si le vote de ce projet de loi est presque acquis en ce sens que les partis de la majorité présidentielle, à savoir le FLN, le RND, le Taj et le MPA, ainsi que le groupe des Indépendants ont déjà donné leur quitus.

Certains partis, comme celui de Louisa Hanoune, ont exprimé des craintes quant à la perte du pouvoir d’achat des Algériens à cause d’une inflation galopante et qui risque d’être davantage dopée par le recours à la planche à billets. Pour le Parti des travailleurs, l’orientation générale de ce projet de loi «va dans un sens libéral qui tourne le dos au bien-être des franges populaires et favorise la logique du profit».

Les débats vont être assurément chauds et les séances plénières promettent d’être houleuses.

H. A.

Comment (4)

    Anonyme
    13 novembre 2017 - 11 h 41 min

    C’est une tromperie que de faire croire que l’Etat social promis par les acteurs de Novembre 54 est juste une question de maintien des subventions. L’Etat social ne peut se realiser que dans le cadre d’un Etat de droit qui mette fin a la corruption , au gaspillage et la hogra.C’est a ces seules conditions que l’Algerie pourra retrouver le chemin de l’espoir et du developpement par le travail et la Justice. L’Algerie a les moyens humains et materiels pour sortir de cette crise, a condition de reunir les conditions d’une bonne gouvernance qui ne peut etre assuree que par un large consensus qui reunira tous les Algeriens epris de democratie , autour d’un projet de developpement national. Tous ces textes de lois , finances ou autres , ne peuvent que creer davantage de mefiance entre gouvernants et gouvernes




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    Brahim
    12 novembre 2017 - 14 h 19 min

    Comble de l’ironie : H’mimed, le grand chef suprême du Gouvernement, de la Présidence et du RND en même temps, lance un appel de vigilance à la fraude à ses militants en leur disant : «Le jour J, soyez vigilants et surveillez les urnes» !!




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    FELLAG
    11 novembre 2017 - 20 h 16 min

    H’mimed peine perdu vous ne serez jamais president tant que le clan d’oujda tiennent les commandes,et meme vous etes cuit d’avoir remplacer monsieur Tebboune




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    Brahim
    11 novembre 2017 - 19 h 22 min

    le debat ne sera ni houleux ni chaud la loi passera comme une lettre a la poste comme d’habitude et telle qu’elle.




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