Interview exclusive – Le concepteur du Barrage vert : «C’était une affaire entre Boumediene et moi» (I)

Boumediène Barrage
Le président Houari Boumediene en compagnie d'Abdelaziz Bouteflika. D. R.

Algeriepatriotique : Dans l’histoire du Barrage vert, est-il juste de considérer deux phases : l’une de 1972 à 1990, quand les travaux étaient réalisés par le Haut Commissariat au Service national, c’est-à-dire l’armée, les forestiers prenant en charge les aspects techniques ; la seconde, à partir de 1991, avec le désengagement de l’armée et les travaux pris en charge entièrement par la Direction générale des forêts (DGF) ? Si c’est le cas, pourquoi ce changement dans la démarche ?

Saïd Grim : Il faut rapidement rappeler la genèse du projet. Dès 1965 et, pourrait-on dire, bien avant, il apparaissait que la forêt d’Algérie se trouvait en péril. Or, dès le XVIIe siècle, des forestiers d’Europe tempérée, principalement de France et d’Allemagne, se sont efforcés de mettre au point des méthodes de gestion de leurs patrimoines boisés qui donnèrent des résultats positifs tangibles. Elève de l’Ecole nationale des eaux et forêts de Nancy, j’ai pu prendre connaissance de démarches et de doctrines qui nécessitaient bien évidemment une adaptation au contexte algérien. Ce ne sera qu’en juin 1968 que les circonstances m’autoriseront à mettre en application mon projet et les premiers travaux débuteront dans la forêt domaniale de Senalba Chergui, canton Mezreb El-Ali, sous la conduite d’un technicien émérite : le chef de district Abdelhamid Bérini. Les choses évoluent rapidement vers un climat de plus en plus tendu, une partie de la hiérarchie forestière montrant de l’hostilité à toute initiative visant l’aménagement des forêts par un personnel d’autochtones. On considérait alors, et peut-être encore maintenant, que les techniques sortant de la routine relevaient de l’apanage des experts internationaux.

Parallèlement à ces opérations intéressant les formations forestières apparaissait la nécessité d’étendre le patrimoine boisé de la région de Djelfa pour des raisons autant économiques (production ligneuse) qu’environnementales (frein à la désertification déjà bien perceptible).

Le premier périmètre retenu fut celui de Moudjebara, du nom d’un bourg situé à une vingtaine de kilomètres au sud de Djelfa. Les contours du projet seront définis avec le concours bénévole d’un ingénieur de la météorologie nommé Mohamed Andaloussi. On procéda à une sorte de bilan de tout ce qui avait été envisagé lors d’un séminaire organisé à Djelfa les 18 et 19 septembre 1968. Le regroupement se déroula dans une ambiance houleuse et fut prématurément interrompu au début de l’après-midi du 19 septembre.

La hiérarchie forestière laissa malgré tout se poursuivre les travaux, pensant, à tort, que je bénéficiais de soutiens aux échelons élevés de l’Etat.

En 1969, les autorités préparent un plan spécial de développement pour la wilaya du Titteri, dont relevait la sous-préfecture de Djelfa. Il fut décidé, avec l’accord du sous-préfet d’alors, M. Bessaieh, et du maire, Saïd Boukhelkhal, de faire des projets forestiers de la région des moteurs majeurs de promotion à la fois économique et sociale pour un territoire jusque-là passablement oublié.

En septembre de la même année 1969, le président Houari Boumediene et une partie de son gouvernement se déplacent à Djelfa pour une visite d’information et de travail. A la surprise des autorités locales, le protocole de la Présidence décide que les questions forestières soient débattues en forêt. Le cortège présidentiel arrive au canton Mezreb El-Ali et c’est moi qui suis désigné par les autorités de Djelfa pour présenter le programme proposé pour la région. Des propositions de même nature furent suggérées pour l’ensemble des territoires atlasiques méridionaux et des Hautes-plaines attenantes.

L’entretien avec Houari Boumediene dura environ deux heures. Le Président était un redoutable débatteur, ses questionnements aussi pertinents que les vôtres, mais un ingénieur de 29 ans ne pouvait y répondre qu’en puisant dans ses ultimes réserves d’énergie et de savoir.

D’un discret signal, Abdelmadjid Allahoum indique que la visite présidentielle arrive à son terme. Houari Boumediene se tourne vers ses collaborateurs : «Vous venez d’entendre comme moi ce que vient de dire cet ingénieur. Avez-vous des remarques à faire ?» Personne parmi ses conseillers et ministres n’ayant souhaité intervenir, le président Boumediene prit à nouveau la parole : «Puisque vous n’avez aucune objection à formuler, ce qui vient d’être dit constituera dorénavant notre politique forestière.»

Ce long préambule n’a pas pour objet d’éluder votre question qui est limpide. Aussi, je me dois d’être à mon tour clair : le Barrage vert a été une affaire entre Houari Boumediene et Grim. Le projet n’a pas reçu l’aval préalable des autorités institutionnellement habilitées à proposer et décider en la matière. La confusion immense qui s’en suivra a pour origine un hiatus dans l’ordre de préséance hiérarchique.

Quelques semaines plus tard, je suis muté à Abadla, au sud de Béchar ; je subissais la sanction qu’on inflige d’ordinaire aux opposants politiques. A aucun moment de mon existence je n’ai été un opposant à quelque pouvoir que ce soit et je suis décidé à conserver cette position jusqu’à la fin de mon existence. En revanche, je me considère comme l’ennemi déterminé de toute initiative, d’où qu’elle vienne, visant à amoindrir la forêt et la steppe d’Algérie. Abadla, en ces temps, représentait une sorte de petit goulag pour fonctionnaires indésirables du ministère de l’Agriculture.

Auparavant, la hiérarchie forestière fait répandre à Djelfa une rumeur selon laquelle un «pied rouge» nommé Grim entretient une agitation de nature politique dans la région. Alarmés, les services de sécurité se mettent à la recherche du trublion présenté comme un coopérant français. Une fois informés de la réalité, la police interrompit ses filatures une fois convaincue qu’il n’y avait pas péril en la demeure. Le chef de district Bérini eut moins de chance : il écopa de six mois de détention préventive à la prison de Laghouat pour avoir réalisé un travail de grande qualité visible encore aujourd’hui sur le terrain et sur Google Earth.

Nous sommes donc chassés de Djelfa et on ramène pour nous remplacer des coopérants bulgares. Les Bulgares gèrent bien les forêts de leur pays. On attend toujours que les dignitaires forestiers d’Algérie montrent ce que ces forestiers expatriés ont apporté à la forêt de Djelfa, de Telagh, de Saïda ou d’ailleurs.

Au passage, précisons que pour les programmes de reboisement prévus dans les Monts des Ouled Naïl on ne parlait pas encore de Barrage vert. Il était question de «Grands reboisements dans les Hautes-plaines et l’Atlas saharien». A l’évidence, la formulation, laborieuse, si des professionnels de la forêt pouvaient s’en accommoder, ne saurait marquer les esprits au niveau du grand public.

L’affaire tombe dans l’oubli durant plus de deux années, puis, à la surprise générale, en juin 1972, Houari Boumediene annonce sa décision de réaliser un «Barrage vert». Pourquoi la résurrection d’un programme promis à l’oubli ? Je l’ignore. En définitive, j’ai estimé la formulation meilleure que la mienne, et c’est moi qui l’imposa, les responsables du ministère de l’agriculture y allant chacun de sa petite trouvaille : ligne verte, barrière verte, muraille verte…

Les choses s’enlisent une nouvelle fois. Rien ne bouge pratiquement. La volonté de la hiérarchie forestière était de faire avorter le projet.

Houari Boumediene confie la concrétisation de l’idée à Ahmed Houhat, son conseiller ; Ahmed Houhat en charge le ministre Tayebi ; Noureddine Boukli, son secrétaire général, en hérite. La patate chaude est ensuite envoyée à Rabah Dekhli, inspecteur général des Forêts, qui, ne sachant qu’en faire, fait appel à moi. Dans la foulée, on crée une commission du Barrage vert d’une dizaine de membres, dont plusieurs sont encore en vie. Pas l’ombre d’une contribution positive n’est à inscrire à l’actif de cet aréopage.

Sous sa forme papier, le projet Barrage vert sera élaboré par moi seul. Selon Rabah Dekhli, le document a été transmis à la présidence de la République en septembre 1973.

A mon sens, le Barrage vert ne comporte pas deux, mais trois phases.

La première : 1968-1973, s’appelle Barrage vert originel. Il s’agit du projet transmis en 1973 à la présidence de la République et qui avait été présenté de vive voix à Houari Boumediene en 1969.

La deuxième : 1974-1989, peut porter le nom de Barrage vert institutionnel. Elle correspond à la période durant laquelle l’ANP a été mise à contribution. Beaucoup de mystères entourent cette période.

La troisième : 1990 à ce jour, se nommerait Barrage vert sectoriel, car ne concernant que les services forestiers et des services déconcentrés du ministère de l’Agriculture. J’ai nommé durant plusieurs années cette dernière phase Barrage vert erratique ; le qualificatif sectoriel m’a paru présenter un caractère moins péjoratif.

Vous dites «les forestiers prenant en charge les aspects techniques». Il s’agit d’une pure vue de l’esprit. Aucun aspect technique n’a été pris en charge par la hiérarchie forestière bien en peine de réussir ses propres programmes. Les conscrits comme leurs chefs sont restés livrés à eux-mêmes. La propagande officielle impute le relatif échec du Barrage vert au Haut Commissariat au Service national. «Maintenant, on va voir ce qu’on va voir», répète-t-on depuis 1990. On a vu.

«Le changement de démarche» tient à une raison. Le Barrage vert est le concept d’une personne : Grim. Le concepteur mis à l’écart, le concept s’écroule. Ce n’est pas plus compliqué que cela. Si la hiérarchie forestière disposait d’un projet de remplacement, elle l’aurait possiblement mené à bon port. Or, les dignitaires du secteur forestier n’ont pour unique préoccupation que leur prospérité matérielle. Et cette fixation sur l’enrichissement à tout prix est totalement incompatible avec le souci de l’intérêt général.

Quel a été l’accueil des populations locales à ce projet ?

Je ne parlerai que des projets que j’ai définis moi-même en 1968 et 1969.

Les travaux d’aménagement des formations forestières naturelles des Monts des Ouled Naïl : j’évoque ce travail parce que tels que conçus à l’origine, les grands reboisements proposés vont de pair avec l’aménagement généralisé des formations forestières d’Algérie. Envisager des investissements considérables dans des plantations tout en laissant péricliter ce que la nature a fabriqué relèverait de l’incohérence absolue pour le moins. Cet aspect de la question a échappé à pratiquement l’ensemble des intervenants sur le sujet, qu’il s’agisse de responsables politiques, administratifs ou universitaires. D’où cette ligne continue de largeur variable s’étendant d’est en ouest et sur laquelle il faudra revenir.

Ces travaux en forêt reçurent un accueil favorable tant des autorités locales, comme Saïd Boukhelkhal, maire, ou de M. Bessaieh, sous-préfet. Une très nombreuse main d’œuvre trouva à s’employer dans une contrée frappée alors par un chômage important.

Les travaux mobilisèrent une grande quantité de bois de chauffage cédé à un prix avantageux aux populations de ces territoires à hiver rude. Un syndicat intercommunal du bois avait été créé par Saïd Boukhelkhal (toujours en vie, me semble-t-il). Une tradition forestière commençait à apparaître dans un secteur qui n’avait connu jusque-là que les chantiers de chômage épisodiques.

Une usine de panneaux de particules de 30 000 m3/an a été inscrite en projet à mon initiative, puis édifiée quelques années plus tard grâce à la persévérance de Saïd Boukhelkhal notamment. L’administration forestière refusant de l’approvisionner en matière première, l’unité fermera ses portes quelques petites années après son inauguration.

Travaux de plantation dans les zones sans formations forestières naturelles (Barrage vert stricto sensu).

Le premier périmètre, d’une vingtaine de milliers d’hectares, portera le nom de Moudjbara. C’est jusqu’à ce jour le projet phare du Barrage vert ; Google Maps en fera une forêt comme chacun pourra éventuellement le vérifier. Les plantations devant s’effectuer à la cadence de 2000 ha/an, une importante main d’œuvre – des centaines de personnes – pouvaient s’y employer à la fois comme planteurs et dans la pépinière réalisée au moyen de la seule compétence du chef de district Abdelhamid Bérini. Une bonne partie des habitants de la région de Djelfa attendait avec espoir et impatience le début des travaux.

Trois autres projets figureront dans la nomenclature du programme spécial de la wilaya du Titteri au titre de la sous-préfecture de Djelfa. Il s’agit des projets de Zénina (aujourd’hui El-Idrissia), Aïn El-Ibel et Dar Chioukh, tous trois d’une vingtaine de milliers d’hectares chacun, mais pas nécessairement d’un seul tenant. Chaque fois, l’attente et les espoirs des populations et des autorités municipales seront grands ne serait-ce qu’en raison du volume d’emploi considérable espéré.

Il est fait continuellement état effectivement d’«opposition des populations» ; mon sentiment est que par «population» on entend principalement les propriétaires d’immenses troupeaux dont l’influence sur les plans économique et politique va crescendo. Sur cet aspect des choses, je sais que je ne vous apprends rien.

On a également beaucoup parlé de la question du choix des espèces plantées. Qu’en est-il ?

Absolument. Il s’agit d’un grief récurrent émis depuis à peu près le milieu des années 1990. Les critiques viennent de qui ? De techniciens de la forêt ou de l’écologie végétale disposant d’une sérieuse expérience de terrain ? Sûrement pas. Qui a empêché l’administration forestière d’imposer une ou des espèces en remplacement du pin d’Alep – puisque c’est de ce végétal qu’il s’agit ? Personne.

C’est moi qui ai proposé d’utiliser dans une première étape le pin d’Alep comme espèce principale de reboisement. Lorsqu’on parle d’espèce principale, on suggère automatiquement l’existence d’espèces secondaires. Ces espèces secondaires, par exemple, et dans une première phase toujours, seraient le chêne vert, les deux genévriers du pays, et dans les dépressions, le pistachier de l’Atlas. Il s’agissait tout simplement d’«imiter la nature, hâter son œuvre», perpétuant sur la terre d’Algérie un adage du XIXe siècle né à l’Ecole forestière de Nancy. Je me considère – je ne sais pas si je l’ai déjà dit – à tort ou à raison le continuateur de la doctrine d’aménagement et de sylviculture élaborée pour les régions tempérées d’Europe, mais dont j’ai prouvé entre 1968 et 1994 la parfaite transposition à l’Algérie moyennant des adaptations plus ou moins importantes (cf. mon ouvrage en deux volumes Le pré-aménagement forestier). En Allemagne, Heinrich Cotta et Theodor Hartig ; Bernard Lorentz, Adolphe Parade-Soubeyrol et Louis Tassy – qui rédigea un excellent rapport sur l’Algérie en 1872 – en France, pour nous limiter à l’évocation de ces noms glorieux, contribuèrent à épargner le désastre à la forêt d’Europe tempérée. Les travaux de ces génies ne s’étendirent malheureusement pas à la région méditerranéenne.

Le pin d’Alep, parmi les végétaux de grandes tailles susceptibles de fournir en massif un produit ligneux économiquement intéressant, est, jusqu’à plus ample informé, l’espèce la plus rustique, la plus résistante à l’aridité qui puisse croître sur la planète.

L’arbre, en Algérie, peut atteindre de grandes tailles. En 1967, j’avais mesuré dans la forêt de Beni Imloul, dans les Aurès, un individu atteignant 27 mètres de hauteur. Mais qu’on ne me fasse pas dire n’importe quoi… Je n’affirme pas que le pin d’Alep d’Algérie atteint partout 27 mètres de haut. Ce que j’énonce, par contre, et tout contradicteur est le bienvenu, c’est qu’avec une sylviculture appropriée, il est possible de produire couramment des arbres comportant un fût net de nœuds sur 3 à 4 mètres de hauteur.

La hiérarchie forestière affirme depuis 52 ans que Grim manque de crédibilité.

Rapportons ici ce que disent d’autres forestiers à propos de la frugalité du pin d’Alep.

Pour le site Canopé de l’Université de Nice, le pin d’Alep colonise même les régions désertiques où les précipitations moyennes annuelles sont de 250 mm d’eau par an. Pour cinq chercheurs marocains, une provenance de pin d’Alep de leur pays correspond à des précipitations de 250 mm par an. Pour M. Dupérat et J.-M. Polèse, le pin d’Alep se contente de 250 mm de pluie par an. J. Bedel, forestier natif d’Oran, estime, pour sa part, que l’optimum pour le pin d’Alep est de 300/400 mm, mais qu’il supporte bien 250 mm de précipitations. Le travail bénévole de Mohamed Andaloussi – déjà évoqué – m’a amené en 1969 à faire coïncider la limite méridionale du projet de Moudjbara avec l’isohyète 275 mm.

Ces informations se trouvent sur mon site forêt numide.

De mémoire à présent, le courageux botaniste oranais Alcaraz (in memoriam) écrivait dans sa thèse de doctorat que le pin d’Alep se développait bien sous 275 mm de précipitations à Marhoum.

On peut aussi s’étendre sur les performances de l’espèce au plan de la productivité ligneuse, mais je pense que ce serait lasser vos lecteurs que de les encombrer de considérations liées à la spécialité forestière.

En même temps que les plantations du Barrage vert et les interventions dans les formations sylvestres naturelles, il avait été proposé l’édification d’un centre de recherches précisément destiné à résoudre un grand nombre de questions, comme celles relevant de la climatologie, de la pédologie, du choix des espèces et des provenances, des techniques de plantation… (cf. toujours le chapitre 20 de mon ouvrage).

Toute la zone du Barrage vert devait être couverte par un réseau de pluviomètres – pour commencer – à la densité d’un appareil pour 40 000 ha en moyenne (cf. mon ouvrage et mon site).

Une fois édifié, le centre de recherches de Djelfa servit longtemps de maison d’hôte pour mémorisants pistonnés.

En 1980, de passage dans cette institution en compagnie de Sid Ahmed Yessaad, alors sous-directeur au secrétariat d’Etat aux Forêts, je découvre que pour le prétendu chercheur chargé de la gestion du pluviomètre de la station, le mois de janvier comporte 32 jours.

Dans le cadre des opérations du Barrage vert, on a planté des arbres morts, on a également mis en terre des plants transportés en camion sur des centaines de kilomètres sous le soleil. La question des provenances, pourtant essentielle, n’est pas prise en considération jusqu’à ce jour.

Depuis 50 ans, aucun progrès ne peut être porté au crédit de la recherche forestière dans les contrées semi-arides d’Algérie. Bien au contraire, l’amour du travail bien fait cher à Abdelhamid Bérini, Abderrahmane Khaldi dit Taleb, Mohamed Boussiri, Younès Atek, Saïd Kebab… à Djelfa ; Miloud Didaoui, Lakehal Belabbas, Mohamed Marok, Habib Belkhodja, Mohamed Boucif, Abdelkader Djiid, Kada Bensekrane, Zerrouki Miloud, Zerrouki Belkacem, Kandouci Laredj, Senouci Brahmi… à Saïda semble avoir définitivement déserté les esprits des cadres forestiers d’Algérie.

Comme il serait revigorant d’apprendre que des maires de la trempe de Saïd Boukhelkhal ou des sous-préfets du dévouement de M. Bessaieh poursuivent la tradition établie par leurs aînés.

Depuis longtemps maintenant, les cadres forestiers d’Algérie se laissent vivre, accaparés du seul souci de leur ascension sociale et de leur prospérité matérielle. Une nomination par décret rapporte beaucoup, en plus de ce qu’il est possible de grignoter ici et là chez le riverain de la forêt ou bien le gros propriétaire de troupeaux.

Je suis, encore une fois et quoi qu’on en dise, l’unique concepteur du projet, mais sans le courage, l’endurance, la compétence, le sacrifice – allant parfois jusqu’à la mort (Mohamed Marok) ou à la longue privation de liberté (Abdelhamid Bérini) –, le Barrage vert comme la méthode d’aménagement sur compartimentage préalable appelée communément pré-aménagement seraient restés au stade de vagues pensées d’un rêveur.

Propos recueillis par Houari Achouri

(Suivra)

Comment (35)

    Rayés Al Bahriya
    11 février 2018 - 11 h 00 min

    Ibn Khaldoun disait de cette espèce des Banou Hillal ou Beni Hedjres….des semeurs de mort. Là où ils passent, aucune herbe ne pousse.
    Ils ont semé la mort et la désolation. Donc BRAVO … Grim.

    Anonyme
    27 novembre 2017 - 7 h 49 min

    @Chaoui Ou Zien
    tu n’es qu(un …
    quelle bassesse

      Chaoui Ou Zien
      27 novembre 2017 - 17 h 32 min

      Qui se sent morveux se mouche. Et tu sais ce que je veux dire.

      Chaoui Ou Zien
      27 novembre 2017 - 22 h 00 min

      Autre chose ya si anonyme. Ce que j’ai dit sur les banou hillal, ce n’est pas moi qui l’ait invente. Meme les historiens d’expression arabe ont decri en des termes tres peu flatteurs les terrible devastations causees par cette tribu sur les terres d’Afrique du Nord, et sur la nature et sur les hommes. Des historiens comme Ibn Khaldoun sont au dessus de toi et moi, sauf si bien sur tu veux aussi les traiter de bassesse a cause de leurs dires sur les banou hillals. Leurs genes, c’est du concentre. Il suffit seulement de peu….Alors cesse de jouer aux vierges effarouchees.

    Chaoui Ou Zien
    27 novembre 2017 - 0 h 54 min

    Ya si Grim, les vrais algeriens respectent ton savoir, ta passion pour le vert et te remercient pour tout ce que tu as fait malgre l’adversite . En lisant tes reponses, je ne pus m’empecher de penser que la gene des benou hillal, cette tribu venu du Yemen guidee par nos « frères » egyptiens et qui a comme particularite son horreur de tout ce qui est vert, a fait son bonhomme de chemin dans notre pays. Planter des arbres morts ya hajaba…? Un geste que personne ne peut expliquer.

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    BEKADDOUR Mohammed
    26 novembre 2017 - 7 h 13 min

    Au soir de l’illustre destin de NOTRE FRERE ABDELAZIZ BOUTEFLIKA, cette photo est parlante pour ceux qui savent, dehors les simples d’esprit ! Abdelaziz Bouteflika avait prononcé les larmes aux yeux l’oraison funèbre lors de l’inhumation de celui qui aima SA OUMMA, Sidi El Houari Sidi Boumédiène, message aux Ânes qui ne comprendront pas, El Jazaïr est une affaire entre HUMAINS, savants, qui savent que la réfraction de La Lumière exhorte à un savoir vivre EN politique, organisation de NOTRE cité, NOTRE Maison ya Les Vrais Frères !

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    Grim
    25 novembre 2017 - 23 h 03 min

    Sans fausse modestie, Monsieur Mouatène, vous êtes vraiment trop bon. Votre nom me dit quelque chose mais je ne sais ni où ni quand nous avons eu l’occasion de nous côtoyer. J’aimerais savoir que que le demi siècle qui nous sépare des années que vous évoquez ne se sont pas trop mal passées pour vous et vos proches. Pour ma part je vis depuis 13 ans au Canada pour des raisons sur lesquelles il est inutile de s’étendre mais que vous percevez sans doute. Un peu avant l’heure je vous présente mes meilleurs voeux pour l’année 2018.

      mouatène
      26 novembre 2017 - 9 h 16 min

      bonjour humble algérien. la première fois dans le titteri (djelfa) et comme le hazard fait les choses, la deuxième fois dans la saoura. pour vous donner un aperçu, c’est moi qui suisà l’origine de l’affaire zérguini (3.rm), wali de béchar à la perruque, le dit papa (douanes) laalaouna (daira de timimoun), et les autres.
      pour djelfa j’étais en poste à ain-oussera et pour abadla j’étais en poste à timimoun. c’est la française PRADE Françoise ( 70 ans en 1973) originaire de bordeau et résidente à Timimoun qui a vendu la mèche. le jour ou le Président Boumédienne a visité abadla, j’étais présent. encore une fois permettez moi de saisir cette occasion pour vous présenter tous mes meilleurs voeux à vous et toute votre famille.

    BEKADDOUR Mohammed
    25 novembre 2017 - 19 h 58 min

    @ »L’arbre, en Algérie, peut atteindre de grandes tailles. En 1967, j’avais mesuré dans la forêt de Beni Imloul, dans les Aurès, un individu atteignant 27 mètres de hauteur.
    —————————————————————————————————–
    Je l’oses ! L’Arbre de L’Humanité est JAZAÏRI, sa capitale est… SIDI Frej, ce territoire là où le plus impur des pieds a posé son pas, LE 14 juin 1830, voilà pour moi, et c’est juste « Moi », mon pèlerinage coranique sera strictement Jazaïri, jamais je ne mettrai les pieds à « La Mecque », L’Arbre EDARDARA, à Ghriss, Mascara, me contentera, ces rois et princes, BASTA !

    mouatène
    25 novembre 2017 - 16 h 32 min

    ya si Said GRIM bonjour. comme le monde est petit. de 1968 à 1971, j’ai eu l’honneur, oui je dis bien l’honneur, de vous admirer dans votre acharnement dans le travail pour toujours bien faire et mieux. à l’époque j’avais 23 ans et déjà je considérais que vous étiez la fièrté de tout algérien tout juste sorti du joug coloniale. les hommes comme vous on ne les oubli pas. je témoigne et Dieu le Tout Puissant m’en est Témoin, devant tout le peuple algérien que vous avez été ma fièrté et que après 50 ans, vous restez l’un des meilleurs fils de l’algérie de un million et demi de martyrs. longue vie à vous et que Dieu vous bénisse.

      Mohamed Birem
      10 février 2018 - 13 h 31 min

      Tout comme vous j’ai vu M. Grim à l’oeuvre aux moments difficiles de sa vie au milieu des années 90, des moments difficiles pour le pays aussi. Alors qu’il s’est retrouvé quasiment seul laché et surtout laminé par l’administration forestière, il s’arrangeait pour trouver la moindre petite énergie pour continuer même seul à travailler sur une table épurée de tout artifice pouvant décorer de luxueux bureaux. Muni d’un stylo correcteur de feuilles blanches pianotant sur son éternelle dactylo. Il continuait malgrè tout ce qu’il subissait jusqu’au profound de son âme à écrire les notes de sa merveilleuse aventure. Moi, j’avais à peine 20 ans on se retrouvait mon père, que Dieu ait son âme, et moi chez lui à la fin de mes cours à l’université de babezzouar; C’est dans ces conditons que j’ai eu la chance et le privilege de découvrir le plus profond de son être, avant de faire bien plus tard avec lui deux déplacements sur Moudjbara qui mon fait découvrir la génèse du Barrage vert.

    mlaiddo
    24 novembre 2017 - 12 h 11 min

    merci monsieur de nous avoir rappeller que l algerien peut entreprendre ou au moins commencer a entreprendre un pojet avant gardiste .aspirant lors de mon sm 89-91 au 10 GTF dans la region aflou commune el jadida je crois que j ai participe a la fin de ce beau projet.

    Chaban Debourg
    23 novembre 2017 - 11 h 53 min

    L’Algérien a du ressort ! L’Algérie aura un autre Boumediene qui la remettra sur rail. In châa Allah.

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      Hamour
      23 novembre 2017 - 13 h 05 min

      Il n’existe d’homme providentiel comme le père Noël cher ami.
      C’est au peuple de savoir ce qu’il veut, visiblement, on se complait de notre situation!!!

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    Anonyme
    22 novembre 2017 - 23 h 25 min

    @Algérie Authentique
    Vous avez si bien résumé, nos gouvernants actuels sauf que ce ne sont pas les miens (ya latif) se sont attelés à une seule chose à savoir bétonner le pays à travers des cités de l’ère Stalinienne pour acheter le silence des tubes digestifs que nous sommes devenus, ils ont tout fait pour nous rendre ainsi et ma foi ils ont réussi, nous sommes classés parmi les derniers au monde: fina ghir el foum autrement nada, oualou
    Une algérie heureuse que celle de Houari Boumediene paix à son âme
    Est ce pour cette Algérie que se sont sacrifiés les martyrs?
    Pourquoi???????????????????????????????????

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    Algérie Authentique
    22 novembre 2017 - 22 h 34 min

    Je vous félicite monsieur pour votre engagement et votre acharnement à réaliser ce rêve ! J’aime bien ce que vous dites du président Boumediene et aussi des cadres intègres que vous avez côtoyés, ça me fait chaud au cœur et j’ai envie de croire à un sursaut de dernière minute avant la disparition de cette Algérie là ! je retiens de cet entretien que le projet a été des le départ attaqué par des gardiens du temple probablement jaloux de votre travail et qu’ensuite le projet a connu bien des déboires faute d’une désignation forte d’un chef d’orchestre , donc erreur fatale de management ! cette gestion aléatoire a flingué le projet malheureusement , c’est là qu’on découvre que tous les projets subissent la même scoumoune… pendant ce temps le Monténégro s’est déclaré État écologique sur sa constitution
    ……
    le barrage vert voilà bien une image d’une époque bénie hélas révolue ! toute la magnificence naturelle de notre pays protégé par un rempart, une muraille composée d’arbres sentinelles empêchant le sable d’avancer ! Elle était belle l’Algérie d’alors malgré tout ! elle était volontaire, elle avait des projets qui tenaient la route et qui ne tenaient pas qu’au pétrole ou au gaz ; aujourd’hui l’algérien irrémédiablement kharabisé ne sait plus ce qu’est un arbre, la preuve l’hécatombe d’abattage d’arbres que l’on peut voir partout autour de nous, tout n’est plus que désert, en fait nous sommes en train d’aider la désertification. L’oued elharrach va devenir une autoroute pour les cyclistes, les joggeurs et les familles à la saoudienne qui campent en pleine ville sous l’ombre étriqué d’un palmier déboussolé ; les rives jadis verdoyantes et riches de beaux spécimens d’arbres centenaires ont été détruites massacrées à coup de pelleteuses. la terre des berges n’étant plus retenues par les végétaux, a coulé dans le lit de l’oued puant les immondices, un gâchis sans nom !. Mais ne vous inquiétez pas on plantera pour vous une foret de palmiers !!! pour résumer après le barrage vert, voici venue la désertification avant l’heure ! M. Grim voulait empêcher que cela n’arrive, mais des « idéologues » à zoudjdoros ont élaboré la stratégie inverse : puisque la désertification est inéluctable alors autant qu’elle arrive tout de suite donc aidons la. Ou l’art de détruire un territoire méditerranéen paradisiaque avec sa diversité forestière de feuillus et de résineux qui font pâlir de jalousie même les pays bien lotis de l’Europe ! M Grim votre interview est presque une provocation, l’Algérie a tourné le dos à tout ce qui fait barrage, elle a décidé de jouer les passoires et même de provoquer une désertification anticipée de son environnement ! j’ai lu quelque part que l’Algérie et l’egypte possèdent la même surface forestière !!!! moi qui croyais que l’egypte n’avait pas de forets à moins que ce soit nous qui les ayons perdues… hé oui triste Algérie que celle que nous avons sous les yeux ! il ne faut pas oublier la part des pyromanes, Boumediene les auraient sûrement décapités ceux là ! les arbres fruitiers de notre pachamama à nous, la Mitidja notre terre volcanique millénaire, n’ont-ils pas été déracinés par des bulldozers? et les arbres des rues, nos beaux arbres ornementaux d’Alger qui sont saccagés par les élagueurs même pas du dimanche, c’est plutôt les élagueurs du diable! Des assassins d’arbres, des semeurs de maladies, des empêcheurs d’ombres et d’abris lorsqu’il pleut ! je me souviens que dans ma rue, il poussait des champignons et des lichens, aujourd’hui nada, l’atmosphère les a fait fuir ! je me souviens aussi des orties et des fougères…
    Je pourrais faire encore 100 lignes là-dessus, je m’arrête là. tristesse

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    Anonyme
    22 novembre 2017 - 22 h 27 min

    Salut et chapeau M Grim. Je suis de votre génération et connu med andalousi ,élève collège du champ de manœuvre. Le barrage vert est une œuvre de stratèges visionnaires ,qui ont vite compris qu’il faut endiguer l’avancée du désert. Tout comme d’ailleurs la construction d’une nouvelle ville a boughezoul, le barrage et la plaine f’abadla.. La tomate de Réggane avec usine.. Une stratégie de visionnaires sous BOUM . Et en 2017 des myopes construisent nouvelles villes où??? Bouinan,d’ici Abdallah….pour anéantir ce qui reste de la mitidja et plaines du littoral.

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    BEKADDOUR Mohammed
    22 novembre 2017 - 21 h 19 min

    Le Destin m’a fait l’honneur d’avoir été l’ami-frère d’un compatriote connu à l’université de Grenoble, 1975/1976, BEROUI Cherfif, (Allah yerhmah, mort en 1998), de Husseyn Dey, qui, lors de son service militaire national ALGERIEN, (N’en déplaise à qui VOUS savez), avait participé au Barrage Vert avec le grade d’Aspirant… Ouled El Hram de 2017, s’abstenir, le combat continue, faire d’El Jazaïr le pilote de… L’Humanité, ce que les U.S.A du temps d’Abdelkader avaient « compris », ET que Les Francs, (Ces Barbares, selon Anatole FRANCE), ne peuvent pas comprendre, handicapés de nature… Tahya EL KHADRA !
    Ya Essi Beroui, et tout Husseyn Dey, ERRAHMA, que Le Seigneur Zeroual comprend, « Kanoun Errahma » que les Hélicos de L’A.N.P jetaient de haut à tous les recoins d’El Jazaîr, Ô Compatriotes donnez moi LÉGALEMENT une réplique du 06 coups de Houari Boumédiène, mais un six coups est-ce suffisant ???

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    Grim
    22 novembre 2017 - 20 h 55 min

    Mon interview est très longue et il ne convent pas que j’occupe trop de place dans ce média qui m’a offert l’hospitalité. Néanmoins je dirais ceci:
    – Je ne dispose pas des qualités exceptionnelles que certains d’entre vous me prêtent. Jeune élève-ingénieur civil, mes études ont été financées sur le budget de l’Algérie. Je bénéficiais d’un traitement, comme mes autres condisciples d’Algérie, de 700 dinars par moi ce qui correspondait à l’époque à 700 francs français. Ce n’était pas une fortune mais jamais je n’ai été dans le besoin à Nancy.
    De retour en Algérie, l’administration me versait le salaire de fonctionnaire débutant. Même si la hiérarchie forestière m’a estimé indigne d’occuper un poste de rang hiérarchique élevé – j’étais moins bien payé que nombre d’anciens techniciens – j’étais malgré tout rétribué et il me fallait fournir un travail contre cette rétribution.Donc, comme on dit en Algérie, ce que j’ai fait c’est  »Bla m’zia ».
    -Pour M. Loucif: M.Rahmani était une ancienne personnalité politique de premier plan. Lorsqu’il occupait le poste de wali de Tébessa, il m’avait invité à faire un exposé sur la méthode d’aménagement forestier que j’avais mise au point pour les forêts sans tradition sylvicole à Djelfa d’abord, à Saïda et dans le littoral algérois par la suite. J’ignore tout des activités actuelles de Chérif Rahmani.
    – Pour Ali Bouhnik:je connais beaucoup mieux les parties centrale et occidentale du Barrage vert que sa zone est. C’est la raison pour laquelle je pense que ce que vous pourriez éventuellement faire connaître sur ces trois sites: Tinibaouin,Texlent et Boumeghar sera du plus haut intérêt. Il m’est arrivé de rencontrer des personnes qui disaient avoir contribué au Barrage vert comme jeunes conscrits.Je n’ai jamais pu obtenir d’eux la moindre information sur l’approche forestière mise en application sur le territoire où elles disent avoir reboisé. J’ai écrit d’ailleurs plus haut que beaucoup de mystère entoure la période 1974-1989. Ce travail – dans sa partie réalisations forestières – est-il considéré comme un secret militaire ? Je ne sais pas.

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    karimdz
    22 novembre 2017 - 20 h 45 min

    Si Grim dit la vérité, je me dis, quel gachis. Le désert avance et menace le nord. Cette idée de barrage vert était excellente et prometteuse, mais il apparait que de projet est presque tombé à l eau.

    L Etat algérien doit reprendre le flambeau, et tous les algériens amoureux de la nature, de leur pays doivent s y associer, on devrait tous planter un arbre, reprendre ce projet, de manière plus sérieuse et déterminée pour nous et les générations futures.

    BEKADDOUR Mohammed
    22 novembre 2017 - 19 h 42 min

    Il sont beaux et émouvants tous ces commentaires qui font l »éloge posthume de Mohammed Boukharrouba, sous couvert de Houari Boumédiène, il faut PEUT-ÊTRE informer certains lecteurs que Houari a été adopté pour honorer le saint Sid i El H ouari, et Boumédiène pour honorer Sidi Boumédiène (Ben Chou3ayb), donc Mohammed Boukharrouba fut un Saint, et les Saints ne sont pas des Agneaux… Vous voulez que El Jazaïr retrouve l’élan qui la promettait à La Force, et La Grandeur, O.K ! Remettez les vrais saints à la barre ! Houari Boumédiène subissait l’handicape offert par la mission civilisatrice à la sauce française, en 2017 malgré tout El Jazaïr peut s’élancer à nouveau, aux patriotes Saints comme en Iran d’être une graine de Vietnam, roseaux inflexibles !

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    jupiterien
    22 novembre 2017 - 19 h 41 min

    le désert est dans la tête des décideurs au pouvoir depuis 1962

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    LOUCIF
    22 novembre 2017 - 17 h 31 min

    Monsieur Monsieur Saïd Grim, pardon de vous embêter avec mes questions, mais je viens de lire que Chérif Rahmani , ancien ministre, a le titre d’« Ambassadeur des Déserts et des terres arides (Convention des Nations Unies pour la lutte contre la désertification) et de Président de la Fondation des Déserts du monde.

    Est-ce que Cherif Rahmani s’intéresse de près ou de loin à ce qu’on appelle le « barrage vert algérien » ou même la désertification en général dans notre pays où plus de 70 % du territoire est semi-désertique ou carrément désertique ? Il vient d’être très content de féliciter une jeune association de Sidi-Bel-Abbès «Jeunesse Volontaire pour la préservation de l’environnement d’Algérie » qui a reçu un trophée ICAF2017 lors de Cop23 (motif : contribution à la lutte contre le réchauffement climatique en plantant plus de 60 000 arbres dans les 52 communes de la wilaya sur plus de 30 ha). Il a l’air très content de s’en enorgueillir !

    Donc bravo et banco pour cette association mais lui, en tant « qu’ambassadeur » qu’a-t-il fait ou que fait-il directement ou indirectement pour le pays dans ce domaine de la désertification ??? Si vous Monsieur Saïd Grim, vous n’avez pas de réponse ou d’information sur la valeur ajoutée de Cherif Rahmani au niveau du pays, que ceux qui ont des informations nous les font connaître, s’il vous plait . Merci à vous cher Monsieur Grim et merci à tous.

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    Felfel Har
    22 novembre 2017 - 17 h 06 min

    Mr. Grim, je ne vous connais pas, mais vous avez droit a ma reconnaissance pour avoir eu la formidable idee de reboiser notre steppe pour ralentir l’avancee du desert. Je suis etonne que le pays ne vous ait pas encore honore pour cette incroyable realisation. Il est vrai qu’un gouvernement comme le notre ne voit pas toujours d’un bon oeil les Algeriens qui se distinguent par des actions au profit du pays, il prefere honorer des cancres qui se prosternent a leurs pieds et les couvrent de louanges.

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    Anonyme
    22 novembre 2017 - 16 h 04 min

    Houari Boumediene Allah yarhmou était un homme visionnaire, ces assassins ont décidé autrement
    Le rêve Algérien est parti avec cet homme intègre
    C’est les …et autres énergumènes qui sont aux commandes
    Le pays coule
    L’Algérie était en avance en son temps
    La racaille n’ose même pas épeler son nom et veulent l’effacer de la mémoire des Algériens

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      BEKADDOUR Mohammed
      22 novembre 2017 - 19 h 49 min

      @Anonyme oui, il avait l’amour de Dieu, de soi et des siens ! Sa Oum_ma

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    Bouhnik Ali
    22 novembre 2017 - 14 h 25 min

    J’ai eu l’honneur de participer a la réalisation du barrage vert dans la region de N’gaous (Tinibaouin ,Texlent ,Boumeghar)comme s/officier du service national de septembre 1973 a avril 1975. Des moyens d’envergure ont ete engages et les resultats plus que satisfaisants . Bien des montagnes et collines avoisinants ont été reboises par les appeles du S.N.

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    Chaban Debourg
    22 novembre 2017 - 13 h 27 min

    La France, et derrière elle les sionistes, ne permettront jamais à l’Algérie de devenir un état structuré, développé. l’Algérie doit rester un territoire, sans plus, et les Algériens des consommateurs qui ne savent rien faire, sans plus. Depuis l’assassinat de Boumédiene, l’Algérie va dans ce sens, parfois lentement, d’autres fois très rapidement. L’Afrique projette de réaliser, au sud du Sahara, un barrage vert, qui va de l’Océan Atlantique à l’Océan Indien. C’est-à-dire, cinquante ans après l’Algérie. Ah! Combien l’Algérie était en avance par ses idées, par son programme de développement agricole, industriel, culturel et sportif. Après? vous me dites après? C’est la ruée des ânes! c’est le programme français pour ce territoire.

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      Anonyme
      22 novembre 2017 - 14 h 22 min

      Qui n’avance pas , recule , disait l’adage . En trente ans, c’est a dire depuis les annees 80/90 , notre pays a recule’ d’autant d’annees. Meme si extensivement le pays se dote de certaines realisations comme les universites, les routes et “autoroutes” , les edifices publics , mais le mal Algerien est dans sa societe qui a subit un retropedalage intensif au niveau de l’education, ce qui implique un desinteressement total a la chose publique. Le climat malsain et les reverberes scintillants de la France ont pousse notre elite a quitter ce pays qui a tant besoin de ces competences. La racaille a infiltre toutes les institutions , sans exception, qui ont subi un vrai glissement mantique vers un abime sans fond.

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    Argentroi
    22 novembre 2017 - 13 h 18 min

    J’en ai les larmes aux yeux ! Être muté ou emprisonné pour avoir respectivement présenté et exécuté audacieusement un programme pour le développement de la forêt. Beaucoup de chemin a été fait pour la conquête de nos libertés, mais il reste encore à faire. Je tiens à saluer au passage notre ingénieur ainsi que son chef de district Bérini pour les souffrances et l’injustice criardes qu’ils ont endurées bien que Monsieur Grimm aurait pu s’exiler sans grande difficulté. En ce temps-là, il n’y avait pas de visa et avec son diplôme en poche, il n’aurait pas eu de peine à s’installer confortablement à l’étranger. Paix aux justes !

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    Anonyme
    22 novembre 2017 - 13 h 11 min

    Je ne sais ce que pense Mr Grim de ces nouvelles fermes au Sahara et aux hauts plateaux, où les espèces locales ont été décimées et ce sur de grandes surfaces au profit de la « batata » où d’énormes quantités d’eau vont être allouées à ces plantations étrangères à ce milieu steppique et désertique, un milieu qui devrait plutôt être protégé vu sa fragilité et en raison d’un sol très pauvre c’est tout un écosystème qui va être chamboulé sans compter le nomadisme appelé à disparaître
    Le gouvernement ne fait qu’à sa tête sans concertation avec des personnalités spécialistes en ce domaine
    Merci pour d’éventuels éclaircissement

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    LOUCIF
    22 novembre 2017 - 13 h 10 min

    Je remercie Monsieur Saïd Grim , que je découvre depuis peu, pour cette interview technique, pour les détails donnés depuis la naissance du projet « barrage vert » , sur sa gestion ainsi que sur les dommages collatéraux politico-économico-administratifs qu’il a enduré !

    Je ne sais pas si Monsieur Grim peut nous dire la « santé » de ce projet au jour d’aujourd’hui ? Est-ce que c’est une réussite ? Est-ce qu’il a été abandonné ? Est-ce que le barrage vert est toujours viable ? Est-il irrécupérable? Est-ce qu’il ne peut plus remplir plus son rôle initial ? Merci.

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    Anonyme
    22 novembre 2017 - 13 h 00 min

    PS/ Je pense que le choix du pin ne fut pas convaincant actuellement rongé par une sorte de chenille très résistante aux grands froids qu’aux chaleurs les plus extrêmes , chenille qu’on n’arrive pas à éradiquer même en France avec des moyens colossaux
    J’aurais préféré la plantation du chêne vert, du genévrier sinon du btoum (térébinthe) un très bel arbre très résistant.
    Pourquoi ne pas oser une autre expérience car la désertification menace tout le pays

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    Anonyme
    22 novembre 2017 - 12 h 51 min

    Dommage qu’il n’y a pas eu de suivi ceci dit le barrage vert reste un projet titanesque, dans bien des régions la réussite fut totale

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    Anonyme
    22 novembre 2017 - 12 h 44 min

    Merci Mr Houari Achouri pour ce repere d’une Algerie qui tentait de se developper. Mr Said Grim fait partie de cette race de citoyen consciencieux et affable. Sans detour, il nous devoila toute l’etendue d’un systeme qui se presente comme cette pomme croquante , a l’exterieur, mais pourri a l ‘interieur. Finalement ce sont toutes les liaisons institutionnelles qui nous pourissent la vie.

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