Necib : «62 milliards de dinars pour le financement de nouveaux programmes du secteur hydrique»

Hocine Necib a écarté l'augmentation à l'heure actuelle de la tarification de l'eau
Hocine Necib. New Press

Le ministre des Ressources en eau, Hocine Necib, a affirmé lundi à Alger qu’une enveloppe de 62 milliards de dinars a été affectée au financement des nouveaux programmes du secteur visant à améliorer l’approvisionnement en eau potable, élargir les superficies irriguées dans les grands périmètres et réaliser des projets d’assainissement sanitaire. Intervenant sur les ondes de la Radio nationale, le ministre a précisé qu’une enveloppe financière de plus de 43 milliards de dinars, auxquels s’ajoutent des crédits supplémentaires de 145 milliards de dinars, ont été affectés au parachèvement des projets en cours de réalisation dans le cadre des dispositions de la loi de finances pour 2018.

M. Necib a fait savoir que la plupart des projets de son secteur qui concernent essentiellement l’assainissement sanitaire ont été dégelés, ajoutant que ces derniers ont bénéficié d’une enveloppe financière globale de 105 milliards de dinars. A cela s’ajoutent de nouveaux projets relatifs au renouvellement et à l’extension des réseaux d’eau, outre le dégel de projets de réalisation de 21 stations d’épuration d’eaux usées dont les travaux débuteront à partir de 2018, indique le ministre.

Le premier responsable du secteur a écarté l’augmentation à l’heure actuelle de la tarification de l’eau, qui fera l’objet d’une révision à l’avenir sans pour autant porter atteinte au pouvoir d’achat du citoyen. Concernant l’aménagement des barrages en espaces touristiques, M. Necib a fait savoir qu’eu égard aux besoins croissants en la matière, notamment dans les wilayas intérieures, et dans le but de réduire le taux de décès au niveau des barrages, le secteur des ressources en eau a jugé judicieux de prendre cette mesure relative à l’aménagement des barrages et à leur exploitation en tant qu’espaces de loisir. Une commission ministérielle a été mise en place pour examiner les projets relatifs à l’opération d’aménagement des barrages et donner son approbation en fonction de la nature de l’aménagement et du respect du cahier des charges, ajoutant que 37 barrages sont concernés par cette opération.

Interrogé sur le phénomène de dévasement des barrages, le ministre a indiqué qu’un programme a été tracé à partir de 2018 visant le dévasement de 10 barrages, soulignant qu’une première drague algérienne pour le dévasement sera réceptionnée à la fin du mois de mars 2018. Le traitement du phénomène de dévasement des barrages sera entamé en 2018 en coordination avec le secteur agricole en vue de planter des arbres aux alentours des barrages de manière à réduire le risque de glissement de terrain, a-t-il soutenu.

Estimant que la moyenne nationale du phénomène de la fuite d’eau est actuellement de 30%, le ministre a affirmé que des efforts ont été consentis dans ce sens pour atteindre le taux de 20% en 2020. 2 000 affaires relatives au vol d’eau sont actuellement devant la justice, a indiqué le ministre, qui a ajouté que le taux de perte d’eau à travers le raccordement anarchique est de 15%.

Concernant les capacités de stockage des ressources en eau en Algérie, M. Necib a annoncé qu’elles sont de 5 milliards de mètres cubes par an à travers les 75 barrages existants, 221 petits barrages et 300 retenues d’eau. Soulignant que le ministère a décidé de réaliser une station de dessalement d’eau de mer à l’ouest d’Alger pour répondre à la demande en eau potable, le ministre a indiqué que la hausse du déficit n’est pas écartée durant les trois prochaines années en raison des changements climatiques, ce qui nécessite, a-t-il dit, le renforcement des capacités de production d’eau potable. Concernant la prochaine saison estivale 2018, le ministre a annoncé l’installation d’un comité national qu’il présidera personnellement pour prendre les mesures nécessaires à même d’assurer l’alimentation régulière en eau potable.

R. E.

Comment (9)

    HOMBRE
    12 décembre 2017 - 9 h 34 min

    Une usine de dessalement de l eau de mer? alors qu il y a des milliards de m3 sous le sahahra a qui va profiter les bakchichs de cette operation? il faut reverdir le desert, planter des arbres, faire de l agriculture, cela permettra de fixer les populations et desengorger les villes qui souffrent du manque d infracstructures; l independance d un pays c est d abord de nourrir sa population sans apport exterieur et surtout de ne pas etre otage des autres pays, voila le grand defi de L ALGERIE.




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      bougie
      12 décembre 2017 - 10 h 04 min

      Reverdir le désert ,il faut fumer du thé et rester éveillé !




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        awrassi
        12 décembre 2017 - 11 h 56 min

        C’est possible; je l’ai vu en Arabie saoudite et dans les Emirats Arabes Unis. Il faut, par contre, éviter de planter des palmiers pour la décoration (consomme plus de 100 litres par jour) et privilégier l’eucalyptus (ne consomme presque rien et produit de l’humidité !) … Mais où sont donc nos ingénieurs agronomes et hydrauliciens ??????




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          Anonyme
          12 décembre 2017 - 20 h 20 min

          C est tout a fait le contraire….Nos ingenieurs le savenz bien .allez planter des eucalyptus en Arabie……




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        Argentroi
        12 décembre 2017 - 15 h 11 min

        Bougie. Mais on le fait petit à petit. Fais un tour au Sud et tu verras que c’est possible s’il y avait de la volonté politique et une Algérie stable. Tous les atouts sont là: de l’eau pas difficilement accessible, de la bonne terre et de l’énergie bon marché. Alors avec des investissements conséquents, un encadrement adéquat doublé d’une mécanisation et tu as une agriculture performante.




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      Anonyme
      12 décembre 2017 - 11 h 48 min

      @ HOMBRE
      12 décembre 2017 – 9 h 34 min

      C est le veritable defi de l Algerie et de tous les Algeriens y compris ceux residents a l etranger:l eau et l agriculture dans toutes ses derives.
      1-L economie de nos ressources hydroliques
      2-Recuperation des eaux de pluie,il y a plusieurs systeme de recuperation des eaux de pluie surtout pour alimenter les nappes phreatiques et
      les usages domestiques au lieu de les canaliser avec les eaux usees vers les stations d epuration,d ou perte d energie et d eau.Voila pour un exemple pour l usage domestique:
      http://www.graf.fr/graf-tv.html

      Voila ce que font les allemands dans la majorite
      des nouveaux lotissements dans la conception de recuperation des eaux de pluie par un systeme de rigoles sous terraines au lieu de canalisations.c est ecologique et dix fois moin cher que les canalisations:
      https://www.google.fr/search?q=mulden-rigolen-system&tbm=isch&tbo=u&source=univ&sa=X&ved=0ahUKEwih9OatpITYAhXOh7QKHXDvD94QsAQILw&biw=1600&bih=767
      c est de la que nous devons nous inspirer pour tous les centaines de nouveaux lotissements .
      car des milliards de M3 d eau de pluie sont gaspillees vers la mer ou les stations d epuration




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    Anonyme
    12 décembre 2017 - 7 h 06 min

    Il y a un ocean d eau sous les sables du Sahara,une eau des plus propres filtree par les sediments et le sable,
    Gaddafi a construit avec les coreens un fleuve artificiel avec l eau pompee du desert Lybien,a nos bureaux d ingenering d etudier l opportunite ,et d etudiez aussi l experience de la Lybie et les etudes et les travaux qui ont ete faites par les Coreens sur le site Lybien,et surtout n oubliez pas l utilisation de l energie solaire gratuite pour faire fonctionner tout le projet,c est beaucoup moins cher que la dessalinisation de l eau de mer,Nous avons le Sahara Algerien qui est un don de Dieu,riche en eau,en mineraux precieux dont l or et le diamand,en petrole ,en Gaz ,il n attend que de realiser les etudes indispensables pour lancer l exploitation de toutes nos richesses,et que ceux qui pensent au petrole et gaz de chiste ferment definitivement ce dossier,car l exploitation du gaz de chiste c est la mort du Sahara et l empoisonnement de la nappe phreatique,toutes les etudes scientifiques serieuses l ont prouve ,et ceux qui disent le contraire sont des multinationales qui pensent a leurs profits ,le reste ils s en foutent completement.




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      awrassi
      12 décembre 2017 - 11 h 58 min

      Arrêtez de tout voir en noir. L’Espagne construit des usines de dessalement en Andalousie …




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        Anonyme
        12 décembre 2017 - 20 h 23 min

        L espagne n a pas de Sahara aussi grand que le notre et scientifiquement c est prouve l ocean sous le Sahara du Maghreb




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