Ouyahia : «Nous allons ouvrir le capital des PME publiques»

Ouyahia
Ahmed Ouyahia inaugurant la 26e Foire de la production nationale. New Press

Par Hani Abdi – Le Premier ministre Ahmed Ouyahia a déclaré que l’Etat ne continuera pas à gérer des petites et moyennes entreprises. S’exprimant en marge de la cérémonie de signature de la Charte sur le partenariat sociétaire, Ahmed Ouyahia a précisé que la mission principale de l’Etat et de son gouvernement, à l’avenir, sera de réguler, d’orienter et d’aider le secteur économique à se développer.

Le chef de l’Exécutif a assuré que ces entreprises ne seront pas fermées. Elles seront donc autonomes et pourront faire des partenariats avec le privé national. Le Premier ministre a souligné que le gouvernement va poursuivre et renforcer sa politique d’encouragement des entreprises de production privées afin qu’elles atteignent l’excellence.

Ahmed Ouyahia a ainsi fait état, dans son allocution, de la nouvelle orientation économique nationale visant à créer une économie de substitution aux importations et à diversifier les exportations. «Que l’UGTA accueille notre rencontre autour du partenariat sociétaire et sur le partenariat public-privé est significatif de la mutation qualitative accomplie par notre centrale syndicale. Je suis convaincu que cette mutation se prolongera à travers une sensibilisation des échelons syndicaux au niveau local et des entreprises et, partant, par une sensibilisation des travailleurs sur le terrain pour s’adapter aux enjeux économiques de l’heure, dans le respect de leurs droits sociaux», a assuré Ahmed Ouyahia. Pour lui, «les entreprises nationales publiques et privées sauront elles aussi s’engager sans réserve dans la même bataille qui est aussi la leur, pour assurer leur survie face à une ouverture économique irréversible, dont seules nos difficultés financières actuelles nous autorisent à différer l’avènement. J’espère que ce gain de temps sera mis à profit par les entreprises locales pour consolider leurs capacités et leurs efficacités».

Le Premier ministre a exprimé la disponibilité du gouvernement à accompagner le développement du partenariat sociétaire ainsi que le développement du partenariat public-privé. C’est d’ailleurs dans cet esprit que le gouvernement, a-t-il indiqué, facilitera l’ouverture du capital des petites et moyennes entreprises publiques, dans le cadre de la législation en vigueur. «Le gouvernement apportera aussi son soutien à tout investissement nouveau associant des entreprises publiques avec des entreprises privées ou mixtes», a-t-il soutenu. Et d’ajouter : «Le gouvernement accueillera avec bienveillance toute disponibilité des entreprises locales à s’engager dans le financement, la réalisation et la gestion des infrastructures publiques que l’Etat mettra en chantier.» «Le gouvernement encouragera toute entreprise économique qui manifestera de l’intérêt pour la concession de prestations de service public au niveau local», a-t-il insisté, saluant «l’avènement de la Charte sur le partenariat sociétaire et encourage aussi le partenariat public-privé».

H. A.

Comment (12)

    Kassaman
    24 décembre 2017 - 12 h 32 min

    « Ahmed Ouyahia a précisé que la mission principale de l’Etat et de son gouvernement, à l’avenir, sera de réguler, d’orienter et d’aider le secteur économique à se développer. »

    Je dis non, la mission principale d’un état de veiller au bien être de la population dans son entièreté et non pas au seul « bien être » des entreprises et acteurs économiques. L’ultra libéralisme, le capitalisme mènent inéluctablement à la concentration des richesses produites dans les mains d’une minorité. Il faut savoir trouver un juste milieu entre communisme et capitalisme.

    Anonyme
    24 décembre 2017 - 2 h 52 min

    Il fait tout pour devenir le prochain président ce sous homme !

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    Farid
    24 décembre 2017 - 1 h 31 min

    Ouyahia : «Nous allons ouvrir le capital des PME publiques»

    « EL MENDBA KBIRA OUEL MAYIT FAR » comme disaient nos valeureux aïeux

    Anonyme
    23 décembre 2017 - 19 h 42 min

    Oui en effet. En 1492 en Andalousie, au prince Abou Abdil qui venait de perdre son royaume, sa mère dit : » Pleure avec des yeux de femme ce que tu n’as su défendre en homme ». Des centaines de milliers des meilleurs Algériens et Algériennes ont donné leur vie pour nous permettre de vivre souverains et dignes. Pour n’avoir pas été conscients et vigilants, il risque de nous arriver la même chose que Abou Abdil.

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    Anonyme
    23 décembre 2017 - 19 h 20 min

    «Nous allons ouvrir le capital des PME publiques» dit cheikh Ahmed, pour ne pas dire « Nous allons privatiser les PME publiques». Phrase qui risque de nous effrayer. Et qui va acquérir ces PME publiques ? Les oligarques gavés jusqu’à l’étouffement par la très généreuse mamelle de l’état.

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    MELLO
    23 décembre 2017 - 18 h 28 min

    Ayant à son actif l’emprisonnement des cadres d’entreprises publiques , Ouyahia semble se diriger vers la mise à mort du secteur public. Ouyahia doit savoir que l’Etat ne doit pas s’immiscer dans la gestion des entreprises. Son rôle consiste à réguler et à faciliter leurs activités en leur créant un environnement favorable et des incitations fiscales et financières appropriées. Parmi les mesures préconisées, il suffit de se référer à la pratique des pays développés en la matière :
    – Amélioration du cadre juridique (simplification des formalités de création d’entreprises)
    – Simplification des procédures liées au fonctionnement et à l’investissement (approvisionnement, financement, exportation)
    – Accès aux marchés publics et paiement accéléré des créances
    – Formation des jeunes à l’entreprenariat
    – Encouragement des investissements (Zones d’activités économiques, crédits bonifiés, exonération fiscale)
    – Encouragement des exportations (guichet unique, foires et expositions, diplomatie commerciale, importation des intrants en vue export)
    – Promotion des partenariats public/privé national
    – Protection de la production nationale naissante

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    Anonyme
    23 décembre 2017 - 15 h 58 min

    Pour plus de justice sociale, de rigueur, de transparence, de clarté et d’intérêt nationale, la mise en oeuvre d’une politique qui rendra les citoyens algériens copropriétaires de toutes les sociétés publiques est d’une importance capitale.

    C’est ce que j’avais plaidé dans un passé récent comme, en ces temps difficiles où le bas de laine de l’Algérie s’amenuise de plus en plus, je plaiderai pour la mise en oeuvre d’une politique d’incitation à l’épargne à long terme.

    Fraternellement lhadi
    ([email protected])

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      Kassaman
      24 décembre 2017 - 12 h 26 min

      tu dis « la mise en oeuvre d’une politique qui rendra les citoyens algériens copropriétaires de toutes les sociétés publiques est d’une importance capitale.  »
      Justement une entreprise publique est une entreprise qui appartient à tout le peuple, lorsque l’on ouvre son capital, même aux seuls Algériens, elle n’appartiendra dès lors plus qu’à un poignée d’Algériens. Il y a donc confiscation de bien public.

    Abou Stroff
    23 décembre 2017 - 15 h 02 min

    «Nous allons ouvrir le capital des PME publiques» dixit h’mimed.
    haddad, tliba, tahkout, djemaï, kouninef, etc.. doivent se frotter les mains.
    nos valeureux capitalistes vont avoir une occasion en or pour nous propulser sur les marchés régional puis mondial en tant que puissance économique avec laquelle il faut dorénavant compter.
    en effet, au regard de ce que ces entrepreneurs ont déjà réalisé (comme par exemple, « intégrer » de l’air dans les pneus des voitures importées en kit), je ne doute pas un seul instant que h’mimed est sur la bonne voie…………………………..pour que nous soyons recolonisé dans le futur proche.

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    abdelkader
    23 décembre 2017 - 14 h 08 min

    Drôle de pays, ceux qui ont tout le temps chanté le socialisme irréversible (FLN et par extension RND) les mêmes, sans crier gars, nous disent que l’économie de marché est une fatalité irréversible. Dans ce pays il n’y a ni délit d’initié ni amar bouzouar, on vent le bien public à qui on veut au dinar symbolique. Qui est ce qui va avoir accès à ces PME (‘soit disant moribondes mais qui sont assises sur du foncier d’une valeur inestimable)? Certainement ceux qui ont thésaurisé( hors du circuit bancaire) et acquis des prêts bancaires et n’ont rien payé d’impôts, ceux qui sont à la gouverne ont eu l’astuce idée de déployer la planche à billets en temps opportun, il ne restait que les PME et les terres agricoles du sud à offrir, c’est chose faite.

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      indigné
      24 décembre 2017 - 1 h 43 min

      Abdelkader
      23 décembre 2017 – 14 h 08 min

      Ya si Abdelkader c’est chose faite le sud a été colonisé, ça me rappelle la conquête de l’ouest après avoir sucé les mamelles du sud ‘petrole’ voilà qu’ils s’attaquent aux terres
      On en trouve à toutes les sauces des emiratis des saoud des Qatari même El maricane sans compter les loups de l’intérieur avec toutes les facilités necessaires « crédits bancaires », les gens du sud sont aux abois et ne voient pas d’un bon oeil ces nouveaux venus, l’ésprit tribal est bien ancré chez les gens du sud et ils commencent à en avoir marre

    anonyme
    23 décembre 2017 - 13 h 29 min

    La mort annoncée de l’Algérie ! Depuis quand le libéralisme produit-il des richesses ? Il n’est que guerres, dette et usure. Regardez les dettes des USA, de la France, du Japon, etc. Elles sont réelles. Ces pays ne craignent rien, car ils savent qu’ils ne rembourseront jamais un sou. La raison : ils sont complices et armés. Mais quid des petits pays comme l’Algérie ? L’Algérie sera forcée d' »honorer » ses engagements (sous la force) et donc d’hypothéquer ses biens. jusqu’à leur confiscation (leur rachat) par les créanciers. Adieu donc notre indépendance et notre souveraineté. « Irgazen khir lmal », disaient nos parents ! Je suis fatigué de cette clique de bourgeois de tous bord et de toutes origines … Bouhmama (Khenchela) produit des Golden extraordinaires que vous n’avez jamais mangées. Les deglat nour Premier choix de Tolga sont directement expédiées à l’étranger. Comme les oranges premier choix de la Mitidja, de Boufarik à la frontière marocaine. Je vous le dis, la prochaine étape sera d’ouvrir le foncier aux étrangers. Nous allons redevenir des ouvriers agricoles et des ouvriers d’usine, cette fois-ci de multinationales (toutes juives !).

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