Nouria Benghebrit : réécriture des programmes scolaires et recrutement au programme

Benghebrit
Conférence nationale de l'éducation, en juillet 2017. New Press

La réécriture des programmes scolaires est une «urgence» a affirmé dimanche, lors de son passage dans l’émission «l’Invité de la rédaction» de la Chaîne 3 de la Radio algérienne, la ministre de l’Education nationale, Nouria Benghebrit, rapporte l’agence de presse officielle APS. Mme Benghebrit a assuré en outre que les recrutements dans le secteur seront non seulement maintenus, mais pourraient être «doublés».

«Il existe une réflexion sur une méthodologie et qui démarrera à partir de fin de janvier en cours pour une réécriture des programmes scolaires dans le secondaire. L’urgence de ce chantier pour tous les cycles s’est imposée de manière naturelle», a précisé la ministre.

Déplorant que les programmes élaborés en 2003 l’ont été «dans l’urgence», Mme Benghebrit a explicité qu’il s’agira plus d’«ajustements» que de «réformes», informant qu’une réflexion a été lancée sur l’enseignement secondaire et primaire (programmes et rythmes). Elle a rappelé que sur les 317 recommandations issues de la conférence nationale de juillet 2017, plus de 200 plaidaient pour la réécriture des programmes, insistant sur la formation des enseignants comme «la clé de voûte» d’un enseignement de «qualité». Les cahiers de charges seront lancés dès mars prochain pour le cycle secondaire, a-t-elle encore précisé.

Réitérant le maintien des recrutements précédemment prévus dans le secteur pour l’année en cours (7 000 postes), la ministre de l’Education nationale a ajouté que ces derniers pourraient être «doublés» l’année prochaine, soulignant l’existence «des ressources humaines et des potentialités» pour les différents paliers de l’enseignement. «Les besoins pour l’année prochaine seront examinés à partir du mois en cours», a précisé la ministre, prévoyant l’ouverture de nouveaux établissements scolaires afin de lutter contre la surcharge des classes.

Mme Benghebrit a, par ailleurs, informé de la tenue «prochaine» d’un conseil interministériel qui sera consacré à la prochaine rentrée scolaire et en définira les «priorités».

S’agissant de l’examen de fin de cycle primaire (5e année), la ministre a rappelé qu’il n’y aura pas de seconde session, insistant sur la prise en compte, lors de l’examen du baccalauréat, de la «fiche d’évaluation» du travail continu de l’élève du cycle secondaire.

Interpellée sur le chapitre de l’enseignement privé, la ministre a assuré que la place du privé demeure «faible», dès lors que le nombre d’élèves qui y sont inscrits représentent moins de 1% des scolarisés. «Il y a de la place pour des investissements selon un cahier de charges et avec obligation de résultats. Ce qui est néanmoins important est que le programme national soit la seule référence», a-t-elle, par ailleurs, indiqué.

Abordant le volet du dialogue social avec les différents partenaires, la ministre a assuré que des progrès «gigantesques» ont été réalisés à l’issue des différents pourparlers, précisant que sur les 36 revendications des syndicats, 34 ont été «satisfaites». «Le débat arrêté avec le partenaire social consistait en la mise en place d’un pacte pour résoudre définitivement les problèmes liés au secteur», a-t-elle explicité.

La ministre a annoncé, enfin, la mise en place, janvier courant, de l’Observatoire de l’éducation et de la formation, dont les textes juridiques existent mais sont en attente de leur mise en application.

R. N. 

Comment (2)

    Algérien Nationaliste
    7 janvier 2018 - 12 h 51 min

    Qu’elle commence par interdire le port du voile dans les établissements publics, l’école n’est pas une mosquée, et qu’on arrête ce cours idiot d’éducation islamique pour le remplacer définitivement par l’apprentissage d’une langue étrangère comme le russe ou le mandarin.




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      Baibeche
      10 janvier 2018 - 8 h 38 min

      Que chaque algerien s’occupe un peu plus des oignons de son jardin et laisse les spécialistes chacun faire son travail.Mme BENGHABRIT est en train de faire des réformes qui seront à long termes bénéfiques pour la génération à venir. Supprimer l’éducation islamique ou religieuse ne règle pas les problèmes éducatif
      s.les règlements de comptes de mémoires sont à bannir et laissons les intellectuelles des commissions du ministère de l’éducation composés des élites et des retraités très chevronnés penser et travailler pour l’intérêt de nos enfants eux aussi qui ont des enfants.Alors de grâce ne mettons pas nos enfants en otages à la merci de mémoires rétrogrades et marchons avec notre temps




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