Fragile !

revendications manifestation
Manifestation des médecins résidents, le 3 janvier, réprimée par la police. New Press

Par Kamel Moulfi – Le mouvement syndical est en pleine agitation pour des revendications exprimées dans des actions souvent réprimées, parfois avec une rare violence, comme dans le cas des médecins résidents, ce 3 janvier au CHU d’Alger. Pourtant, la légitimité des revendications sociales et professionnelles des contestataires est reconnue par presque tous.

Dans le même esprit, beaucoup dans la classe politique et, plus largement, dans la population, ne comprennent pas les restrictions imposées aux manifestations pacifiques de professionnels de la santé, de l’éducation ou d’autres catégories sociales qui se sentent lésées dans leurs droits et, faute de dialogue véritable avec les autorités, veulent le faire savoir et exercer une forme de pression pour obtenir satisfaction. Dans ce face à face entre contestataires et autorités, la provocation est à l’affût du moindre manque de vigilance des uns ou signe de nervosité des autres.

Avant la dégringolade de ses prix au deuxième semestre 2014, le pétrole pouvait à tout moment sauver la paix sociale. Pourra-t-il encore le faire ? Tout dépend du niveau de ses cours sur le marché international. La question de savoir si le baril de brent continuera son évolution à la hausse pour s’installer autour des 70 dollars durant cette année n’est pas dénuée de pertinence. Les spécialistes algériens semblent pencher pour l’hypothèse optimiste en se basant sur les données du marché qui poussent le facteur géopolitique à jouer en faveur du maintien de la tendance haussière.

Le seuil retenu par la loi de finances 2018 pour l’établissement du budget de l’Etat étant de 50 dollars, l’impact d’un baril qui approche des 70 dollars – si cette tendance se confirme – apportera une formidable bouffée d’oxygène pour le gouvernement, confronté quotidiennement aux difficultés financières créées par l’amenuisement durant plus de trois ans des recettes extérieures du pays. A condition de ne pas sortir du cap vers une économie indépendante des ressources pétrolières et gazières.

K. M.

Comment (2)

    BISKRA
    10 janvier 2018 - 10 h 25 min

    Bonjour, rien ne légitime la repression mais nous connaissons le caractère chaud des Algeriens des deux côtés. De New-York à l’Espagne il y a toujours des agitateurs (…) Pour que les Algeriens puissent comprendre, il faudrait que les revendications soient publiées sur les réseaux sociaux et sur AP.
    selon ma lecture des revendications rien ne concerne l’etat désastreux de la santé public ou privée en Algerie. normalement, ils sont les plus proches après les infirmières ou les sages-femmes. Leur seul revendication n’est qu’individualiste sans aucune contrepartie. ils veulent se considérer comme l’elite, mais c’est faux!! L’Etat a payé leur etudes pendant 7 à 11 ans apres le Bac. Dans d’autre pays il faudrait debourser des sommes faramineuse et s’endetter pour financer ses études (…) meme dans l’Etat sioniste les etudes universitaires n’est pas gratuite comme en Algerie. Attention et publions les premières listes de revendications insoutenables. Merci

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    HANNIBAL
    9 janvier 2018 - 13 h 30 min

    Pourtant, la légitimité des revendications sociales et professionnelles des contestataires est reconnue par presque tous.
    C’est un peu péjoratif de dire reconnu par Tous (Tous sont Qui??) l’égoisme des médecins qui veulent tout – logement, salaire et les bienfaits que l’état distribue – en oubliant le Serment d’Hippocrate et pendant qu’ils manifestent les gens meurent a la porte de l’hopital!!! attendez un peu de dignité!! Je crois qu’il faut faire un sondage. demandez aux Algeriens ce qu’ils pensent des médecins qui refoulent les malades avant meme d’entrer a l’hopital!
    cette énième grève des blouses blanches est celle qui déclenche l’ire des Algériens alors un peu de modestie; les citoyens doivent etre traités sur un pied d’égalité (…), après la médecine c’est l’ophtalmologue qui lorgne dessus je crois qu’on a la vue basse… vive la crise !

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