Paloma Lopez appelle l’UE à œuvrer pour la protection des droits de l’Homme au Sahara occidental

Asfari Lopez
Naâma Asfari, un des prisonniers du groupe de Gdeim Izik. D. R.

La députée européenne Paloma Lopez a appelé l’UE à œuvrer pour la protection des droits de l’Homme au Sahara Occidental, notamment les droits des prisonniers politiques sahraouis du groupe dit de Gdeim Izik, détenus et jugés sur le territoire du Maroc en violation du droit international, dénonçant les violations constantes des droits fondamentaux du peuple sahraoui.

Déplorant les conditions de détention de ces prisonniers, notamment d’Abdallahi Abbhah et Ahmed Sbaai, placés à l’isolement, Paloma Lopez a souligné, dans des questions adressées à la chef de la diplomatie européenne, Federica Mogherini, que les détenus sahraouis se sont même vus refuser l’accès à des soins médicaux d’urgence.

L’eurodéputée a exhorté l’UE à veiller à ce que les droits de ces détenus soient pleinement respectés, en prenant les mesures nécessaires, plaidant pour l’identification de mesures susceptibles d’inciter le Maroc à respecter ses engagements en matière de droits de l’Homme qu’il a pris avec l’UE et à se conformer au droit international.

Selon la députée européenne, l’UE doit agir pour encourager le Maroc à permettre aux organisations internationales de surveiller la situation des prisonniers sahraouis. Elle a rappelé, dans ce contexte, que le Maroc a été condamné en 2014 par le Groupe de travail des Nations unies sur la détention arbitraire et, en 2016, par le Comité contre la torture de l’ONU pour la torture de Naâma Asfari, un des prisonniers du groupe de Gdeim Izik, ainsi que pour son emprisonnement sur la base d’aveux forcés et pour avoir refusé d’enquêter sur les allégations de torture. De plus, ce défenseur des droits de l’Homme condamné «arbitrairement» à 30 ans de prison a été arrêté la veille du démantèlement du camp de protestation de Gdeim Izik, ce qui remet en question sa participation aux émeutes ayant conduit à l’arrestation de 23 autres militants sahraouis.

L’eurodéputée Paloma Lopez a dénoncé, en outre, les pratiques des autorités marocaines qui empêchent «systématiquement» l’épouse de Naâma Asfari, Claude Mangin, de nationalité française, d’exercer son droit de visite. Selon Paloma Lopez, Naâma Asfari est «gravement malade» et «ne reçoit pas les soins médicaux dont il a besoin».

Elle a appelé, par conséquent, Federica Mogherini à veiller à ce que les droits de Naâma Asfari et de son épouse, Claude Mangin, «soient pleinement respectés» et à faire pression sur le Maroc pour appliquer le droit humanitaire international au Sahara Occidental, comme l’exige la quatrième Convention de Genève, ratifiée par le Maroc.

Considéré par les Nations unies comme un territoire non autonome, le Sahara Occidental est occupé par le Maroc depuis 1975. Le Maroc n’étant pas reconnu par les Nations unies comme la puissance administrante, c’est donc le droit international humanitaire qui s’applique à ce territoire, selon les juristes.

Ce droit fixe des règles impératives pour la puissance occupante dont l’interdiction de la torture, de la détention arbitraire, l’obligation de respecter les droits de la défense et de détenir et juger les Sahraouis dans le territoire occupé.

R. I.

Commentaires

    Ziad ALAMI
    30 janvier 2018 - 21 h 07 min

    Très certainement que la prochaine Résolution du CS/ONU d’avril 2018 va intégrer la disposition relative à la protection des droits de l’homme au Sahara occidental et ce, grâce à Trump qui va saisir cette occasion pour se venger de M6 mais de mon côté je reste convaincu que l’indépendance du Sahara Occidental est au bout du fusil de son peuple et que tout le reste n’est que perte de temps que M6 est en train de mettre à profit pour finaliser son opération de changement demographique des populations autochtones du Sahara Occidental grâce au vastes opérations de transhumance de colons Marocains selon le modèle Israélien en Palestine.

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