Baisse à 10% du taux général de l’analphabétisme en Algérie

alphabétisation Iqraa
Le taux d'analphabétisme a baissé en Algérie. D. R.

Le taux général de l’analphabétisme en Algérie a connu une baisse sensible ces dernières années pour atteindre 10% en 2017, alors qu’il était de l’ordre de 42% avant 2006, a indiqué, lundi à Bouira, la présidente de l’association algérienne de l’alphabétisation Iqraa, Aicha Mebarki.

«Grâce à la stratégie adoptée depuis 2007 par le président Bouteflika, l’analphabétisme a régressé dans notre pays. A la fin 2017, le taux était de 9,11% chez les femmes et 11,16% chez les hommes, soit un taux général de 10%», a précisé Mme Mebarki lors d’un point de presse tenu en marge de la cérémonie d’inauguration d’un centre d’alphabétisation à Aïn Bessam (ouest de Bouira).

Ce taux d’analphabétisme était à 42% avant 2006, a tenu à préciser la même responsable lors de cette cérémonie, qui s’est déroulée en présence du directeur opérationnel de l’opérateur de la téléphonie mobile Ooredoo, Ramdane Djazairi, et l’ambassadeur de l’opérateur, Rabah Madjer.

Par ailleurs, Mme Mebarki a saisi cette occasion pour réitérer sa volonté de travailler plus pour réaliser et équiper d’autres centres d’alphabétisation au niveau national grâce à une convention signée en 2006 entre l’association Iqraa et Ooredoo.

R. N.

 

Comment (5)

    Anonyme
    6 février 2018 - 11 h 00 min

    Je veux bien croire que l’analphabétisme a été réduit, mais qu’en est ‘il de l’illettrisme auquel il est intimement lié? Combien de milliers de lettres adressés à ceux qui nous gouvernent et aux plus hauts responsables sont demeurées sans réponse ????? Je suis persuadé que notre pays va à la dérive dans ce domaine, tant il est vrai que ceux qui ne maîtrisent l’usage d’aucune langue, y compris au plus haut niveau, sont de plus en plus en plus nombreux.
    La vérité est qu’on a sacrifié la qualité à des fins purement démagogiques.
    Et tant pis si les rats finiront bien par dévorer complètement l’Algérie !!!
    Mme BENGHEBRIT a du pain sur la planche, face aux détracteurs de tous bords qui pullulent dans ce triste pays…




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    Zoro
    6 février 2018 - 0 h 07 min

    Être analphabètes, C est n avoir jamais eu l opportunité de s assoir sur un banc d ecole ou sur une hassira au jamaa ,C est aussi n avoir guère utilisé une craie sur une ardoise un kalem sur une louha ou un stylo sur une feuille .Pouvoir le faire à n importe quel âge est un bonheur incommensurable pour l etre humain de cette époque qui se trouve obligé à décoder autant qu il puisse le faire ce monde qu l entoure.
    Signé ZORO. ..Z…




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    Salamat
    5 février 2018 - 18 h 37 min

    Que signifie « alphabète » chez nous en Algérie ??? Est-ce qu’en sachant savoir lire et écrire quelques mots, ou en sachant lire et réécrire quelques versets Coraniques , on devient d’office un …. alphabète ?? Peut-être ! Mais c’est déjà çà diront nous !

    Je me souviens d’une discussion que j’ai eu avec un expert de l’Unesco dans les années 80 qui me disait qu’après l’année 2015 , l’ONU ajouteront dans la définition de « l’analphabétisme » tous ceux qui ne sauront pas utiliser l’outil informatique dans leur travail professionnel ou à titre personnel ! Je n’ai pas vérifier si c’est le cas ou pas ! Bien sûr on en est pas encore là en Algérie, mais ne soyons pas trop exigeant !!




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    Anonyme
    5 février 2018 - 18 h 35 min

    On forme des alphabètes wahhabites. C’est quoi la différence avec un analphabète. Aucune.
    On nage toujours dans l’océan de l’ignorance et du charlatanisme.




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    Nostalgia
    5 février 2018 - 18 h 09 min

    Parfait, c’est noté ! Je signale,toutefois, pour votre information, que l’analphabétisme gangrène les bancs même de l’université et des écoles ; des écoliers qui ne savent plus ni lire ni écrire, des animateurs radio qui bafouent dans toutes les langues et des prof d’université incapable d’aligner deux mots et encore moins de résoudre une simple équation numérique. Je ne parle pas de nos joueurs, entraîneurs et présidents de clubs de foot, mais là, vous pourrez me dire que nos ministres ne valent pas mieux. L’Algérien est plongé dans une médiocrité sidérale et fait mine de ne pas le voir. Jusqu’à quand la politique de l’autruche dans tous les domaines ? Alors, il n’y a vraiment pas de quoi pavoiser avec ces statistiques fallacieuses et qui ne riment à rien car toute l’école algérienne, y compris l’université et les soit-disant grandes écoles, ne sait plus faire que dans l’alphabétisation et, encore, à grande peine.
    PS : Avec INTERNET, cette médiocrité est étalée partout dans le monde ; des thèses indignes sont mise en ligne sans aucune honte ni pudeur.




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