Le PT alerte sur les «dangers mortels» de la concession dans les hydrocarbures

bombardements Syrie
Louisa Hanoune, secrétaire générale du Parti des travailleurs. New Press

Par Hani Abdi Le Parti des travailleurs (PT) met en garde contre toute velléité de céder le sous-sol algérien à des privés, qu’ils soient algériens ou étrangers. Réagissant aux derniers propos d’un vice-président du groupe Sonatrach, le PT, qui a réuni le secrétariat de son bureau politique, «alerte sur les dangers mortels que constitue toute remise en cause de la propriété collective des hydrocarbures telle que définie par la Constitution».

Le PT est revenu sur les propos qualifiés de «gravissimes» tenus par un vice-président de la Sonatrach, «quelques jours seulement après l’intervention du président de la République ordonnant un coup d’arrêt au retour à la politique de privatisation/pillage/prédation sous prétexte de partenariat». Le parti de Louisa Hanoune estime que de tels propos restent «incompréhensibles et troublants à plus d’un titre».

Le PT dit prendre acte du démenti de la direction générale de Sonatrach qui a, selon ce parti, «désavoué les propos tenus par son vice-président». La formation de Louisa Hanoune exprime néanmoins «ses plus grandes inquiétudes, surtout que ces déclarations sont intervenues après des propos tenus par les responsables du secteur évoquant la nécessité d’amender la loi sur les hydrocarbures pour lui donner plus d’attractivité».

Pour le Parti des travailleurs, «les déclarations du vice-président de Sonatrach annonçant la cession d’actifs des filiales de Sonatrach sur simple autorisation du ministre de l’Energie ont fait fi à la fois de la Constitution, de la loi sur les hydrocarbures et des directives du président de la République, qui a conditionné dans sa dernière instruction adressée au Premier ministre et aux ministres toute opération de partenariat par son accord préalable». Le secrétariat du bureau politique du PT se demande comment ce responsable a-t-il donc osé faire de telles déclarations ?

Il en appelle au président de la République pour «stopper cette dérive qui vise un secteur vital pour la nation, qui, faut-il le rappeler, a permis l’édification des bases matérielles de la nation». Le PT s’interrogé également sur qui veut revenir au projet de Chakib Khellil de 2001 qui prévoyait la cession jusqu’à 70% du capital de Sonatrach pour les compagnies étrangères ? «Veut-on revenir au système hypothétique des concessions ? Qui a donc intérêt à déstabiliser ce secteur névralgique et avec lui le pays entier ?», se demande cette formation politique qui juge les faits établis de «graves».

Le PT s’élève aussi contre la révision de la politique des subventions. Le parti de Louisa Hanoune exprime, par ailleurs, «ses plus grandes inquiétudes quant aux menaces qui visent à remettre en cause les subventions de l’Etat pour plusieurs produits de première nécessité ainsi que d’autres produits de consommation (eau, carburants, santé, logements…) sous prétexte de ciblage. Le PT estime que «cette annonce est synonyme d’ouverture de la boîte de Pandore dans un climat général marqué par l’appauvrissement de pans entiers de la population à cause de la flambée des prix et de l’érosion du pouvoir d’achat qui atteint de plein fouet les couches moyennes».

H. A.

Comment (7)

    sudiste
    8 février 2018 - 21 h 13 min

    Vous avez oublié madame de signaler les concessions des terres des hauts plateaux et du sud au grand dame des populations locales
    Vous devez le savoir en tant que chef de parti et c’est plus grave que les concéssions des hydrocarbures car la terre est éternelle, même les sujets du golfe et les amerloques ont eu leur qota




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    Anonyme
    8 février 2018 - 3 h 41 min

    Finalement, il n’en démordra jamais ! Depuis qu’il a été intronisé président, Bouteflika et son petit clan font une véritable obsession sur la Sonatrach. Pourquoi veulent ils à n’importe quel prix vendre la Sonatrach, 12ème compagnie pétrolière mondiale, qui demeure le cœur battant de l’Algérie et de son peuple ? Sans la Sonatrach, il n’y aura plus d’Algérie. Elle serait, elle et son peuple, livrés aux puissances financières mondiales qui, une fois les puis épuisés, jetteront ce pays et son peuple aux guerres intestines et à la misère ! N’en est-il pas conscient ? Je doute fort qu’il ne le soit pas.
    P.S.: Pour la petite histoire, Bouteflika, pourtant ministre de Houari Boumediene, n’a jamais été mis au parfum, et à aucun moment, des préparatifs secrets engagés par ce dernier et ses services en vue de la nationalisation des hydrocarbures en 1973. A. Bouteflika l’avait appris, comme tout le monde, le 24 février 1973 par les médias. La question est : POURQUOI ?




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    Anonyme
    7 février 2018 - 18 h 28 min

    Le PT alerte sur les «dangers mortels» de la concession dans les hydrocarbures
    Vous avez raison de tirer la sonnette d’alarme, mais les tractations en coulisses sont en cours, et le train de privatisation
    Sous couvert de réformes, de réorganisations, et de restructurations de Sonatrach est déjà,…..en marche,
    Face à la concurrence internationale de plus en plus dure, et de plus en plus rude pour le partage des parts
    Du marché de gaz déjà saturé, où l’offre dépasse largement la demande mondiale
    (la Russie, le Qatar, l’Arabie Saoudite, l’Iran, et les nouvelles venues l’Egypte, Israel, des futurs géants du gaz…..)
    Pourquoi pas le peuple algérien (la mobilisation de l’UGTA et les travailleurs algériens où est elle ??) ne participe pas,
    Et ne partage pas des parts dans le capital de Sonatrach, pour avoir droit d’égard, et droit de véto, à toute transaction préjudiciable
    Les tractations de coulisses algéro-étrangères, en l’abcence de la justice, et surtout de la transparence, (Parlement ?, Sénat ?) Pourraient porter, à l’avenir, de graves préjudices, synonyme de bradages, à l’économie algérienne, déjà très affaiblie
    Par les nombreux scandales qui ont défrayé les chroniques algérienne, et étrangère (Sonatrach I, Sonatrach II,……)




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    Anonyme
    7 février 2018 - 17 h 08 min

    Mme Louisa Hanoune,
    Vous n’êtes pas sans savoir qu’il n’est aucunement des prérogatives d’un petit vice-président, de surcroît d’une branche technique de la Sonatrach, de s’exprimer ainsi sur des questions éminemment politiques qui engagent le devenir de la Nation toute entière. Vous êtes par ailleurs certainement consciente du fait que même le ministre en charge dudit secteur ne saurait être, au vu de la pratique du pouvoir en Algérie, habilité à faire des déclarations de cet acabit.
    Il est à rappeler que c’est le très controversé P-dg de la Sonatrach, réputé proche des lobbys pétroliers américains – au demeurant déjà condamné et emprisonné par la justice algérienne pour notamment intelligence avec une puissance étrangère – qui, en lieu et place des plus hautes autorités politiques du pays, s’est publiquement permis de nous apprendre son intention de réviser la loi sur les hydrocarbures. Une loi pourtant promulguée et votée par les élus, représentants du peuple algérien au sein de l’APN, institution législative de la République par excellence.
    Je reste convaincu qu’il ne peut échapper à votre perspicacité que les intervenants dans un dossier d’une telle sensibilité ne constituent en réalité que de simples «chargés de mission». Ils sont missionnés par nuls autres que les détenteurs actuel du pouvoir politique – ceux là mêmes qui avaient déjà initié et fait adopter la loi sur la privatisation de la Sonatrach du temps de Chakib Khalil -. Le timing étant, à leur yeux, idéal pour ce faire. Quel autre argument serait en effet meilleur que celui de faire admettre que, pour répondre à la situation économique difficile que traverse le pays, il devient primordial de brader définitivement la vache à lait des algériens, même par petits morceaux.
    Est-ce que le peuple algérien est prêt à se départir aussi facilement de la seule ressource qui le maintient en vie ? C’est la question fondamentale que devraient sérieusement se poser ceux qui tiennent absolument à aller au bout d’une entreprise aussi funeste.
    Et que chacun assume ses responsabilités, devant l’Histoire et devant Allah.
    Veuillez agréer, madame, mes salutations les plus respectueuses.




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    Chaoui
    7 février 2018 - 16 h 38 min

    Ce que Feu Houari Boumédiene avait nationalisé, des vendus au « Capital’ (USraéliens) s’essayent à nous en déposséder, profitant d’une faiblesse et non visibilité de notre Présidence de la République !
    Y toucher, c’est mettre le feu au pays. Personne ne l’acceptera. TOUT ce qui est du domaine des biens publics appartient en propre à toute la Nation.




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      Anonyme
      8 février 2018 - 0 h 17 min

      Eh oui,chaoui. C incompétents ont mis le pays en faillite et ils vont vendre tout ce qu’ils peuvent pour sauver leur peau. Tout ce que nous avons construit avec le grznd boumediene!! On a construit des raffineries,eux importent de l’essence!! Triste sort pour la génération boumediene .




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    sami
    7 février 2018 - 15 h 32 min

    Le régime aux aboies cherche du soutien pour le 5ieme mandat moyennant des concessions aux occidentaux,et ,ce,au détriment de l’intérêt du peuple,ce peuple qui n’arrive pas à sortir de sa léthargie.




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