Des cadres de Sonelgaz bénéficient d’une formation délivrée par General Electric

Sonelgaz
Centrale électrique hybride de HassiR-mel. D. R.

Par Meriem Sassi – La société algérienne de production d’électricité SPE, filiale du groupe Sonelgaz, renforce les compétences de ses employés dans le cadre de formations délivrées par General Electric Algeria Turbines (GEAT).

C’est le 1er mars que se sont clôturées deux sessions de formation délivrées par GEAT au profit d’une cinquantaine de cadres de la filiale du groupe Sonelgaz.

Ce programme de formation s’inscrit dans le cadre de la mise en œuvre du contrat à long terme signé en avril 2017 entre SPE et GEAT, qui comprend des services de maintenance pour dix centrales à travers le pays d’une puissance installée de 11 gigawatts. Ce contrat prévoyait aussi la mise en place d’un système d’amélioration de rendement et renforcement de l’efficacité énergétique qui délivreront 420 mégawatts de puissance supplémentaire, avec une réduction de la consommation du gaz naturel utilisé ainsi que l’introduction de solutions numériques pour l’amélioration de la maintenance prédictive, dont le centre de diagnostic et de monitoring a déjà été inauguré fin 2017.

«Les innovations dans le secteur énergétique accélèrent sa transformation, il est donc impératif d’accompagner nos partenaires dans cette transition. La formation reste un outil vital dans cet accompagnement. Le programme de formation GEAT est spécifiquement élaboré pour le client et selon ses besoins, afin de renforcer les compétences de son encadrement et ses équipes techniques pour opérer dans un environnement concurrentiel et de plus en plus complexe», a déclaré Touffik Fredj, président-directeur général de General Electric Afrique du Nord, en marge de l’initiative.

La première session du programme, qui s’est déroulée en janvier dernier, incluant 27 managers et cadres de SPE, a été développée pour renforcer leurs capacités dans les domaines du leadership et de la gestion du changement. Cette formation interactive donne les outils nécessaires pour l’apprentissage des techniques du leadership, le partage des bonnes pratiques et la résolution des défis et challenges auxquels ces futurs responsables feront face.

La seconde session s’est déroulée dans la centrale de Boufarik du 25 février au 1er mars, au profit de 27 cadres, sur la mise en œuvre de la nouvelle stratégie de maintenance arrêtée par la société dans sa nouvelle approche CSA. La formation a accueilli le personnel des divisions maintenance des centrales Boufarik et Hassi R’mel 2 déjà en exploitation, et a été conçue pour des profils techniques opérationnels (ingénieurs, techniciens et responsables de la maintenance).

Pour sa part, le PDG de SPE, Sabri Lazhari, a déclaré : «Dans l’optique de conforter sa position de leader national et régional dans le segment de la production de l’électricité, les investissements consentis, la complexité de technologies acquises, ainsi que l’ambition d’atteindre des performances aux standards internationaux en termes de coût et de fiabilité requièrent un encadrement et un capital humain motivé et formé. Le choix d’un partenaire de renommée mondial comme GE pour nous accompagner dans cette démarche est une option stratégique pour la réalisation de ces objectifs, et ce, au vu de l’historique et de la qualité des relations datant de plusieurs décennies.»

Il faut savoir que Sonelgaz et GEAT collaborent pour renforcer l’écosystème du secteur de l’énergie en Algérie. Ensemble, les deux partenaires réalisent un nouveau complexe de production à Aïn Yagout (wilaya de Batna), d’une capacité de 1,5 GW/an, afin de répondre à la demande croissante en électricité dans le pays. L’usine GEAT fabriquera les premières turbines «made in Algeria» dès 2019.

M. S.

Comment (3)

    Reda
    5 mars 2018 - 19 h 54 min

    GEAT ne produit pas d’énergie, elle fait simplement du montage de kits importés y compris de pays pas trés devellopé (turquie, vietnam etc..). D’autre part, le CSA n’est pas nouveau puisqu’il fait suite à un premier contrat de 06ans dont les résultats sont peu probants, et même le bilan provisoire n’a pas encore été fait. Pourquoi le reconduire alors?
    Concernant le CDM , il n’ya pas de quoi pavoiser car SPE n dispose pas d’un personnel expert pour en tirer profit. ce système dénommé pompeusement PREDIX et inauguré sous un fatras d’annonces et sous des feux de rampe, ne constitue ni plus nimoins qu’un système SCADA (son équivalent) déstiné à visualiser certaines données à distance, en faire du traitement trivial et les présenter en écran géant . Un effet de mode qui n’apportera strictement rien pour faire avancer le Schmilblik , n’en déplaise au fantassin Toufik Brik…C’est vrai que le site est amenagé avec soin , éclairage par LED , écran géant, plusieurs écrans alignés sur des pupitres. Pour en faire quoi? Une curiosité de saison dont l’effet s’estompera dés l’apparition des premières pluies d’automne. Dans tout celà, GE sait que le fin des Turbines classiques est toute proche, mais surpris par le progrés technologique, ses usines conventionnelles n’ont pas encore étaient amorties…Il faut bien qu’elles continuent à vendre ….Bientôt le dossier des 10 centrales cycles combinées va faire surface et l’on a jetté les milliards de dollars qui ont précipité le pays dans sa crise actuelle. Un dernier conseil: Mme Meriem Sassi: Evitez de recopier les prospectus que vous offre généreusement Sonelgaz ou ses filiales? C’EST DU VENT

      Zaatar
      6 mars 2018 - 8 h 01 min

      Bonjour Reda,

      A ce que vous venez d’écrire et dont je suis d’accord, il faut rajouter la flopée LTSA (Long term service agreement) signé par SPE avec GE. Un contrat de maintenance « fripouille » pour le pays qui a vu tous les stocks de pièce de rechange des turbine à gaz (anciennes) débarquer chez nous depuis les US. ce qui a permis de vider les magasins de GE moyennant un contrat très lucratif. Quant au reste, on parle de complexité de la technologie acquise pour qui il faut un programme de formation adapté. Certes la formation est nécessaire à tout point de vue, mais combien de temps on continuera à former dans le même secteur et le même domaine chez l’étranger? d’autant plus que cela concerne dans ce cas de figure pour une grande partie « le soft » de fonctionnement des machines comme partout ailleurs. Car comme tout le monde le sait le gros de la chose se situe au niveau des équipements, turbines, chaudières, alternateurs, auxiliaires et toutes la machinerie…GE continuera à nous les fournir et nous on continuera de payer. La turbine made in bladi comme on l’appelle, sera un kit composé de casings (enveloppes turbine), de diaphragmes à mettre en place dans les casings, d’un rotor turbine sur lequel vont être fixées les ailettes. le tout sera assemblé et boulonné chez nous selon une procédure fournie par GE. Pareil pour le reste, comme l’alternateur ou le kit sera composé du circuit magnétique statorique livré dans sa forme finale, il ne s’agira que de mettre les cales et l’enveloppe isolante en résine adaptée, ainsi que le rotor qui sera quasi assemblé et il ne s’agira que de le relier au circuit d’excitation. Je passe le reste. Dans la technologie de fabrication de ces équipements (Fonderie, moules, coulage, usinage, traitement de surface, recuit, nuances des matériaux, alliages…etc) on n’en saura rien d’autant plus que c’est là où la technologie a le plus évoluée.

    nectar
    5 mars 2018 - 17 h 45 min

    Première turbine made in Algéria!!! un peu de modestie, ne ferait que bien à ce pays. Dire une turbine made in Général electric assemblée en Algérie. Nous aimerions bien avoir des personnes capables de fabriquer une turbine électrique, sachant que même les clous nous viennent de chine…

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