La Ceas-Sahara «consternée par la détérioration» de la santé des Sahraouis détenus au Maroc

prisonniers sahraouis détenus au Maroc
La Ceas-Sahra appelle Horst Köhler à assurer le strict respect de la légalité internationale. D. R.

La Coordination espagnole des associations amies avec le peuple sahraoui a réitéré mardi son indignation devant le mépris dont sont victimes les prisonniers politiques sahraouis incarcérés au Maroc, notamment ceux de Gdeim Izik, en grève de la faim depuis plus d’un mois et dont l’état de santé ne cesse de se détériorer jour après jour.

La Ceas-Sahra s’est dite, dans un communiqué publié sur son site internet, «consternée par la grave détérioration de l’état de santé des prisonniers politiques du groupe de Gdeim Izik, après plus de 30 jours de grève de la faim». La coordination s’est également dite indignée par le silence et l’indifférence observée par la grande majorité des médias espagnols en appelant à nouveau la Minurso et l’Envoyé personnel du Secrétaire général des Nations unies pour le Sahara Occidental, Horst Köhler, d’«assurer le strict respect de la légalité internationale concernant le traitement des prisonniers sahraouis et le respect de leurs droits humains».

La Coordination espagnole de solidarité avec le Sahara Occidental a dans ce cadre publié un aperçu sur la situation sanitaire des prisonniers politiques sahraouis, quoique en raison de «l’incarcération prolongée des détenus et du manque de communication avec eux, il est difficile d’établir un rapport détaillé sur l’état de santé de certains d’entre eux», a-t-on précisé.

«La souffrance des prisonniers sahraouis a nettement augmenté récemment, et par conséquent, leurs droits sont gravement touchés et particulièrement ceux liés à la santé. Il n’y a aucun suivi de leurs cas par les autorités sanitaires», a ajouté le document, qui a souligné, par ailleurs, que cette «situation laisse présager un avenir incertain de l’état de santé des détenus».

«Ce cri d’alerte est également souligné par les familles des prisonniers elles-mêmes qui lancent à travers les réseaux sociaux des appels à la conscience pour que la communauté internationale vienne en aide à ces prisonniers qui ne bénéficient d’aucune prise en charge médicale malgré leurs souffrances ajoutées aux maladies chroniques dont ils souffrent suite aux mauvais traitements, aux conditions inhumaines de détention et leur privation du minimum d’hygiène», souligne la Ceas-Sahara.

La coordination a publié dans ce cadre les maladies dont souffrent certains prisonniers politiques, comme notamment le cas de «Hassan Al-Dah qui souffre du rein et de la basse tension, d’Abdullah Al-Bashir Butekniza qui a des problèmes de genou et de difficultés respiratoires, d’Abdullah Lekfouni qui souffre de l’estomac et d’allergies, d’Al-Hasan Al-Zawi qui souffre de maladies rénales, de difficultés respiratoires et souffre de diverses maladies des voies urinaires».

«Tous les autres prisonniers politiques sahraouis ont des problèmes de santé qui nécessitent des soins médicaux d’urgence et leur situation risque de se compliquer davantage si la communauté internationale n’intervient pas pour leur porter secours», a prévenu la coordination.

Dans l’optique de «faire entendre la voix de tous les prisonniers politiques sahraouis vivant actuellement des moments difficiles notamment avec la grève de la faim qui dure depuis plus d’un mois», le mouvement de solidarité de Cantabrie a décidé d’organiser mercredi, devant le siège du gouvernement de Santander, «un rassemblement pour protester contre les conditions injustes et inhumaines dont souffrent les prisonniers sahraouis de Gdeim Izik dans les prisons marocaines», a indiqué ce mouvement dans un communiqué.

Cette action, a-t-on expliqué, «fait partie des mobilisations que le mouvement espagnol solidaire avec le peuple sahraoui organise depuis le début de ce mois pour dénoncer le refus d’assistance sanitaire aux différents prisonniers politiques en grève de la faim».

Les prisonniers du groupe Gdeim Izik, condamnés à de lourdes peines lors d’un procès entaché d’irrégularités, sont dans un «état lamentable et dramatique», selon les témoignages de leurs familles.

Et pour ce faire, indique le document du mouvement cantabrique ami avec le peuple sahraoui, «nous demandons de l’Etat espagnol de tirer profit de sa présence au Conseil des droits de l’Homme des Nations unies pour mener des actions appropriées en faveur des prisonniers politiques sahraouis et le reste de la population sahraouie des territoires occupés pour montrer réellement que la promotion et la protection des droits de l’Homme constituent un axe prioritaire de la politique espagnole étrangère, comme indiqué sur le site du ministère espagnol des affaires étrangères».

R. I.

Commentaires

    Ziad ALAMI
    10 avril 2018 - 23 h 16 min

    Finalement le Makhnez et son Mongolien M6 sont pires que Israël et Natanyahou.




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