L’Algérie exporte deux cent mille tonnes de ciment vers l’Europe

ciment GICA
Du ciment algérien en Europe. D. R.

Le Groupe industriel des ciments d’Algérie (GICA) a annoncé, mercredi, l’exportation de 200 000 tonnes de ciment gris vers le marché européen.

Le ministère algérien de l’Industrie et des Mines a indiqué, dans un communiqué, que le contrat implique l’exportation de 200 000 tonnes de ciment vers les marchés européens. Il a souligné que le premier lot de 45 000 tonnes a été livré vers la fin du mois d’avril dernier. Il ressort du même communiqué que le Groupe des ciments a négocié l’exportation de quantités additionnelles de ciment (sans les préciser) vers des pays africains et européens. L’Algérie avait exporté du ciment pour la première fois, en décembre 2017, vers la Gambie. La quantité exportée était de 30 000 tonnes.

Vers la fin du mois de mars dernier, le Groupe privé de ciment El-Hamel a annoncé l’exportation de 1 000 tonnes de ciment gris à travers le point de passage terrestre, à la frontière avec le Mali. Le Groupe industriel des ciments d’Algérie (GICA) a produit une quantité record de ciment en 2017. Elle a atteint 14 millions de tonnes contre 12,6 millions de tonnes en 2016, précise le communiqué du ministère.

L’Algérie produit actuellement près de 25 millions de tonnes de ciment gris et prévoit d’atteindre les 40 millions de tonnes en 2020, indique le même communiqué. L’économie algérienne dépend du pétrole et du gaz qui constituent près de 94% des ressources du pays en devises. Les autorités œuvrent, depuis des années, à renforcer le volume des exportations hors carburants.

R. E.

Comment (2)

    Anonyme
    5 mai 2018 - 7 h 57 min

    Aucun document officiel ne donne la définition des « matériaux locaux. C’est pourquoi certains architectes maîtres d’oeuvre de marchés publics, font pression sur les entreprises pour que les matériaux soient produits dans leur propre « douar d’origine » …….
    Depuis 1993, il existe une étude élaborée par l’université suédoise de Lund qui suggère que ce sujet soit examiné sur la base de critères de RENTABILITE, un concept à l’ordre du jour: Investissement et énergie nécessaires pour sa fabrication, accessibilité à la technologie employée et distance de transport.
    Cette étude dort depuis 35 ans dans les archives du CNERIB sans qu’aucun responsable n’ait encore eu l’idée de l’exploiter ……..
    A quand une définition des matériaux locaux incluse dans tous les Cahiers des charges ???????




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    Anonyme
    4 mai 2018 - 8 h 20 min

    Voila une excellente nouvelle qui honore le peuple algérien, car qu’il s’agit d’un produit qui doit obéir à des normes stricts, eut égard à l’importance du rôle qu’il joue au niveau de la sécurité dans les bâtiments. De plus, ce produit sera désormais classé dans les « matériaux locaux », de même pour tous les types de béton, y compris les bétons légers comme le béton mousse (ou C.L.C, Cellular Lightweight Concrete), un matériau composé uniquement de ciment, de sable courant et de bulles d’air et particulièrement adapté à tout projet requérant une haute performance énergétique. Désormais, les concepteurs n’auront plus l’excuse d’éliminer ce type de béton dans leurs cahiers des charges, sous prétexte qu’il ne compte pas parmi les matériaux locaux.




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