UE-Algérie : pour une stratégie commune de lutte contre l’immigration clandestine

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Abdelkader Messahel, ministre des Affaires étrangères, et Federica Mogherini. D. R.

Par R. Mahmoudi Dans une déclaration conjointe sanctionnant les travaux de la 11e session du Conseil d’association UE-Algérie, parvenue à la rédaction, les deux parties renouvellent leur attachement à la mise en œuvre des «priorités communes» de partenariat et des conclusions de l’évaluation conjointe de l’Accord d’association, ainsi que leur engagement à approfondir leurs relations dans le but de réaliser «un espace commun de stabilité, de démocratie et de prospérité partagée».

A cette occasion, l’UE salue la voie des réformes engagées par l’Algérie suite à la révision constitutionnelle de 2016. Aussi les deux parties soulignent-elles l’importance du rôle de la société civile et de la démocratie participative et marquent leur intérêt pour un partage d’expérience dans ces domaines.

Par ailleurs, les deux parties s’engagent à renforcer leur coopération en matière de diversification de l’économie algérienne, «dans un contexte particulier induit par la chute des prix des hydrocarbures depuis 2014». Elles se félicitent de l’adoption du Cadre unique d’appui, qui définit les priorités de la coopération technique et financière bilatérale au titre de l’Instrument européen de voisinage pour la période 2018-2020.

Les rédacteurs de la déclaration évoquent également le programme intersectoriel visant à renforcer certaines filières stratégiques pour la sécurité alimentaire en Algérie et celles ayant un potentiel réel à l’exportation.

S’agissant des échanges commerciaux, les deux parties envisagent des discussions bilatérales qui pourront être finalisées avant la fin de l’année en cours, et soulignent l’importance d’un climat des affaires propice à l’entrepreneuriat et à l’investissement. En matière énergétique, l’UE et de l’Algérie affirment leur volonté de dynamiser leur dialogue de haut niveau.

Dans le registre des flux migratoires, les deux partenaires s’engagent à renforcer le dialogue pour «tirer tout le profit des voies légales de mobilité, dans le cadre d’une approche globale et d’un agenda positif pour les deux parties». A cet égard, les deux parties conviennent d’œuvrer ensemble en vue du règlement des conflits et des crises dans la région, «qui sont parfois, lit-on dans la déclaration, la source des phénomènes de migration irrégulière».

Dans le même sillage, l’UE et l’Algérie partagent le même objectif de sociétés à l’abri des menaces terroristes pour leurs citoyens. Elles se disent décidées à affronter ces menaces «avec la plus ferme détermination, sans omettre la nécessité du traitement en profondeur des causes du terrorisme et de la radicalisation et ses connexions avec les réseaux criminels (trafiquants de drogue, d’armes et d’êtres humains)».

R. M. 

Comment (2)

    Chaoui Ou Zien
    14 mai 2018 - 16 h 45 min

    Occupons nous de nos frontieres qui sont devenus de vrais passoires avant de nous occuper des leurs. De toutes les facons, il n y a rien a gagner de cette europe.

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    derechef
    14 mai 2018 - 15 h 57 min

    Dans toute rencontre avec eux, ils ont des arrières pensées, et nous de l’argent. Rien de concret !
    Émigration? Certains laissent passer sans cesse des migrants enfants et adultes, de la drogue…et empochent des aides et sont bien vus et défendus.
    On ne fait pas le poids ! L’occident avec ses banques, OG et ONG, ruses dans les appels d’offres, ventes pièges, études ne servant à rien…nous font danser à leur rythme…pour et depuis longtemps.
    Un peuple gavé de religion et de vache à lait sociale ne produira rien de bon .
    Usine pétrochimique pour faire bosser les siciliens, dépolluer leur île et enfoncer encore la Sona trac!

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