Quand l’économie algérienne dérange les bailleurs de Jeune Afrique

Alain Faujas Jeune Afrique choix économiques de l'Algérie
Béchir Ben Yahmed, fondateur du magazine Jeune Afrique. D. R.

Par Sadek Sahraoui – Dans une tribune publiée hier dans l’hebdomadaire français Jeune Afrique, dans laquelle il décortique la politique économique du président Bouteflika, l’économiste français Alain Faujas prévoit le pire pour l’Algérie. Pour planter le décor de ce qui s’apparente pour lui à une dérive annoncée, il commence par partir du postulat que le gouvernement algérien est confronté pour l’heure à une «équation complexe».

Rappelant la dépendance de l’Algérie au pétrole et les ravages causés justement par l’effondrement du prix du brut, Alain Faujas soutient que le pays est mis au défi à la fois de «contenir ses déficits, de soutenir une croissance molle et un dinar vacillant». Tout cela, ajoute-t-il, «sans exaspérer une population biberonnée aux subventions et recourir à l’intervention étatique». Dans sa tribune, que l’on devine soufflée par les milieux traditionnellement hostiles à l’Algérie, l’économiste français pense avoir décelé que les autorités algériennes s’inspirent largement de l’exemple malaisien pour résoudre l’équation complexe dont il parle. Qu’est ce qui faire dire une telle chose à Alain Faujas ?

Il fait remarquer que l’Algérie, un peu comme la Malaisie, a pris la direction opposée des recommandations du FMI et de la Banque mondiale, qui lui avaient conseillé plus de rigueur budgétaire et le développement de ses exportations. En guise de preuve, il signale que «le budget complémentaire publié le 2 mai prévoit une rallonge de 500 milliards de dinars (3,6 milliards d’euros) pour cinq ministères et une ‘‘taxe supplémentaire provisoire préventive’’ sur les importations de produits finis». Autrement dit, argue-t-il encore, «la relance sera financée par la planche à billets». Il regrettera presque que l’Algérie n’ait pas coupé les vivres à son peuple et qu’elle ait refusé de se vendre aux multinationales.

A partir de là, Alain Faujas, qui se présente comme un spécialiste en macroéconomie (mondiale et tous pays) ainsi qu’en politique intérieure française, s’est employé à démontrer en quoi l’Algérie n’est pas la Malaisie et pourquoi la recette basée sur le protectionnisme et un budget en expansion préconisée par le gouvernement algérien pour dépasser la crise ne régleront rien. Un protectionnisme qui, selon lui, «vise à limiter l’hémorragie de devises, à réserver aux entrepreneurs nationaux le marché domestique et à forcer les importateurs étrangers à fabriquer leurs produits en Algérie».

«En fait, l’Algérie de Bouteflika n’a rien à voir avec la Malaisie de Mahathir. La première s’est de longue date recroquevillée sur elle-même et n’exporte que du pétrole, quand la seconde était immergée dans la mondialisation et se portait comme un charme jusqu’à l’éclatement de la crise asiatique de 1997», assène Alain Faujas, qui ajoute que «la première souffre d’une crise récurrente, alors que la seconde était victime d’une crise importée née de la panique des marchés face à la chute de ses exportations, notamment électroniques, vers les Etats-Unis en cours de ralentissement».

Cette tribune, tirée par les cheveux – tout autant que celles d’ailleurs (produites en Algérie et ailleurs) ayant parié, il y a deux ans, sur un effondrement de l’Algérie –, confirme que la détermination de l’Algérie à tenir à distance le FMI et les pays occidentaux qui veulent lui imposer le chemin à suivre est judicieuse et clairvoyante. Plus encore, la démarche dérange. A ce propos, Alain Faujas se montre même déçu que l’Algérie n’ait pas… coulé et qu’elle ait pris la résolution de s’en sortir par elle-même.

D’où, d’ailleurs, son acharnement contre les politiques du gouvernement algérien et l’Algérie. Aussi, tient-il absolument à accréditer l’idée que l’Algérie piquera du nez un jour ou l’autre.

Au terme de sa comparaison des deux pays, l’économiste français assure, d’ailleurs, que «la voie choisie par Alger ressemble à un sauve-qui-peut». «Face à la crise pétrolière, il faudrait que les autres secteurs de l’économie compensent par un surcroît de ventes à l’étranger l’effondrement des recettes d’exportation qui en est résulté. Hélas, l’Algérie n’a pas grand-chose à vendre, à part des hydrocarbures. Abritées derrière le protectionnisme ambiant, ses entreprises ont pour la plupart adopté une attitude rentière. Pourquoi se démener pour vendre en Europe ou dans le reste de l’Afrique quand il est plus facile d’approvisionner un marché intérieur protégé, fût-ce au prix de petits arrangements avec les pouvoirs ?», s’interroge-t-il.

Alain Faujas aggrave son sinistre «audit» en soutenant l’idée que le gouvernement «dirigiste» algérien bloque toute initiative du privé algérien de changer la donne et de faire de l’Algérie un pays producteur et exportateur de biens. Le spécialiste auquel Jeune Afrique a ouvert ses colonnes finit par prédire que la «pauvre Algérie va connaître le fort regain d’une inflation déjà à plus de 5% par an et n’a ni la volonté de sortir du tout-pétrole ni les moyens d’offrir des emplois dignes de ce nom à sa jeunesse !».

Il ajoute qu’«il reste à souhaiter à ses dirigeants que le prix du baril se maintienne à plus de 80 dollars (environ 67 euros) pour leur permettre de survivre. Jusqu’à la prochaine crise et jusqu’à l’ultime goutte d’or noir». Bizarrement, cette sombre prédiction rappelle celle faite par certains spécialistes qui avaient soutenu que l’Algérie connaîtrait une inflation à… quatre chiffres.

S. S.

Comment (40)

    APULEE DE SALDAE
    24 mai 2018 - 11 h 12 min

    Une critique de ce TORCHON est une bonne nouvelle , car il critique nos bonnes décisions et louent aux anges les décisions qui peuvent nous plonger dans la. merde. Donc les décisions prises par notre gouvernement sont bonnes.

    Vox Populi
    24 mai 2018 - 9 h 59 min

    La Banque Africaine de Développement (BAD) vient de classer l’Algérie 4eme puissance économique africaine. Alors monsieur Faujas, faux pas jaser dans le vide, et pas de faux pas. Jaloux?

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    Anonyme
    24 mai 2018 - 6 h 36 min

    Cette feuille de chou devrait tout simplement être interdite de vente en Afrique et notamment en Algérie. Son unique mission est le maintien de la Françafrique dans le giron de la France. Une fois que l’on a compris cela tout le reste s’explique. Il ne faut rien voir d’autre dans cette pseudo analyse qu’une tentative française de décourager le partenaire chinois après la dernière décision de celle ci de mettre l’Algérie comme étape finale de la route de la soie vers l’Europe et l’Afrique au détriment de son protégé marocain. Sans compter que cette décision représente la fin annoncée de la prédominance économique française sur l’Algérie voire sur cette partie de l’Afrique.
    Nos amis Chinois savent certainement à quoi s’en tenir sur ce genre de tentatives française de lui barrer la route en Afrique; le journal le Monde n’a-t-il pas tenté récemment de torpiller les relations Chine-Afrique par l’annonce d’espions chinois au sein des équipes techniques au siège de l’UA?
    Il faut s’attendre à d’autre tentatives de ce genre visant à torpiller l’installation de la Chine en Afrique. C’est perdre son temps que de chercher à expliquer que cette analyse est complétement déconnecter de la réalité, mais juste pour le fun: dire que l’Algérie n’a rien à vendre mis à part les hydrocarbures c’est n’avoir aucune idée des richesses en fer, phosphates, uranium, terres rares et autres matières premières disponibles en quantité.

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    Rayah
    24 mai 2018 - 6 h 16 min

    Lorsque l’ennemi nous critique, je me rejouis car nous avons surement du le toucher a un point sensible. Nous ne lui permettons pas d’ecouler sa camelote sur notre marche et le plus important c’est que nous refusons de suivre aveuglement un systeme totalement dependant d’un FMI dirige par des voleurs. Un FMI qui navigue sans boussole et depuis bien longtemps. FAKHOU. Mais ATTENTION!!, IL n’y a pas plus enrage qu’un voyou expose , il modifiera sa strategie et reviendra a la charge pour tenter de vider votre frigidaire car c’est le seul moyen don’t il dispose pour survivre. USA ET EUROPE CONSTRUITES SUR LE VOL.

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    Anonyme Utile
    24 mai 2018 - 2 h 57 min

    Jeune Afrique est le journal de la Françafrique.
    Françafrique : instaurer des dictatures en Afrique nuit très gravement à l’Afrique.

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    Vox Populi
    24 mai 2018 - 2 h 07 min

    C’est fou ce qu’elle peut déranger et faire baver cette Algérie souveraine avec ses richesses naturelles et qui,malgré moult difficultés, arrive malgré tout à s’en sortir économiquement, et sans l’aide de ce sinistre FMI et de cette maudite Union Européenne. Ce Faujas,qui jase du faux devrait balayer devant sa porte et évaluer le nombre d’entreprises en faillite,et qui ferment leurs portes au nez de centaines de salariés dans sa douce France. Cette douce France qui ne cesse de vendre le meilleur du patrimoine français, aux multinationales et aux multi -milliardaires étrangers. Cette douce France de Macron pour les riches, qui tourne le dos aux plus démunis et qui est secouée par des grèves récurrentes, parce-que la France n’est plus douce France, depuis qu’elle dépend des ordres de Bruxelles, d’Angela Merkel,et depuis qu’elle vendu son âme à l’OTAN et aux banquiers de chez Rothschild. La France se prosterne devant Israël, fait mille courbettes aux Arabes du Golfe pour tenter de vendre un avion par ci,et par là, tout en faisant mille et un sale coups dans le dos des pays souverains, pour soutirer,et voler leur richesses. Comment SURVIVRE, à Bruxelles est le problème No1 de la France, Sinon comment expliquer son acharnement éhonté via le Maroc pour détourner le phosphate et autres richesses du Sahara Occidental au profit du Makhzen, sans parler de sa présence plus que douteuse au Sahel, dont le sous sol regorge de pétrole, de phosphate, d’uranium, d’or et d’autres minerais, et qui font sa convoitise. C’est pour cela que l’Algérie DÉRANGE ce Faujas, car celle-ci est présente aux frontières de ce même Sahel et à veiller au grain, grâce à sa grande armée. Aussi hélas, et au grand désespoir de ce sinistre Faujas, l’Algérie n’ouvrira pas sa frontière au Maroc non plus, car l’Algérie n’a besoin ni de la France ni de ses relations douteuses, ni de Bruxelles, et encore moins du FMI. À genoux elle a été mise pendant une décennie, mais debout elle restera,quelques soient les défis économiques à relever.
    l’Algérie et son peuple ont été rodés aux épreuves les plus durs, monsieur Faux pas. Gardez plutôt vos lugubres prémonitions pour votre pays.

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    no news
    24 mai 2018 - 1 h 57 min

    Malgre que ca vient d’un ennemi de l’algerie, tout ce qu’il dit est vrai ou partiellement vrai et on le sait deja. La mafia qui nous gouverne ne veut rien changer a ce scenario qui dure depuis 19 ans.

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    salim
    24 mai 2018 - 0 h 55 min

    … ce monsieur dit beaucoup de vrai on sait tous qu’on depend à 100% du petrole et si les prix ne se sont pas redressés on serait dans un sale état en ce moment ….

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    Mohand
    23 mai 2018 - 23 h 48 min

    Les économistes sont des idéologues comme les autres. Ce monsieur Alain Faujas aurait mieux fait de se faire prêtre dans une quelconque paroisse de son choix, mais cela ne paye pas, raison pour laquelle il est devenu économiste. Par le fait même de dénoncer la planche à billets dans la relance économique, alors que l’économie mondiale elle-même est financée par la planche à billets ou des écritures de crédits, cela laisse perplexe. Le pays le plus endetté au monde, ce sont les USA. Il est vrai que les problèmes économiques sont complexes et que la concurrence internationale est rude quand elle existe, parce que, dans plusieurs domaines, ce sont des monopoles bien gardés et imposés par la force. Il n’est pas simple pour un pays comme l’Algérie d’en faire face, d’autant plus qu’elle a connu et connaît encore des perturbations actionnées par des intérêts étrangers qui l’ont fragilisée et la fragilise encore du fait qu’elle perturbe le développement du pays en orientant les priorités. C’est facile de critiquer et de dire n’importe quoi, mais les réalités sont amères. L’Occident est en faillite, il tente la relance grâce à la relance de l’industrie militaire, et oblige les pays du golfe à acheter des armes qui iront se rouiller dans leur désert à coup de milliards. Les chiffres dépassent l’entendement et peuvent facilement être trouvés pour qui veut en savoir plus. Ces maringouins suceurs de sang du monde entier feraient mieux de la fermer de temps en temps.
    En conclusion, les Algériens n’ont de choix que de rester solidaire et de s’entraider entre eux. Les problèmes de l’Algérie ne sont pas des problèmes propres à l’Algérie pour une très grande partie.

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    Farid1
    23 mai 2018 - 23 h 22 min

    je ne m’y connais rien en économie, mais quand les captalistes critiquent notre économie ça veut dire qu’ils ne trouvent pas leur compte avec l’Algérie et c’est bon

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      dzsinonrien
      24 mai 2018 - 8 h 03 min

      Je ne m’y connais rien en économie, mais quand les capitalistes critiquent notre économie ça veut dire qu’ils ne veulent pas voir affluer des dizaine de million d’algérien vers l’Europe! Notre pays est très malade! et nos cons d’inculte d’algériens, pensent encore que la maladie vient de l’ouest! Alors que nous sommes le problème de notre economie! algerien est fiere de l’etre!

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    Anonyme
    23 mai 2018 - 22 h 25 min

    La macroéconomie est une branche de l’economie connue surtout par ses soubassements mathématiques (modèles econometriques ) et le sérieux de ces études et ne peut donc être à la portée de ce propagandiste autoproclamé économiste

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    Felfel Har
    23 mai 2018 - 22 h 20 min

    Une question me taraude l’esprit: pourquoi est-ce que Jeune Afrique ne s’intéresse qu’aux déboires de l’Algérie? Oui, nous traversons des difficultés financières, mais en Afrique il y a pire que l’Algérie. Que Mr. Faujas me parle du Maroc ou de la Tunisie, pour rester au Maghreb! Logent-ils à meilleure enseigne? Parlons aussi un peu de la France, de son déficit budgétaire, de sa dette publique, de sa croissance économique, du taux de chômage…..! Combien sont-ils ces pays qui font face aujourd’hui à des difficultés économiques? Seule l’Algérie leur crève le coeur! J’ai de bonnes nouvelles pour eux, l’Algérie se relèvera et retrouvera sa vigueur, sa prospérité, non pas parce que le cours du pétrole s’apprécie, mais parce qu’une nouvelle vague d’Algériens va bientôt prendre la relève et amorcer son redressement. Ceux qui ont contribué à mettre le pays à genoux sont disqualifiés et ne peuvent prétendre à le remettre sur pied. Quand l’Algérie enregistrera des taux appréciables de croissance, Jeune Afrique et son économiste-maison se mettront aux abonnés absents. Plus de grain à moudre! Parlez-nous donc de ces pays qui basent leur croissance sur le trafic de drogues et la généralisation de la prostitution sous couvert d’activités « touristiques »! De ceux qui bradent leur honneur en laissant leurs ressources naturelles pillées par les entreprises françaises dirigées par des barbouzes et qui pensent s’en tirer bon compte en exportant vers l’Algérie leurs citoyens qu’ils ont été capables de former, de nourrir, de soigner et d’employer!

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      Kad
      25 mai 2018 - 12 h 05 min

      Il ne pourra pas parce que c’est le Maroc qui le paye.

      Lobservateurrx
      27 mai 2018 - 11 h 34 min

      Oui biensur, c’est pas comme si les traîtres à la nation qui dirigent l’Algérie, allaient être remplacés par leurs enfants ou leurs proches. Il faut arrêter de rêver, il n’y a aucune nouvelle génération qui dirigera l’Algérie, le pouvoir se transmet entre eux et rien ne changera tant que ces hypocrites dirigeront le pays ou tant qu’il y aura des ressources naturelles à gratter. Vous réagissez tous avec nationalisme et sectarisme, et une pointe habituelle de complotisme, comme s’il s’en prenait à votre identité en fournissant cette analyse, or il de passera rn Algérie ce qu’il de passera partout dans le monde, c’est à dire un écoulement de ce système économique basé sur la dette qui a fait son temps et qui ne peut durer. يمحق الله الربا و يربي الصدقات

    Mgala3
    23 mai 2018 - 21 h 04 min

    Malgrais toutes les insuffisances et des fois les incompétences de nos dirigeants . Ces derniers n’ont pas bradés la souveraineté de la nation .
    Mes frères très rares sont les pays qui jouissent encore de ce grand privilège qu’ est la souveraineté.
    Pourquoi La planche à billet serais -t il un instument financier réservé au plus puissant. Créer de la richesse à partir du néant .l ‘Algérie aussi se réserve le droit de l ‘ utiliser en cas de besoin .
    Pourquoi l’Algérie serais t-elle condamné à importer tous et n’ importe quoi .
    Les mesures économiques légitime entreprise par le pouvoir Algerien vont dans le bon sens .
    Nous devons nous préparez à toutes sortes de tentatives de déstabilisation de la part de nos enemis pour renverser le pouvoir qui as entrepris toutes ces mesures protectionniste si ils n’arrive pas à faire infléchir les positions du gouvernement il n ‘ hesiterons pas à utiliser le Maroc dans un conflit armé contre l’algerie.
    D’ou le choix de mon pneudo, qui n’est pas anodin .

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      anti khafafich
      24 mai 2018 - 3 h 29 min

      Merci !

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    Kp10
    23 mai 2018 - 20 h 40 min

    A l’époque tout le monde critiquait les décisions prises par le Docteur (comme il est nommé en Malaisie) Mahathir. Que ce soit les instances internationales comme le FMI ou la BM et également les journalistes occidentaux car il avait pris des décisions pour briser les attaques de spéculateurs contre la monnaie malaisienne. Ces mesures coercitifs ne correspondaient pas à l’esprit libéral de ces instances. De plus, il avait critiqué les pratiques immorales de ces attaques en citant les commanditaires (George Soros et consœur). Ce qui lui a valut une levé de bois vert des journalistes occidentaux en l’accusant d’antisémite.
    Voilà maintenant que notre journaliste: Alain Faujas lui tresse des lauriers.
    D’une part, parce que Dr Mahathir a réussi.
    D’autre part, A. Faujas veux faire croire que les mesures prises par l’Algérie sont mauvaises en feignant d’ignorer que les spécialistes du FMI, BM et journalistes se sont trompés.

    Ces mesures ne sont pas mauvaises. Au contraire.
    Pour pouvoir confronter la concurrence internationale, un produit doit d’abord être distribué sur un marché intérieure plus ou moins protégé afin de l’améliorer et le préparer à l’exportation. Cette méthode a été adopté par bon nombre de pays asiatiques.

    La plupart des pays développés sont fortement endettés pour maintenir un niveau social élevé à leur population.
    Il faudrait plutôt conseiller à la France de cesser de piller les ressources de l’Afrique et d’abandonner le franc CFA qui correspond à un racket d’état de 500 milliard de dollars par an des pays africains.
    Vos méthodes sont utilisés par certains pays africains et malheureusement, elles ne sont pas efficaces.
    La Chine a également appliqué ses propres méthodes qui lui ont permis de devenir la 1er puissance économique du monde (on parle de l’économie uniquement) alors que les journalistes occidentaux ont longtemps critiqués en disant que ses chiffres étaient faux.
    La presse française n’est pas libre. Elle est au main « du grand capital » dont vous dépendez.
    Ceci étant dit, il n’y a pas de crédit à ce que vous avancez sinon à maintenir le cap économique.

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    naim
    23 mai 2018 - 20 h 20 min

    Le régime marocain qui a suivi aveuglément les directives du FMI a entraîné le pays dans une faillite cachée par ces mêmes médias à la solde des Oligarchies mondiales sionistes. Le protectionnisme, ennemi des pouvoirs mondiaux, est un moyen efficient. Biologiquement, pour vivre une cellule a besoin d’être protégée des assauts de l’extérieur. Succomber au chant des sirènes mondialistes est très dangereux, et les marocains plongés massivement dans une misère exemplaire en savent quelque chose même ils ne s’en rendent pas compte.

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    Paris 75011
    23 mai 2018 - 19 h 34 min

    Cet économiste francais devrait plutôt nous expliquer pourquoi en 2018 la France continue à être le seul pays de l’UE à avoir un déficit budgétaire supérieur à 3% soit une situation pire que celle de la Grèce qui avait frôlé une banqueroute il y’a cinq ans.

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    BabElOuedAchouhadas
    23 mai 2018 - 19 h 26 min

    Je comprends parfaitement la panique des économistes français quand on sait que l »objectif de l’économie algerienne pour l’horizon 2025 serait de faire passer la France de sa position de second partenaire avec l’Algérie (après la Chine) à la 6ème place (après la Chine, l’Italie, l’Allemagne, l’Espagne et la Corée du Sud).

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    Anonyme
    23 mai 2018 - 18 h 49 min

    La caravane passe.les chiens aboient,,,,,,Decidemment,la marche et la reussite de l Algerie derangent les jaloux…ils preferent voir le peuple Algeriens mendier des aides…et s entretuer…ce jour ils ne le verront jamais….car les Algeriens ont ete vaccines au cours des annees de plomb et savent tres bien le chemin a suivre,celui de la solidarite nationale et la fidelite a la Patrie et au serment des Chouhadas…l Algerie et les Algeriens savent la signification de l Union Sacree…..
    Tahya El Jazair…..

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    awrassi
    23 mai 2018 - 17 h 29 min

    Nous critiquons tous nos dirigeants parce que nous savons qu’ils pourraient mieux faire. Nos dirigeants sont uniquement responsables devant nous, citoyens Algériens. Mais que les économistes et journalistes étrangers nous laissent tranquilles. Qu’ils regardent chez eux et qu’ils continuent, s’ils veulent, de suivre les recommandations du FMI, de la Banque mondiale, de l’OCDE, de S&P, etc. L’Algérie, malgré tout, est créditrice. C’est nous qui prêtons maintenant au FMI non l’inverse. Hormis l’Allemagne et les pays scandinaves, quel pays occidental développé n’a pas de dettes ? La France ? 2 000 000 milliards $ ! Les USA ? Mon clavier n’a pas assez de place pour tous les 0 ! Nous avançons peut être un peu trop lentement, mais nous n’avons de leçon à recevoir de personne …

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    L'exemple de trop
    23 mai 2018 - 17 h 26 min

    L’Algérie a toujours donné l’exemple en matière de:
    – lutte de libération du joug du colonialisme,
    – lutte contre le terrorisme,
    – politique sociale,
    – gratuité de l’enseignement, de la santé et accès au logement
    – etc …
    Et maintenant, elle ose défier le FMI et la BM. Trop c’est trop! C’est un grand risque que les autres pays se mutinent un jour et se rendent compte des véritables desseins de ces institutions.

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    Watani Watani
    23 mai 2018 - 17 h 20 min

    Salam Lkhawa, c’est vrai, on a peur lorsqu’on voit ce film d’horreur comme celui-ci, croyez-moi mes frères, ces hachakoum chiens passants pour des scientifiques de haut qualibres ne cessent de nous croitre notre amour envers notre chère patrie. Vraiment on est bien encerclés par presque tout le monde à tous les niveaux. Seule chose qu’on puisse faire, c’est réveiller notre entourage, encourager notre production locale malgré la qualité, se cultiver, s’instruire et se former pour ne plus dépendre de ces impérialistes. En contre partie, on ne cessera jamais de demander à nos dirigeants particulièrement notre MDN de purifier notre armée des NATURALISÉS ainsi qu’au niveau de nos ministères civils. Merci à tous.

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    Ziad ALAMI
    23 mai 2018 - 17 h 08 min

    Et pourtant le déficit du commerce extérieur du Maroc pour les 04 mois de l’année 2018 (janvier-avril) est neuf fois supérieur à celui de l’Algérie soit un déficit de 6,8 Milliards de dollars pour le Maroc contre 868 Millions de dollars pour l’Algérie.
    Mieux que cela on prévoit un déficit record pour le Maroc à fin 2018 d’environ 22 Milliards de dollars alors que déficit de l’Algérie s’établirait à 1,5 Milliard de dollars soit quinz fois inférieur à celui du Maroc.

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    At'hane Emou
    23 mai 2018 - 16 h 50 min

    Moi je commencerais à m’inquiéter pour l’Algérie le jour où les presses propagandistes de la France néo-colonialiste et du Régime MakhNazi diraient du bien du pays du Million et demi de Martyrs.
    En attendant je préfère apprécier ce qui se passe au Sahel et au Sahara Occidental.

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    Vangelis
    23 mai 2018 - 16 h 40 min

    Ce n’est pas parce qu’il s’autoproclame économiste qu’il l’est. Au surplus, n’est pas économiste qui veut !

    Ce Faujas n’est qu’un journaliste après avoir été diplômé de l’IEP Aix. Il a surtout collaboré au pécu « Le Monde » que chacun sait hait l’Algérie. Il est donc allé à bonne école si on peut dire, celle des articles de caniveau.

    Il pond, pour survivre, des articles sur l’autre hebdomadaire « Jeune Afrique » qui n’a eu son maintien en vie que grâce aux prêts à taux bonifiés accordés par feue l’Union Méditerranéenne de Banques, banque consortiale franco algérienne qui déjà avait pour objectif de favoriser les échanges entre les deux pays et bien plus si affinités. En guise d’affinités, la partie française a vu d’un mauvais œil la présence en France de l’UMB et les actionnaires français, BNP, SG et consorts, ont tout fait pour la saborder.

    Les articles de ce gus, prétendu économiste, ne sont que bavardages de concierge et parus dans cet hebdomadaire, que chacun sait à la solde de la narco-terro-monarchie, n’apprend rien aux algériens sur la situation de leur pays et des perspectives quelles soient lumineuses ou noires.

    Parler de planche à billets, terme à la mode depuis la dernière crise financière mondiale, est d’une crétinerie sans nom car il fait comme le chameau qui voit la bosse de son voisin mais pas la sienne.

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    selma
    23 mai 2018 - 16 h 23 min

    Il faut cesser ce sentiment de persécution maladif et ôter les binocles de non voyant. Cet économiste n’a pas découvert la poudre à éternuer, nombre de spécialistes algériens avaient et continuent de tirer la sonnette d’alarme sur les conséquences désastreuses sur le choix irréfléchi et improvisé de la démarche arrêtée en matière de redressement de l’économie du pays. Il est vrai que les charognards de tous bords attendent la saignée, mais la réalité est là et il nous appartient de nous réveiller. Retroussons-nous les manches et arrêtons toutes les importations , à commencer par les cochonneries européennes, développons nos propres industries

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    karimdz
    23 mai 2018 - 16 h 22 min

    Le pseudo économiste ignore que le baril du pétrole est indexé sur le brent qui avoisine les 80 dollars, et que donc notre pays, peut non seulement financer son budget mais encore mieux epargner !

    Bien entendu, l investissement productif est la priorité pour notre pays, mieux vaut tard que jamais, mais l Algérie semble résolument engagé sur cette voie.

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    kad
    23 mai 2018 - 16 h 19 min

    Un vrai économiste est avant tout un intellectuel, il ne se vend pas comme une p… à des commanditaires connus au demeurant, parce qu’ils aiment notre pays jusqu’à en mourir d’aigreur. Pourtant d’autres pseudos-experts en stratégie avaient annoncé le chaos dans notre pays non seulement ils ont été démentis puisque notre pays est toujours debout et restera toujours debout inchaAllah. En outre, les masques sont tombés ces pseudos-experts ne sont en réalité que des agents de l’action subversive qui émargent dans d’obscures officines ou qui sont payés en nature dans les palaces de Marrakech et autre Essaouira. Mais ce qui me désole au plus haut point, ce sont les agissements de certains de nos dirigeants atteints probablement de crétinisme à un stade très avancé, si non comment se fait-il qu’ils ne cessent de hurler que notre pays va mal et que la crise nous terrasse. Cela apporte de l’eau au moulin de nos pourfendeurs; moi je souhaite que ces gens là partent tant qu’il ne savent pas faire la distinction entre ce qui doit se dire dans les alcôves feutrées à voix basse et se qui se crie sur tous les toits.

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      Mohamed Bouaza
      23 mai 2018 - 16 h 55 min

      Il est tout sauf un économiste ..du blabla du n’importe quoi la situation de L’Algérie économiquement parlant …et bel et bien en voie de progression certes poussif et lente mais ce qui est sur , au bout …la réussite !? va t’effrayer Alain Faujas toi et jeune Afrique rira bien qui rira le dernier

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    lahcen
    23 mai 2018 - 16 h 08 min

    Quand on est critiqué par nos ennemis,cela veut dire qu’ont est sur le bon chemin .La caravane passe ,les chiens aboient ,surtout les crapules de jeune afrique .

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    RIPOSTE
    23 mai 2018 - 15 h 19 min

    Il arrivera un jour ou on obligera les pays à un peu plus de respect face à l’Algérie ! Un peu de patience juste le temps du prochain nettoyage de traitre en Algérie ! Ce sont es mêmes qui ont ouvert des liaisons aérien avec le Maroc et sont sur le point d’ouvrire une liaison maritime avec ses Alaouites ennemis de toujours qui gangrène notre pays vers une autre recolonisation.

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    salam
    23 mai 2018 - 15 h 16 min

    IL A PARFAITEMENT RAISON.

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    RAIS
    23 mai 2018 - 14 h 27 min

    Il a raison de parler du « ghachi » des veaux qui reste toujours accroché au biberons.

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    Tin-Hinane
    23 mai 2018 - 14 h 21 min

    De toutes façons quoique fasse l’Algérie ce ne sera jamais bien pour eux, ils ne font pas que nous critiquer ils nous insultent, ils nous calomnient, ils n’arrêtent pas d’essayer de nous trainer dans leur boue. L’Algérie et le Venezuela sont d’après ce qu’ils disent du matin au soir les pires pays du monde, et ben tant mieux ! je vous en pris continuez à dire du mal de l’Algérie car tant que vous direz du mal de nous c’est que ça va, je commencerai à m’inquiéter le jour où vous direz du bien de l’Algérie.

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    Anonyme
    23 mai 2018 - 14 h 13 min

    Pourquoi cet auteur n’écrit-il pas sur la France et son économie….ou même sur le royaume enchanté.
    Merci pour votre article qui montre encore une fois l’Algérie bashing et la rancoeur tenace de la France envers l’Algérie.
    L’Algérie dérange car elle est autonome et souveraine, pas comme les pays d’Europe où les lois européennes permettent l’immigration massive, ont complètement détruit l’agriculture française (quotas etc…prix imposé…) avec un taux de suicide élevé dans cette profession etc etc etc…
    Qu’il balaie devant sa porte car la France n’a rien à offrir à sa jeunesse en terme de perspectives d’emploi et d’avenir.
    La SNCF en grève car privatisation au profit non pas d’entreprises françaises mais européennes étrangères.

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    HOUMTY
    23 mai 2018 - 13 h 48 min

    SALAM L’KHAWA… Quand je vous dit , que les requins attendent que l’ALGERIE plonge dans l’obscurité… je vous le dit, l’khawa si ont ne se serre pas les coudes, ce qu’on a vécu dans la décennie noir sera une colonie de vacance, par rapport a ce qui nous attend ! a cause de la situation géopolitique qui n’est plus la même… ça me donne la chaire de poule, rien que d’y pensé.. soyez vigillant l’ALGERIE est en GRAND DANGER ! notre Glorieuse Armée et nos Sérvice de Sécurité ne peuvent pas tout surveillé… nos méres, nos pére, nos soeur, nos frére risquent la mort.SOYEZ VIGILANT..la vie de la MERE PATRIE EN DEPEND .VIVE L’ALGERIE UNI ET VIVE L’ANP.

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    Anonyme
    23 mai 2018 - 13 h 26 min

    Il a parfaitement raison. Surtout que la culture de production nécessite une école fonctionnelle, ce qui est loin d’etre le cas en Algerie.
    Deconcentrer et decentraliser la gestion administrative passe par une remodulation de « l’Etat », chose pas facile. « 2020 est proche quand les produits européens vont arriver moins cher, notamment grace aux investissements dans la technologie qui à terme donneront un levier pour contourner meme les taux de douanes elevés.
    Enfin les « investisseurs » algeriens sont plus ceux qui ont la possibilitè d’accès aux ressources et pas forcemment ceux qui ont la vraie culture de production.

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